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 Edge, cette ville si moche... {FINI}

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Chibie


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MessageSujet: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Mar 30 Juil - 12:18:40



Edge, cette ville si moche...


Chibie


- Reviens de Junon, après l'affrontement contre la Résistance (RP's en cours de rapatriement) -   

 
Je n'aurais su dire, depuis combien de temps, Leï'daen et moi demeurions ainsi enfermé, entre les mains peu accueillantes de la Résistance. Beaucoup parlaient de la monstruosité dont faisaient preuve les ennemis voisins, je veux bien sur parler de Deepground. Il les décrivait comme de vulgaires sauvages, sans aucune civilité, sans aucune pitié. Je n'ai personnellement jamais rencontré de membres de Deepground, toujours est-il, que je trouvais le comportement de la Résistance assez similaire à la manière dont ils décrivaient ces étranges personnages. Est-cela à cause de la haine profonde que je vouais à la race humaine... Sans doutes, mais je me consolais à penser qu'une part de vérité coulait dans mes songes. Je me tourmentais également de l'opinion que pouvait avoir Leï'daen à ce sujet. Pensait-il toujours que l'homme était si innocent que cela . Après un tel traitement, pouvait-il encore se montrer patient à leur égard. L'innocence des hommes... Ou plutôt, leur ignorance révoltante, cette race inférieure et stupide...

Je dois néanmoins admettre qu'ils avaient des raisons de se méfier de nous. De moi particulièrement. En vérité, ils n'avaient vraiment rien à reprocher à Leï'daen, qui les avait au contraire sauvé de la catastrophe, en m’arrêtant courageusement lors de l'épisode à Junon. Tout ce dont ils pouvaient réellement l'accuser, était les quelques dommages causés lors de notre brève confrontation. Mais nous savons tous qu'il n'y avait pas que ça. S'ils nous gardait précieusement en quarantaine, bien à l’abri des regards, ce n'était pas uniquement pour nous protéger, comme ils l'avaient sournoisement avancé. Je suis certaine que ces êtres cupides voyaient en nous l'intérêt d'une belle étude scientifique, poussée et approfondit. Quoi qu'on en dise, nous n'étions pas de simple réfugier, mais bel et bien des rats de laboratoire, dans l'attente de leurs bourreaux. Pourquoi ce grand hangars terne et loin de la ville pour nous isoler ? Pourquoi toutes ces chaînes qui parsemait mon corps de la tête aux pattes ? Cela était-il réellement nécessaire, pour rapatrier deux réfugiés ? Vraiment ? Et ils espéraient qu'on les croient...

Nous étions arrivés dans ce fameux hangar alors que les derniers rayons du soleil commençaient doucement à lutter contre la pénombre, lente et froide. Nous avions tous deux jusque-là conservé forme humaine, afin de les laisser en confiance. Soi-disant que nous étions aussi plus faciles à transporter sous cette forme... Néanmoins, les sombres souvenirs par rapport aux événements passés, me hantaient toujours tel un cauchemar qui semble vrai. Je me souvenais encore, même après notre transformation en leurs images, de tous ces hommes qui nous avaient encerclés, tels des chiens enragés, beuglant comme des veaux, les armes pointées dangereusement sur nous. Si Leï'daen n'était pas intervenu, si Leï'daen ne leur avait pas proclamé un message de paix, nous serions sûrement mort à l'heure qu'il est. Quelle ironie cela aurait été, j'en tremblais encore de rage rien qu'à cette idée. Moi, Chibie, mourir sous la main des hommes... Ces êtres qui s'appropriaient les vastes terres de Gaïa, comme de vulgaires bien matériels, nous considérant à la fois comme des étrangers à bannir. Quelle ironie, de devoir justifier nos vies sur une terre qui fut autrefois la nôtre. Mais l'homme semble avoir oublié d’où il vient, et grâce à qui il est là. L'homme se croit invincible et maître du monde. Je l'avais vite compris, c'était marqué dans leurs regards hautins et cruels. Nous étions les étrangers, nous étions la menace. Une menace qu'ils avaient choisi de taire.

Je fus la première à être extirpée du véhicule, ses crapules allant jusqu'à marquer mon faible corps de bleus, sous la violence de leurs gestes. Leï'daen ne pouvait qu'assister impuissants à cette démonstration de haine et de violence. De toute manière, je les détestais autant qu'il me déteste ! Ils ne faisaient que venger leurs morts... Ils avaient ensuite tenté de me passer les fers aux poignets, choses qui me révoltèrent. Une fois encore, il suffit de si peu pour que je m'enflamme à nouveau. J'avais lutté en les traitant des pires insultes que le langage de mes ancêtres est permis d'inventer, c'est-à-dire pas grand-chose hélas... Mais la haine que j'y avais mise, valait bien toutes les insultes du monde. Cependant, cette enveloppe futile de chair et de sang était bien trop faible. Ils n'eurent aucun mal à me maîtriser, jusqu'à ce que je reprenne ma forme initiale. Il avait fallu déployer des moyens supplémentaires afin de m'arrêter à nouveau. Mais cette fois-ci, les vulgaires microbes qu'ils étaient, semblaient mieux préparés. C'est avec deux sédatifs qu'ils parvinrent à avoir raison de moi. Je m’écroulais alors violemment au sol, mes paupières devenant quant à elles subitement très lourdes. C'est ainsi que le sommeil m'emporta, avec comme dernière vision, mon compagnon paniqué, qui hurlait mon nom. Je l'entendais, pas seulement autour de moi, mais aussi dans ma tête, Leï'daen.

Comme la cruauté des hommes était sans fins, ils ne trouvèrent pas pire affront que d’enchaîner un majestueux dragon endormit. Nous en sommes donc là aujourd'hui. Leur mesquinerie était décidément sans fin. Sûrement avaient-ils prévu que nous reprendrions tôt ou tard notre véritable forme. Sinon pourquoi nous auraient-ils isolés ici ? Dans un vieux hangars, bien trop grands pour deux simples humains. Dans ce lieu à l'écart de la ville. Tout était calculé, méthodiquement pensé afin de nous détruire. Jénova, Deepground, la Résistance... Tous étaient finalement semblables en bien des choses...

Ce matin-là, je ne sais combien de jours après que ces vermines me sont assommées, je repris enfin conscience, ouvrant difficilement les paupières, laissant alors apparaître le rouge profond de mes pupilles félines. Ma vision était encore très trouble, et mes sens encore fébriles. Une résonance très basse et grave assourdissait mes oreilles, ma tête était lourde et douloureuse, que m'avaient-ils donc fait... Mes grognements douloureux semblaient avoir averti les alentours, car bientôt, l'agitation se fit au rendez-vous. Malgré mon état pittoresque, j'arrivais tout de même à percevoir quelques bruits autour de moi. D'abord, des bruits de chaînes, puis, ce qui ressemblait ensuite à des voix... Des voix qui m'étaient parfaitement inconnues. J'étais encore trop dans le brouillard pour percevoir ce que ces voix disaient, mais elles devaient très certainement parler de moi. Je tentais en vain de me redresser, impossible, je me sentais lourde, trop lourde, et comme écrabouillée, par un troupeau de Béhémoth mal lunés. Cependant, cette gravité bien plus importante que d'ordinaire me rassurait toutefois sur un point. J'étais de nouveau dragon, de nouveau moi ! Cette simple confirmation suffit à me redonner conviction et motivation. Lentement mais sûrement, je pris appui sur mes pattes avant, afin de me relever, doucement. Les voix autour de moi s'intensifièrent, s'excitant à la vue de ma détermination. Mais cela dit, je fus très vite arrêté dans ma foulée, retenue de force par une pression qui me clouait au sol. Je compris alors très vite que les bruits de chaînes que j'avais entendus, ne venaient nul autre part ailleurs que de moi. C'est avec frustration que je dus me résoudre à me rallonger, observant d'un œil mauvais, les hommes et les femmes qui se tenaient devant moi, fusil en main.

« Pauvre, et misérable créatures que vous êtes. Vous n'avez pas idée... En un souffle je peux vous réduire à néant si je le souhaite. »

Murmurais-je tout bas. De toute manière, ils ne m'avaient pas entendu, je parlais depuis l'esprit. De plus, quand bien même ma voix aurait porté jusqu'à leurs oreilles, fallait-il encore qu'ils comprennent mon langage. Un homme ne parle pas le dragon. Un homme est faible, et inutile. C'est un poison qui détruit la terre. Ils sont tous les fils de Jénova. Son venin coule toujours dans leurs veines.

Jurer après eux et m’apitoyer sur mon sors était fort intéressant c'est vrai, mais ce n'était pas dans mes projets de longue date. Il fallait que je trouve un moyen de sortir d'ici. Puis surtout, il fallait que je retrouve Leï'. Nous avions visiblement été séparés après qu'ils m'est endormi. Il ne devait pas être loin, dans un hangar plus loin certainement. A vrai dire, je n'avais aucune idée d'où j'étais, ni même s'il y avait d'autres hangars aux alentours. Mais cela me rassurait de penser qu'il n'était pas très loin. Bien que la peur de me débrouiller seule titille tout de même mes entrailles, secrètement. Bref, après un long état des lieux, j'entrepris donc que la meilleure des choses à faire pour sauver ma peau, était de partir d'ici au plus vite. Rien ne m'inspirait confiance ici, et pour cause... Mais quelque chose me disait, que je ne pouvais pas simplement demander aux hommes de me laisser sortir pour retrouver ma liberté. J'allais donc devoir trouver un plan d'évasion. Je sais, beaucoup me disent impulsive et irréfléchie, ils n'ont pas tout à fait tort mais, quand je veux, je peux également me montrer très rusée. À en juger le comportement des hommes à mon égard, j'en conclue qu'ils devaient être très naïfs. Cela allait énormément me servir. Ma forme avait l'air de les apeurer, les impressionner. Peut-être que si je trouvais en moi la force de reprendre leur apparence, je pourrais plus facilement les berner. Je refermai donc doucement les yeux, plongeant dans une concentration des plus intenses. Je contractais tous les muscles de mon corps puissant, régulant mon souffle le mieux possible. N'allez pas croire que je savais parfaitement ce que je faisais, je n'avais absolument aucune idée de comment me transformer en cette forme si ingrate.

Plusieurs heures passèrent ainsi, sans que je ne puisse trouver en moi l'équilibre nécessaire à ma transformation. Je commençais alors doucement à douter, à déprimer. Si je restais plus longtemps ici, qu'allaient-ils faire de moi... Qu'allaient-ils faire de Leï'. Lui avaient-ils déjà fait du mal ? J'étais soudainement inquiète et apeurée. J'aurais bien alors déployé mes grandes ailes sombres, m'envolant de toutes mes forces pour me défaire de cette emprise. Mais une voix intérieure, qui ressemblait d'ailleurs beaucoup à celle de Leï', me disait que ce n'était pas la bonne solution à adopter. Je me perdais donc dans l’infini de mes songes, cherchant au fond de moi, cette petite lueur qui viendrait m'éclairer, dans un tel moment de détresse. C'est alors que l'air de rien, occupant mon esprit de pensées en tous genres, j'en oubliais doucement mon corps, lourd et enchaîné. Je n'y pensais plus, jusqu'à même totalement l'ignorer, il n'y avait plus que mon esprit d'actif. Je devenais alors progressivement plus légère, tandis que ma vision se floutait quelque peu. J'avais une impression d'apesanteur. En fait je n'avais simplement toujours pas capté que j'étais en train de rétrécir. Ce fut le regard ébahi des hommes qui m'alertèrent. Ils osèrent même s'approcher. Quelque chose n'allait pas. C'est alors que cette fois-ci, je me redressai sans la moindre difficulté, les regardant plus bas que d'habitude. Je jugeai donc mon corps avec précipitation, remarquant que j'avais enfin réussis. J'étais humaine, ça y est, sans trop me réjouir cela dit.

Alors nue comme un verre, j’attrapais aussitôt mes jambes pour les blottir contre mon corps, soudainement glacé par le sol froid. Une femelle humaine s'approcha en douceur avec un drap dans les mains. Je ne savais pas ce qu'elle comptait faire avec ça, mais ça ne me plaisait pas vraiment. Je jetai sur elle un regard glacial, avant de la menacer d'un grondement des plus profonds. Cela dit, sans ma forme de dragon, cela ressemblait plus à un ronronnement, ou alors à un chat enroué. Ça n'avait plus vraiment toute sa crédibilité. La femelle n'eut donc pas le moins du monde peur de moi, et vint donc m'enrouler dans ce drap, sûrement afin de cacher mon corps nu. Mais j'avais encore froid... Pas le temps de se lamenter néanmoins. Maintenant que j'étais fin prête à passer à l'action, je devais œuvrer au plus vite. Je commençai par baisser doucement la tête, prenant un air abattu et fragile.

« Je suis prête à parler... Emmenez moi voir votre mâle Alpha. »

Les hommes restèrent tous prient de surprise. Visiblement, ils ne s'attendaient pas du tout à cela. Je pouvais déceler la confusion dans leur regard. Peut-être n'avaient-ils pas soupçonné que j'avais des choses à cacher. Néanmoins, cela avait l'air de les avoir beaucoup intéressés. Le plus costaud d'entre eux s'approcha de moi pour me saisir le bras, me soulevant alors guère plus difficilement qu'une plume. Les autres restèrent méfiants, tenant fermement leurs armes, prêt à dégainer. Deux autres passèrent devant moi pour ouvrir la marche. C'est donc en bonne escorte que je me dirigeais vers la sortie du hangar. Jusque-là, mon plan semblait avoir fonctionné. Restait maintenant à échapper à toute cette bande de guignols hautement armés. Nous sortions enfin du hangar, c'est là que je pus constater que nous étions assez à l'écart de la ville. L'air pollué transperça alors littéralement mes poumons. Je mis à tousser, une première me concernant. Cela me faisait tout drôle, j'avais l'impression de suffoquer, de m'étouffer. Les humaines étaient décidément de drôle de bêtes... Profitant de cette petite balade, j'observais avec un certain effroi le monde humain, coulé dans le fer et le béton. Tout ça était terriblement morbide. Tout était gris ou noir. Il n'y avait de verdure nulle partipart. Tout était sec et mort. Je ne voulais vraiment pas rester là. Autour de moi, je ne vis pas d'autre hangar que celui duquel je venais de sortir. Un gros coup de stress monta alors en moi. Où était Leï'...

Des plus troublés, je n'eus plus la force de réfléchir à quoi que ce soit, et c'est la panique qui parla à ma place. Je me tournais alors brièvement sur le gros costaud qui agrippait toujours mon bras. Du seul système de défense que je connaisse sous cette forme, je plantai mes crocs avec violence dans sa chair. L'homme en question hurla à pleine bouche, en reculant de plusieurs pas. J'en profitais pour m'enfuir à toute allure, un peu maladroite sur ses jambes longues et fines. Le cri de l'homme alerta ses camarades, qui ne savaient pas vraiment de qui s'occuper en premier. Certains eurent le réflexe de braquer leurs armes sur moi et d'ouvrir le feu. Heureusement pour moi, ils n'avaient pas l'air très compétent. Quelque chose vint tout de même trancher ma chair au niveau de mon bassin. Qu'étais-ce donc ? J'avais soudainement mal, très mal. Rien jusque-là n'avait traversé mon corps, je ne comprenais pas. Une douleur brûlante me cloua à terre, alors que je hurlais de douleur, laissant couler des larmes le long de mes joues. C'était quoi ça aussi d'ailleurs . De l'eau qui sort par les yeux ? De mieux en mieux...

« Ne tirez pas ! Il nous la faut vivante ! Rattrapez là ! »

Hurla l'un d'entre eux, alors que plusieurs hommes se mirent aussitôt à ma poursuite. Prise de peur et de panique, cela me suffit à me relever et à continuer de détaler à travers les immenses colonnes de métal, qui devenaient de plus en plus nombreuses et grandes, au fur et à mesure que je m'enfonçais dans la ville. La ville était pour moi une première, et j'eus le malheur de découvrir que c'était encore pire que ce hangar morbide. Bien sur, j'avais encore mon épisode à Junon en tête. Mais là-bas, c'était différent. Je n'étais pas moi-même pour commencer. Et puis là-bas, il y avait la montagne, la mer, le soleil. Ici, tout était si semblable à la mort. Et puis, il avait des humaines partout, partout...... Partout ! Je les bousculais, hurlant de peur, en les regardant comme la peste. Eux aussi me regardaient, telle la folle qu'ils pensaient que j'étais. Cela ne devait pas être commun dans leur monde, une fille aux cheveux bleus, à courir dans les rues littéralement affolée, simplement vêtue d'un drap blanc, maculé de couleur rouge par endroits qui plus est. Plus encore, le bruit était assourdissant. Il y avait de gros morceaux de métal flottant partout, qui allaient plus vite que les humains, mais qui étaient eux-mêmes contrôlés par des humains. Ces choses aussi moches qu'étranges, faisaient un bruit aigu et horrible dès que je passais devant elle. Pour le coup, je crut vraiment devenir folle. Je me réfugiais dans une étroite ruelle où je me clouai sur le sol, prenant ma tête entre les mains, ferment les yeux très forts comme si je cherchais à me téléporter ailleurs. Jénova savait le faire ça après tout, et j'avais bien du Jénova en moi. Mais impossible, rien ne se passait. Mon cœur battait à toute allure, mon souffle, bien que difficile, s’affolait au point de me brûler les poumons. J'ouvris de nouveau les yeux, observant avec panique le monde qui m'entourait. Les larmes ne s'arrêtaient plus de couler le long de mes joues. Je regrettais presque le hangar. Le fait d'être seule dans cette misère, rendait ma position beaucoup plus critique encore. J'espérais tellement que Leï' surgisse d'un coin de rue pour venir me porter secours... Si seulement...

« Elle est là ! Rattrapez la ! Ne la laisser pas s'échapper! »

Les hommes de la Résistance semblaient m'avoir retrouvé, et eux aussi poussaient leurs semblables pour pouvoir passer plus facilement, menaçant tout le monde de leurs fusils. Bientôt, la foule curieuse ne tarda pas à venir se rassembler autour de la scène, harcèlent les hommes armés de mille questions, tandis que ces derniers tentaient de les calmer, et de les garder à distance.

Oh Leï'... Dans quel monde de fou ai-je atterri... Viens me chercher, je t'en prie...




Dernière édition par Chibie le Mar 29 Avr - 15:31:43, édité 1 fois
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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Mar 30 Juil - 16:26:04




Reanbell Valdès
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    Une journée qui débute avec du lait tourné ne devrait jamais avoir à exister. Ce serait tellement pratique d'avoir un petit bouton reboot, ou alors zaping pour arranger ça. Oui parce qu'il y a des jours comme ça, qu'on sent particulièrement chiants à l'avance, ces jours où vous auriez préféré, où vous auriez dût rester couché. Parce que dans son lit, c'est vrai, on ne risque rien. Sauf peut-être la visite inopinée d'une vilaine araignée ou alors qu'une tempête fasse tomber votre toit sur la tête. Ce sont des choses qui arrive après tout ! Plus souvent qu'on ne le crois. En tout cas elles étaient déjà arrivées à Reanbell et depuis, elle se montre un peu méfiante avec les toits – et les araignées qui vous sautent dans le décolleté à peine réveillée.

    Plus de lait donc. Tant pis, elle ferait sans. En plus, elle avait encore un parfait produit de remplacement non périssable qui se trouvait être délicieux avec les céréales ! La Vodka. Et oui. De quoi réconforter sa petite contrariétée matinal et apaiser la colère naturelle de la teigne en éveille. Ce mélange sucré et amer venant doucement brûler sa gorge était plus revigorant que quoi que ce soit d'autre ! Ça met tous vos sens en éveilles et c'était bien plus agréable qu'une douche glacé, et la déesse sait à quelle point elle détestait ça, les douches froides ! Et oui, mais le sinistre augure du lait tournée l'emporta sur les prédilections de notre petite blondie qui eut le droit à une réfrigération dans les règles, sans prévenir bien sûr, alors qu'elle était tout juste en train de profiter d'une haut bouillante. Avec toutes ces reconstructions qui perdurait, ce n'était pas rare, les coupures d'eau chaud, parfois il n'y avait même plus rien qui sortait des robinets, ou alors un liquide boueux. Pas très ragoutant tout ça. Peut-être serait-elle mieux loti à Kalm, elle y pensait sérieusement … déménager. Qu'est-ce qui l'en empêchait après tout ? Sa flemme peut-être …

    -Miii !

    Enroulée dans une simple serviette de toilette, debout devant son armoire, son attention fut attirée par ce petit miaulement aigu, à peine audible mais très chaleureux. Elle baissa la tête vers une petite boule de poile duveteuse au pelage blanc, portant un masque de noir sur les yeux. Court sur patte et les oreilles tombantes, cette petite bête était vraiment tout en rondeur. La petite taille et ses grands yeux bleus globuleux donnait à Reanbell l'impression d'un semblable, un altère égaux chat … mais aussi plus stupide et moins teigneux.  

    -Quoi ? Fit-elle d'un air renfrogné.
    -Miii ! Enchérit l'animal, comme s'il faisait exprès d'être le plus mignon possible.
    -T'as faim ?

    Le petit félin enclencha alors le diesel et vint se frotter contre la jambe de la blonde, tout ronronnant qu'il était, transmettant son amour et ses bonnes ondes à sa donneuse-de-manger. Le pire c'est que ça marchait plutôt bien, mais même à ce chat, Reanbell refusait de le montrer. Conquise, elle abandonna un instant sa garde robe et retourna vers la cuisine pour servir quelques croquettes au chaton qui ne l'avait même pas suivit. Elle soupira et tapa sur le coin de gamelle.

    -Condchat !

    Ce nom … Il avait était très méticuleusement choisit ! A vrai dire, cette espèce de félin tout petit, très cours sur patte et aux oreilles tombantes était typique des contrés Wutaienne. Il lui fallait donc un nom qui sonne en rapport avec ça. C'est en le regardant justement faire le ninja en se tapant tout seul qu'elle trouva ce nom. Condchat, c'est clair et net, cela définissait parfaitement ce stupide animal – et pourtant parfois si ingénieux, et ça ne jurais pas avec ses origines. La petite boule de poile ronronnant déboula à toute vitesse, ses petites pattes glissant sur le carrelage dans un virage, il rencontra bruyamment la poubelle – en entré peut-être ? - avant de se jeter sur sa gamelle – ne manquant pas de se prendre le mur avant tout. La pauvre Reany-teigne était consternée par la débilité de cet animal. Que lui avait on fait avant qu'elle ne le trouve dans ce carton ? Et après une telle aventure, Condchat se contenta de renifler sa gamelle et de s’asseoir devant avant de lever ses énormes pupilles vers sa donneuse-de-manger.

    -Miiiiiiiii.
    -Y a plus de lait.
    -Miiiiii.

    Elle haussa les épaules et s’éloigna doucement, passant à côté de la table où trônait encore sa précieuse bouteille de vodka. Jetant un regard pas dessus son épaule, elle eut un léger éclat dans les yeux avant de se rapprocher de l'animal, bouteille en main. Ce chaton n'était là que depuis trois jours et il avait déjà ses petites habitudes. Attention, il détestait manger ses croquettes brutes, il fallait toujours les ramollir avec du lait. Mais bon, aux grands maux, les grands remèdes. Elle versa un peu de vokda dans la gamelle de coquette et se redressa fièrement.

    -Tiens !
    -Miiiiii.

    Pas plus contrariant que ça, le chat se mit alors à dévorer le contenu de sa gamelle avec avidité. La blonde haussa tout de même un sourcil perplexe en observant un instant la bouteille. Elle haussa finalement les épaules et comme il ne restait qu'un fond, la vida d'un trait. Ce chat allait finir aussi prochtron qu'elle à cette allure, il faisait déjà que des bêtises dans son état normal, alors saoul, qu'est-ce que ça allait être … De toute façon Reanbell avait décidé que c'était une mauvaise journée aujourd'hui. Elle se disait ça à chaque fois qu'elle jetait œil dehors, partant du principe que les nuages n'apportent rien de bon, et que les éclaircis étaient si rares qu'elles en devenaient suspectes. Tout ce gris partout ! Ça lui donnait envie de mettre des couleurs fluos. Arc-en-ciel. Ho oui bonne idée. Elle fouilla un instant, rentrant presque totalement dans son immense armoire en chêne pour dégoter quelques vêtements colorés. Mais elle ne trouva rien d'arc-en-ciel ! Pourtant elle était sûre d'en avoir quelque par … Bon, dans le doute, elle irait en racheter aujourd'hui. Du rose, du bleue, du vert, du jaune, n'importe quoi du moment que c'était fluo ! Ils devraient penser à faire des routes comme ça, arc-en-ciel … Comme dans Mario oui !

    C'est donc l'esprit bien productif qu'elle retourna à la salle de bain avec un set de vêtements composés d'une jupe mi longue, d'un haut à manche trois-quart et de chaussettes hautes, le tout dans les tons blancs et bleus, quelques motifs par-ci par là. Elle se prépara donc soigneusement comme chaque matin : coiffage, maquillage pour assombrir ses grands yeux de biche, etc. En sortant, elle croisa le chat qui titubait jusqu'à la poubelle pour venir s'y frotter amoureusement. Quelle ironie, elle aussi était déjà tombée amoureuse d'une poubelle une fois, quand elle était saoul. En tout cas la vodka ça le rendait bavard, des « miaou miaou », en veux-tu, en voilà !

    -J'ai peut-être fait une connerie moi.


    Si en plus il y avait prit goût, ça risquait d'être folklorique à la maison, de vivre avec un chaton alcoolique ! Sans scrupule, elle attrapa le joli petit minet et l'emmena jusqu'à la salle de bain pour lui donner un coup d'eau froid, ce qu'il sembla étrangement plutôt apprécier. Ce chat était irrécupérable. Elle l'enveloppa tout de même dans une serviette chaude et le frotta doucement avant de l'emmener jusqu'à sa place, un panier qu'elle avait construit avec un carton sec et un tas de coussin et de couverture qu'elle n'utilisait pas. Elle l'installa confortablement et le grattouilla un moment avant de se lever.

    -Miiiiii !

    Elle lutta, mais ne put résister à la tentation de rebrousser chemin afin de contenter le petit animal réclamant son attention et sa tendresse. Elle le flatta de quelques grattouilles derrière l'oreille et sous le menton, passant dix bonnes minutes à cela avant qu'il ne s'endorme en ronflant. Oui, ce petit chat adorable ronflait. Navrant je vous dis, celui-là. Enfin libre, elle se leva donc et alla enfiler ses gants de cuir noir, s'équiper de son pistolet à barillet qu'elle cacha dans son dos et de deux neufs millimètres qu'elle installa aux holsters de sa ceinture. Elle enfila finalement son grand impaire blanc et bleu pour camoufler un minimum le tout et put enfin aller s'aventurer dehors.

    Son épopée commença par la boutique de vêtement, où elle put dénicher son bonheur, un tas d'adorable tenues fluos, qui égaieraient sans doute sa mine renfrognée. Elle eut la main lourde, mais pas plus que d'habitude. Elle ne put évidemment pas s'empêcher de faire un détour par quelque autres magasins de vêtements, ainsi qu'à l'armurerie pour aller faire un petit check des nouveautés et se ravitailler en balles en tout genre. Elle venait ici si souvent qu'il n'était pas rare que le vendeur lui fasse de bonnes réductions. Et ça, elle aimait les réductions !
Puis elle passa à l'animalerie, qui était à l'autre bout du site commerciale, pour se ravitailler en lait. Ah oui, ai-je oublié de mentionner que Rean ne buvait que du lait pour chaton ? Elle trouvait le goût bien meilleur et c'était moins agressif pour l'estomac – dixit l’alcoolique qui assaisonnait ses céréale de Vodka. Elle dût prendre double dose cette fois, il fallait contenter deux chatons morfal maintenant.

    Elle chargea tous ses achats dans un sac en bandoulière qu'elle rejeta dans son dos, l'appelle de la soif la conduisant vers de plus petites ruelles. Déjà là, ça commençais à être la pagaille, alors que ce coin était censé être tranquille pourtant ! Mais les gens semblaient affolé, et de gros bêtas se baladait partout, arme en main. Ils avaient besoin de montrer leurs gros calibres à tout le monde ceux là ? Ils ne voyaient pas que ça inquiéter les petites gens ? Continuant sa route, les rumeurs d'une évasion arriva très vite à ses oreilles, et en s'emparant de l'écho d'un détaille pointilleux, un souvenir lui revint. C'était ce jours là, qu'elle avait trouvé Condchat.

    « Des dragons hein. Ils en ont vraiment capturé ? Moi je crois qu'ils ont trop fumer de poudre à canon. »

    Elle n'y croyait pas trop, mais ça ne l'intriguait pas plus que ça. Quand bien même ils aient attrapé des dragons, à quoi bon ? Qu'on leur fiche la paix à ces pauvres bêtes. En tout cas, si s'en était vraiment, elle devrait allez ''féliciter'' le brillant petit génie qui avait eut l'idée de les rapatrier si près d'une grande ville comme Edge et Midgar, comme si l'Arme et un bahamut n'avait déjà pas fait assez de dégât comme ça ces cinq dernières années.

    Elle chercha à emprunter un chemin moins fréquenté, mais pas de bol, elle se retrouva dans la cohue. Elle eut tout juste le temps de voir un éclair bleuté passer devant elle, plus rapide qu'une flèche, avant qu'elle ne soit engloutit dans une vague de gens et de gros bras qui venaient en plus remuer un peu le tout. Comme elle tentait de passer pour se sortir de là, elle reçu un grand coup d'épaule qui la bouscula, et l'arme d'un des types eut raison de son sac qui tomba à ses pieds en laissant échapper une conserve de lait. Elle la ramassa rageusement en nouant hâtivement la sangle de son sac pour le remettre son son épaule.

    -He ! Héla-t-elle en suivant la brute qui avait causé cela. Ça t'écorcherais la bouche de t'excuser ? C'est pas parce que monsieur à un joli fusil marqué du sigle de la résistance que ça t’épargne la politesse.
    -Dégage petite, on a du boulot nous, on doit rattraper une saleté de dragonne !


    Petite. Petite … Elle avait vingt-trois ans, bon sang !!! Pourquoi tout le monde continuait de l’appeler comme ça ! Ok elle ne faisait pas du tout son âge et alors ? Est-ce qu'elle l’appelait 'gros' elle ? Ah tiens bonne idée.

    -Tu veux en voir une dragonne en colère, mon gros ?

    Elle le défiât d'un regard mauvais alors que son invective avait attiré l'attention du reste de la troupe. Elle avait bien remarqué la présence de la jeune femme au fond de la ruelle, prise au piège par un cul de sac. Mais elle fit comme si rien n'était. Le résistant se posta face à elle pour bien lui montrer qu'il la dépassait de quatre bonnes têtes.

    -Tu cherches les ennuies, toi ?
-Épargne moi ton grand jeu de matcho, tout le monde a très bien comprit que tu fournis beaucoup de testostérone, alors te sens pas obligé de le montrer autant, pense un peu aux imberbes. A moins que ça cache un complexe ?
    -Tu veux te manger un pain c'est ça ?!
    -En voilà une question stupide, c'est pas le genre de chose qu'on demande, sauf quand on est qu'une simple grande gueule et qu'on a la trouille. Alors, tu frappes ou tu retourne chercher ton dragon, gros ? Ho mais oui je vois, tu es Alfred en fait, Alfred le chasseur de dragon comme au Gold Saucer, tout s'explique …


    Il allait la frapper cette fois, mais un de ses collègues plus méticuleux fit remarquer la disparition de leur fugitive. Reanbell aurait très bien put les aider, au lieux de s’énerver, mais elle détestait ce genre de type qui en plus l'avait bousculé. Et puis, les services spontanés pour la résistance elle s'en souvenait, ils ne la payaient pas pour ça, maintenant elle passait toujours un contrat écrit avant de leur rendre le moindre service.

    -Si tu t'étais montré plus sérieux au lieux de te la jouer tu l'aurais vu partir.
    -Elle est partit où, tu l'as vu ?
Il l'attrapa par le colle et la souleva. Répond où je t'enferme pour trahison !

    Elle lui donna un gros coup de pied dans le genou pour retomber à terre, réajustant soigneusement le joli nœud qui ornait le colle de son imper.

    -Réfléchit, c'est un dragonne, elle s'est envolée, idiot. Elle désigna le muret bloquant le font de la ruelle. Elle est passée par dessus, si vous prenez le chemin à gauche là, vous la rattraperez facilement, elle a pas l'air très à l'aise au vol, comme si elle en avait un coup dans le nez.

    Il la jugea d'un air étrange alors que ses collègues suivaient ses instructions. Elle lui rendit un regard froid et imperturbable.

    -Des excuses maintenant ?

    Mais il partit en ronchonnant, ainsi que toute la bande de curieux. Elle regarda la foule s'éloigner et attendit de bien être seule avant de se diriger vers le font de la ruelle, où elle savait la fameuse « dragronne » encore cachée.

    « Dragonne, mon œil, c'est qu'une pauvre fille pommée. Ils ont vraiment trop fumé ces gars, franchement … »

    Elle ne savait pas si elle pouvait accordé sa confiance à cette fille, si la résistance la poursuivait, il y avait peut-être une raison. Mais elle était contre certaine méthode de la résistance, et c'est bien pour ça qu'elle n'avait jamais choisit de les rejoindre. Elle serait très vite fixée sur les inttentions de la fille, de toute façon, elle pourrait toujours la tuer si vraiment elle était dangereuse. Elle ouvrit son sac et sortit en quelques uns des vêtements fluo qu'elle venait d'acheter, elle sembla le faire avec indifférence, et pourtant, elle avait méthodiquement choisit les couleurs afin qu'elles mettent le mieux en valeur les cheveux bleus de la jeune femme qu'elle avait brièvement aperçu, et qu'elle avait pourtant très vite analysé. Une fille aux cheveux bleus et affublée d'une pauvre petite couverture, ça ne courait pas les rues – enfin si, pour le coup, celle-ci courait. Et si elle venait de s'échapper de leur laboratoire ? Se serait une raison de plus pour l'aider, elle détestait ça, les scientifiques et les labo … il y avait de quoi, c'est à cause d'eux que le monde et dans une pareille mouise !

    Sans un sourire, et portant toujours cet air las et renfrogné, elle ouvrit le couvercle d'une benne dans laquelle s'était réfugiée la fugitive, et y jeta simplement les vêtements pour qu'elle ait de quoi se vêtir. A cela, elle n'ajouta pas un mot et recula prudemment, sans lâcher l'objet des yeux, aux aguets.


 





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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Mar 30 Juil - 23:55:42



Edge, cette ville si moche...


Chibie



 
Les hommes de la résistance se retrouvèrent très vite dépassés par l'afflux massif des civils. Je profitai donc de leur inattention pour me réfugier dans un large... Récipient ? Qui puait la mort, vraiment. Mais j'étais tout de même aussitôt plus tranquille, au moins je ne voyais rien des horreurs qui m'entouraient. Je pus doucement me calmer et me concentrer, il fallait absolument que je reprenne mon calme. Je paniquais trop vite, encore plus sous cette forme, qui faisait de moi une chose si fragile et vulnérable. Cette même peur revint alors m'angoisser, celle de ne plus pouvoir me changer en ma vraie forme. Pire encore, pour le moment je ne pourrais pas non plus compter sur Leï' Daen afin de veiller sur moi. Qu'étais-je alors supposé faire ? Je n'en avais plus la moindre idée. J'étais perdue. Oubliant même jusqu'à mes objectifs principaux. Cela me reviendrait sûrement une fois calmé, et surtout, en sécurité.

Pour le moment, des voix sombres et fortes raisonnaient encore tout autour de moi, sans que je ne puisse exactement juger à quelles distances se trouvaient-elles. Je ne pouvais donc qu'attendre. Je me concentrai alors sur la blessure qui me tiraillait les articulations du bassin. Je soulevai doucement les draps, pour juger la gravité de cette blessure. Mais c'était la première fois que quelque chose me blessait, comment juger donc si cela était grave ou non. Toujours est-il que cela faisait mal, terriblement mal. Alors c'était ça, la douleur physique... C'était moche en effet, très moche même. Je tentai ensuite stupidement de plonger ma main dans cette chair fumante, afin d'y extraire le corps étranger, qui logeait toujours en moi. Je m’arrêtai bien vite, la douleur encore plus vive que je ne l'aurais pensé. Jusqu'où cela pouvait-il bien aller... Mon corps se mit à trembler de faiblesse, alors que je regardais cette même main, couverte d'un liquide rouge, épais et collant. Cela avait un étrange effet secondaire que de me fasciner. Bien que je m'en serais passé à vrai dire. Trop lâche pour aller au bout de mon acte, je préférai laisser cette balle-là où elle se trouvait, pour le moment.

L'isolement eut au moins le bon résultat que de me calmer lentement. Je finis enfin par retrouver mes esprits, remarquant également que les grosses vois s'éloignaient progressivement, sans m'avoir trouvé. Les civils aussi semblaient enfin s'éloigner, comme si il n'y avait plus rien à voir. J'entendais leurs pas fondre lentement, pour n'être plus que des bruits secondaires et plus lointains. En suspens jusque là, je pu enfin dégager un profond soupire, relâchant tous mes muscles d'un coup, persuadée que le plus gros était derrière moi. Un bref instant de répit, ou je commençai aussitôt à mobiliser mon esprit, préparant tout une stratégie afin de retrouver Leï'Dean.

Mais ce calme ne dura qu'un temps, et bientôt, le couvercle de mon abri se souleva lentement, me faisant sursauter brièvement, avant que je ne lève le regard vers cette nouvelle intrusion. Je n'eus hélas le temps de rien voir, que quelque chose me tombait dessus, recouvrant une bonne partie de mon corps. Le couvercle se referma d'ailleurs presque aussitôt. Je crus inévitablement qu'il s'agissait d'une arme lancé sur moi par les hommes de la Résistance. Je me déchaînai avec violence sur cette chose qui collait ma peau, me débattant avec les dernières forces qui me restait. Cette force n'était semble t-elle à ne pas négliger, car elle suffisait à faire bouger le gros bac de gauche à droite, allant même jusqu'à tanguer dangereusement parfois. Hélas, j’aperçus que trop tard, que ce qui m'avait été envoyé n'avait rien de menaçant. Surtout à en juger par les bruits de déchirement qui se multipliaient sans difficultés. Je resta donc un léger moment statique, évaluant ma position et celle de mon agresseur, qui ne semblait plus bouger. J'avais finalement eux raison de lui. Seulement alors je put ouvrir à nouveau les yeux. Découvrant des petits morceaux de tissu, teintés de toutes les couleurs, et maintenant en lambeaux qui plus est. Mais qu'est-ce donc était cette chose ? Vue comme ça, en petits morceaux, ça ne ressemblait plus à rien, mais de toute manière, cela n'avait de toute évidence rien d'attirant. Je me tentai de prendre un petit morceau du bout des doigts, le rapprochant de mon nez avec méfiance. L'odeur me répugna aussitôt, et le pauvre bout de tissu fit un vol plané jusqu'à l'autre bout du conteneur. Je soufflai bruyamment de dégoût, comme pour faire vibrer des nasaux que je n'avais de toute évidence plus. Blottis dans l'angle de ma cachette, je restai observer les petits cadavres de cette chose qui m'intriguait tout de même grandement. Je restai toutefois méfiante, les jambes soigneusement replier contre mon petit corps. Le tout, emmitouflé dans le drap maintenant puant et tâché de sang.

Mais mes yeux quant à eux restaient fixés sur ce petit bout de tissu rose. Si cette chose ne venait pas de la Résistance, alors d’où cela pouvait-il bien provenir... De longues minutes passèrent, sans que je n'osa ouvrir mon abri pour avoir moi-même la réponse à cette question. J’appréhendais ce que je pouvais trouver en dehors de ma cachette. Ici je me sentais en sécurité, tranquillement confiné dans un petit espace. Certes, ça puait, mais au moins je me sentais en sécurité. Pourtant, il allait tout de même bien falloir que je sorte de là un jour ou l'autre. Mais le temps de me décider, fut très long... Quoi ? Qu'est-ce que vous dites ? Moi, peur ? Ah ! Non je n'ai pas peur !

Bon si, j'avais quand même un peu peur, mais je ne voulais pas l'admettre. Néanmoins, me trouvant subitement ridicule et peu crédible, je me décidai enfin à me lancer. Doucement, je commençai par étendre mes jambes, me retournant ensuite instinctivement à quatre pattes, avant de grimper contre la paroi du conteneur. De ma tête, je soulevais tout doucement le couvercle de mon récipient, faisant lentement dépasser mes yeux de braise, méfiants et menaçant. La vue qui s'offrait à moi me figea aussitôt de stupeur, alors qu'en face de moi, se dressait une femelle humaine, qui semblait savoir que je me trouvais là. Plus comme un réflexe que comme un acte purement réfléchi, je m'engouffrai directement à nouveau dans mon conteneur. Me recroquevillant sur moi-même. Que faisait cette femelle ici, devant ma cachette à attendre. C'était oppressant ! De la savoir là, tout prêt, alors que rien ne se passait. Je me mis donc à penser que peut-être était-ce une simple coïncidence. Peut-être avais-je simplement regardé dehors pile au moment où cet individu passait par là, et regardait en ma direction.  

Après plusieurs minutes, je décidai d'en avoir le cœur net. Répétant ainsi mon petit rituel, pour de nouveau ouvrir le couvercle du conteneur. Un bref sursaut me saisit lorsque je remarquai sa présence, toujours au même endroit, elle n'avait pas bougé. Instinctivement, je me cachai à nouveau, échappant cette fois un grognement menaçant. Cette fois, j'en étais certaine, c'était bien moi que cette femelle attendait. Mais, elle semblait visiblement avoir peur du conteneur. Elle ne voulait plus s'en approcher. Au moins, je me disais que là-dedans j'étais hors de danger. Soit, si elle voulait m'attendre, elle allait devoir m'attendre très longtemps. Car j'étais bien décidé à ne pas sortir de ma cachette, tant qu'elle rôderait dans les alentours. Elle ou quelqu'un d'autre d'ailleurs. Si elle voulait passer la nuit là, pas de soucis, moi ça ne me posait aucun problème, c'était à elle de voir.  

Cependant, la curiosité piquait en moi au fur et à mesure que les minutes passaient. Je mourrais d’envie de savoir continuellement, si elle se trouvait là ou non. C'est qu'elle ne faisait pas de bruits en plus... C'était stressant. Le temps eut finalement raison de moi, et c'est ainsi que, poussé par la curiosité, je tentai de nouveau ma chance. Hélas le même constat s'imposa à moi. Elle était toujours là. Je restai la regarder plus longuement cette fois-ci, comme avec un peu plus d'assurance. Lui infligeant même un sermon du regard. Agacée, je m'en retournai dans le fond de ma cachette, parmi les déchets. Des déchets dans lesquelles je creusai un petit trou, comme pour me faire un nid. Je m'allongeai alors en boule dans ce petit espace creux, qui me servirait sûrement de couchette pour la nuit. Je ne savais pas encore comment j'allais faire pour me débrouiller, et cette idée me tourmentait sans cesse. La faim commençant en effet à tirailler mon estomac. Je pouvais l'entendre gargouiller, si fort. Décidément, je faisais vraiment pitié à voir. Mais j'étais vraiment trop abattue pour me lamenter sur mon propre sors. Je me surpris soudainement à vouloir mourir. Oui vraiment, j'en avais déjà marre d'être là, sur cette planète qui n'était plus la mienne. Parmi les humains que je détestais. Dans cette poubelle au milieu des déchets, seule, nue, et à me laisser crever de faim. A quoi tout cela rimait ? Comment avais-je pu finir ainsi... Mes ancêtres auraient honte en me voyant. Je ne savais même plus quoi faire, ni ou aller. Oui, là pour le coup, j'avais vraiment envie qu'on me laisse pourrir là. Que la fatigue m'emporte à jamais, et que je puisse enfin retrouver ma famille dans le LifeStream. Je n'avais plus aucune raison d'être là. Plus aucune raison de me battre, tout me semblait perdu d'avance. Vie de merde... Voilà tout.


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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Mer 31 Juil - 19:22:48




Reanbell Valdès
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    Elle ignorait ce qu'il pouvait bien se passer la dedans, mais ça avait l'air drôlement folichons ! Avait-elle eut le temps d'organiser un tournois de combat de chat ou alors était-elle elle-même en train d'en combattre un ? Si ce n'était pas le cas, elle mimait super bien le combat de greffier en tout cas ! Elle douta même instant, se demandant s'il n'y avait pas que des bestioles enragées là-dedans, mais elle avait eut le temps de voir sa petite tignasse bleue. Bon quand même, elle se demandait ce qu'elle pouvait bien fabriquer pour faire autant de chahut, galérait-elle à ce point pour enfiler un pauvre haut et une jupe ? En même temps, si elle sortait d'une cuve ou d'un laboratoire quelconque, elle avait de quoi galérer. Elle même n'avait jamais connu que les blouses blanches d'expérimentations jusqu'à l'âge de neuf ans, alors lorsqu'elle eut découvert toutes la diversité des vêtements, ça avait était … comme le jour de son salut ! La preuve, depuis elle était devenu fétichiste des vêtements en tout genre, collectionnant n'importe quel style d’accoutrement. Reanbell aime la diversité.

    Comme il ne se passait rien, et qu'après ce chahut un silence profond s’imposa, elle recula encore un peu pour aller s’asseoir sur une pile de cagot juste en face. Ses pieds ne touchaient plus le sol et elle déposa tranquillement son sac à côté d'elle, attendant simplement qu'elle daigne enfin sortir le bout de son nez. Ce temps fut plutôt long, avant qu'elle n'aperçoive enfin les prunelles pourpres de la fugitive, ce fut très bref, l'espace de quelques petites secondes, avant qu'elle ne retourne se cacher à nouveau, comme une créature sauvage effrayée.

    « C'est pas une dragonne, c'est un poisson clown. »

    Elle utilisait la même technique que némo : On sort et on recule, on sort et on recule. Sacré technique, qu'est-ce qu'elle avait apprit comme choses intéressantes avec les films d'animations ! Comme par exemple, comment piéger une maison pour attraper des bandits – Juris, son tuteur, en avait fait les frais – ou encore comment créer une bombe avec un micro-onde et un peu d'aluminium. C'est rigolo à faire ça, plein d'éclair partout et bzout, plus de courant dans tout le cartier. Ça passait le temps voyez, pour une fille sans ambition comme elle … Cela dit, avec tout ça, elle ne savait toujours pas comment on faisait les bébés, elle se figurait que ça naissait simplement dans des boites, fabriqué par des scientifiques, comme elle s'imaginait être venue au monde, étant donné qu'elle n'avait connu que ça. Elle avait bien vu que certaines femmes avaient des bébés dans le ventre dans certains film, mais elle se disait que ça devait forcément être de la science-fiction. C'était absurde ! Comment aurait-il put arriver là ce bébé ? Personne ne peut en fabriquer un là dedans, à moins d'ouvrir et de refermer … Et puis c'était pas pratique, et pour l'évacuer, pas possible non plus qu'un bébé puisse sortir par là ! Vraiment n'importe quoi, des fois, les films ! Franchement, où allaient-ils chercher tout ça ?

    La dragonne-poisson-clown sauvage exécuta sa petite technique d'approche du monde extérieur hostile une seconde fois, puis une troisième. Un peu lasse, Reanbell ouvrit son sac, comme si elle patientait pour un rendez-vous et s'empara d'une canette de lait pour chaton qu'elle ouvrit d'un geste nonchalant en un clic mat. Elle en but tranquillement une gorgé entre deux tentatives de la jeune femme et eut le temps de finir tranquillement la conserve – et même de l’accompagner de quelques croquettes pour chaton -, sans pour autant enfin la voir sortir. Condchat avait raison en fait, les croquettes trempées dans le lait c'était vachement bon. Peut-être qu'elle devrait en prendre plus la prochaine fois, et aussi essayéer cette pâtée royale qu'elle avait aperçu et qui était si appétissante. Oui, Reanbell adore la nourriture pour chat, elle trouvait que ça sentait toujours trop bon, rien à faire, ça lui donner l'eau à la bouche. Il lui arrivait de ne se nourrir que de ça pendant des semaines lorsqu'elle avait la flemme de faire autre chose à manger. Elle consultât son téléphone portable, se disant qu'elle ferait peut-être mieux de rentrer. Après tout, elle n'avait pas que ça à faire, elle devait manger, boire de la vodka, glander, regarder ses séries de science-fiction et puis embêter son nouveau compagnon. Tout un programme ! Elle lança sa canette vide dans une poubelle ouverte juste à côté de celle de la dragonne, visant parfaitement dans le mile avant de bondir sur ses jambes, prenant son sac. C'est à ce moment qu'elle entendit quelque chose gronder étrangement, comme un gargouillait.

    « Allons, laisser une fille affamée dans une poubelle, ce n'est tout de même pas éthique. »

    Depuis quand se souciait-elle de l'éthique ? Elle ne savait même pas ce que ça voulait dire en fait. Allez savoir. En réalité, elle eut une pensée pour ce turk qui lui avait sauvé la mise il y a maintenant bien longtemps. Cet homme si classe, parfaitement impassible, ne laissant rien entrevoir de ses pensées ou de ses sentiments, celui dont-elle avait tout apprit en ne l'ayant vu qu'une seule petite minute. Il l'avait bel et bien sauvé, même s'il avait simplement prétendu exécuter cela par devoir envers la compagnie Shinra. Si cet homme n'avait pas été sa cible, l'aurait-il tout de même aider ? Allait savoir. C'est cependant en souvenir de ce Turk qu'elle s'approcha à nouveau de la benne, une fois encore, comme si rien n'était, parfaitement stoïque, comme si elle allait simplement jeter quelque chose à la poubelle. Elle prit une canette de lait dans son sac et ouvrit à nouveau le couvercle, pas complètement, juste assez pour y jeter la boite. Après quoi, elle s'éloigna tout aussi naturellement, comme pour reprendre sa route, à ceci près qu'elle s'arrêta à côté de la benne, juste dans un angle mort pour que la petite sauvage ne puisse plus la voir en soulevant le couvercle comme précédemment.

    Un piège ? C'était un bien grand mot ! Une ruse ? Peut-être. Elle voulait savoir si cette fille était effectivement dangereuse ou non, si Reanbell refusait de faire du bénévolat pour la résistances ou toute autre type d'agence ou d'organisation, elle n'en veillait pas moins sur la sécurité de la ville. Il y avait encore beaucoup trop d'enfant dans les rues pour permettre de laisser une créature dangereuse gambader tranquillement. Cela dit, elle s'arrangeait toujours pour être bien payer en faisant cela ! Autant lier l'utile à l'agréable, comme qui dirait ! Aussi discrète que si elle n'avait jamais existé, Reanbell attendit donc patiemment que le gibier ne sorte enfin son museau de là. Quoi que pour un dragon – si elle en était vraiment un, un peu petite et chétive tout de même pour ça – on devrait peut-être plutôt parler de mufle ? Elle se demandait également si elle apprécierait le lait de chaton. Il ne manquerait plus qu'elle doive la recueillir, elle aussi, comme Condchat il y a tout juste trois jours ! Tout de même, ce n'était pas un refuge sa maison. Mais un dragon de compagnie, ça pourrait avoir ses avantages ! Celle là n'avait pas l'air très encombrante. A cette pensée, elle se conforta dans l'idée que, ces résistants, ils avaient vraiment fumé de la poudre.

 





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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Sam 3 Aoû - 15:36:03



Edge, cette ville si moche...


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Décidément, être un humain ne présentait que des inconvénients. Être faible, avoir faim, avoir froid, et j'en passe. Mais dans un tel état, je n'avais pas vraiment la motivation de faire le tour des défauts de cette espèce misérable. La fatigue montant en effet doucement en moi, assommée par la faim et la douleur très certainement. Mon sang continuait de couler lentement, m'affaiblissant toujours un peu plus, faisant de mon corps, un amas de chair ramollit par le froid. En vérité, il ne faisait pas si froid que ça. Il faisait même plutôt bon, à Edge. L'air pollué formait un délicat mentaux protégeant la ville tout entière. Tant mieux pour eux à vrai dire... Moi le froid, je n'avais jusque-là jamais eu l'occasion de savoir de quoi il s'agissait. Rien ne pouvait donc arrêter mes conquêtes à travers ce vaste monde, ou j'aurais développé tout le savoir de mes ancêtres au fil des années et de l'expérience. Oui, c'est ce qui aurait dû se passer pour moi, c'est là vie que j'aurais dû avoir. Mais le destin en décida autrement. Aujourd'hui encore, le destin semblait bien me jouer des tours, je ne savais vraiment pas si c'était à prendre du bon côté ou non. Voulait-il m'enfoncer dans ma misère . Ou au contraire tout faire pour me maintenir en vie . Aller savoir. Toujours est-il qu'un nouvel assaut du monde extérieur vint troubler mon sommeil encore léger. Sans que je ne puisse apercevoir mon agresseur, ni même comprendre la moindre chose de ce qui se passait, quelque chose de dur tomba sur le haut de ma tête. Je sursautai aussitôt, ne pouvant faire que ça hélas. L'objet en question était toutefois bien loin d'être menaçant. Ça avait une forme assez simple, et une couleur plutôt douce. Et surtout, ça sentait bon !  

Curieuse, et quelque peu attiré par l'odeur, je m'approchai, avec méfiance toutefois. Je saisis ensuite l'objet non identifié dans le creux de mes mains tremblantes et maladroites. Après de longues secondes à observer ce petit objet, j’approchai finalement mes naseaux, pardon, mon nez, aux abords de l'ouverture située juste au-dessus. Bougre que ça sentait bon ! Pourtant je n'avais absolument pas idée de ce que c'était. Mais cette odeur avait comme quelque chose de familier, qui me mettait plus en confiance. Depuis ma cristallisation, beaucoup de mes souvenirs s'étaient envolés. Je ne me souvenais pratiquement plus de mon enfance, des Cétras, et de ma vie avant aujourd'hui. C'était d'autant plus frustrant, lorsque de tels messages parvenaient ainsi jusqu'à vous, sans que vous ne puissiez les décoder. Mais l'heure n'était pas à la réflexion, j'avais bien trop faim pour ça. Sans hésité, j'engloutis en quelques secondes à peine, tout le contenue de cette petite boîte en carton, décidément trop petite. Il y avait un goût de trop peu, dommage. Néanmoins, cette petite substance suffit à me faire regagner quelques forces. Je repris donc peu à peu mes esprits, essayant de me raisonner. Non je n'allais pas rester indéfiniment ici. Il fallait impérativement que je retrouve Leï'Daen, au plus vite.

Quelques difficultés s'imposaient toutefois à moi. Dans un tel état, la Résistance ne tarderait pas à très vite me retrouver. Il fallait donc que je me camoufle, que je ressemble aux humains. Je devais apprendre presque tout d'eux, en quelques minutes seulement, un défi plutôt ardent. Un peu revigoré donc, j'en profitai pour sortir le bout de mon nez du conteneur. Laissant dépasser mes pupilles de feu, prêtes à sonder les alentours. Tiens, la femelle humaine était finalement partie. Étrange tout de même, je la soupçonnais de m'avoir fourni cette mystérieuse nourriture. Peut-être avait-elle eut pitié de moi ? Bhâ, cette idée me répugnait d'avance. Quoi qu'il en soit, je restai caché ici le temps de longues minutes d'observations. Scrutant les rues aux alentours, et surtout les hommes qui les traversaient. Je compris très vite qu'il fallait en premiers lieux cacher mon corps aux yeux des autres. Ils portaient tous des tissus autour de leurs jambes, de leur poitrine, vêtu de la tête aux pieds quoi. Tout cela était bien laid soit-dit en passant. Bon ça n'arrangeait pas ma situation. Et pour le coup, je me sentis bien bête lorsque mes yeux se posèrent sur les petits morceaux de tissu que je venaient de déchiqueter quelques minutes plus tôt. C'était donc ça... Quelle idiote je fais ! Je venais de manquer une belle occasion de trouver de quoi me vêtir. Cette femelle était décidément de plus en plus intrigante. Je lui devais certainement quelque chose. S'il y a bien une chose que je n'avais pas oubliée de mon enseignement, c'était bel et bien mon sens de l'honneur. Peut-être aurais-je l'occasion de la revoir, qui sait. Mais pour lui dire quoi . «Merci» ? Je ne le disais déjà jamais à Leï', alors à une humaine...

Bref, il était temps de bouger. Je devais en premier lieu commencer par me trouver des vêtements. Ce n'allait pas être une mince affaire. Je ne connaissais absolument rien des villes humaines et, toutes ces tours de ferrailles, ainsi que ces gros engins motorisés, cela avait quelque chose d’effrayant. Hélas je n'avais pas le choix, il fallait que j'y aille. Me redressant alors fièrement, je m'enroulai dans les draps fermement, ce dernier serait mon seul habit jusqu'à ce que je trouve mieux. Après ça, je leva tout doucement le couvercle du conteneur, la lumière venant alors aveugler ma vision quelques secondes. D'un bon quelque peu douloureux, je sortis de ma cachette, toujours très méfiante et sur mes gardes. Mais après quelques pas seulement, la surprise me plongea à nouveau dans l'immobilité. Je venais en effet de tomber face à face avec la femelle humaine, dont le poil avait une étrange couleur or. Je me surprenais à trouver cela jolie, c'est que je n'avais pas vraiment eu l'occasion de l'observer jusque-là. Instinctivement, je me recroquevillai sur moi-même, serrant le drap autour de mon col, la regardant avec un œil suspect et sauvage. Dans notre monde, cette attitude frôlait la défiance, ne signifiant en rien toutefois la provocation à un combat. C'était plus l'équivalent d'un chien montrant ses crocs aux abords d'un danger. Mais la jeune humaine semblait particulièrement calme, et surtout impassible. C'était étrange, mais cela provoquait en moi à la fois confiance et méfiance. Disons que, en vue de ce qu'elle venait de faire pour moi, je n'avais pas vraiment de raison de craindre grand-chose venant d'elle, pour le moment.

Après un long moment passé à l'observer, je pencha finalement la tête sur le côté, renforçant ainsi mon intrigue à son égard. C'est alors que j'osais enfin m'adresser directement à elle.

« Toi... Tu n'as pas l'air dès leur... Tu n'es pas comme eux. »

Supposais-je mine de rien. C'est vrai, si elle avait voulu s'attaquer à moi, elle aurait eu bons nombres occasions de le faire. Mais il ne fallait pas baisser sa garde pour autant, les coups bas étaient en effet ceux qui fonctionnaient le mieux. Jénova avait été la première à me le démontrer. Discrètement, je reculai de quelques pas en arrière, afin d’augmenter ma distance de sécurité entre elle et moi. Je ne quittais pas mes yeux des siens, à l’affût de chacun de ses mouvements, prête à bondir en cas d'attaque.  

« Est-ce que c'est toi, qui a lancée la nourriture dans le conteneur ? Et les tissus, est ce qu'ils sont de toi également ? »

Marmonnais-je avec mauvaise humeur. Il fallait tout de même que je certifie ces informations. Après tout, elle n'était pas la seule humaine dans les parages. De plus, nombreux étaient les déchets au fond de cette poubelle, alors, toutes les suppositions étaient à envisager. Pour le moment, je préférais rester sur mes gardes. J'avais une très mauvaise image des hommes. Pour moi, le bien n’existait pas en eux. Je les mettais tous dans le même panier. Pour moi, ils étaient tous mauvais et mesquins. On ne pouvait pas faire confiance aux hommes, cette race, descendant directement de Jénova. Ils avaient beau avoir des Cétras comme origines, leurs parents directs, avaient été empoisonnés par le venin de l'alien. Voilà comment les hommes étaient venu au monde. Tous les Cétras pur étaient parti, je ne les entendais plus. Ou peut-être que le problème venait de moi. Quoi que Leï' ne les entendait pas non plus à vrai dire. Et puis, nous avions su... La rivière de la vie, même que nous étions emprisonnés dans la glace, nous parlait. Elle nous avait alors dit, que notre dernier espoir, reposait à présent chez les éveiller. Encore fallait-il pouvoir les trouver, ces éveillés... Au moins ma tâche, mon but, m'était subitement revenue en tête. C'était déjà ça.



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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Dim 4 Aoû - 12:00:29




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    Elle s'était adossée contre le mur à côté de la benne, attendant patiemment. Qu'attendait-elle exactement ? Que cette petite sauvageonne sorte de sa cachette, et puis quoi ? Qu'allait-elle en faire ? L'aider, pour quoi faire ? Il n'était pas dans ses intérêts d'aller la livrer à la résistances, alors elle n'allait certainement pas se donner cette peine. Mais était-ce plus dans son intérêt de lui porter main forte ? Allez savoir, ça ne lui apporterait peut-être pas plus de mal que ça alors pourquoi pas. Pour le moment, elle voulait juste en avoir le cœur net, elle voulait voir cette fille pour mieux juger la situation. Il y avait quelque chose de très farouche dans son regard qui l'avait intrigué, une pointe de crainte et de méprise formant un subtile mélange qu'elle avait l'impression de bien connaître. Après tout, si mademoiselle blondie aimait faire croire à tous qu'elle n'agissait que dans son intérêt – souvent lucratif – elle n'en restait pas moins une des âmes les plus dévouée à la cause des orphelins. Elle s'en cachait bien, mais c'était bien la seule cause pour laquelle elle acceptait sans hésiter de faire du bénévolat, malgré son malaise flagrant avec les enfants. Il n'était pas rare d'ailleurs qu'elle prétende ne pas les aimer et qu'elle les évite ; en réalité, elle était déjà mal à l'aise avec les adultes, éprouvant quelques difficultés avec les interactions sociales, alors il était encore plus difficile de savoir comment se comporter avec un petit être aussi imprévisible qu'un enfant. Ça ne restait pas pire que les mascottes dont elle avez une véritable peur bleue encore aujourd'hui. Traumatisée lorsqu'elle était petite par un grand gaillard déguisé en chocobo, elle était à chaque fois prise de panique en apercevant ce genre de personnage costumé. Ils étaient encore plus imprévisibles qu'un enfant ! Et pour elle qui n'avait aucun sens de l'humour – enfin elle en avait, mais c'était quelque chose de bien personnelle, cynique et noir en général – c'était parfaitement impossible d'interagir avec ce genre d'individu qui cherche toujours à vous voler des câlins pour je ne sais quel raison obscure … Et les câlins, elle déteste ça. Vraiment.

    Elle s'était perdue dans ses pensées alors que la benne s'ouvrait tout à coup. Elle releva aussitôt la tête vers la demoiselle aux long cheveux bleutés – gardant en tête l'idée de lui demander où elle avait eut sa coloration – captant bientôt son regard alors qu'elle se tournait vers elle pour partir. Si la blonde resta parfaitement stoïque, impassible comme à son habitude, l'autre jeune femme, elle, eut aussitôt un petit réflexe défensif très sauvage, presque animal. Elle était méfiante visiblement, rien de plus normal, Reanbell l'était aussi d'ailleurs, même si elle était plus confiante. Elle soutint son regard, sans hostilité ni sympathie, juste neutre, concentrée à détailler tranquillement ses grands yeux pourpres. Elle avait presque l'impression de se voir, quelques années plus tôt, alors qu'elle était encore maladroite et effrayer de tout. Elle avait depuis fait un tel travail sur elle même qu'il lui semblait impossible de redevenir un jour un tant soit peut expressive. Comme faisait-on pour sourire déjà ? Elle avait oublié … De toute façon ça ne lui servirait pas, à quoi bon …

    -Toi... Tu n'as pas l'air dès leur... Tu n'es pas comme eux. Dit-elle justement au moment où Reanbell commençait à s'interroger sur ses capacités de communication verbale.

    A ces mots, la jeune mercenaire détourna un instant le regard pour jeter un œil vers la rue adjacente où s'écoulait toujours la populace grouillante de Edge. Personnes ne les remarquaient grâce au retrait que leur offrait cette ruelle, seul l'écho des rumeurs de la ville parvenait jusqu'à elle en une soupe auditive éthérée. C'était presque comme si elles n'étaient pas dans le même monde qu'eux, totalement misent à l'écart dans une autre dimension où personne ne pourrait les remarquer. Et ce n'était pas plus mal étant donné la tenue de son interlocutrice. Elle se tourna à nouveau bien vite vers elle, plantant fermement son regard dans le sien, sans hésitation, sans ciller, et pourtant sans non plus d'insistance.

    -Est-ce que c'est toi, qui a lancée la nourriture dans le conteneur ? Et les tissus, est ce qu'ils sont de toi également ?

    Elle ne répondit pas tout de suite, préférant poser les yeux sur la cachette de la jeune sauvageonne avant de s'en approcher d'un pas naturel. Sans plus de manière, elle leva simplement le couvercle pour jeter un œil dedans, remarquant les lambeaux de tissu arc-en-ciel. Elle était plus intriguée que contrariée, se disant que cette fille ne devait vraiment pas être beaucoup sortit avant ça pour avoir réagit ainsi face à des vêtements. Remarque, elle n'avait pas non plus fait de demi mesure la première fois qu'elle vit un soutiens-gorge. Il lui avait fallut bien deux semaines avant de comprendre à quoi ça servait, et encore, c'est parce qu'elle l'avait vu dans un magasine. Personne n'était là pour lui expliquer aussi ! Enfin, ce n'était pas comme si c'était indispensable pour elle vu le peu de poitrine qu'elle avait. Et puis elle était ferme et musclée, au final, elle n'en portait jamais. De toute façon c'était vraiment trop gênant ces trucs là.

    Elle relâcha le couvercle pour repose son regard vers la jeune femme en haussant les épaules. Si Reanbell n'aimait pas être redevable, elle n’appréciait pas non plus les remerciements – même si elle était toujours contente de rappeler à telle ou telle personne qu'on lui devait un service lorsqu'elle en avait besoin. Ce qu'elle n'aimait pas, c'était juste les manières, elle trouvait cela gênant.

    -Je n'en voulais plus, et ces poubelles servent justement à se débarrasser de ce genre de trucs. Affirma-t-elle posément.

    Elle prit alors le temps de la détailler de haut en bas, tentant de se figurer d'où elle pouvait bien sortir comme ça. Elle était persuadée qu'elle était un sujet d'expérience fraîchement évadé, car il était évident qu'elle ne connaissait rien du monde humain, elle parlait d'ailleurs comme si elle n'était pas humaine. Peut-être ne l'était-elle pas après tout … Mais qu'était-elle alors ? Une dragonne, vraiment ?

    Jetant un dernier petit coup d’œil autour d'elle, comme pour s'assurer que la résistance n'était pas dans le coin, elle reporta son attention sur elle afin de mieux se pencher sur son sujet.

    -J'ai crus comprendre que les résistants te traquaient. Tu es avec Jenova ? Elle sembla plus méfiante alors qu'une autre idée lui venait en tête. Où de Deepground ?

    Elle se méfiait bien plus de Deepground que de Jenova, car ils représentaient pour elle une menace bien plus directe. Après tout, ils devaient encore avoir les dossiers la concernant là bas, et si quelqu'un venait à la reconnaître ? Elle avait bien grandit depuis, mais une petite blondinette aux cheveux d'or comme ça, avec de grand yeux bleus, verrons qui plus est … ses traits restaient encore parfaitement reconnaissable de son enfance à aujourd'hui, contrairement à certaines personnes qui changeaient du tout au tout. Elle, elle avait gardé son petit nez creux et son visage rond, ainsi que son grand regard plein d’innocence malgré les efforts qu'elle faisait à le durcir. Pareille pour sa voix qui était restée assez fine, elle essayait de se faire froide en parlant, mais ce n'était pas toujours très convainquant. C'est sans doute pour ça qu'elle se plaisait à tant changer d'apparence en se colorant les cheveux et en mettant des lentilles. En l'occurrence, aujourd'hui, elle avait juste une lentilles bleue claire sur son œil droit, habituellement plus foncé, qu'elle mettait afin d'avoir les deux yeux de la même couleurs justement.

    Elle ne crut pas bon pour le moment de lui proposer à nouveau des vêtements, elle en avait encore de très joliment colorés dans son sac, mais elle n'allait tout de même pas l'aider si elle était un ennemi, pas vrai ? Même si c'était plutôt bien entamé au final. Elle n'avait cas pas déchirer les premiers, et toc. Et avait beau les avoir eut gratuits – une petite fleure de la vendeuse qui la connaissait bien au bout d'un moment – ce n'était pas une raison. Elle irait rechercher les mêmes au magasins,  tans pis. Mais elle allait quand même attendre un peu avec sa couverture.


 





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Chibie


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Jeu 22 Aoû - 16:42:34



Edge, cette ville si moche...


Chibie




Quel soulagement que de ne pas avoir à la remercier de son geste, enfin de compte tout à fait banal et indifférent. Je me disais bien aussi, qu'aucun homme ne pouvait agir par simple générosité gratuite. Dans le monde des hommes, tout a un prix. Finalement c'était aussi bien comme ça, je n'aurais pas à lui être redevable. Elle semblait tout aussi méfiante que moi, m'observant d'un regard critique et suspect. Elle m'interrogea ensuite sur les intentions des Résistants à mon égard, soupçonnant que j'appartienne à l'armée de Jénova, ou même celle de Deepground. Jénova. Prononcer ce simple mot suffisait a me dégoûter, plus encore que l'on me pense de son côté. Je plissai les yeux avec une légère lueur froissée devant cette supposition.

« Ah ! Ça jamais ! Je ne suis avec ni l'un ni l'autre. Je déteste Jénova... »

Je ne pouvais pas en dire autant de Deepground, je ne les connaissais pas. Et pour tout dire, je m'en fichais. C'était de simples hommes eux aussi, enfin, je suppose. Ils ne devaient pas être bien durs à croquer. Je n'en dis pas plus sur moi, gardant les informations sur mes origines et mes motivations bien à l’abri des oreilles indiscrètes. Dans tous les cas, la question semblait importante aux yeux de la jeune humaine, puisqu'elle restait me regarder avec obsession, cherchant peut-être le mensonge en ma personne. Difficile de me faire confiance je dois l'admettre. Bien qu'après tout, moi aussi j'avais bien des raisons de la soupçonner, je lui retournai donc la question, d'un air toujours aussi peu aimable.

« Et toi alors... Qui es-tu ? »

Par déduction, et bon dieu inutile d'être trop stupide pour en arriver là, elle ne devait certainement pas faire partie de Deepground, encore moins de l'armée de Jénova. Quoi que Jénova était tellement douée en matière de camouflage, alors pourquoi pas. Mais dans ce cas, sûrement que sa question aurait été tout autre. Enfin, inutile de nous lancer dans un tel débat. Elle n'avait pas l'air d'aimer ce retournement en tout cas. Peut-être n'aimait-elle pas parler d'elle, un point commun que nous partagions. Ou alors c'est parce qu'elle avait des choses à cacher. Remarque, moi aussi j'avais des choses à cacher, donc bon... Bref, je pensais avoir dit d'arrêter avec ce genre de long raisonnement. Je tentai ensuite de la déranger encore un peu plus avec une question un peu plus subtile.

« Pourquoi est-ce que tu guettes ma...poubelle... depuis tout à l'heure ? »

C'est vrai quoi, c'était suspect tout ça, ça puait la Résistance, sans que ce ne soit véritablement évident à la fois. Après, elle pouvait très bien avoir plus de jugeote que ses camarades, ce n'était pas impossible non plus. Peu importe la réponse qu'elle allait me donner, je me préparais déjà à fuir, cherchant une issue de secours, au plus près. Mais avec ma blessure, ce n'était pas forcément évident. Je devais trouver en conséquence. Je repérai rapidement un conduit d'aération au-dessus de la poubelle, qui m'avait protégé jusque-là. Peut-être pourrais-je me faufiler dedans au cas où les choses s'envenimeraient. J'espérais tout de même ne pas avoir à en arriver là. J'essayai à la fois d'être discrète, car si jamais elle voyait quelque chose de suspect dans mon comportement, cela ruinerait très certainement toutes mes chances de fuite. C'est donc très lentement, et l'air de rien, que je commençai à reculer vers mon ancienne cachette, prête à bondir dessus pour m'évader par le conduit.


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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Jeu 22 Aoû - 21:16:07




Reanbell Valdès
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    La surprenante réaction de l'étrange demoiselle aux cheveux bleus eut au moins le mérite d'être franche et directe, ne laissant pas de doute quand à son honnêteté. Mademoiselle blondinette avait apprit depuis pas mal de temps déjà à détecter les mensonges et les menteurs. Il ne suffisait de pas grand chose parfois pour se trahir, en général, même les meilleurs menteurs avaient un tique nerveux, parfois très discret … un sourire particulier, un geste insignifiant, la pupille qui se rétracte … Et tout ça, elle l'avait apprit avant même de regarder Lie to Me ! Rien de tout ça, en tout cas, chez son interlocutrice, il n'y avait que du dégoût et du mépris dans son regard et dans sa voix à l'évocation de Jenova. Voilà visiblement quelqu'un qui avait quelque chose de personnel contre ce vieux fossile. Personne n'aimait Jenova, dans le commun des mortels en tout cas, mais là c'était particulier, ça crevait les yeux … Peut-être avait-elle perdu un proche à cause de la géostigma ou par un des nombreux autre cataclysme qu'elle avait causé ? Les raisons de manquait pas pour détester personnellement cette créature, mais Reanbell elle s'en moquait un peu. Elle fut aux premières loges de tout le mal que cette créature avait causé, mais pour elle, le seul responsable était Hojo. Sans lui, rien de tout cela ne serait arrivé, elle le savait. Cet homme la répugnait bien plus que la Calamité, sans doute était-ce encore lui le seul objet de toute ses peurs et de ses cauchemars.

    Si la réponse de la mystérieuse fugitive fut franche, elle n'en resta pas moins courte et particulièrement vague. Elle ne donna pas plus de précision sur son identité, et qui serait mieux placé pour la comprendre que Reanbell ? Cette petite chose blonde avait l'art de ne jamais se présenter, même lorsqu'on le lui demandait. Elle ne donnait jamais son nom à qui que ce soit avant de le connaître depuis un certain moment, et encore, parfois c'est un faut nom qu'elle donnait. Pourquoi ? Par paranoïa peut-être. Son nom lui même était faux, elle n'était pas né avec … Sa véritable identité n'était rien d'autre qu'un chiffre, alors ce n'est ni avec son prénom ''Reanbell'' ni avec son 'nom de famille' ''Valdès'' que Deepground allait pouvoir la reconnaître et la retrouver. Ils la croyaient toujours morte après tout, et c'était bien comme ça. Mais allez savoir, c'était peut-être aussi un genre qu'elle se donnait ? Ou par plaisir de frustrer les gens qui finissait en général par l’appeler « la petite blonde », ce qui du coup, la vexait et lui donnait une raison de faire sa sale teigne.

    -Ni avec Jenova, ni avec Deepground. Répondit-elle en haussant les épaules, alors que l'inconnue lui retournait la question.

    Elle ne se présentait déjà pas aux personnes chaleureuses qui déballaient leur nom pour accompagner leurs salutations, alors elle n'allait certainement pas se présenter à une fille louche, nue, fugitive, qui ne daignait pas se présenter d'abord. Ouais … Elles allaient aller très loin toutes les deux comme ça ! Très prometteur tout ça …

    La seconde question lui arracha cependant un sourire. Alors comme ça, c'était ''sa poubelle'' … Peut-être avait-elle élu domicile dedans depuis plus longtemps qu'elle ne le pensait ! Il y avait peut-être même une cuisine, un salon, une salle de bain et une chambre la dedans !

    « Peut-être que c'est plus grand à l'intérieur, qui sait, comme le TARDIS ! … Hm, il faut que j'arrête la science fiction, un jour … Ho non je ne pourrais jamais … Surtout qu'il y a une convention que je ne dois surtout pas rater la semaine prochaine, j'espère qu'elle ne sera pas annulé ! Non mais, et si cette poubelle est vraiment plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur, peut-être qu'elle voyage aussi dans le temps ? Si c'était le cas, je le saurais déjà, parce que je serais sans doute venue me le dire dans le passé … Après les paradoxes …. »

    C'est en méditant sur la probabilité que cette poubelle soit une machine à remonté dans le temps qu'elle la fixa un instant, presque tentée de rejeter un coup d’œil à l'intérieur, juste au cas où. En reportant son attention sur sa vis à vis, elle remarqua son petit geste furtif, toujours plus sur la défensive, prête à fuir. La blonde eut alors un geste nonchalant , en faisant quelque pas pour s'éloigner d'elle afin de ne pas l'accommoder, observant les alentours comme si rien n'était.

    -Ho, ce n'était pas dans le but d'une quelconque convoitise envers 'ta' poubelle. Elle planta alors son regard pénétrant sur elle, comme pour la percer à jour. J'ai juste entendu dire qu'un … ''dragon'' se baladait dans le coin, je voulais voir ça de mes propres yeux. De toute évidence, ces imbéciles ont encore trop picolé.

    Dixit celle qui se prenait un bol de céréales à la Vodka chaque matin … Oui mais au moins elle, elle tenait l'alcool ! C'était peu de le dire d'ailleurs, combien de centaines de gils elle s'était mise en poche grâce à cela ! Et oui, être un gros macho musclé ne vous rend pas invulnérable à l'ébriété. Être une petite teigne blonde en revanche …. Elle se demandait souvent si sa résistance à l'alcool n'était pas due aux expériences qui l'avait fait naître. Bravo Hojo, du a créé un être indestructible et en plus de ça, tu as découvert le vaccin contre les murges ! Un génie, ça, on peut le dire sur ce coup là !

    La jugeant une fois de plus de la tête aux pieds, puis jetant un bref regard sur la bouche d'aération pour signifier à la fuyarde qu'elle avait comprit son petite jeu, Reanbell n'en resta pas moins indifférente.

    -Avant de repartir en courant, tu ferais peut-être mieux de t'habiller, ça serait quand même plus discret.

    Discret ? Pas avec les vêtements que miss Valdès avait en réserve pour elle. Tout en lui faisant cette suggestion, elle n'eut cependant aucun geste de secours pour lui proposer les vêtements qu'elle avait toujours dans sa hotte. Sans doute lui jetterait-elle une nouvelle petite tenue coloré et fluo si la petite exhibitionniste ne se montrait pas trop farouche, ou du moins, lorsqu'elle aurait exprimé son impossibilité à se vêtir par manque de vêtement justement. Quoi que, avec ses talents, Reanbell aurait eut vite fait, elle, de bidouiller quelque chose de presque saillant avec cette vieille couverture qu'elle portait.


 





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Chibie


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Dim 25 Aoû - 13:14:51



Edge, cette ville si moche...


Chibie




De quoi ? Qu'est ce qu'elle racontait ? C'était quoi cette histoire de poubelle qui voyage dans le temps ? Sérieusement ? Est-ce qu'une poubelle pouvait réellement faire ça ? Si c'était le cas, je serais certainement la première à l'utiliser. Je reviendrais jusqu'au temps des Cetras, tuant Jénova dès son arrivée sur Gaïa, dès lors, rien de tout cela n'existerait aujourd'hui. Quel jolie rêve. Cette poubelle m'intriguait désormais bien plus que jamais, pourtant, je me devais de rester concentré. La jeune humaine avoua qu'elle n'était pas non plus du côté de Jénova, ni même de Deepground. A vrai dire je m'y attendais un peu, c'était plus sa position vis à vis de la Résistance que je désirais connaître. Néanmoins la façon dont elle parlait d'eux laissait supposer qu'elle était loin de les apprécier. Elle ne se gênait pas pour les traiter d'imbéciles. D'ailleurs, où étaient-ils justement, ces imbéciles. Le plus loin possible de moi je l'espérai, ainsi que de Leï'Daen, bien sur.

Les rumeurs allaient vite en tout cas. Encore une preuve d'inefficacité de la Résistance. Incapable de garder discret la moindre de leur opération. Quoi de plus efficace pour affoler toute une population, que de laisser filer l'information qu'un dragon circule librement dans la ville. Enfin, les hommes de la ville n'étaient pas vraiment plus intelligents, car ils osaient encore s'aventurer dehors malgré cette information. Une chance que je sois sous la même forme qu'eux, j'avais au moins la confirmation que mon camouflage fonctionnait à merveille. La femelle en face de moi voyait très certainement une humaine en moi. Bien que certains détails restent encore à changer. D'ailleurs, cette humaine ne tarda pas à m'en faire la remarque. Elle avait l'air maligne tout de même, ou du moins, elle avait un bon sens de l'observation. Elle réussit en effet à anticiper mes intentions, devinant même l'endroit par lequel je comptais m'enfuir. Bof, ce n'est pas grave, si jamais elle devenait trop contraignante, je pourrais toujours la manger. En espérant que je ne meurs pas d'indigestion après ça...

Elle avait quand même raison. J'avais beau avoir l'air humaine, je devais tout de même me trouver des vêtements. Ensuite il allait falloir que je me soigne. Cette blessure commençait sérieusement à m'affaiblir. Je pris un long moment pour réfléchir à mes prochaines actions. Quoi que j'en dise, cette femelle-là n'avait pas vraiment l'air hostile. Peut-être pourrait-elle même m'être utile. Au moins pour me déplacer en ville. Reste à savoir si elle voudrait bien coopérer. Elle n'avait pas franchement l'air très amical. Il faut dire que je ne l'étais pas vraiment non plus. Mais bon, venant de moi c'était presque naturel. Comment allais-je donc m'y prendre. Je commençai d'abord par arrêter de reculer, pour finalement poser mon cul sur le sol, et ramener mes jambes contre mon corps. Je laissai ensuite tomber mes petits yeux fragiles en direction du sol, perdue dans mes pensées J'étais presque mignonne comme ça, invulnérable, attendrissante et fragile. Je ne savais absolument pas comment lui demander des renseignements, surtout que c'était bien loin de me plaire tout ça. La coopération avec un humain, ça ne me bottait franchement pas. Mais là en l’occurrence, je n'avais pas d'autres choix. Je plongeai finalement mon regard dans le sien, essayant de me montrer sérieuse.

« Ou puis-je trouver des vêtements ?»

Pas mal Chibie, pas mal. Je me suis connue beaucoup plus agressive. C'était un bon début. Assise toujours en boule sur le sol, je ne quittais pas la femelle humaine des yeux. Observant finalement le sac qu'elle avait avec elle. Il était gros, et bondé. Elle devait avoir beaucoup de choses à l’intérieur. Peut-être même des habits, comme ceux qu'elle avait jetés dans le conteneur. Mais... Pour tout avouer, c'était vraiment moche comme vêtements. Les humains avaient vraiment des goûts très étranges. Les humains étaient étranges tout court de toute manière. Remarque, sa tenue à elle avait le mérite d'apporter une touche de couleur, dans cet environnement gris et glauque. Mais je ne trouvais pas cela très discret à vrai dire. Bien que cet accoutrement lui aille plutôt bien à elle au final. Ça se mariait bien avec sa crinière dorée. Je devais avouer, cette couleur or m'intriguait quand même beaucoup. C'était la première fois que je voyais quelque chose de pareil. Ma crinière à moi était bleue, je ne comprenais pas bien pourquoi d'ailleurs, mais je trouvais ça bien moins jolie que sa couleur dorée. Après un long moment à l'observer, je me levais enfin, non sans une légère grimace de douleur, que je m'efforçai de cacher au plus vite derrière une gueule pas franchement agréable.

« Des vêtements, yen à d'autres, ou alors sont-ils tous comme ceux que tu as jeter dans la boîte magique ? »

Une façon très habille de dire que je trouvais ses vêtements pourrit. Mais s'il n'y avait rien d'autre, je serais bien forcée de faire avec. D'autant plus que je n'avais pas vraiment envie de m'éterniser dans les rues de cette ville. Autour de nous, la foule grouillait encore, mais personne ne semblait pourtant nous remarquer. C'était si courant que ça, de voir des filles dans mon genre aussi sale, traîner dans la rue . Ces humains... Je pris ensuite sur moi pour faire l'effort d'avancer en sa direction, de quelques pas seulement. Conservant mon drap très serré autour de mes épaules. Je désirais rapidement en finir, et partir retrouver Leï'Daen au plus vite. Il fallait bien que je commence par la mettre en confiance, bien que j'étais loin de l'être avec elle. Je tentai alors d'accélérer un peu les choses.

« Il faut faire vite, avant que le Dragon ne nous tombe dessus. »

Il y avait bien un dragon dans l'histoire, elle le savait désormais, et surtout, elle savait que je le savais. Ça restait subtil et très flou, mais c'était tout moi ça, j'adorais le suspens. De plus, mine de rien, ça permettait également qu'elle garde une certaine méfiance vis à vis de moi. Je n'avais pas vraiment envie qu'elle me voit aussi faible que j'avais l'air de le paraître.


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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Dim 25 Aoû - 15:38:30




Reanbell Valdès
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    La blondinette eut un léger haussement de sourcils en remarquant son interlocutrice se laisser subitement tomber sur l'arrière train. Ce fut un peu brusque d'ailleurs, elle avait dût se faire mal, nue comme un ver qu'elle était en plus, ce n'est pas Reanbell qui irait poser son jolie petit popotin sur ce bitume crasseux. Remarque, elle ne le ferait pas aujourd'hui, mais elle avait déjà connue pire. Elle avait vécu des mois avec le même sac poubelle sur le dos en guise de seul vêtement, et sur le continent nord qui plus est. C'est peut-être en partie pour cela qu'elle accordait un tel fétichisme à sa garde robe aujourd'hui et qu'elle appréciait mieux que quiconque le plaisir d'avoir de jolies étoffes et de s'en vêtir avec soin chaque jour. Qui pourrait imaginer une seconde que cette élégantes jeunes femmes aux longs cheveux d'or était autrefois une véritable sauvageonne, plus crasseuse encore que celle qui lui faisait face ? C'est vrai, en y repensant, Reanbell avait presque l'impression de se voir à l'instant, lorsqu'elle était petite. Cet accoutrement débraillé, cette posture défensive traduisant autant de méfiance que de détresse. Jusqu'au petit air boudeur, visiblement provoqué par le simple dégoût d'en arriver à demander de l'aide à une parfaite inconnue. Elle détestait cela aussi, demander de l'aide ou quoi que ce soit d'autre à quelqu'un. En générale elle s'arrangeait pour ne pas avoir à le faire, préférant se débrouiller seule ou alors passer par l'impératif. Et au contraire, elle appréciait habituellement qu'on vienne lui quémander un service, surtout de la par de ceux qui ne reconnaissaient pas sa valeur à la base ou doutaient d'elle. Oui, ceux-là, elle aimait qu'ils la supplient ! Mais là, ce n'était pas pareille. Elle ne voulait pas que cette fille la supplient. Parce qu'elle était aussi sauvage et peu aimable qu'elle.

    La question lui arracha cependant un léger sourire satisfait. Elle lui accordait finalement le bénéfice du doute en lui laissant le droit de l'assister un peu plus longtemps par ces mots. C'était une façon détourner de demander de l'aide, ça se sentait … Elle-même aurait utilisé cette technique. Allait-elle l'aider ? Et si oui, jusqu'où ? Elle en avait déjà trop fait en attendant qu'elle sorte de sa cachette et en lui accorda même une de ses précieuses conserve de lait pour chaton – sans parler des vêtements qu'elle avait déchiqueté ! Mais à l'époque où elle était seule et démunie, des âmes charitables lui était venue en aide à elle, même si ce ne fut pas de si tôt. De toute façon, ce ne serait pas la première personne qu'elle aiderait au final, elle était toujours d'un grand secours aux orphelins. Il fallait juste qu'elle s'arrange pour que ça ne se sache pas, elle n'avait pas envie de mettre en l'air sa réputation de teigne sans cœur.

    A l'évocation de la poubelle – potentiellement machine à voyagé dans le temps – par cet étrange sobriquet qu'était ''boite magique'' la blonde y jeta un œil dubitatif avant de hausser les épaules. Elle reporta alors son attention sur la jeune femme qui osait finalement se rapprocher doucement. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle était en confiance, mais au moins elle était déjà un peu plus familiarisé. Elle n'avait vraiment pas l'air d'avoir l'habitude de voir du monde décidément … Tout comme elle à l'époque.

    -Il existe toute sorte de vêtement. Répondit-elle, toujours d'une voix neutre. Tu pourras le constater par toi même si tu visite la ville.

    Elle saisit alors son sac pour l’ouvrir, s'emparant d'une nouvelle tenue aux couleurs vives et chatoyantes, qui mettrait certainement les yeux et les cheveux de la sauvageonne en valeur. Oui elle pensait à tout la Reany, c'était important d'avoir du style en toute circonstance. Bon, pour la discrétion on repassera, mais c'était tout de même plus décent que de se balader cul nue ? Elle jeta les étoffes sur la demoiselle, sans plus de précaution que ça.

    -Mais ironiquement, il faut être habillé pour pouvoir aller chercher de quoi s'habiller. Déclara-t-elle simplement.

    C'est vrai que c'était assez ironique quand on y pense ! Et tellement contraignant, elle était bien placée pour le savoir. D'autant plus que la plus part des commerçants vous chasse comme une bête sauvage de leur boutique lorsque vous tentez d'y pénétrer simplement vêtue d'un sac. Elle, elle avait dû commencer par chaparder des vêtements en train de sécher dans les jardins avant de pouvoir commencer à se faire passer pour une citoyenne à peu près normal. Les gens ont des réactions assez étranges avec les êtres des classes sociales les plus basses, vous avez beau être une petite fille de 9ans toute chétive, on aura quand même peur de vous si vous être mal propre et affublée de guenilles.

    Comme si elle n'en faisait déjà pas assez, la fugitive se permit de la presser en plus de cela, remettant le sujet du dragon sur le tapis. Quoi, encore ce dragon !? Décidément. Mais il ne devait vraiment être gros leur dragon pour que personne ne l'ai encore remarqué ! A moins qu'elle ne se fourvoie sur la définition de ce qu'est un ''dragon'' ? C'est pourtant bien une grosse bêbête reptilienne qui crache du feu ? Un peu comme les Bahamuts mais en pas tout à fait pareil ? La mise en garde de la jeune femme l'intrigua, si bien qu'elle balaya à nouveau leur environnement du regard, s'attardant un instant sur la foule qui fourmillait toujours dans la rue principale un peu plus loin.

    -Je ne vois pas pourquoi ce ''dragon'' nous tomberait spécifiquement dessus.

    Elle posa alors à nouveau son regard sur la sauvageonne qui semblait légèrement se galérer à enfiler ses vêtements. C'était assez drôle à voir, mais Reanbell aussi était passée par là, à ne pas savoir comment ces trucs peuvent se mettre. Elle ne bougea cependant pas d'un pouce, préférant la laisser se débattre seule contre ces étoffes vives, se détachant complètement du décore grisonnant de la ville.

    -Ah moins qu'il ait une dent contre toi ? Ajouta la blonde, soupçonnant la jeune femme d'en savoir long sur ce ''dragon''.

    Soit elle le connaissait bien, soit elle avait juste dit cela en bonne excuse pour qu'elles se dépêche de changer de place avant le retour des imbéciles qui la traquaient. Cependant, elle n'avait décerné d’ironie dans sa voix, elle semblait plutôt sincère et parlait de la présence du dragon plutôt sérieusement. Elle commençait doucement à y croire. Un tout petit dragon se baladait alors en ville ? Ça ne devait pas être bien dangereux. Quoi que, tout ce qui est petit est teigneux, elle en était la parfaite illustration. Et tout ce qui est petit ET teigneux s'avère très dangereux.

    Elle croisa les bras en attendant patiemment qu'elle en ait finit de s'habiller, n'esquissant pas le moindre mouvement pour l'aider un instant. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, il fallait bien qu'elle arrive à se débrouiller toute seule. Cependant, comme elle n'aimait pas qu'on cherche à la presser pour quoi que ce soit, elle se décida à envoyer une petite pique en guise de vengeance.

    -Je croyais que tu étais pressée ?







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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Lun 26 Aoû - 14:59:47



Edge, cette ville si moche...


Chibie




Sans même prendre le temps de comprendre, je me retrouvais soudainement avec une pile de tissus sur la tête. Il faisait noir tout d'un coup. Après un bref instant de panique, je retrouvai rapidement la lumière, grondant à voix basse, de ma mauvaise humeur naturelle. Je pus même à l'occasion, découvrir un nouvel aspect qui caractérisait les hommes : l'éternuement. Pour le coup, je pris panique, me demandant ce qui pouvait bien m'arriver. C'était d'une telle puissance, que j'avais l'impression d'avoir craché mes poumons. J'espérais que plus jamais cela ne se reproduise ! Heureusement, cette chose repartie aussi rapidement qu'elle était arrivée. Je n'osai point me renseigner sur la nature de cette réaction, de peur de paraître ridicule... Je me contentais donc de faire comme si rien n'était, ce qui n'était plus vraiment crédible, en vue de ma précédente réaction. Je me laissai à nouveau tomber sur le sol, attrapant les morceaux de tissu pour les ausculter, cherchant la logique dans tout ce bazar. C'était pire qu'un puzzle ce truc. Mon agacement n'en fut que plus grand, je ne pouvais donc m'empêcher de pester contre cette invention maudite.  

« Les hommes et leurs coutumes idiotes !»

Murmurais-je dans mon coin, alors que je ne parvenais pas à faire la différence entre le pantalon et le haut. Pendant que galérais à me vêtir, la jeune humaine elle se contentait d'attendre, riant très certainement de moi et de mes difficultés rencontrées. Néanmoins, ma remarque avait fait son petit effet, et ce fameux dragon avait quand même l'air de la préoccuper. A vrai dire, j'aimerais bien moi, qu'un Dragon en est après moi. Cela ne pourrait certainement pas être Leï'Daen, donc, ça serait forcément un autre membre de notre espèce. Ce qui viendrait à penser que nous ne sommes pas seuls. Mais mes rêveries s’arrêtaient là, vues que le dragon en question, c'était moi.

« Non, pas du tout. »

Trouvais-je simplement à lui répondre. Il ne fallait pas qu'elle en sache davantage. Je ne savais encore pas bien de quel côté se trouvait-elle. Je n'étais pas à l'abri de sa trahison. Rien ne disait qu'elle n'irait pas me vendre à la Résistance plus tard. Je préférais rester sur mes gardes. En attendant, je continuais de me débattre avec difficulté contre cet amas de tissus aux couleurs vives. L'exercice était terriblement difficile, sans compter la douleur de ma blessure qui n'arrangeait rien. Par un long exercice de logique, je réussis finalement à enfiler le haut. Mais la petite femelle humaine commençait déjà à s'impatienter. C'était son tour de se montrer pressante. Sa remarque fit son effet, et réussit à m'agacer de plus belle. Je me tournai vers elle avec un regard fâché. Sur ma tête, ma crinière bleue semblait presque s'hérisser, comme le poil des natifs, lorsqu'ils sont énervés.

« Je suis blessé ! Ça ne m'aide pas vraiment à aller plus vite.»

Lui rétorquais-je d'un ton assez sec. J'enfilais ensuite avec peine le reste du pantalon. C'est fou ce que c'était désagréable comme matière. C'était serré, ça grattait. Quelle idée de porter ça sur soi, comme je n'aurais pas aimée être un homme.

« Tss, je suis ridicule ! »

Il allait pourtant falloir faire avec. Le plus dur restait encore à venir. J'allais devoir traverser la ville, parmi tout ce monde, sans me faire repérer. Dure épreuve. Je m'avançai aux abords de la route principale, hésitant tout de même à m'engager sur le trottoir. Instinctivement, je m’emmitouflais dans le col de mon veston, planquant ensuite le bout de mes mains, dans ce qu'ils appelaient des proches. Je me sentais déjà un peu plus en sécurité, je me sentais plus discrète au moins. De toute façon, ces hommes étaient vraiment bêtes. Personne ne me voyait, personne même ne me regardait. J'avais l'air invisible. Bon, je n'allais pas m'en plaindre à vrai dire. Avant de me lancer, je pris une énorme bouffé d'air, comme pour me donner du courage. Après quoi, je jetai mon regard sur la petite humaine pour donner le signal du départ.

« Ok, allons-y. »


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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Lun 26 Aoû - 18:55:06




Reanbell Valdès
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    Ce n'était peut-être pas très gentil, mais bon sang que c'était drôle de la voir se débattre ainsi en pestant contre tout ce qui lui passait par la tête, à deux doigts de se rouler par terre presque. Là, elle ne pouvait pas faire autrement que de lâcher un léger sourire, légèrement fourbe, alors que la petite sauvageonne venait finalement lui grogner dessus avec sa touffe bleue électrique toute hérissée sur le crâne. Ça n'avait rien de très impressionnant, quoi qu'elle se savait pas si cette coupe hirsute contribuait à la rendre plus terrifiante ou le contraire. Allons, allons, Reany, ce n'était pas correcte de se moquer voyons, elle avait raison, tu vois bien qu'elle est blessée ! Elle aurait put y faire quelque chose d'ailleurs, si elle avait sa trousse de secours sur elle ou une matéria de soin, mais ne craignant pas la morte, ce n'était pas le genre de chose qu'elle se baladait souvent, contrairement à son arme qu'elle ne quittait pas même lorsqu'elle était chez elle. D'ailleurs en y repensant, elle se demandait bien où elle l'avait mise sa matéria soin, quelque par dans un placard … Il faudra qu'elle songe à la retrouver, ça pourrait être utile un jour. Qui sait ? C'était assez intriguant aussi de l'entendre parler ainsi des humains, comme si elle ne l'était pas. Qu'était-elle alors ? Une autre extraterrestre comme Jenova, ou alors une Cetras ? Peut-être que personne n'avait pensé à lui dire qu'elle était humaine, en fait.

    Elle put bien constater que la petite sauvageonne était dotée d'un tempérament plus enflammé encore que le sien. Il faut dire que Reanbell s'emportait rarement, tout dépendait des circonstances et de la personne remarque, mais en générale, elle préférait répondre de façon froide et cinglante. C'était tout aussi efficace que de grands éclats de voix, plus encore même. Enfin, comme tout est relatif, tout dépend de la personne bien évidemment, il fallait savoir s'adapter aux circonstances. Elle haussa simplement les épaules devant l'excuse fournie par la fugitive blessée, semblant ne pas en avoir cure.

    -Moi je ne sens rien. Prends ton temps si tu veux, ce n'est pas mon problème. Rétorqua-t-elle, d'un calme affligeant.

    Se rendait-elle bien compte comme il pouvait être exaspérant, et plus qu'agaçant que de faire face à quelqu'un qui se moquer de tout à ce point ? Comme si rien n'avait d'importance ! Rien n'en avait vraiment pour elle, si ce n'est les choses les plus futiles qui soit. C'est ce qu'elle aimait faire croire en tout cas. Toujours est-il que les événements prenaient une tournure plutôt inattendue, puisque qu'en venant lui proposer juste un peu de lait des vêtements après avoir attendue qu'elle se sa cachette, voilà que son interlocutrice parlait déjà de « on ». Comme c'était embarrassant tout ça. Jusqu'où allait-elle devoir l'accompagner ? Pendant combien de temps encore ? Bon peut-être pouvait-elle au moins l'aider à se soigner, elle devrait avoir le nécessaire chez elle, elle n'aurait cas fouiller un peu. Elle se donnait bien du mal pour une étrangère aussi … étrange … Aussi étrange qu'elle à vrai dire, peut-être était-ce là la raison. Pommée, bizarre, asociale. Elle venait de trouver son alter-ego. Félicitation, deux reines des teignes se promenait à présent dans les rues de Edge, à elle deux, elles étaient plus plus dangereuse que ce fameux dragon. Ah, si elle savait.

    Comme elle finissait enfin de se vêtir, la blonde la jugea d'un dernier regard, non sans un léger sourire en coin. Elle avait vue juste, cette tenue allait parfaitement avec les cheveux et les jolies mirettes vermeilles de la demoiselle en fuite. Demoiselle dont elle ne savait pas le nom, et dont elle n'en semblait pas plus curieuse d'ailleurs.

    -Tu te plains beaucoup, pour une fille qui viens de se cacher nue dans une poubelle. Nota Reanbell, parfaitement neutre et naturelle.

    À cela, elle se dirigea vers le bout de la ruelle sans vraiment prêter attention au nouveau chaton – un peu moins cours sur patte sur le premier – qu'elle venait – malgré elle – de recueillir. Elle ne s'en faisait pas trop quand à l'attention des passants sur elles, elle savait la population de Edge tellement stressée et continuellement pressée qu'ils ne les remarqueraient certainement pas. Et quand bien même leurs regards venaient à se poser sur elles, ça n'aurait pas la moindre espèce incidence. La petite sauvageonne à affublée de couleurs aussi vives que celles du Gold Saucer se sentit obligée de signaler le top départ. Sans doute pour s'encourager elle même. La blonde lui adressa alors un regard en coin un peu sceptique et après quelques mètres effectués dans la rue principal, elle s'arrêta pour voir ce qui allait se passer. Sans surprise, la jeune fille aux cheveux bleus s'arrêta aussi pour se tourner vers elle. Comme un chat en colère qu'on le perturbe dans sa promenade.

    -Et où veux-tu que l' « on » aille comme ça ? Demanda-t-elle alors.

    Ça sentait la question piège tout ça … Reanbell aurait-elle changée d'avis et aurait-elle finalement envie de se faire un peu prier ? Non, elle n'irait pas jusque-là, pas tout de suite. Cependant, il fallait mettre les choses aux clairs. Elle reprit alors la marche sans prévenir et sans même attendre de réponse, reprenant sur le même temps neutre.

    -Je dois rentrer nourrir mon chat. Tu peux me suivre si ça te chante, peut-être que je pourrais te soigner là-bas.  En échange tu vas me dire ce que c'est que cette histoire de dragon exactement.

    Ben ouais, pas folle la guêpe. Après la façon dont elle avait traité les gars de la résistance, elle n'allait pas les avoir comme ça ses informations, et puis, c'était le moyen le plus rapide. Sans lui adresser un regard, elle continua de marcher droit devant.

-Ce n'est qu'une proposition, fais ce qui te chante.






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Chibie


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Ven 6 Sep - 15:30:02



Edge, cette ville si moche...


Chibie


C'est vrai que j'étais une véritable petite peste, avec la langue toujours bien pendue. J'étais de ce genre de fille, qui n'était jamais contente, toujours capricieuse et constamment de mauvaise humeur. C'était sans doute pour mieux cacher ma vulnérabilité. Enfin, j'imagine. Je ne m'en rendais jamais vraiment compte. Il faut dire que rien dans ce nouveau monde, ne m'inspirait à être plus joyeuse. De toute évidence, ce n'est certainement pas avec une balle dans la hanche que j'allais l'être en tout cas. Mais cette demoiselle n'avait guère l'air mieux. Peut-être qu'elle aussi ne se plaisait pas dans ce monde de merde. Ce n'était vraiment pas dur à envisager.

Je la suivais de près en tout cas, ignorant totalement ou elle m’emmenait. J'étais loin d'être sereine d'ailleurs. J'avais bien trop peur qu'elle me ramène au QG de la Résistance. Je me demandais subitement qui donc m'effrayais le plus désormais. Jénova, ou la Résistance. Hm, non Jénova restait quand même numéro 1 de mon top 5. Les hommes, pff, ils étaient bien trop naïfs pour représenter une vraie menace. Il n'y avait qu'à voir comment je les avait bernés pour m'enfuir. Toujours est-il, qu'en cet instant, je n'avais guère d'alternative rassurante. En plus de devoir suivre une humaine, qui m'était complètement inconnue, je me trouvais là, au milieu de cette masse de gens, à les slalomer comme un abrutit qui tenterait d'éviter la pluie. Lorsqu'elle s'arrêtait, je m'arrêtais, l'observant de mes sombres yeux de feu. Je me demandais bien ce qui pouvait lui passer par la tête. Elle avait cette façon bien étrange de me regarder. C'était suspect, et plutôt froid.

L'étrangère s'arrêta finalement pour de bon, quelques mètres plus loin. Ma compagnie semblait lui déplaire. Pff, que devrais-je dire. Une Dragonne si honorable que moi, en compagnie d'un humain. Le monde ne tournait vraiment pas rond. Elle me demanda finalement la prochaine destination à suivre. Comment pouvais-je le savoir, je ne connaissais rien de cette ville ! D'autant plus que c'est moi qui la suivais. Soit, elle ne voulait plus m’emmener chercher des vêtements, rien de grave, bien que moche, j'étais déjà vêtue. Mais le comble fut de la voir reprendre la route sans même une réponse de ma part. Je me demandais longuement ou se trouvais la logique dans tout ça. Oh vraiment les humains...

Elle m'informa ensuite vouloir retourner nourrir son chat, chez elle. Un chat ? C'est quoi déjà ça, un chat. Hm, cela ne me disait rien qui vaille. D'autant plus que la suite de sa phrase était encore bien plus suspecte que le début. Là elle m'imposait carrément un ultimatum. Je n'aimais pas ça du tout. On retrouvait là en plus la même curiosité dont avait fait preuve la Résistance quelques heures plus tôt. C'était ce même désir d'en savoir plus sur moi et sur Leï'Daen, qui nous avait causé notre captivité. Ça sentait vraiment mauvais ce coup là. Je n'étais vraiment pas convaincue du tout. Je m'arrêtais alors, pour reculer d'un pas.

« Tu me proposes d'aller rejoindre ta planque, pour que je te parle de... Ce dragon ? »

Bon j'avais un peu déformé sa phrase, mais le fond était là quand même.

« Hm, la Résistance m'a enfermée pour les mêmes raisons... A ce propos, tu m'as peut-être dit ne pas faire partie de Deepground, ou même de l'armée de Jénova. Mais je ne crois pas t'avoir entendue me dire que tu n'étais pas non plus de la résistance... Est-ce que tu fais partie de leur Armée ? »

J'allais vite savoir quoi faire si c'était le cas, bien que sans même avoir besoin de cette information, je n'étais déjà pas très disposée à la suivre jusque chez elle, dans son repaire. Je trouvai bon de lui expliquer un peu plus en profondeur ma situation.

« Tu m'excuseras d'être aussi méfiante, mais je ne suis pas vraiment rassurée à l'idée de rejoindre ton repaire, sans même savoir qui tu es. »

Cela dit, elle ne savait pas vraiment qui j'étais non plus. Ce qui était d'autant plus louche alors ! Parce que, inviter une fille comme ça chez soi, couverte de sang et traqué comme une bête, c'était vraiment très étrange comme comportement. Dans mon cas, il est clair que je ne voulais pas m'enfermer dans ce genre d'impasse, c'était bien trop dangereux, et surtout suicidaire vue mon état. Les intentions de cette humaine étaient bien trop louches pour que je puisse lui fasse confiance...


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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Ven 6 Sep - 17:45:54




Reanbell Valdès
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    Allons-bon, de quoi elle-t-avait peur ? Une grande fille sauvage comme elle craignait vraiment une petite blondinette maigrichonne de tout juste un mètre soixante de haut ? Ho, pardon, un mètre soixante et cinq millimètres. C'est vrai que ça change tout ! Si elle n'avait pas eut ces cinq millimètres, tout aurait évidemment était différent, elle n'aurait pas été aussi effrayante et impressionnante. C'étaient les millimètres de la bonne fortune, ceux qui lui permettaient de dominer ceux qui n'avaient pas la chance de les avoir – c'était rare quand même qu'elle tombe sur plus petit qu'elle, sauf quand il s'agissait d'enfant –  ceux qui lui permettaient d'attraper le dernier sachet de chips du bout des doigts en haut du placard – bon d'accord elle devait montrer sur un tabouret aussi – ceux qui lui permettaient d'atteindre la mâchoire des malotrus qui lui cherchaient des noises, ceux qui lui évitaient d'avoir à faire des ourlés à ses pantalons – elle ne portait jamais de pantalon mais bon – ceux qui étaient porteurs de tout son espoir ainsi que de son charisme sans faille. Oui, les cinq millimètres de son mètre mètre soixante lui était très précieux. Elle ne rigolait pas avec ça. Ses cinq millimètre était à son mètre soixante ce qu'est Bodie à Clyde, ou Lorel à Hardy, ou encore le TARDIS au Docteur ! À ne jamais oublier. Impossible. Sous peine de crise de teigne. Et attention parce qu'elle est blonde celle-là, c'est de la sacré saloperie !

    Bref. Oui, ce devait bien être son mètre soixante et cinq millimètres qui devait faire son effet, cela devait la rendre aussi inquiétante que les types louches qui traînent encore dans les taudis de Midgar. Enfin tout de même, elle ne puait pas la crasse – l'alcool je ne dis pas, enfin, ce devait être une effluve à peine perceptible dans son haleine – toujours est-il qu'elle était une jolie jeune fille très soignées, propre, elle sentait le parfum à la violette, ses cheveux humaient bon le jasmin, ses grands yeux de biches ne reflétaient – presque – que l’innocence d'une petite fille ingénue. En fait son expression faisait qu'elle ne devait pas avoir l'air très aimable, mais passons. Elle était mignonne quand même avec ses gros yeux bleus et la petite tignasse dorée. Qu'y avait-il donc de si louche chez elle, hein ? Pour se méfier autant … Personne n'avait le droit de se méfier de Reanbell Valdès, seule Reanbell Valdès avait le droit de se méfier des autres ! Ils n'y avait pas de place en ce monde pour deux teignes qui se méfient de tout le monde, non, non, non. Enfin, puisqu'elle avait l'air de connaître un Dragon et qu'elle avait les cheveux bleus, elle voulait bien faire une exception pour elle. Mais vraiment parce que c'est elle. C'était tout de même vexant qu'elle se méfie comme ça, comme si elle était un vieux pervers tout juste évadé de sa prison pédophile. Mais mademoiselle blondinette n'était pas vraiment vexée par le comportement de sa nouvelle camarade de marche. Loin de là, elle la comprenait même parfaitement. A sa place elle en aurait fait autant, elle serait même déjà partit en courant de son côté sans demander son reste. En fait, plus cette fille se méfiait d'elle, plus elle éprouvait le besoin de l'aider, poussée par l'élan d'une certaine compassion.

    Après avoir donc exprimé son doute concernant les intentions de la blonde, l'étrangère tenta de relancer discrètement le sujet concernant l’identité de Reanbell. C'était bien joué, mais ça ne marcherait pas avec elle. En fait, elle avait tellement l'habitude de passer son identitée sous silence que cela ne lui traversa même pas l'esprit de lui dire simplement son nom pour la rassurer. Entre nous, elle trouvait ça bidon de dire son nom comme ça pour obtenir quelque chose, comme si savoir que tel ou tel s’appelle Alfred ou Norbert allait nous garantir leur honnêteté ! Non, autant la laissé constater par elle même les faits, elle finirait bien pas se rendre compte que Reanbell n'avait aucun intérêt à la vendre aux résistants – puis que ceux-ci n'avaient pas proposé … Qu'elle parle de sa ''planque'' ou ''repaire'' en ces termes la fit assez sourire. Elle avait longuement vécue dans de véritable ''planque'' ce n'était pas le grand luxe à l'époque. Son chez elle c'était sacré, elle appelait d'ailleurs souvent cela ''sa grotte'', ceci exprimant à quel point elle pouvait être une vieille louve galeuse et solitaire, un peu rustre aussi.

    -Tu es toute pardonnée. Dit-elle, lâchant finalement un sourire – pas trop tôt !

    Cela dit, il y avait une certaine ironie dans ce sourire, même si sur son visage, même un sourire sadique aurait parut tel un angelot bienveillant. C'est son ton qui donna l'ambiance. Elle était sincère cela-dit, elle ne lui en voulait pas, ce n'était juste pas le genre de réponse qu'on attendait en général quand on formulait une telle phrase, mais elle avait décidé de le prendre au pied de la lettre. Pour détendre l'ambiance peut-être ? Ben voyons, depuis quand elle fait ça, elle ?

    -Il m'arrive de travailler comme … ''consultante'' pour la résistance. Je leur rend parfois quelques services rémunérés, mais il se trouve qu'ils ne m'ont pas versé la recette de la dernière mission que j'ai effectué pour eux, alors ils ne me reverront pas de si-tôt. Quant à qui je suis, je ne suis rien de plus que ce que tu vois. Je ne vois pas ce que je pourrais de dire de bien rassurant, ça ne changerait rien.

    Elle ralentit la marche pour croiser le regard de la jeune femme aux cheveux bleus électriques. Ils étaient à présent à une rue de l'appartement de la jeune mercenaire, et cette dernière se demanda si oui ou non elle allait finir par avoir des informations sur ce fichu dragon. C'était une blague au final ou pas ? Observant un instant la racine de sa crinière puis ses yeux pourpres, Reanbell put constater qu'elle n'avait usé d'aucun artifice pour obtenir ces couleurs vives totalement unique. Était-elle bien un sujet d'expérience pour avoir hérité de pareils traits ? Ou alors on avait oublié de la prévenir qu'on avait inventé des pilules capables de changer la couleur des cheveux et des yeux ! Ho mais ça c'était une idée ! Il fallait absolument que quelqu'un invente ça, si ce n'était pas déjà fait !!

    Elles arrivèrent bientôt au pied de l'immeuble de Reanbell et si la demoiselle qui l'accompagnait ne lui faisait pas confiance, elle l'avait tout de même suivit jusque-là. Les rues étaient calmes mais pas désertes pour autant. C'était un cartier tranquille dans lequel elle vivait. De l'autre côté de la rue, une grand mère revenait des couses avec son affreux caniche et son petit fils. Reanbell jeta un œil sur eux avant de reporter son intention sur la jeune sauvageonne, sortant son badge pour ouvrir la porte du hall.

    -C'est là, ''ma planque''. Tu fais ce que tu veux maintenant.






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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Ven 6 Sep - 19:29:55



Edge, cette ville si moche...


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Il est bien vrai que la petite humaine n'avait rien de particulièrement effrayant. Seule contre moi, elle ne pourrait rien. Enfin, je disais la même chose de ces crapules à Junon, avant que je ne me retrouve enchaînée et enfermée dans un vieux hangar glauque. Les visages les plus innocents s'avéraient toujours les plus redoutables. Je me souviens encore comment Jénova avaient infiltré nos rangs. Par la tromperie, par le déguisement. Elle avait abordé un même visage angélique, et totalement familier, pour pouvoir s'intégrer à notre communauté. Oui, ce ne serait pas la première fois que des yeux de biche cacheraient un cœur de vipère. Néanmoins, elle eut la franchise de m'avouer son lien, plus ou moins complexe, avec la Résistance. Cela n'avait rien d’officielle, c'était plus comme un appât du gain. La jeune humaine semblait par ses actions, uniquement intéressé parce qu'elle pourrait en tirer. C'était assez odieux, mais comment vous dire, j'aimais plutôt ça. En fait, je crois qu'à sa place, j'aurais fonctionné exactement comme elle. Si j'avais été humaine bien sur. Car les dragons ne pensent pas comme ça. Mais l'homme est tellement, pitoyable, qu'au bout d'un moment, même la solidarité ne peut plus rien pour lui. Quoi qu'il en soit, celle-ci m'intriguait de plus en plus. Son petit côté je m'en foutaise, était assez amusant. Ça me facilitait énormément les choses au moins.

Pour en revenir au sujet, j'étais désormais plus ou moins fixé sur son cas. Et pour tout vous dire, je crois que je voulais bien la croire. J'écoutais plus ou moins mon instinct, qui m'indiquait ici que le danger était neutre. J'écoutais aussi mon estomac il faut dire, qui ne cessait de crier famine depuis tout à l'heure. Car ce n'était certainement pas un peu de lait qui allait me rassasier. Heureusement, nous approchions enfin de sa planque. Je m'arrêtais quelques pas avant elle, pour observer les alentours. À part la présence d'autres humains autour de nous, rien de suspect ne venait pour le moment me titiller les tripes. L'endroit était vraiment très sombre. Tout était gris, ou noir. Comme la totalité de la ville j'en avais l'impression. Je plongeai à nouveau un regard tout à fait neutre vers elle, laissant planer un bref instant de silence. J'étais très peu sûre de la réponse à donner dans cette situation. J'aurais tellement préféré que Leï' soit là, pour décider à ma place. Mais hélas, mon destin ne dépendait ici que de moi. Une idée me traversa néanmoins l'esprit. Dans ce monde gouverné par les hommes, enfin, tant que Jénova n'est pas anéanti leur espèce, il ne serait pas mal venu de garder un contact sous le coude. Ce contacte, ce pouvait très bien être elle. Si c'était simplement un gain tel qu'il soit, qu'elle voulait en retour, cela me convenait tout à fait. Soit, je m'accordai à rester sur cette idée. Elle serait mon élue. De toute façon, outre le fait d'acheter ses services, j'avais également besoin d'information pour mieux appréhender ce nouveau monde. Plus encore, j'avais besoin de me mettre quelque chose sous la dent. En échange et bien, et bien, je lui parlerais de ce dragon. Je repris donc la marche, la suivante de prêt, avant de hocher la tête pour acquiescer.


« Hm, okay, je te suis. »

Mon cœur s'accélérait au fur et à mesure que je m'approchais de la porte. Derrière cette porte, il y avait des murs étroits et froid. J'étais à moiter claustrophobe moi vous savez. Il faut dire que j'avais passé toute ma vie en plein air, avant d'être enfermé dans un glacier pendant des millénaires. Ce genre de vécu ça ne pardonne pas vous savez. Bref, moi j'aimais l'espace, ici, je n'étais pas du tout servi. Je continuais néanmoins de la suivre, d'un pas plus lent, plus terrifié. Je regardais partout autour de moi, d'un regard froid. Il fallait vraiment que je pense à autre chose. Je me tournais donc vers ma guide, qui elle semblait visiblement s'amuser de mon comportement. Je me dis alors qu'il serait peut-être bien de se familiariser un peu plus avec cette humaine. Elle n'avait pas l'air de faire facilement confiance dans les gens elle non plus. Alors si je voulais m'accorder ses services, il fallait que je me montre, disons, plus aimable.


« Hey... Au fait, moi c'est Chibie. »


Lui lançais-je d'un ton totalement plat. Je sais aussi que j'allais devoir la remercier à un moment donné. Mais pour le moment, je n'étais pas encore de si bonne humeur pour lui faire cet honneur. J'attendais de voir, moi aussi, si l'effort viendrait de son côté également. Comme je détestais me montrer gentille. Mais pour le bien de l'humanité, je devais me raisonner au moins pour l'instant.


« Tchhh, ça pue la pisse ici ! »


Rien délégant dans tout ça, je ne sais, mais il fallait que ça sorte. Elle allait peut-être se vexer, quoiqu'on n'était pas encore arrivé chez elle. Peut-être que cela n'avait rien à voir. J'étais quand même curieuse de voir dans quelles conditions les hommes vivaient aujourd'hui. De ce que j'en voyais pour l'instant, c'était petit, étroit, et ça puait. J'envisageais le pire....


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Edge, cette ville si moche... {FINI}

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