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 Edge, cette ville si moche... {FINI}

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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Ven 6 Sep - 21:25:57




Reanbell Valdès
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    Ah, tout de même, voilà enfin un peu de considération ! La pauvre fille avait décidé d'enfin accepter l'offre de Reanbell, et si elle semblait être trop fauchée pour avoir quoi que ce soit à lui offrir aujourd'hui, elle sentait que ce petit coup de main était un bon investissement. Un jour, ça portrait ses fruits et le ciel – ou la planète ? - le lui rendra bien ! Bon, elle pouvait compter dessus et boire de l'eau – de vie – jusque-là, le sort semblait avoir prit un malin plaisir à l’enchaîner d'embêtements sur embêtements, trouvant toujours moyen de renchérir. Comme si elle n'en avait jamais assez. C'était devenu une habitude remarque, à force, elle en venait à craindre les jours où tout se passait bien. D'ailleurs, heureusement qu'il y avait eut l'épisode du lait ce matin sinon elle se serait dit que ça tournait mal. Quoi que, c'était bien maigre … Et en y repensant, vu l'état dans lequel elle avait laissé le chat, ça ne serait pas étonnant qu'une bricole de plus vienne entacher sa journée qui était pourtant assez tranquille jusque-là. Elle s'était même presque fait une copine ! Qui se présenta spontanément d'ailleurs, comme ça, sans prévenir. Cela faisait assez longtemps qu'elles se connaissaient pour échanger au moins leur nom après tout. Mais non, la blonde ne daigna toujours pas donner le sien, se contentant de rentrer de l'immeuble pour se diriger l'escalier. Il y avait dix étages à gravir, ce n'était pas la tour Shinra mais c'était déjà pas mal, et pas d'autre choix que de se les farcis à pieds puisque l’ascenseur étant encore en panne ! Allons-bon, c'est bon pour la santé un peu d'exercice, surtout pour une flemmarde comme elle. Et puis monter des marches sur plusieurs étages chaque jour ça rend les fesses fermes ! Et Reanbell avait justement de ravissantes petites fesses bien fermes, ce n'était pas pour rien !

    Sans même prévenir son acolyte du nombre de marches qu'elles allaient devoir gravir, elle entama l'ascension du premier étage, toujours talonnée par la sauvageonne qui semblait s'être adoucit. Presque sociale même, jusqu'à ce qu'elle fasse remarquer la puanteur des lieux sans grande distinction. Cela-dit, on ne pouvait pas la contre dire. Ça puait vraiment l'urine. Reanbell se demandait d'ailleurs pourquoi, dans les hall d'immeubles, ça sentait toujours comme ça … Parce que dans tous ceux qu'elle ait put visiter, c'était la même chose. A croire que les concierges de chaque immeuble du monde se donnaient le mot pour entretenir ce parfum pestilentiel.

    -ça c'est le vieux du deuxième qui a la vessie sensible. Du coup y en a partout des fois, même sur la rampe. Menti la machiavélique petite blonde en remarquant que la jeune femme s'aidait justement de cette rampe pour monter.

    Bien fière de sa bêtise, elle esquissa un petit sourire de fouine amusée, continuant de grimper tranquillement sans avoir à s'aider de la fameuse rampe interdite. Heureusement qu'elle n'était pas le genre de fille à ramener un amant tous les soirs, sinon, il n'y en aurait pas beaucoup qui se donnerait la peine de se fatiguer avant même d'entamer les choses sérieuses ! Quoi que. C'était le genre de chose qui vous permettes de connaître la détermination d'un homme, ou de n'importe qui à vrai dire. Mais la question n'avait pas lieu d'être, puisqu'elle ne fréquentait jamais personne, sauf pour les affaires. Quelque fois il lui arrivait d’arnaquer quelques unes de ses bonnes vieilles connaissances pour se faire offrir ses consommations d'un soir au bar, mais c'était tout juste avec un merci, en général elle préférait partir comme une voleuse avec la satisfaction de s'être remplit la pense à l’œil. En elle buvait surtout de la Vodka en fait.

    C'est donc après une longue et difficile ascension qu'elle arrivèrent au dixième et dernier étage, et sans se soucier de si elle avait semé sa camarade ou non, Reanbell se dirigea aussitôt vers sa porte, numéro 1013, et inséra la clef dans la serrure machinalement. Ce n'est qu'après avoir ouvert qu'elle se retourna pour chercher la jeune sauvageonne du regard, elle semblait un peu essoufflée, mais elle y était arrivé. La blonde eut un dernier petit rictus en coin, à peine perceptible, un sourire qui était plus intérieur que visible sur son visage à vrai dire. Était-ce de la fierté ou du sadisme ? Ben, allait savoir, sans doute un peu des deux. Une fierté sadique d'avoir joué un nouveau tour à cette pauvre fille.

    -On est arrivée. Annonça-t-elle finalement, avant d'entrer la première.

    Oui parce que Reanbell ne connaissait pas les règles de politesse, de toute façon, elle doutait que la sauvageonne ne les connaisse aussi alors autant faire comme d'habitude. Elle était chez elle après tout, alors hein. Elle retira ses bottes à l'entrée, bien contente de retrouver la douce odeur de propre de sa maison, et s'avança un peu dans le couloir menant directement au salon. Elle chercha un instant quelque chose du regard, un peu sceptique, presque comme si elle soupçonnait un brigand de s'être introduit ici. Elle avança à pas de loup jusqu'au salon, poussant finalement un profond soupire exaspéré en voyant l'état de la pièce. Les coussins du canapé était sans dessus-dessus, les bibelots traînait un peu partout et allez savoir pourquoi ou comment cela pouvait être possible … La console de jeu était allumé alors qu'elle n'y avait pas touché depuis deux jours ! Holà, deux jours ? Ça commence à faire beaucoup. Bref. Elle était en train de chercher le coupable de ce capharnaüm quand soudain …

-Miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

    Petit miaulement tout aigu, tout petit, tout mignon... le chant funèbre du chaton-mignon venait de retentir, apportant avec lui le chaos de la gagatisation fatale, l'oméga de tout cœur froid ! Et soudain surgit face au vent, le vrai félin de tous les temps ! Courant sur ses petites papattes courtes, bien déterminé à venir accueillir sa maîtresse comme il se doit à grand coup de ronron-joli et de petit 'miii' affectueux ! He oui ! He …. Ou pas. Le petit greffier passa en effet en courant sous les jambes de Reanbell, continuant toujours tout droit jusqu'à venir rouler-bouler aux pieds de Chibie. Oui, parce que Condchat ne sait pas freiner, alors il se laisse tomber, ce qui fait qu'il roule par terre – et se cogne bien souvent – avant d'enfin s'arrêter. C'était un concept comme un autre. Vous comprenez mieux la nature de son nom maintenant ?

    -Condchat … Soupira la blonde, au comble de l'exaspération.







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Chibie


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Lun 9 Sep - 15:23:39



Edge, cette ville si moche...


Chibie


Nous étions enfin arrivés jusqu'au sommet du bâtiment. Ce n'était pas trop tôt, je commençais à traîner durement de la patte. Laissant même derrière moi, quelques auréoles de sang. Ma respiration se voulait maintenant difficile. Mais ma fierté étant bien trop grande, alors je me concentrais à marcher toujours bien droit, gardant un regard dur vers l'horizon. Lorsque la petite humaine s'arrêta enfin, je ne me fis pas prier pour m'arrêter moi aussi, quelques mètres derrière elle. Je trouvai ensuite le mur comme appuis, afin de reprendre doucement mon souffle. On entra finalement, et alors que la femelle humaine marmonna quelques mots, que je n'eus pas le temps de comprendre, je me retrouvai soudainement avec une espèce de boule de poils à mes pieds. Une boule de poile qui avait un bruit bien agaçant en plus de ça. J'écarquillai de grands yeux devant cette petite chose visiblement très énergique.

« Alors c'est ça un ch-... ton chat ? »

J'étais un peu déçue. Je m'attendais vraiment à un truc énorme, plus grand que moi pourquoi pas. Un truc de vraiment vorace et démoniaque. Alors que ça, c'était tout bonnement ridicule. Rien d'autre qu'une petite peluche, un amuse gueule. Je me penchai pour attraper la petite chose sans ménagement. Je l'approchai ensuite de mon visage pour humer son odeur. C'était moi ou, ce truc sentait la vignace?

« Est ce que ça se mange ? »

J'en ferais volontiers mon repas, j'étais suffisamment affamé pour manger n'importe quoi. ce petit rat ferait très bien l'affaire. Tout compte fait, c'est peut-être de ça dont se nourrissaient les Natifs autrefois. Ah les Natifs... De si magnifiques et extraordinaires créatures. Je me demande s'il en existait encore aujourd'hui. Rien à voir avec les bestioles que j'avais pu rencontrer jusqu'à présent. Rien à voir avec, avec ce truc. J'observai d'ailleurs ce petit spécimen avec un certain intérêt. je le retournai d'un sens, puis de l'autre. Jusqu'à sa petite frimousse. La pauvre bête n'arrêtait pas de pigner. Surement n'était-il pas très à l'aise en ma compagnie. Je pouvais le comprendre. il ne suffisait pas d'un mot pour qu'il finisse dans le creux de mon estomac. Néanmoins, un détail particulièrement intriguant me fit presque sursauter. Je manqua de lâcher la petite chose pour un vol plané assuré. Heureusement, je me pencha vers l'avant pour le laisser volontairement s'échapper de mes mains. Mon regard restait quant à lui très inquiet. Je ne bougeais plus, tous mes sens soudainement en alerte.

« Ces yeux ! Il a les mêmes yeux que... »

La fin de ma phrase resta muette. Il valait mieux. Pourtant c'était bien vrai. Cette chose, avait les mêmes yeux que Jénova, et que Séphiroth. Je me souvenais si bien de ces yeux. Ils étaient terrifiants, glaciales... Des yeux en fente, particulièrement luisant, mais surtout saisissant. Quel cauchemar, moi qui aurais tant voulu ne plus jamais revoir ce regard. Je me mis donc à émettre de gros doutes quant à ce très cher Condchat. J'eus presque envié de me jeter sur lui pour nous débarrasser de sa présence démoniaque. peut-être avais-je bien trop sous-estimé cette créature en effet. peut-être était-elle réellement maléfique. J'allais m'en méfier. Vu le regard quelque peu étonné de sa maîtresse, je préférai me taire aussitôt puis ignorer le sujet.

« Hm, non, non laisse tomber... »

L'heure n'était pas encore à ce genre de révélations. Le silence s'emparant désormais de ma personne, je baissai timidement la tête, le regard lourd de mauvais souvenirs. Un frisson froid brûla d'ailleurs toute mon échine. Je me sentais subitement ridicule. J'avais laissé mes émotions prendre le dessus sur moi. Mes peurs semblaient toujours autant incontrôlables. Pitoyable vraiment. Je me demandais bien ce que cela pourrait donner une fois sur le champ de bataille. Il fallait vraiment que je travaille ça. D'un autre côté, la présence de ce chat ne me rassurait pas le moins du monde. Si cette chose était une création maléfique de Jénova, peut-être en viendrait-elle à prendre possession de mon esprit à nouveau. Si cela venait à arriver, que Minerva est pitié de cette ville.

Après cette brève frayeur, je pus enfin me concentrer sur mon nouvel environnement. Comme je m'y attendais, c'était petit. Enfin petit, pour une créature dans mon genre aller vous dire, et vous aurez raison de préciser ce détail. mais tout de même, c'était petit. Petit mais coloré je dois dire. C'était agréable de voir enfin quelques couleurs gaies après le gris morose de la ville. La plupart des objets à l'intérieur de la pièce m'étaient totalement inconnus. Les Cétras ne vivaient pas avec autant de choses. Surtout pas autant de choses inutiles. L'espèce humaine continuait de me surprendre... Toute cette nouvelle technique, c'était tout bonnement déroutant ! Je sursautai encore, cette fois-ci devant l'apparition soudaine de lumière dans la pièce. L'électricité, je n'avais jamais vu ça. Loin d'être rassurée, je me sentais au contraire très opressée, ne sachant plus ou donner de la tête. Je préférai ainsi trouver refuge près d'un meuble en bois. Je m'accroupis au creux de l'angle, prenant mes jambes entre les bras, pour scruter d'un oeil très méfiant, l'environnement qui m'entourait. Je n'étais décidément pas au bout de mes surprises. Quelle horreur d'être livrée à ça toute seule en plus. Pourtant, je me doutais bien que la majeure partie de ce qui se trouvait ici était inoffensif. Mais l'inconnu fait peur, c'est bien courant. C'était plus fort que moi. J'avais surement l'air bien ridicule. Mais le monde moderne et moi, ça faisait deux...


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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Lun 9 Sep - 18:07:53




Reanbell Valdès
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    Elle s’affairait à ranger le chaos semé par sieur Condchat du Poile Doux, pendant que ce dernier faisait connaissance avec leur invitée. Deux petites choses sauvages et ignares, voilà qui faisait un duo de chose ! Heureusement pour elle, Chibie n'était cependant pas aussi bête que le chaton, enfin, c'était à espérer pour elle quand même ! Non, ce n'était pas une fille stupide, ça se voyait. Elle cumulait peut-être les gaffes, mais ce n'était pas de la bêtise, non, c'était simplement qu'elle était perdue ici, ça se voyait clairement dans son regard, et Reanbell était bien placée pour la comprendre. Même si dans son laboratoire, Juris, son tuteur, avait tout fait pour lui apprendre un maximum de choses sur le ''vrai'' monde extérieur, il y a beaucoup de choses qu'elle ne connaissait pas en sortant. A commencer par les fleurs. Elle n'en avait jamais vu qu'une dans toute son enfance, alors en voyant toutes les autres sortes de fleurs qui existaient l'avait vraiment impressionnés. Elle avait d'ailleurs longtemps eut du mal à croire qu'une pâquerette puisse être une fleur au même titre qu'une rose. Vraiment, ça ne se ressemblait pas du tout ! Et les coquelicots alors ! Bon ok ça avait le point commun de sentir bon, que que, ça dépendait vraiment des fleurs. Il lui avait fallu un temps d'adaptation pour assimiler tout ça, mais maintenant que c'était fait, ça allait. En tout cas, sa camarade, elle, en était encore au stade primitif, elle avait beaucoup à apprendre sur ce monde et semblait particulièrement intriguée par Condchat pour le moment. Qui ne le serait pas après tout ? Pas besoin d'ignorer ce qu'est un chat pour être fasciné par cet étrange petit spécimen ! Il faut dire que même pour un chat il était sacrément atypique, rien que son physique, cette race était assez rare, avec les pattes si courtes et les oreilles tombantes, sans parler alors de son tempérament si joueur et maladroit. Condchat, c'était bien plus qu'un adorable chaton très bête, c'était LE chaton.

    La blondinette observait donc la rencontre entre la bête et le bête (oui le bête, parce que ce chat est bête et qu'à ce state elle ne pourrait pas qualifier Chibie autrement), assez amusé du fait que la jeune femme aux cheveux bleu soit tenté de le manger. C'est sans doute ce que Reanbell aurait dû faire, le mettre au four ou à la broche pour ne pas avoir à supporter sa maladresse quotidienne.  Ouais, elle devrait manger ce chat. Mais non, elle ne pouvait pas faire ça … Il était bien trop maigre ! Rien à grailler la dessus ! – ceci pour ne pas dire qu'elle le trouvait bien trop mignon pour se résigner à un tel acte de cruauté !. Et oui, elle avait beau se prétendre sans cœur, elle n'en était pas moins un véritable petit ourson au cœur tendre de guimauve. Un petit panda plutôt, oui, le panda ça lui allait bien. C'est dangereux un panda vous savez … Surtout quand vous le dérange pendant qu'il mange. Ben Rean c'est pareil, essayez de la déranger pendant qu'elle mange ou qu'elle déguste de la vodka et vous verrez ! Pire ne jamais, ô grand jamais, la déranger pendant qu'elle boit du champagne. Parce que le champagne. C'est. Sa-cré. On ne rigole pas avec ça. Oui, vous avez raison, avec Reanbell on ne rigole pas de grand chose … La seule façon de la voit rire serait de moquerie, contre un prétentieux. Ça elle aimait oui !

    Mais Chibie sembla deviner d'elle même que cette petite chose poilu ne se mangeait pas. Enfin, si, techniquement ça pouvait se manger, mais disons qu'il n'était pas précisément là pour ça aujourd'hui. - oui, aujourd'hui, on ne sait jamais, avec la crise, tout ça, vous savez … ça va vite ! Enfin il restait toujours le cannibalisme. Quoi que, roter des cellules de lifestream ça ne doit pas être particulièrement agréable. En plus ça vous laisse le ventre vide au final, donc, non, le cannibalisme, ce n'était pas une solution approprié ici, sur Gaïa. Fichtre lois de la natures ! Reanbell connaissait pourtant deux ou trois garnement bien gras qui aurait put être délicieux à la proche. Allons-bon, voilà qu'elle se mettait à avoir de bien étrange pensé ! Ça ça voulait dire qu'elle avait besoin de son Irish cofee.

    Elle n'aurait trop su dire alors ce qu'avait fait Condchat à leur invitée surprise, mais cette dernière le relâcha tout à coup, comme s'il était le diable en personne. Un adorable petit diable dans ce cas. Remarque, si le diable venait un jour à se manifester, Reanbell ne doutait pas que ce serait sous une forme pareille. Adorable et si innocent d'apparence, pour mieux vous manipuler et vous tromper ! Elle jugea donc la demoiselle d'un air intriguée, surprise de sa réaction, puis elle posa les yeux sur le petit minet qui courait gauchement jusqu'à elle pour finalement lui heurter la jambe. Une fois encore, il n'était pas parvenu à s'arrêter autrement. Elle jugea alors son compagnon à quatre -petites- pattes d'un air suspicieux, plissant même légèrement les yeux en se penchant vers lui. Le chaton leva la tête vers elle, toujours aussi maladroit, il parvint à tomber à la renverse comme ça.

    *Non, bien trop bête pour être le diable.* Conclut-elle intérieurement.

    Elle se demanda un instant tout de même ce qui avait effrayé Chibie. Ses yeux apparemment, qu'il avait d'énorme d'ailleurs. En l'observant un instant, elle détailla les grands yeux azure du chaton dont la pupille fin s'était rétracté en fente à cause de la lumière. C'était peut-être ça qui l'avait impressionné … En effet, si elle n'avait jamais vu de chat avant, ça pouvait jouer. Elle n'allait pas commencer à chippoter sur les peurs de la demoiselle – elle le ferait sans doute, pour l'honneur vous voyez – puis qu'elle avait connu bien pire. Peur des fleurs, du ciel, des animaux en tout genre – y comprit des chats oui – que ce soit mammifère, poisson ou moustique, elle avait déjà eut peur du tout. Même du poulet rôti. Non, pas des poulets vivants – enfin si elle avait peur qu'ils se vengent du coup – mais bel et bien du poulet rôti en lui même. Enfin, on ne s'éternisera pas sur ses peurs d’antan, et surtout, on ne cherchera pas à les justifier, sinon on en aurait pour l'année.

    Elle ne chercha donc pas plus loin à comprendre ce qui avait provoqué une tel réaction chez la sauvageonne, respectant la demande qu'elle venait d'ailleurs de lui faire. Reanbell s'approcha d'elle alors que Condchat sautait sur sa maîtresse pour grimper sur elle jusqu'à atteindre son épaule – chose que Reanbell ne prit pas la peine de relever, comme si tout était normal – afin d'examiner de plus près l'état de la jeune femme toujours blessée. Oui, tiens, elle l'aurait presque oublié ce détail. Là, elle ne pouvait qu'en prendre note puisqu'elle venait de tâcher ses nouveaux vêtements tout neuf de sang frais. Avec n'importe qui d'autre, elle ne se serait pas privé pour hausser le ton et le faire payer cher, mais pas avec Chibie. Parce que de toute façon elle n'aurait pas comprit, donc elle n'aurait pas put se montrer confuse – alors c'était pas drôle – mais en plus parce que Reanbell n'avait tout simplement aucune envie de la rouspéter, elle particulièrement. C'était la première fois depuis très longtemps qu'elle ressentait ce qui pourrait le plus se rapprocher de la ''sympathie'' pour quelqu'un, ou au moins un peu d'empathie en tout cas. C'était un sentiment assez gênant d'ailleurs, mais elle le refoulait encore facilement.

    -Le mieux c'est que tu commences par te laver, tu pourras choisir des vêtements dans le dressing une fois que j’aurai désinfecté et bandé ta plaies. Après on pourra manger … je vais commander une pizza.

    La blonde fit alors signe à sa camarade de la suivre et elle la guida jusque dans la salle de bain. Elle lui montra les placard où elle pouvait trouver de quoi se frotter, lui prépara une serviette propre et lui expliqua la fonction de chaque produit. Shampooing, après shampooing, lotion pour les cheveux, gel douche pour le corps, crèmes hydratante … Reanbell en avait des cosmétiques ! C'était presque aussi conséquent que son dressing. Mais elle aimait tellement ça, les crèmes et les gels lavant en tout genre ! Elle lui montra également comment utiliser l'eau froide et l'eau chaude. Elle se montra très pédagogue pour le coup, c'est qu'elle savait dans quel galère elle devait être la pauvre … Aussi pommé qu'elle quelques années plus tôt ! Alors elle savait parfaitement cibler la difficulté qu'était de prendre une touche ou un bain. Car Reanbell avait grandit en passant le plus clair de son temps dans une capsule, et elle ne connaissait que les douche désinfectante qui faisait le travaille toute seule.

    -Si tu as besoin de quelque chose ou que tu as un problème, appelle moi, je suis juste à côté.

    A ces mots, la blonde disposa pour aller quérir quelque matériel pour soigner son invitée. Elle ne parvint pas à remettre la main sur une seule petite matéria de soin, mais elle avait trouvé une trousse de secoure qu'un de ses collègues avait dû oublier un jour. Et bien oui, l'avantage du corps qui se régénère tout seul, c'est qu'on a pas besoin de se soigner. Cela dit, elle avait souvent eut l'occasion de soigner les autres, donc ça n'allait pas être un problème de s'occuper de Chibie. Mais pour le moment, c'était l'heure de son Irish cofee ! Enfin !






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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Mar 10 Sep - 21:49:49



Edge, cette ville si moche...


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Une bonne et longue toilette. Quelle bonne idée ! J'en crevais d'envie, ce qui est en soi, assez paradoxale pour un dragon de foudre. Car Dieu sait que l'électricité et l'eau ne font pas bon ménage. Mais tant pis, pour une fois, cela n'allait pas être un calvaire de me laver, mais plutôt un plaisir. Cela dit, avec ma blessure, cela pouvait aussi bien être un calvaire. Mais de toute évidence, cela me ferait plus de bien que de mal. Mine de rien, cela allait faire certainement bien plus de 2000 ans que je n'avais pas pris une bonne douche. L'eau à la base, je n'aimais pas ça. C'était l'élément qui ne s'accordait pas du tout avec le mien. D'ailleurs, si on ne regardait plus loin que dans nos capacités, je ne m'étais jamais entendu avec les dragons d'eau de manière générale. Comme quoi. Bref, petite anecdote terminée, on referme la parenthèse.

Je suivis la petite humaine jusque dans sa salle de nettoyage. Là encore l'ambiance était plutôt douce et agréable. D'autant plus que cela sentait tellement bon ! J'avais l'impression de retourner dans les vastes prairies du Wutaï, parmi les champs de fleurs aux couleurs infinies. Quelle sensation agréable ! J'en retrouvai presque le sourire. Je levai même le museau pour humer l'air avec goût, n'écoutant pour le coup que très brièvement les consignes de ma guide. Bof, ce n'est pas bien grave, je savais bien comment me laver. Ce n'était pas bien compliqué. De l'eau, des petits plouf partout, après avoir mangé deux ou trois bulles, et voilà ! Le tour est joué. C'était universel de se laver, et commun à tout être vivant, ou presque. Je suis sure que Jénova ne se lavait jamais elle... C'est bien pour ça qu'elle avait des allures de cadavres.

Or s'en alla finalement. Oui, je décidai de la nommer Or, comme la couleur or de ses cheveux. Que voulez-vous, je ne connaissais pas son nom, alors j'usais de bon moyen pour la désigner plus facilement. Elle repartit donc finalement de son côté, après m'avoir lancé une dernière indication. Jusque-là, je pensais réussir à me laver toute seule. Mais lorsque je me concentrai enfin devant le récipient d'eau, je me retrouvai bien bête. Il y avait devant moi, une dizaine de bouteilles toutes différentes. Avec des noms tout aussi farfelus ! Shampoing, après-Shampoing, Gel douche, lait hydratant, etc. etc. Sérieusement, c'est quoi tout ça? À quoi a-t-elle dit que cela servait déjà? Timidement, je m'emparai alors de la première bouteille me passant sous la main. Le gel douche. Après avoir ouvert le bouchon, je constatais avec plaisir la douce odeur de jasmin qui émanait de la bouteille. Tout de suite bien plus motivée, j'amenais l'ouverture de la bouteille à ma bouche, pour réussir, après maintes essais, à arraché le haut de la bouteille. Je déversai ensuite tout le contenu à l'intérieur de du peignoir. Mais, la curiosité me piquant au nez. Où alors était-ce au contraire le savon moussant resté coincé entre mes dents. Je tentai une nouvelle expérience avec une autre bouteille. Celle-ci sentait la vanille. Hm, non, je n'aimais pas assez son parfum pour l'ajouter à ma mixture au fond de la baignoire. Je laissai celle-ci de côté. Après réflexion, je jugeai que le peignoir commençait à bien trop mousser pour y ajouter un autre ingrédient. Je me limitai donc au Jasmin. L'eau coulait à flots, jusqu'à remplir à ras-bord le récipient. Heureusement j'eus le bon réflexe d'arrêter à temps. Mais la mousse elle, tout juste ne montait-elle pas au plafond. J’avais l'impression d'avoir fait une bêtise. Une erreur de dosage peut être....

Vint ensuite le moment de retirer cette couche de vêtement, devenu collante et puante. Je n'avais jamais aimé l'odeur du sang. Les siècles n'ayant visiblement pas arrangé ce fait. L'exercice fut assez difficile, car ma blessure me faisait toujours aussi mal que précédemment, lorsque j'avais dû enfiler tout ça. Mais je dois avouer qu'enlever le tout, était bien plus simple que de s'habiller. Pas besoin de logique ici. Ce fut donc tout de même un peu plus rapide que l'habillage. Je laissais l'Amat de vêtement empilé directement sur le sol. Je n'avais qu'une hâte, plongée dans l'eau tiède. Jusque-là, je m'étais toujours lavé à l'eau froide. Car ma peau épaisse de dragon ne craignait pas le froid. Mais j'avais déjà fait l'expérience de la faiblesse du corps humain, doté d'une peau relativement fine. Cette fois-ci, j'avais donc tout prévue.

Le moment de gloire arriva enfin. C'est avec une lenteur extrême que je me laissai glisser dans le creux de la baignoire. Naturellement, elle déborda, et de l’eau glissait maintenant le long du plancher. Mais ce n’était qu’un détail après tout. L’eau était à la parfaite température, et si cela devait faire un bien fou, les premières minutes furent quand même horriblement douloureuse pour moi. Le contacte de ma blessure avec l’eau savonneuse était bien loin d’être agréable je dois dire. Je me retenais de pigner de douleur. Je serrais les dents pour souffrir en silence. Heureusement, l’endorphine envoyée généreusement par mon cerveau, dans la totalité de mon corps, suffit à calmer la douleur au bout d’un moment. Je pue alors, et surtout enfin, profiter des biens faits d’un bon bain chaud. Je me serais presque endormie dedans. Mais hélas je n’avais pas que ça à faire. Après avoir moussé un bon moment dans l’eau, il était déjà temps de passer à autre chose. Heureusement, je me souvenais du mécanisme permettant d’évacuer l’eau. Ce que je fis. Bien trempée après ça, je m’enroulai dans la serviette de bain qu’Or m’avait laissée à disposition. Je frissonnais déjà, j’avais froid. Cette sensation était vraiment l’une des plus désagréables qu’il m’est été l’occasion de connaître. Je réussis tout de même à me réchauffer au bout de plusieurs minutes. L’état de la salle de bain en revanche, laissait à désirer. Je ne sais pas bien pourquoi, mais je m’en sentais plus ou moins gêné. Peut-être était-ce en réalisant tous les efforts qu’Or faisait pour me venir en aide. Je lui étais maintenant grandement redevable. Je n’aimais pas vraiment ça. Mais je devais le reconnaitre, je lui en devais bien une.


Je sortis d’ailleurs finalement de la pièce, enroulé jusqu’aux yeux dans l’épaisse serviette de bain. Aussi pour éviter qu’elle ne remarque trop mon air embarrassé. Je tentai d’abord de m’exprimer par des gestes, désignant l’intérieur de la salle de bain de manière très grossière. Ce n’était pas d’un grand succès. J’allais donc devoir passer aux aveux.

« Désolé hum… J’ai dû zapper un truc d’important dans tes conseils... »

Un problème de dosage, rien que ça. Et moi qui voulais pourtant ajouter d’autres produits à ma mixture… Ne sachant trop ou me mettre pour la suite des opérations, je choisis donc de rester là, planté devant elle, sans savoir quoi faire. J’attendais les prochaines instructions, comme qui dirait. Je jetais néanmoins un rapide coup d’œil en direction de Condchat, m’assurant bien qu’il était le plus loin possible de moi. J’étais presque persuadée que ce truc avait quelque chose à cacher. J’allais garder un œil sur lui…


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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Mer 11 Sep - 14:17:35




Reanbell Valdès
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    George eut l'extrême bonté de lui préparer un délicieux nectar de café noir, bien serré, sans lait ni sucre, comme elle adore tant le boire. Elle n'eut juste qu'à rajouter un peu de vodka, et voilà, elle pouvait déguster son Irish Cofee – un problème avec le fait qu'elle utilise de la vodka pour son Irish Cofee, hein ? Elle, c'est comme ça qu'elle l'aime, alors laissait donc notre petite princesse-teigne déguster son met comme elle l'entend. Non mais. Comment ça, vous avez rien  dis ? J'en sais rien moi, je ne peux ni vous voir, ni vous entendre à cet instant. Je n'ai qu'une caméra de vos toilettes pour l'espionnage, je ne peux pas être partout. Oui je suis HS. Revenons donc à nos vachons. Reanbell porta doucement ses lèvres contre sa tasse bien chaude, sur laquelle figurait le logo de sa série de science fiction favorite. Les yeux à demi-fermés, elle souffla doucement la fumé qui émanait de sa boisson avant d'y tremper ses lèvres. Elle fut aussitôt envahit par un sentiment de bien être, alors que le sang gelé de ses veines se réchauffait doucement, et que le bruit de l'eau l'écoulant à flot dans la salle de bain donnait l’ambiance de fond ''nature et cascade''. Elle était bien là, avec sa tasse, son café et son George. Qu'il était serviable ce George, il était bien le seul à ne lui avoir jamais causé d’ennui jusque là. Et c'était bon de pouvoir compte sur cette valeur sûr. Et puis George était si discret et modeste, tellement classieux et à la fois sobre. George. La machine à cafés de ses rêves. Il fallait le dire ! Le lecteur de dvd – surtout le lecteur dvd, l'ordinateur, la télévision, le grille-pain, la cuisinière, son réveille, sa console de jeu, même le chauffage ! Tous, que des emmerdeurs ! Comme si les gros malins qui pullulaient dans la rue ne suffisait pas, franchement, il fallait qu'en plus son électron-ménager fasse des siennes. Le frigo toujours vide, le four qui crame les rares plat qu'elle se donne la peine de lui confier, la télévision qui se déréglait, le lecteur dvd qui n'enregistrait pas ses séries préférées ! Ça c'était très contrariant. Oui, le pire c'était le lecteur DVD et le frigo. Elle les détestaient. Elle ne savait d'ailleurs pas ce qui la retenait de les bazarder pour en acheter de nouveaux, tout neuf et plus fiable. Un frigo toujours plein et un lecteur dvd qui ne s'amuserait pas à la poignarder dans le dos en lui faisant rater des épisodes inédits !!

    Et comme elle était bien comme ça, elle ne remarqua pas Condchat qui grignotait le pied de la table, sans doute se prenait-il pour un castor. Elle avait déjà commandé deux délicieuses pizzas XXL qui ne devraient pas tarder à arriver, et elle se sentit si bien comme ça qu'elle aurait put s'endormir assise ou presque. Ça aurait très bien put être le cas en fait, si seulement un sale petit chat-rognard ne s'était pas rejeter soudainement sur ses pieds pour tenter de lui dévorer les orteils. Elle sursauta, et fort heureusement sa tasse était déjà presque vide, donc il n'y eux pas de raz de marais de nectar de George, mais c'était moins une ! Comme le tressautement lui avait fait secouer légèrement les pieds, elle pensa que cela avait suffit pour chasser son assaillant, mais non, voilà que monsieur boule-de-poile-griffus relançait l'assaut ! Pour le coup, ce fut la blonde qui poussa une sorte de petite feulement agacé en reculant sa chaise. Et  comme elle ramenait son pied vers elle, le chat y resta fermement agrippé, tel le Koala sur sa branche. Elle leva le pied jusqu'à ce que sa jambe dessine un angle droit avec l'axe de son buste, observant un instant le chat qui tenait bon. Elle lui lança un petit regard contrarié, avant de secouer frénétiquement la jambe dans le but de le faire choir. En vain. Monsieur le chat-Koala tenait toujours d'une prise ferme et déterminée ! Rien ne semblait susceptible de le faire lâcher. Et pourtant, elle y mettait du sien ! Elle secouait, elle secouait plus vite et plus fort, et dans tout les sens. Mais il était toujours là, greffé à sa jambe. Finalement, elle approcha sa main de lui et l'attrapa par la peau du coup.

    -mmmmmmmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

    C'est en effet en ce moment qu'il poussa une sorte de très léger couinement, très long et aigu mais à peine audible. Suffisamment, cependant, pour que sa maîtresse le remarque. Mais pas de pitié ! Elle tira le petit chat et dû insisté quelques instant avant qu'il ne lâche finalement prise, nous sans laisser derrière lui la marque de ses griffes sur les bas de la blonde, ainsi que dans sa chair, lui arrachant de ce fait un grognement furieux. Elle passa doucement ses doigts sur les griffures, tenant le chaton à bout de bras, avant de le rapprocher de son visage pour lui adresser le regard le plus sévère qu'il lui était possible de donner.

    -T'es fier de toi, sale petit démon ?
    -Miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Fit-il en ouvrant doucement les babines et la fixant de ses énormes yeux dont la pupille dilatée les faisait presque totalement noir.

    Puis déclarant ceci, Condchat posa ses pattes avants sur le visage de la blonde, afin de saisir son petit nez creux de ses doux coussinets roses. La propriétaire du museau emprisonné resta un instant parfaitement interdite, à fixer cette saloperie de chat qu'elle avait eut le malheur d'adopter. Alors ils se fixèrent un instant droit dans les yeux, de teigne à chat, tous deux parfaitement immobiles, dans le silence le plus total. Puis ce silence fut soudainement brisé par un ronronnement chaleureux émit par le chaton-joli, ce qui arracha une mine blasée à sa vis à vis. Elle le déposa finalement sur ses genoux pour le gratifier de quelques caresses, mais il n'avait pas dit son dernier mot. Il grimpa sur le torse de la demoiselle, s'aidant toujours de ses petites griffes acérés, jusqu'à arriver sur sa poitrine. Là, elle mordilla le nœud qui fermait le colle de la teigne, jusqu'à se frayer un chemin jusqu'à l'intérieur de son haut, ce qui lui provoqua quelques chatouilles incontrôlables. Elle se dandina en serrant les dents, jusqu’à ce que le chat de s'immobilise contre sa poitrine. Elle pouvait alors sentit son petit corps chaud et son pelage si doux contres sa peau, ce qui lui donna l'idée d'un manteau en peau de chaton. En peau de CE chaton. Non, elle n'était pas cruelle à ce point tout de même.

    -Miiiiiiiii. Fit la petite voix aigu de l'animal, le son étant étouffé par la couche de vêtement.

    Elle voulu le fait sortir de là, mais c'est ce moment que choisit Chibie pour sortir de la salle de bain. En entendant la porte s'ouvrir, Reanbell se leva et alla à sa rencontre. L'expression soudainement craintive de son invitée ne lui laissa rien présager de bon, et ses doutes furent confirmé lorsqu'elle lui avoua n'avoir peut-être bien prit en compte tous ses conseils. Bon sang. Elle craignait le pire. Et elle avait bien raison !!!

    Elle ne dit rien et se dirigea vers la salle de bain, très calmement. Elle se stoppa alors sur le seuil, constatant avec un froid inquiétant l'étendu des dégâts. De l'eau et de la mousse partout. A croire que quelqu'un avait organisé une piscine partie la dedans ! Elle resta longuement là, sans rien dire, sans bouger. Une fois encore, ce ne fut pas elle qui brisa le silence.

    -Miiiiiiiiiiiiiiiii.

    Ce fut le seule signal – à peine audible une fois encore – avant que le petit chat ne surgisse du haut de la blonde pour se jeter sur l'invitée sans prévenir. Comme si de rien n'était, la blonde s'avança un peu plus dans la pièce, désespéré à l'idée du ménage qui l'attendait. Ah, donnez-lui un génie pour qu'il fasse pour cela en un claquement de doigt ! Remarque, elle pourrait engager un major d'homme un de ces quatre ? Bonne idée. Elle poussa un léger soupire, sans s'alarmer du vacarme des deux bestiaux qui étaient en train de le pouiller la tronche juste derrière elle. Lorsqu'elle se tourna vers eux, le chat s'enfuit aussitôt, trottinant de son petit air mignon, la queue en l'air, comme si rien ne s'était passé. Il était démoniaque, et ça le rendait encore plus chou. Allons-bon. Elle posa les yeux sur son invitée, sans la moindre expression, elle s'étonnait elle-même de rester aussi calme.

    -Aurais-tu vider la bouteille de gel douche par hasard ?

    Elle était pleine quand même, à la base, pas étonnant que la pièce soit remplie de mousse du coup. Elle n'attendit pas la réponse et passa son chemin en haussant les épaules. Reanbell, cette grande blasée de tout …

    Elle guida donc la petite sauvageonne jusqu'à la chambre et ouvrit l’armoire. Cette fois elle ne bougeait pas d'ici, pas question de laisser son super dressing aux mains de quelqu'un qui serait capable de manger tout son contenu. Et il y en avait du contenue, dans un dressing aussi grand que la salle de bain, justement.

    -Tu peux choisir des vêtements là dedans …

    Elle la surveillait d'un œil très attentif, alors qu'au loin résonnait à nouveau un petit 'miiiiiiiiii', qu'elle ignora en fouillant dans ses placards. Finalement, perdu quelque part au fond d'une commode, elle dégota ce qui lui manquait pour compléter la trousse de secours. Elle s'approcha donc de la jeune femme avec son nécessaire de rafistolage, dommage pour elle, elle n'avait pas retrouver sa matéria de soin.

    -Mais je vais te soigner avant, je n'ai pas envie que tu tâches encore un de mes vêtements, assieds-toi sur le lit.

S'il-te-plait petit Chibie d'amour ? Non ? Non ... forcément. Mais allons, elle n'était pas aussi matérialiste qu'elle en avait l'air ! Bon ok elle adorait les matérias -bad joke- mais pas autant que Yuffie déjà -qu'elle ne connaissait pas d'ailleurs, et heureusement- et puis, au delà de l’embarra de voir un nouveau de ses jolis hauts complètement fichu, c'est surtout que ça serait embarrassant de devoir se débarrasser d'un cadavre comme ça. ça ferait tâche dans son appartement et il n'y avait pas assez de place dans son congélateur - qui était rempli de pot de crème glacée.






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Chibie


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Mer 9 Oct - 20:52:20



Edge, cette ville si moche...


Chibie


La bouteille de gel douche, peut-être était-ce bien cela mon erreur alors. Pourtant, je n'avais pas vraiment l'impression d'en avoir mis beaucoup. Bon, il est vrai que j'étais plutôt mal placé pour juger quoi que ce soit là-dessus, il faut dire. C'était ma première toilette en tant qu'humaine. Les dragons eux vont généralement se baigner dans les sources d'eau chaude à côté des volcans. Ils y restent pendant plusieurs heures, le temps de débarrasser les écailles de tous parasites. Le souffre, qui je crois est toxique pour l'homme, favorise chez nous au contraire la circulation du sang, et le bon fonctionnement du système nerveux. Il fortifie nos muscles et renforce notre magie. En bref, voilà un peu le résumé de nos toilettes à nous. Nous avions au moins un point commun dans cette pratique, l'eau chaude. D'ailleurs, c'était la première fois que l'eau me brûlait autant. D'habitude je ne sens qu'une douce chaleur, qui réchauffe mon sang. Là c'était différent, j'avais l'impression de fondre, et de brûler de l'intérieur. Peut-être était-ce dut à la fine couche de peau qui me servait d'unique protection corporelle. J'avais visiblement encore bien des choses à découvrir sur les hommes, et leurs faiblesses...

Concernant ma bêtise, je me contentai de rester silencieuse, tout de même un peu gêné d'avoir foutu le bordel dans sa salle de bain. Je restais regarder mes pattes, pardon, mes pieds, alors qu'Or finissait de poser sa question, avant de finalement disparaître, après un bref haussement d'épaules. Je me demandais bien ce que ce geste voulait signifier d'ailleurs. Après un bref moment d'hésitation, je me décidai finalement à la suivre. Elle me guida vers sa chambre, ou je fus forcé de m'asseoir sur le lit. Là encore, je prenais le temps d'observer la déco, plutôt lumineuse mais toujours sobre. Elle me présentait ensuite son armoire, son dressing, qu'ils appellent ça. Je n'étais que vaguement intéressée, pour ne pas dire blasé. Mais la suite de son discours m'interpella aussitôt. Je la voyais déjà s'approcher de moi avec des drôles d'ustensiles, qui n'avaient rien de rassurant. Je voulut grogner, me montrer menaçante et montrer les crocs... Mais... Hm, passons. De toute façon je n'avais pas vraiment le choix hélas. Il fallait bien que je me soigne. Enfin, même si là, c'est elle qui allait me soigner en l'occurrence. Bon s'était peut-être mieux ainsi, car connaissait déjà peut-être un peu plus le corps humain que moi-même. Elle en connaissait surement les limites, alors, elle ferait attention... Pas vrai ? Je la laissais finalement s'approcher de moi, tournant le regard sur le côté, pour ne l'observer que du coin de l'oeil, tel un chien battu. Elle déposait le tout de manière très méthodique, triant certainement les ustensiles entre eux.

« ...Est-ce que ça va être douloureux ? »

Demandais-je finalement, d'une voix plutôt froide, ne cachant pas très bien mes véritables appréhensions. Elle demeurait silencieuse, de quoi franchement me rassurer... Je prenais donc ça pour un oui. Ah, la douleur physique, qu'elle chose étrange. Elle faisait tout aussi mal que la douleur psychologique. Pourtant, j'avais bien l'impression que ce n'était pas du tout la même chose... Qu'il n'y avait rien de comparable entre ces deux types de douleurs. Même si dans les deux cas, il fallait prendre sur soi pour la surmonter. Je n'avais plus rien à prouver à ce sujet. J'étais prête. Je me laissais finalement aller, prête à me laisser faire. Je m'allongeai alors sur le lit, retirant alors l'épaisse couverture qui cachait mon corps rachitique. Je me trouvais presque effrayante comme ça, sous cette forme. J'étais tellement maigre. Tous mes os ressortaient, me donnant un aspect fragile, facile à casser, à briser. Mes épaules n'étaient pas plus larges que celles d'une enfant. La faim et la faiblesse creusaient mon ventre déjà trop plat, marqué de mille et une écorchures ou cicatrices, dut à une mauvaise maitrise de ce corps, que je n'avais pas encore appris à connaitre. Ma poitrine était plate, sans aucune forme puissante et gracieuse. Ma peau blanche, contrastait tellement avec mes écailles noires. Cela me donnait tout simplement l'air malade, crevarde même. Oui, j'avais l'air d'un cadavre, ne mâchons pas nos mots. Un cadavre plutôt coriace cela dit, car j'avais encore de l'énergie à revendre. Une énergie que je mettrais à contribution pour surmonter cette épreuve.

Elle commença alors, à me charcuter, me transpercer, faire couler ce sang, si rouge et fluide. La douleur... Cette douleur, c'était encore pire que tout ce que j'aurais pu imaginer. Mon coeur s'affolait, mon souffle se raréfiait, je suffoquais. Cela me faisait paniquer, j'avais peur, j'avais mal, affreusement mal. J'avais comme l'impression, qu'elle attrapait de ses petites mains, toutes mes entrailles les plus profondes, et qu'elle tirait dessus, pour tout enlever. Pourtant, malgré tout, je trouvais la force de rester parfaitement silencieuse. Non sans quelques soupires douloureux parfois, accompagnés de grimaces pénibles. J'accrochais les draps avec violence, m'agrippant jusqu'à les déchirer. De temps en temps, la pauvre petite humaine se prenait de douloureuses décharges électriques, sans comprendre pourquoi. Car les Dieux m'avaient offert le pouvoir de maitriser la foudre. C'était mon élément. Cette magie coulait en moi, se manifestant ainsi lorsque la douleur devenait trop vive. Je ne le faisais pas vraiment expert, je ne le contrôlais pas malheureusement. Enfin, j'imagine que cela restait supportable, bien plus supportable que ce que j'étais en train vivre. Quelle chochotte me direz-vous... Oui enfin, vous humains, vous avez appris à vivre avec la faiblesse de votre corps depuis la naissance. La douleur est votre quotidien. Pas chez moi. Ces sensations sont tout simplement méconnues au sein de ma race. Nous n'avons pas été préparés à cela. Nous ne savons pas comment y faire face, comment la contrôler. Seuls les crocs d'un de nos congénères, peuvent briser nos puissantes écailles. Enfin bon... Pouvez-vous seulement comprendre ?

Je n'aurais su dire combien de temps encore dura mon calvaire. Vers la fin, mes nerfs commençaient à lâcher, alors que ma vision devenait floue. J'avais comme l'impression que mon coeur m'avait lâché. Qu'il était parti comme ça, qu'il planait au-dessus de moi. Je ne le sentais plus battre dans ma poitrine. Je sentais simplement les tremblements de mon corps, des tremblements nerveux, impulsifs. J'avais de plus en plus de mal à cibler la douleur, est ce que c'était bon signe . Je ne sais pas, à vous à me le dire. Toujours est-il, que tout cela avait finit par s'arrêter au bout d'un moment. Je ne sais pas exactement quand. Mais après ça, je sombrais subitement dans un sommeil lourd et profond. Un sommeil fort désagréable, car trop vide, bien trop vide. Je crois que j'aurais été jusqu'à apprécier un petit cauchemar. Au moins cela me certifiait que j'étais bel et bien en vie. Mais bon, quand même, on ne meurt pas de ce genre d'intervention tout de même... Elle disait qu'elle allait me soigner, alors logiquement, je n'allais pas mourir. Cette hypothèse se confirma deux ou trois heures plus tard, lorsque j'ouvris enfin les yeux à nouveau. Oui, que deux ou trois heures seulement. J'avais pourtant l'impression d'avoir dormi durant des semaines. J'avais la tête lourde, alors que je me sentais pourtant très légère, au point de ne plus sentir mon corps. Pour le coup, j'étais vraiment dans les vapes. Tout était confus autour de moi. Il m'étais impossible de savoir où je me trouvais, ni même ce qu'il m'étais arrivée, ce qu'on m'avait fait. Il me fallut ainsi plusieurs minutes avant d'émerger, et que mes idées se remettent en place d'elles-mêmes. Je remarquais alors qu'il faisait nuit dehors. Il faisait très sombre, mais les petites lumières tamisées apportaient une touche de chaleur fort agréable. Elle émanait la couleur du soleil, je trouvais cela fascinant. Je ne remarquais pas d'ailleurs, mon regard béant, figé sur cette petite lampe de chevet, qui s'illuminait devant moi. Cela ma calmait à vrai dire. Je me sentais paisible et tranquille. Je ne sentais plus rien, si ce n'est un frisson froid, que je ne pouvais pas expliquer. J'étais encore bien trop dans le vague pour me rendre compte de quoi que ce soit. Mais ça ne me dérangeais pas de rester comme ça encore longtemps, pour tout dire. Au moins, j'étais plus ou moins "bien". Je ne réfléchissais pas, et bon sang que cela pouvait faire du bien !


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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Jeu 10 Oct - 20:28:40




Reanbell Valdès
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    Si ça allait faire mal ? C'était une possibilité. Peut-être pas autant que se prendre une balle dans la tête ou de tomber du haut d'une falaise, ou encore que d'être prise dans une explosion ou de se pendre … mais ça allait sans doute picoter, ça, certes. Une chose était certaine, Reanbell n'allait rien sentir, elle. Elle ne prit donc pas la peine de répondre à son hôte, se contentant de mettre la main à la pâte. Si elle n'était pas très empathique de la douleur des autres lorsqu'elle se chargeait de ce genre de besogne, elle en était cependant plutôt douée. Ses méthodes pouvaient bien faire grincer des dents, mais au moins vous étiez sûr d’échapper à l'infection et de pouvoir bénéficier d'un bon rétablissement avec une cicatrisation rapide. C'est qu'elle avait beaucoup de collègues maladroits, et donc elle avait bien dû apprendre à réparer les petits corps fragiles de ces êtres mortels. Elle ne se laissait pas distraire, aussi concentrée que si elle pratiquait la manipulation minutieuse d'un explosif. La plaie était plutôt béante, mais au moins, son bain moussant avait eut le mérite de bien la nettoyer. Les chairs s'était cependant ramollie, alors elle dû faire extrêmement attention lorsqu'elle effectua ses quelques points de sutures qui étaient bien nécessaires. Elle appliqua quelques compresses et autres pansements après être parvenue à stopper les saignements, puis renforça le tout par un bandage qu'elle enroula autour du torse de la jeune femme, don la nudité ne semblait aucunement gêner l'un comme l'autre. Il faut dire que Reanbell était dépourvue du moindre esprit de perversion ou de pudeur qui nous anime tout un chacun. Pour elle, un sein n'était d'un bout de chair au même titre qu'une main et si elle était consciente qu'il était tout de même coutume de les cacher, elle ne voyait pas pourquoi les hommes avait le droit de les montrer et pas les femmes. Les leurs étaient juste moins gras, était-ce cet aspect qui dégoûtait le commun des mortels ? Côté nudité en tout cas, elle ignorait complètement ce que pouvait bien renfermer le caleçon d'un garçon. Pour elle, ils avaient les mêmes choses que les filles, elle pourrait être surprise. Enfin bon, pour le coup, la petite Chibie (qui était plus grande qu'elle mais soit) était exactement faite comme elle, toute maigre, une poitrine bien modeste et la peau pâle. Rien de gênant là dedans donc, et il faut dire, que l'idée même que quelqu'un pourrait trouver la situation gênante ne lui avait pas traversé l'esprit. Allons-bon.

    Une fois le travail terminé, elle rassembla son petit tas de cotons et de compresses usagées dans un sachet et rangea tout ce qui était encore intacte dans la boite de secours. Heureusement qu'elle était là quand même, celle-là ! Il faudra qu'elle retrouve cette matéria de soin tout de même un jour, ça pourrait être bien utile, d'autant plus que ça se faisait rare de nos jours mine de rien, la matéria, depuis ces cinq ans où la Shin-Ra n'était plus là pour en produire … Avant, on en trouvé pour tous les goûts et tous les prix chez l'épicier du coin, mais maintenant c'était une tout autre paire de manche. Il fallait se rendre dans quelques magasins spécialisés généralement situés dans le secteur de l'armement. La plus part était d'ailleurs réquisitionnées par la résistance et surtout par l'ORM, les autres devaient se contenter des restes. C'est dans ces cas là qu'on est content d'avoir de faux papiers d'identités, pour aller se servir dans les réserves !! De toute façon, selon Reanbell, il était nécessaire d'avoir au moins une cinquantaine de sorte de papier d'identité différents, histoire de couvrir tous les secteurs, voyez ? C'est grâce à cela qu'elle pouvait vivre aussi aisément, elle avait des réductions pour tout. Et oui, on a du talent ou on en a pas !

    -Voilà, ça devrait …

    En se tournant vers sa ''patiente'' elle remarqua enfin que quelque chose clochait. Tiens … Elle se disait bien aussi qu'elle n'était plus très réactive au bout d'un moment ! Elle dormait ? Où elle était-être morte … Mince … Ce n'était pas une blague tout à l'heure, il n'y a vraiment pas de place pour un cadavre dans son congélateur !! Alors ça serait bien aimable qu'elle ne meurt pas ici, parce que Reanbell n'était pas vraiment copine avec les forces de l'ordre du coin, et elle semblait assez lourde vu sa taille, ça allait être une épreuve de devoir transporter le corps pour s'en débarrasser ! Peut-être qu'elle pourrait contacter quelques personnes qui lui devait un service … Bon, ne nous emballons pas, elle n'était peut-être pas encore tout à fait morte ? Elle s'approcha de la demoiselle endormie – potentiellement morte – et porta doucement sa main à sa gorge pour prendre son pouls. Une petite chansonnette lui vint alors en tête, parfaitement inopinée : ''tâte le pouls bidoubidoudaaa doubidoudouipe !''. Hm, passons. Il y avait bel et bien un pouls, elle dormait donc. Alors tous le sang qu'elle avait perdu, il lui aurait fallu un gros steak en fait, en plus du repos qu'elle se chargeait déjà de prendre.

    Rassurée du fait qu'elle n'allait pas avoir besoin de se débarrasser de son cadavre tout de suite, elle alla ranger sa petite trousse de secours au hasard d'un tiroir, emplacement qu'elle oublierait certainement d'ici demain, quand elle entendit la sonnette retentir. Elle se dirigea vers la porte de l'appartement, c'était sans doute les pizzas, elles tombaient à pique, son estomac criait ''famine ! Famiiine !!''. Chose étrange, elle ne croisa pas Condchat sur la route. Il était toujours là pour foncer dans ses pieds – à croire qu'il était suicidaire ou masochiste pour vouloir se faire piétiner – et elle ne l'avait pas entendu miauler depuis un moment d'ailleurs. Vraiment étrange. Il devait préparer un mauvais coup …

    Elle alla donc ouvrir la porte au pauvre jeune livreur de pizza tout essouffler d’avoir gravit tous ces étages et s'empara de son dû après avoir payé. Elle se retrouva avec deux gros cartons de pizza XXL bien garnit et alla les déposer au dessus du réfrigérateur, histoire que ça soit hors de porté du chat qu'elle soupçonnait de conspiration. Le soucis c'est qu'elle allait avoir besoin de grimper sur une chaise pour les récupérer, mais tant pis. Maudis soit son mètre soixante virgule cinq millimètres. Elle retourna ensuite dans sa chambre pour rejoindre gros chaton perdue numéro deux (surnom officiel de Chibie à partir de maintenant) et s'assura qu'elle respirait toujours – elle en profita également pour la couvrir tout de même, elle n'était pas crevarde à se point, et puis elle n'avait pas de quoi soigner un rhume alors ça risquait d'être embêtant, donc, elle la mit bien au chaud dans les couvertures –  avant de repartir vers la salle de bain toujours sinistrée. Devant le fait accomplit, elle posa ses mains sur ses hanches et poussa un profond soupire, quand tout à coup, une petite boule de poile toute mouillée jaillit de la mousse en brayant ''miiiii''. Le voilà donc, ce sale petit montre poilu ! Le chaton sortit de la baignoire et s’ébroua en poussant un drôle de petit ''brrrrrw'' aigu avant de venir se frotter amoureusement contre la jambe de sa maîtresse. Cette dernier l'attrapa et le teint à bout de bras, pendant que son petit compagnon tout dégoulinant la regardait de ses grands yeux doux en poussant ses petits miaulements typiques.

    -Je t'avais déjà fait prendre ton bain anti-puce hier … A croire que t'as aimé ça.
    -Miiiiiiiiiiiiiii.
    -Moais.

    Comme il était encore plein de mousse, elle profita d'avoir le jet en main pour le rincer et nettoyer un peu tout le carnage. Elle l'emmitoufla dans une serviette tel un bon petit nem et le posa dans un coin d'où il ne bougea plus. Elle s'affaira donc à nettoyer la salle de bain, et une fois que le tout se mit à briller de propreté, elle retourna voir l'adorable petit minet qu'elle déroula. Il était encore trempé et il tremblotait fébrilement en miaulant. Elle s'arma alors du sèche cheveux et entreprit de sécher le chat ainsi. Il ne broncha même pas, et sembla même beaucoup apprécier, contrairement à la plus part des petits félins de son espèce. Il était vraiment  part ce chaton, parmi tous les autres chat … Comme l'était Reanbell, parmi tous les autres humains. En fait, plus elle y pensait, plus elle se disait qu'elle n'était pas humaine. Après tout, elle n'était pas venue au monde de façon très conventionnel, et puis, dans le dictionnaire ils disaient que les humains étaient bien mortels … Et elle, elle ne l'était pas. De plus, avec tout ce qu'on lui avait mit dans le sang et toutes les manipulations génétiques qu'elle avait subit, son ADN lui-même ne devait plus rien avoir d'humain. De toute façon, elle ne s'était jamais considérée comme tel, elle n'avait jamais été comme les autres, elle ne s'était jamais sentit sur la même longueur d'onde que qui que ce soit d'autre … Elle ne s'était jamais sentit ''humaine''. Elle prenait presque cela comme une insulte d'ailleurs, d'être humain, quand elle voyait les spécimens qui couraient les rues …  

    La fourrure douce et duveteuse de Condchat avait gonflée sous l'effet de l'air chaud qu'avait craché de le sèche cheveux, et il ressemblait maintenant à une sorte de grosse balle poilu. Une véritable boule de poile pour le coup, au sens propre. Il semblait très content de sa nouvelle coupe au final, puisque, quand elle le reposa à terre, il s'en alla d'un pas nonchalant, comme tout fier de se pavaner avec son super brushing. Ce chat, franchement …

    Elle prit sa suite jusqu'au salon et alla s'affaler sur le canapé en allumant la télé. Elle ronchonna en zappant, sans trouver la moindre chêne inintéressante. Des séries policières sans reliefs ou ringardes, de la télé-réalité abrutissante, des publicités complètement loufoque, des informations déprimantes … Tiens, le nord était tombé ? Panique général alors ? Ouais … Pas un bruit dans son salon en tout cas. Cette situation la lassait plus qu'elle ne l'effrayait à vrai dire, ça voulait dire que ça allait bientôt être franchement le chaos à Edge et Midgar, et qu'elle n'allait donc bientôt plus pouvoir être tranquille chez elle. Ouais, les jours qui allait suivre allaient être d'un chiant ! Osef. Fuck everything comme qui dirait … Elle avait des badges et de t-shirt avec ce slogan qui était sans doute son favori. Lassé de la télé, elle décida de jouer un peu à un de ses jeux vidéos de science fiction préféré. Juste bourrer dans le tas, c'est ce dont elle avait besoin. Elle était concentrée sur son niveau quand elle entendit du raffuts derrière elle. Cela faisait un moment qu'elle jouait, elle n'avait pas fait attention à l'heure et Condchat, dont la fourrure n'avait pas dégonflé, était en train de jouer les ninja pour atteindre les Pizzas. Lorsqu'elle s'approcha de lui, il se plaqua bien à plat contre le meuble qu'il était en train de gravir – et où il avait planté ses griffes pour cela – et tenta de faire semblant qu'il n'était qu'un magnet. Gros magnet. De son air éternellement blasée, la blonde le décrocha de là – non sans difficulté – et le fixa d'un air réprobateur avant qu'il ne miaule et qu'elle ne le lâche finalement. Elle lui servit donc ses croquettes avec un peu de lait pour chaton, et il se jeta sur sa gamelle avec avidité. Le ventre de la blonde grogna d'ailleurs furieusement. Avec un petit air renfrogné, elle se dirigea vers la chambre de gros chaton perdue numéro 2, et alluma une petit lampe comme la nuit était tombée d'un coup et qu'il faisait sombre. Elle ouvrit les yeux peu de temps après, pour le plus grand soulagement de Reanbell qui commencer à mourir de faim.

    -Ah tu te réveilles quand même. Bon, fouille là-dedans pour trouver ce qui te plais. Dit-elle en désignant le dressing. Mais ne m’abîme rien ou je te jette par la fenêtre.

    Elle commencer à proférer exactement le même genre de menace qu'à Condchat … ça voulait sans doute dire qu'elle était en train de s'attacher à elle. Reanbell sortit ensuite de la chambre et grimpa sur un chaise pour récupéré les Pizzas, qu'elle décida de repasser au four, comme elle était devenu complètement froide. Elle les enfourna une fois celui-ci assez chaud et retourna sur le canapé finir son niveau avant le repas, en attendant que Chibie soit prête.  







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Chibie


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Sam 16 Nov - 0:06:00



Edge, cette ville si moche...


Chibie


La petite voix lointaine d'Or me tira de mes rêveries. Je ne savais pas très bien ce qu'elle était en train de raconter, car ma tête était encore bien lourde, et très à l'ouest. Je ne l'entendais que comme un lointain écho, perdu dans le vide, ou dans le bourdonnement désagréable de mon esprit. Ce n'était pas un sommeil de tout repos que je venais de faire là. Loin de là même. J'avais l'impression d'en ressortir plus fatiguée encore. Je tentais donc de me redresser, tant bien que mal, pris d'une douleur pointilleuse dans le bas du bassin. Instinctivement, je posai ma main sur ma blessure, et constatai avec surprise, qu'elle n'était plus béante, et pleine de sang. Mon regard se porta donc sur cette dernière, qui était effectivement parfaitement bien cousue, et très propre. Or avait fait du bon boulot. J'allais devoir la remercier une fois de plus. Bon, je le ferais plus tard. Ou alors, je chercherais un moyen de lui rendre la pareille, c'était toujours mieux que de prononcer le mot "merci". Il faut avouer qu'elle ne faisait pas les choses à moitié me concernant, ce qui étais d'ailleurs plutôt surprenant pour une humaine. J'étais une parfaite inconnue pour elle, qui plus est avec de gros soucis au cul. Elle pouvait prendre certains risques en cachant une fugitive comme moi, surtout aux yeux de la Résistance. Je trouvais ça louche, et me demandais finalement si cette gracieuse petite Or, n'avait pas elle non plus quelque chose à cacher. Ou alors, étais-je tout simplement trop de mauvaise foi. mon mépris pour les hommes m'empêchait peut-être de voir les choses simplement, et surtout de les imaginer bons, un seul instant. De toute manière, pourquoi me prenais-je donc la tête avec toutes ces sornettes? Tant mieux après tout, si elle me logeait, me nourrissait, m'habille et me soignait ! Je n'avais qu'à en profiter sans broncher ! Je lui paierais ma dette après ça, et voilà ! On en parle plus ! Ah Chibie, tu réfléchis de trop parfois...

Après de longues minutes étalé sur le lit, je réussis finalement à me redresser, pour aborder une position assise, plus ou moins en tailleur. Encore un peu dans le brouillard, je commençais néanmoins à me refamiliariser avec mon environnement, lentement. Je trouvai finalement la force de me lever, hissant mes petits pieds hors du lit, pour les poser douloureusement sur le sol froid. Des picotements m'envahissèrent alors de part en part, quelle sensation désagréable ! C'était tout de même révoltant d'être aussi faible ! Quelle plaie je vous jure ! Comme pour sermonner ce corps décidément trop faiblard, je me forçais finalement à me dresser droite sur mes jambes. Avant de pencher d'un côté, puis de l'autre, assomé d'un vertige qui brouillait ma vue. Je secouais donc la tête, pour chasser ces vilaines choses, avant de faire mes premiers pas, enfin. C'est bon, j'étais repartie ! Mais pour faire quoi maintenant ? Ah très bonne question ! Bloquée au centre de la pièce, je regardais alors autour de moi, cherchant un petit indice qui pourrait m'aider à y voir plus clair. Je tomba ensuite nez à nez avec le dressing de Or. ça y est, je me souvenais, ou du moins, je venais de capter ce qu'elle m'avait dit quelques minutes plus tôt. Il fallait donc que je m'habille, soit. Je m'approchai de la grande armoire, ou les rangés de vêtements ne se finissaient jamais ! Je n'en croyais pas mes yeux, était-ce seulement possible, d'avoir autant de diversité là-dedans ?! Visiblement oui. De ma main molle et peu convaincante, je commençai à trier, repérer, ce qui pourrait éventuellement m'intéresser. Beaucoup de couleurs... Trop de couleurs. Des belles choses, je dois l'avouer. Des trucs aussi dont j'ignorais totalement l'utilité ! Comme un soutien-gorge, ou même une petite culotte. Et pire encore, des chaussettes... Non mais vous avez vu la gueule que ça a, des chaussettes. Et ça sert à quoi d'ailleurs . C'est moche, ça n'a aucune forme, et... franchement je ne vois pas à quoi ça sert ! Je commençais presque à déprimer avec tout ça, hésitant même à retourner voir Or, pour lui demander conseil... Mais j'avais trop de fierté pour ça ! Restons lucide.

Puis, soudain, parmi l'ensemble des formes et des couleurs totalement loufoques, mon oeil fut attiré par quelque chose de familier. Quelque chose de noir, avec plein de piques ! ça me ressemblait visiblement ! Je me ruais donc sur les petits morceaux de tissu qui dépassait du reste. Je sortis ensuite une à une les pièces du puzzle, que vous les hommes appeler une tenue quoi. C'était vraiment cool ! Tout était déchiré, sauvage, noir, piquant, cloutés ! C'était tout à fait à mon image ! Je me trouvais donc plus ou moins enthousiaste à faire cette petite séance d'habillage, qui me permettait de renouer avec mon vrai moi. En effet, une fois habillée, le reflet qui se dégageait du miroir en face de moi était des plus convaincants. Pour moi en tout cas. C'était sombre, mauvais, et tout à fait du genre rebelle. J'arrivais même à revoir ma forme originelle, à travers tout ce noir et ce rouge. Il n'y avait que le bleu de ma crinière qui faisait encore étrange, et bon, tant qu'à faire, ce corps d'humain également. Mais hélas je commençais doucement à voir l'évidence, si je voulais rester caché, et surtout discrète, rester sous ma forme de dragon serait tout simplement trop dangereux.

Après un long moment à me fixer dans le miroir, une odeur fort délicieuse me tira subitement de mes pensées La faim changeait bien des choses pour un être vivant. Plus questions de réfléchir, ou de même de prendre le temps de se poser des questions. Seul le ventre parlait. J'étais le genre de gibier trop facile à capturer. Une cage, avec un appât à l'intérieur, et je fonçais dedans en toute ignorance. J'en fis de même à l'instant, me dirigeant d'un pas pressé vers la sortie de la chambre. Je regagnai aussitôt le petit salon, où d'étranges boîtes aux formes géométriques avaient été posés sur la table. Je penchais alors la tête sur le côté, marquant ainsi mon étonnement. Mes gestes ne trompaient pas, ils étaient tout ce qu'il y avait de plus bestial. Je n'avais aucune éducation, j'étais une bête, rien de plus. Sans demander mon reste, je m'approchai de cette fameuse table, scrutant avec concentration cette mystérieuse boite, dont l'odeur était des plus alléchantes. Non loin de là, une grosse bouche ouverte dégageait une lumière chaude, portant la même odeur que les boîtes. Je m'en approchai, trop prêt surement, car la chaleur coupa ma respiration. Depuis quand étais-je sensible à la chaleur ? Enfin... Quelle étrange chose, en plus d’émettre de la lumière, ce truc dégageait une chaleur puissante. Il avait d'ailleurs la même forme géométrique que les boîtes osées sur la table. Peut-être y avait-il un lien entre eux. Quoi qu'il en soit, cette chose n'allait pas me donner de la nourriture non. La nourriture était sur la table, et je me pressai donc d'y retourner. Bien que je ne connusse rien au monde des humains, il y avait tout de même quelques objets qui m'étaient familiers, comme une table, ou même une chaise, le genre de choses qu'utilisaient aussi les Cétras. Pour le coup, il n'y avait donc aucun mystère pour moi quant à l'utilité de ces choses, je m'installais donc sur une chaise, en face d'une des deux boîtes. Prudemment, j'approchais ensuite mon museau de l'objet carré, reniflant avec délicatesse.

« Qu'est ce que c'est ? ça sent bon, c'est de la nourriture non ? »

Osais-je finalement demander. Accessoirement, j'eus le réflexe de scruter autour de moi l'ensemble du salon, afin de surveiller la position de ce petit monstre diabolique, qui rôdait justement autour de la table. Surement avait-il senti l'odeur de la nourriture lui aussi. Si jamais il tentait de s'emparer de ma part... Une fois ma position fermement défendue, je me concentrai un instant sur Or. Je me souvenais de son deal, tellement simple. Elle avait promis de s'occuper de moi, en échange d'informations sur ce fameux Dragon. À ce stade, je pense que je pouvais lui faire confiance. Ah, quelle ironie de dire ça, surtout venant de moi. Mais dans le fond, son profil ne m’était pas vraiment désagréable. Elle était assez réservé, simple et loin d'être aussi excentrique que ses congénères. De toute façon, quoi qu'il en soit, j'avais une dette envers elle, alors il était peut-être temps de rendre mon dû, tant qu'elle ne me demandait pas la lune.

« Hm, tu as tenue parole, concernant notre arrangement. Il est temps que j'en fasse autant. Que veux-tu donc savoir exactement, sur ce Dragon ? »

Voilà, c'était bien raconté tout ça. De la sorte, elle ne prendrait pas cela pour des remerciements. Elle comme moi, avions tout simplement horreur de ça, c'était clair, c'était écrit dans nos yeux. Tout compte fait, cela m'arrangeait bien de mettre tout cela sur le compte d'un vulgaire arrangement. Je me sentais tout de suite bien moins redevable à son égard. De plus, je tenais ma part du contrat, alors quoi demander de plus. Bien que tout de même, j'appréhendais quand même ses questions... Qui sait ce qu'elle souhaitait réellement savoir. J'avais soudainement peur d'être démasquée...


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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Jeu 3 Avr - 11:09:21




Reanbell Valdès

Edge, cette ville si moche...



    Une délicieuse odeur de pizza bien chaude vint bientôt lui chatouiller les narines et cela sembla la déconcentrer, puisqu'une armée de zombi extraterrestre vinrent à bout d'elle avant qu'elle n'atteigne son objectif. Elle poussa un petit ronchonnement agacé, alors que son téléphone portable se mettait à vibrer, elle venait de revoir un message ? Ho, c'était juste un spam. Elle le supprima et remarqua alors qu'elle avait quelques appelles en absences. Un client qu'elle voulait éviter, un contacte qui lui demandait trop de service et qu'elle voulait éviter, ainsi que Reno. Elle consulta alors sa boite vocale tout en se levant pour aller sortir les pizza du four. Elle manqua de se brûler plusieurs fois, mais ce n'est pas comme si elle en craignez les séquelles. Mourir par le feu était une expérience terrible, affreusement douloureuse. Sans doute une des pires qu'elle ait testé ! Elle ne le conseillait à personne.

    Les premiers messages qu'elle consultât était sans grand intérêt, et elle les supprimer en faisant comme si elle n'avait reçu. L'excuse du bug était toujours efficace, et puis, à force de s'en plaindre, ou lui avait même offert un nouveau téléphone, une fois ! Les avantages du métiers, parfois … Et finalement, comme c'est quelque chose de dangereux, elle dans sa situation d'immortelle, elle n'avait pas vraiment de désavantage – bien qu'elle considère toujours ce 'don' comme une malédiction. Elle tomba enfin sur le dernier message et reconnu aussitôt la voix de Reno. Elle l'avait presque oublié, celui là … Lui et son patron, qui lui devait une paie d'ailleurs !! Donc non, en fait, elle ne l'avait pas oublié.

    « Yo' miss. Dis moi, j'aurais un service à te demander. En échange je t'offre un verre, ou peut-être même deux, lors de notre prochaine partie! Tu auras l'occasion de me ruiner une fois encore, mais ne sois pas si sûre de toi, cela ne se passera pas comme d'habitude, yo'! Quoiqu'il en soit, je recherche une ancienne captive de la WRO, fugitive depuis quelques heures. Je t'envoie une photo datant d'il y a quelques jours, sait-on jamais, yo'! N'hésite pas si tu as des infos à me transmettre Allez à la prochaine, la peste, yo'! »

    Si la première partie du message lui sembla de trop, parce que la blonde aime lorsqu'on va à l’essentiel – ce qui était peine perdu avec ce Turk – la seconde l'intéressa un peu plus. N'ayant pas souvenir d'avoir reçu de photos, elle fouilla à nouveau dans sa boite de réception, et cette fois, ce fut un vrai bug qui lui avait fait une petite blague, histoire d'équilibrer la balance sans doute. Elle ouvrit le message déjà marqué comme lu, et découvrit alors une photo bien intéressante … Une demoiselle aux cheveux bleus, la fameuse fugitive. Elle était inconsciente sur la photo, et nue. Une fugitive, alors ? Ça, Reanbell l'avait bien comprit en la trouvant comme ça cet après midi. Mais pourquoi Reno voudrait-il la rechercher ? La blonde avait quelques principes, mine de rien, même si elle s'en cachait bien. Si cette fille s'était échappée d'un labo – et c'est ce qui en avait tout l'air – elle n'allait pas leur faciliter la tâche pour la ramener la dedans. Elle ne se gênant alors pas pour demander plus de détails aux Turks, qui répondit rapidement à ses messages, pour une fois. Il prétendait qu'elle était un contacte très utile qu'il voudrait sortir des ennuies que lui causait la WRO. Un contacte, hein ? Reanbell ne répondit plus au message, connaissant bien l'adoration des Turks pour le mensonges et les coups bas. Elle garda son téléphone avec elle, alors qu'elle remarquait enfin la présence de son chaton perdue numéro 2,  qui s'était un peu trop approché du four. Elle semblait vraiment maladroite dans ses mouvements, comme elle, lorsqu'elle avait tenter de piloter cet hélico. Bon sans, il lui était resté en travers de la gorge ce machin !! Si peu solide …

    Elle rejoint donc la demoiselle à table, observant un instant la tenue qu'elle avait choisit. Elle avait bon goût, son choix s'était porté sur un look qui saillait parfaitement avec ses cheveux bleus et ses yeux pourpres. Elle renifla alors prudemment la pizza, comme l'aurait fait une bête. Cette fille n'avait jamais été éduqué en tant qu'humaine … Alors pour elle, c'était évident, soit elle sortait d'un laboratoire, soit elle était de ce qu'on appelle ''les enfants-loups'', qui avait grandit parmi les bêtes. Dans tous les cas, elle ne voyait pas ce que ce contacte pourrais apporter aux Turks … Sans que ça soit à son détriment.

    « Qu'est ce que c'est ? ça sent bon, c'est de la nourriture non ? » 
    – C'est une Pizza, expliqua simplement Reanbell, oui, ça se mange.

    Elle n'était pas du tout étonnée que la demoiselle d'en face ne connaisse pas la pizza. Après tout, elle-même avait découvert cela qu'il y a très peu de temps, ce qui la confortait dans l'idée qu'elle devait venir du même monde. La blonde s’empara d'une part de pizza pour commencer à satisfaire sa faim, qui n'était finalement qu'une illusion, pour elle. Chaton perdu numéro 1 tournait non loin de là, pour la plus grande méfiance de chaton perdu numéro 2. La petite créature courte sur pattes devait déjà avoir fini ses croquettes, mais il n'était jamais contre un peu de pizza, ou juste un petit anchois. Reanbell l'ignora, car son hôte semblait enfin décidé à lui rendre la pareille. Elle doutait cependant qu'elle lui dirait tout comme ça, ou que ce qu'elle dirait serait la vérité. Elle repensa alors à la demande de Reno, si cette fille avait un lien avec un dragon, c'était sans doute ça que les Turks voulaient exploiter. Outre le fait que c'était des créatures puissantes, elles étaient aussi très anciennes, et Reanbell avait lu quelque part qu'ils étaient autrefois les compagnons des Cétras. S'ils détenaient leur connaissances, pas étonnant qu'ils soient convoités. Pour le coup, la blonde aurait plutôt tendance à défendre les dragons, comprenant tellement bien ce qu'était d'avoir un secret trop convoité, et de tenter de le protéger.

    – Ce dragon, tu le connais bien, pas vrai ?

    Elle scruta un instant son hôte, comme si elle la sondait et tentait de lire dans son esprit. Tiens, la télépathie, voilà un don pratique ! Ça aurait été tellement mieux que l'indestructibilité … La blonde posa alors son téléphone sur la table après avoir fini une première part de pizza et croisa les mains sous son menton d'un air concentré.

    – Est-ce que tu serais amie avec un type en costume noir et des cheveux rouges, par hasard ?

    Reanbell voulait avoir les deux versions, histoire de savoir quoi décider. Si cette fille était vraiment un sujet d'expérience, pas question de la prendre en traître … Solidarité de spécimen, vous voyez ?

    – Pourquoi est-ce qu'ils te cherchent tous avec tant d’acharnement ?




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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Jeu 3 Avr - 16:01:18



Edge, cette ville si moche...


Chibie


De la pizza ? Quel nom bien étrange, les humains manquaient vraiment d’imagination, même lorsqu’il s’agissait simplement de nommer leur nourriture. Bien que cela ait une odeur plutôt agréable, cette nourriture avait une forme tout à fait étrange. Une forme plutôt ovale, et plate. Il n’y avait pas grand-chose à manger… De quoi me remplir une dent creuse, et encore. Mais ma mère, m’avait toujours sévèrement appris à faire honneur aux hôtes qui avaient la gentillesse de m’offrir à manger. Je ne sais pas si l’on pouvait parler de gentillesse concernant Or, mais cela avait au moins l’idée de principe. Si cette petite humaine avait des principes, alors elle faisait déjà preuve d’un peu moins de stupidité que ses semblables à mes yeux.

Mon petit museau s’approcha encore un peu plus de cette chose décidément très intrigante. Cette, pizza, avait une magnifique couleur rouge, parsemés de petits points noirs et roses. Ces trucs roses justement… C’était de la viande. Oui, je le sentais, de la viande. Ma curiosité n’en fut que plus piquée encore, devant la découverte de si petits morceaux de bidoche. Comment pouvait-on chasser d’aussi petites choses ? Pour moi, le concept de découper de la viande en morceaux était totalement inexistant. J’étais réellement persuadée que les humains possédaient du bétail aussi petit que des mouches. J’avais vraiment hâte de voir à quoi pouvaient bien ressembler les petits animaux à l’origine de cette viande. Certes, je m’égarais un peu là. D’ailleurs, sans m’en rendre compte, je mettais mise à pencher la tête d’un côté, puis de l’autre, avec étonnement, comme ces animaux que vous appelez les chiens, lorsqu’ils vous font part de leur surprise. J’avais cette même expression, les yeux grands ouverts, brillants de curiosité. Finalement, après longue hésitation, je pris la décision de gouter à cette nourriture étrange… Sans prendre garde, je me jetai alors la tête la première avec rapidité sur les quelques maigres morceaux de viande roses. Mais je fus bientôt rapidement repoussé, grimaçant douloureusement, en lâchant prise avec précipitation devant un soudain picotement qui vint me brûler l’intérieur de la gueule. En effet, c’était la première fois pour moi que je mangeais un repas chaud. Ce qui devait arriver arriva bien sûr, je me brûlai. C’était d’autant plus paradoxal pour un dragon. Un peu frustrant même. Alors c’est à ça que ressemblait la sensation de brûlure. Ça faisait, mal… Je restai regarder la pizza avec révolte, comme si cette dernière venait de contrattaquer mon assaut pourtant rapide et précis. Ma langue me picotait, et j’ouvrais la gueule pour la laisser pendre afin de la refroidir. Ça me donnait un air très bête, mais j’étais bien loin de m’en rendre compte, et surtout de m’en soucier. Bon, comment allais-je manger ça alors ? Y avait-il une méthode particulière ? Pour ça, je tournai discrètement le regard sur la petite humaine à côté de moi, qui avait pris la pizza dans le creux de ses pattes, avant de la manger soigneusement après avoir soufflé sur sa nourriture. Etrange manière de faire, mais je décidai de la copier. J’avançai alors mes pattes au-dessus de la pizza, ne sachant pas vraiment comment m’y prendre. Je due essayer plusieurs fois avant de trouver la bonne méthode, trouvant ainsi la parade contre les brûlures. J’étais un peu gauche de mes mains, je n’étais pas habituée à les utiliser ainsi. Mais j’allais devoir m’adapter si je voulais survivre sous cette forme. Heureusement que mon sens de l’observation était assidue.

Une fois le morceau de pizza dans ma bouche, je me surpris à trouver cela terriblement bon. Il ne suffit que d’un morceau, pour m’en rendre accroc. Tel une gloutonne, je pris le reste de la nourriture à pleine main avant d’en stocker un maximum dans ma gueule. Mes joues gonflèrent sous la quantité de nourritures. Je tentais tant bien que mal de gober le tout, comme je le faisais depuis toujours, mais là encore, cela ne semblait pas être la solution la plus adaptée. Je manquai de m’étouffer à chaque mouvement, et cela devint rapidement insupportable pour moi. Agacée, je recrachais rapidement tout le contenue de ma gueule sur la table. Dès lors, je me mis à bloquer les quelques morceaux encore potables avec mes pattes, avant de venir déchiqueter le tout, de mes petits crocs humains. C’était déjà plus facile, et je réussis ainsi à manger les trois quarts de ma pizza ainsi. Ce fut long, mais j’en vins à bout.

Pendant que je galérais avec ma pizza, Or se décida enfin à me questionner sur ces fameux dragons. Enfin, sur LE dragon. Elle semblait croire qu’il n’y en avait qu’un. Cela me laissa un peu dubitative. Heureusement, mon temps interminable pour manger me permis de prendre le temps de réfléchir à ce que j’allais lui répondre. Devais-je lui dire qu’il n’y avait pas qu’un dragon, mais bel et bien deux dragons ? Je ne sais pas trop… Je savais encore moins si je devais lui révéler que j’étais l’un d’entre eux. Non, ça non… Je ne devais pas le lui dire. Pas pour l’instant. Pour le moment, je devais avoir l’air le plus humaine possible. C’était plutôt mal partit. Bref, je songeais à mes mots silencieusement et sérieusement. Leï’Daen n’était pas là pour penser à ma place, et ce que j’allais dire, pouvait avoir de graves retombés pour moi comme pour lui. Pff, comme je détestais les responsabilités. Pourtant, il s’agissait bien de cela ici. Ce que je m’apprêtais à lui dire, pourrait considérablement influencer mes prochains plans afin de sortir Leï’ de sa prison.

« Il y a deux dragons… »

Marmonnais-je pour commencer tout en douceur. Ma voix était tout ce qu’il y avait de plus froid et de plus neutre. Je n’y mettais aucune émotion, aucune intonation particulière. Je ne prenais même pas la peine de regarder Or, au risque que mon regard révèle de quelconques sentiments. Je ne devais pas prendre partit, ni pour les dragons, ni pour les hommes. C’était la clef de ma discrétion. J’avais finis par choisir de lui dire qu’il y avait bel et bien deux dragons. J’avais décidé en revanche de garder secret que j’en étais un. Après tout, si j’avais un lien quelconque avec eux, je pouvais bien être que la pauvre fille protectrice des animaux qui avait tenté de les sauver lors de l’affrontement à Junon. Bref, ce n’est pas les excuses qui manquaient. Mon identité pouvait donc rester secrète encore un moment.

« Ils ont été capturés il y a de ça quelques jours, par des barbares. Maintenant, ils sont retenus prisonnier dans un entrepôt à la sortie de la ville. Personne ne sait ce que les barbares comptent faire d’eux… Toutefois, l’un des deux dragons a réussi à s’échapper. L’autre est toujours emprisonné… Il ne faut pas lui faire de mal… Il n’est pas méchant. Il ne ferait jamais de mal à un humain, bien qu’ils le méritent. »

Bon sang, j’avais décidément trop de mal à ne pas prendre partit. Mais comment se mettre du point de vue des hommes. Comment leurs faires confiances, après la brutalité dont ils avaient fait preuve pour nous capturer. Je n’avais absolument aucune de ce qu’ils comptaient faire de nous, mais ils ne nous voulaient pas de bien, ça, j’en étais pratiquement sûr.

Après ces quelques vagues précisions, Or me demanda quelques renseignements sur un humain qu’elle connaissait suffisamment bien pour pouvoir m’en donner une description physique. Je dois avouer que cela me rebuta quelque peu. C’était louche, très louche. Je ne savais pas trop dans quel sens le prendre. Cet homme, était-il l’ami de Or ? Ou au contraire son ennemi. De toute façon, je ne voyais absolument pas de qui pouvait-elle bien parler. Je choisis donc de rester neutre sur ce sujet. Répondant de manière catégorique et très claire.

« Je n’ai pas d’amis… »

Voilà, au moins c’était clair. Les hommes n’étaient pas mes copains, et cela s’avérait tout aussi vrai pour la personne dont était en train de me parler Or. Je m’étais quand même gardé que je méprisais les humains. Cette phrase-là passait bien mieux je pense.

L’interrogatoire continua, de plus en plus gênant pour moi. Il y eut notamment un détail qui me glaça le sang. Elle s’interrogea finalement sur ma complicité dans l’affaire. Elle ne demanda pas pourquoi les barbares en avaient après les dragons. Non, ce qu’elle demanda était bien plus gênant encore. Elle demanda pourquoi ils en avaient après MOI. Cette question laissa comme un malaise derrière moi, difficile à dissimuler. Mes yeux vacillèrent légèrement d’un bord à l’autre, tandis que je cherchais rapidement une réponse plausible. Qu’aurait fait Leï’ à ma place dans la même situation ? Il aurait certainement joué la carte de la sécurité, comme à chaque fois. Je pense qu’il était raisonnable pour moi d’en faire de même. Comme on dit, il ne fallait jamais trop se mouiller…

« Je ne sais pas. Peut-être parce que j’en sais beaucoup sur ces dragons. Mais je ne dirais rien. Je ne leur dirais rien… »

Elle devrait se contenter de ça. Ce n’était pas non plus si vague que ça comme réponse. J’aurais néanmoins voulu continuer en disant à Or, que ces humains étaient bien trop barbares et violents pour que je daigne leur parler de toute manière. J’aurais voulu lui dire combien ils étaient mauvais et méchants… Qu’elle, et toute son espèce, était issue d’une race de bâtards, ne connaissant que la violence et le mépris, issus d’une peur qui n’a d’égal que leur faiblesse. Au fur et à mesure de ces pensées sombres, instinctivement, la colère revenait en moi. Ainsi que la haine, une haine, si grande pour tous ces hommes… Ma respiration était plus dense, mes membres crispés. Je devais impérativement me calmer… Sinon, ma couverture était fichue. J’espérais également que mes réponses lui conviennent, et qu’elle n’insiste pas trop sur le sujet. Mais il ne fallait pas trop y compter hélas…



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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Jeu 3 Avr - 17:10:01




Reanbell Valdès

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    Le sérieux de la conversation aurait pu, d'un œil extérieur, être totalement brisé par la face barbouillé de sauce tomate d'une des protagonistes. En effet, la petite bleue – enfin, toujours plus grande que Reanbell – avait le visage tout rouge et orangé de sauce, et même un bout d'olive dans les cheveux. Le pire, c'est que cela ne sembla pas déranger la blonde, ni même l'intriguer une seule seconde, elle restait parfaitement neutre, comme si elle était en train de traiter avec un homme en costume-cravate. Avant de sortir des laboratoires, Reanbell n'avait jamais eut l'occasion de vraiment manger. Tout ce qu'on lui donner, c'était des nutriments pas perfusions, et tout se faisait pas injection. Parfois, Juris lui ramenait des petites quelques choses – ce qui mettait Hojo dans une colère noire – mais rien de plus. La première fois qu'elle tenta de manger quelque chose, elle faillit s'étouffer d'ailleurs , et à sa sorti, lorsqu'elle fut confrontée à un vrai repas … Soyez sûr que c'était un bien pire spectacle que ce qu'offrait Chibie. Décidément, cette étrange demoiselle avait tout, pour lui rappeler sa sauvageonne qu'elle-même était autrefois.

    Reanbell eut un léger rictus compréhensif lorsque son hôte parla des ''barbares'' connaissant bien les résistants dans cette description. Enfin, certains résistants, bien sûr, mais Reanbell avait la malchance de n'être confrontée qu'à des bourrins. Il faut dire qu'elle n'était pas non plus très tendre, elle cherchait souvent la bagarre sans vraiment le vouloir, mais ils n'avaient qu'à être un peu plus supportable aussi ! Ce n'était pas de sa faute. C'était des rustres puants qui s'amusaient à juger les jolies jouvencelles sur leur taille et leur apparence de petite poupée fragile et gracile. Loin d'être Barbie, Reanbell n'était tout au plus qu'une Polly Pocket à leurs yeux, mais cette Polly Pocket ne tardait jamais à mettre à bas son costume pour dévoiler son véritable visage de trolle.

    Apparemment, cette fille connaissait effectivement très bien les dragons, qui n'avait pas l'air de sortir de laboratoire, d'après ce qu'elle disait. Pour avoir été capturer, c'est qu'ils devaient être libre avant ça. La blonde commençait à y voir plus clair, cette fille devait plus se rapprocher d'une enfant loup que d'un sujet d'expérience, mais cela ne la rendait pas moins proche ni moins intéressante pour la blonde.

    « Je n’ai pas d’amis… »  Répondit alors la sauvageonne, à la description de Reno.

    Voilà qui s'éclaircissait. Monsieur le Turk était un vilain petit menteur, mais ça, ce n'était pas neuf. La réponse de la demoiselle aux cheveux bleus ne pouvait pas être plus familière aux oreilles de la blonde, qui ne pouvait qu'approuver. Cette fille ne devait avoir pour ami que ce dragon, elle le devinait bien … Tout comme elle n'avait que Condchat, enfin, si on peut dire. Elle baissa d'ailleurs un instant les yeux vers le petit animal, qui était en train de grignoter le pied de sa chaise, faute ne n'avoir encore reçu aucun don. Reanbell lui céda alors un anchois, que l'animal dévora avec délice.

    – Tu as bien raison, ça ne sers à rien. Approuva la blonde.

    Pour la blonde, c'était simple … Il n'y avait de place dans sa vie que pour les bons contactes utiles, et les ennemis, c'était aussi simple que ça. Pas d'attache, rien. C'était trop handicapant, et elle n'avait pas encore saisit l'importance des sentiments … Là-dessus, même Chibie devait en savoir plus qu'elle.

    Toujours est-il que Reanbell commençait à comprendre, ou plutôt, à être certaine d'une chose. Soit cette fille avait grandit avec ces dragons … Soit, elle en était un, elle-même. La perspective qu'une aussi grosse bête puisse le transformer en humain lui paraissait étrange, mais elle en avait vu d'autres. Après tout, cette histoire de dragon qui s'évade et comme par hasard elle aussi est recherché … nue comme un vers. La blonde craignait de l'effrayer si elle lui disait cela de but en blanc, mais de toute façon, elle n'était pas la reine de la subtilité. Elle allait faire un effort.

    – C'est une drôle de coïncidence que tu sois recherchés au même moment que l'évasion de ce dragon et qu'on ait pas trace de lui … ça se remarque de loin pourtant.

    Elle la fixa un instant droit dans les yeux, avec un silence pesant. Elle sorti alors son téléphone pour montrer la photo que Reno avait prise de la jeune femme aux cheveux bleus. Elle lui désigna l'écran du doigt, se doutant qu'elle ne comprendrait pas ce qu'était que cette étrange petite boite à image.

    – Quelqu'un vient de m'envoyer ça en me demandant si je ne t'avais pas vu. Pour tout t'avouer, je ne fais pas confiance à cette personne. Il m'a dit que tu étais un de ces contactes et qu'il voulait te faire sortir des sales pattes des barbares. Ce que je n'aurais pas de mal à croire, étant donné que c'est quelqu'un d'intéressés, et je pense qu'il verrait beaucoup d’intérêt à apporter son aide à des dragons.

    Elle rangea son téléphone et s'adossa contre le dossier de sa chaise.

    – Ne me regarde pas comme ça, si j'avais voulu te vendre au plus offrant, je ne t'aurais pas raconter tout ça, je les auraient appelé et ils seraient déjà là. Tu veux faire sortir ton ami dragon des prisons ? Je peux peut-être t'aider, avec cette personne qui m'a envoyé cette photo. Mais je ne peux pas te garantir de ce qu'il voudra en échange. C'est à toi de choisir. Je peux aussi lui demander d'arrêter de me prendre pour une débile et de cracher le morceau, mais il en déduira forcément que je t'ai trouvé.

    Elle n'avait pas avouer explicitement qu'elle avait comprit son identité, mais ça semblait assez évident, autant dans ses propos que dans son regard. Il arrivait souvent à Reanbell de mentir, mais en générale, elle préférait jouer carte sur table. Elle était finalement plutôt honnête, dans un sens, car elle ne voyait généralement pas l'intérêt de mentir … Surtout maintenant.



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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Sam 5 Avr - 16:44:45



Edge, cette ville si moche...


Chibie


Je levai un regard perplexe sur elle, lorsqu’elle affirma le côté inutile de l’amitié. Pour moi, il était très clair que je ne ferais jamais des hommes, mes amis, c’est sûr. En revanche, j’aurais bien aimé en avoir, des amis. Du temps de mes ancêtres. De mon temps. Je n’avais pas eu le choix, que de ne pas en avoir. On ne m’a pas laissé le temps de connaitre l’amitié, ni même l’amour. Alors, c’était un peu troublant, d’entendre une telle fermeté, sur quelque chose que tout le monde qualifiait au contraire d’essentiel, dans une vie. Enfin, j’imagine que chacun avait son opinion sur le sujet. Les humains pensaient trop différemment de toute manière pour que je puisse essayer de les comprendre. De toute façon, je ne cherchais pas, et surtout je ne voulais pas, les comprendre.

La petite humaine écouta mes explications avec la plus grande des concentrations. Elle m’observait, me fixait, me sondait comme pour s’assurer que je disais vrai. Elle était plutôt maligne, car elle fit rapidement le lien entre moi et le dragon évadée. Malgré ses suspicions, je tentais de rester calme, parfaitement neutre et indifférente. Je pris même le soin de hausser légèrement des épaules, afin de nier l’évidence. J’étais concentrée sur ma pizza, un bon moyen de détourner l’attention. Mais pas suffisamment visiblement. À ma grande surprise, ce n’était pas juste de la curiosité dont faisait preuve cette fille à mon égard, et à celui des dragons. Elle était visiblement très bien informée sur mon cas. En effet, elle s’approcha de moi avant de me montrer une image, qu’elle désigna du doigt, sur un petit morceau de plastique noir. Sur cette photo, c’était moi. C’était mon image. Une image de moi au moment des faits à Junon. J’en restai bouche bée. Un énorme frisson froid et désagréable me picotait maintenant le long du dos, tandis que je sentais mon cœur s’affoler dans ma poitrine. Je me sentais soudainement mise à découvert, comme trahit et embobiné, par cette fille qui avait prétendu vouloir m’aider. Tout n’était qu’intérêt finalement. Elle savait parfaitement qui j’étais, tout ça n’avait été que pure comédie.
La panique me gagnait peu à peu, instinctivement, je laissai retomber ma nourriture sur la table, avec dans l’idée soudaine qu’elle puisse être empoisonnée. Cela dit, aucun humain ne pouvait m’empoisonner plus, que l’avait déjà fait Jenova. Je serrais alors les dents, grondant d’un souffle rauque, mais peu convaincant hélas. Mes yeux s’étaient tout de suite fixés sur elle, un semblant menaçant. Et si je ne disais rien, mon silence n’en était que plus clair encore. J’étais toutefois secrètement quelque peu honteuse, de m’être faite bernée aussi facilement de la sorte, par un vulgaire petit humain, guère plus âgée que moi. Je ne savais pas encore qu’elle rôle avait-elle à jouer dans tout ça, ni même ce qu’elle voulait de moi, ou ce qu’elle attendait de ma personne. Mais je préférais encore mourir que de servir les intérêts de cette scélérat.

Après m’avoir expliqué brièvement la situation, elle s’adossa tranquillement contre le rebord de son siège, me regardant d’un air faussement indifférent. Pourquoi faussement ? Parce que j’étais persuadé qu’elle cachait bien son jeu. Elle avait quelque chose à tirer de toute cette histoire, et elle voulait faire de moi son pantin. Hors de question. Elle tenta tout de même toujours de m’embobiner. Voulant peut-être me rassurer sur ses intentions. Mais j’étais maintenant bien trop nerveuse pour lui donner un semblant de crédibilité. En parlant de ça, je n’avais d’ailleurs même pas remarqué mes cheveux qui s’hérissaient doucement sous la puissance du courant qui coulait sous ma peau. La lumière vacillait également dans la pièce, attirée et aspirée par mon corps d’une force physique et chimique.

«Pourquoi devrais-je te croire ? Tu étais au courant de toute cette histoire, et tu me l’as caché. A quoi est-ce que tu joues ? Qu’est-ce que tu attends de moi ? Tu t’es servie de moi pour me soutirer des informations ! »

Elle voulait m’aider, oh vraiment ? Du peu que je connaissais des hommes, aucun ne proposait son aide sans l’idée d’un prochain retour, dit en remerciement. Il y avait toujours comme un dut à rendre, un fardeau dont ils jouaient avec sadisme. Je ne voulais pas être prisonnière de ce fardeau. Je ne voulais pas traiter avec les hommes. Je ne voulais pas être leur esclave. Je me sentais tellement impuissante en cet instant, complètement mise à nue et vulnérable. Tellement seule, sans défense, que tout pouvais m’atteindre. J’avais peur. Peur de ce qu’elle venait de me dire. Qui était cet homme ? Qui étaient tous ses hommes qui en avait après Leï’ et moi ? Ils étaient tellement nombreux, et ils nous persécutaient. Que nous voulaient-ils tous à la fin ? Je n’étais à l’abri nulle part. Je n’avais nul endroit ou me cacher. Par instinct, je descendis de cette surface plate ou j’avais posé mon train arrière, pour reculer sans quitter la menace des yeux. Je vins rapidement trouver refuge sous une table, sous laquelle je me mis en boule, ne laissant apparaitre que mes yeux rouges, lumineux dans l’obscurité. Je continuais de la fixer, essayant tout de même de calmer mes peurs. Car si combat il devait y avoir, je devais vraiment mettre à contribution tous mes sens. J’étais toute seule, il n’y avait personne pour me protéger. J’allais devoir me débrouiller, par mes propres moyens.

« On ne peut pas faire confiance aux humains… Le vice coule dans leurs veines. Je ne veux pas de leur aide. Je ne sais pas ce que vous voulez, ni même ce que vous attendez de nous, ou ce que vous comptez faire de nous. Mais nous, nous n’avons rien à vous offrir… »

Voulait-elle toujours m’aider à présent ? Elle n’avait rien à tirer de moi, rien du tout. Sauf des services peut-être. Mais j’étais bien résolue à ne pas mener mes arrangements avec les humains, plus loin que cette rencontre qui c’était au final révélé être un piège. Maintenant qu’elle savait tout ça, elle pouvait bien me mettre dehors comme une malpropre. Elle n’était pas obligée de me garder, et ce ne serait que mieux d’ailleurs. Ainsi, je ne lui devrais rien. Toute cette histoire était déjà allée bien trop loin.

«Tes mots ressemblent à des menaces… Ils sont intéressés et avares. Seul le profit intéresse les hommes. Ils sont les propres victimes de leur folie malsaine. Vous avez l’art de toujours cacher le fond de vos pensées. Vous êtes également très doué dans l’art de la manipulation. Mais prend garde humaine. Si je dois tuer pour ma liberté, je recommencerais volontiers, et ferais de cette ville, un tas de ruines, semblables à celui que j’ai fait à Junon. »

Je faisais un bien mauvais invité avec ça. Plus de reconnaissance, plus de merci ou de bonne conduite. L’enjeu était de taille il faut dire. La liberté. La liberté contre le joug des hommes. Non, c’était définitivement finit les petites affaires. Je ne comprenais d’ailleurs pas comment avais-je pu en arriver là, à loger chez une humaine. A manger, me laver et me reposer avec toute la tranquillité du monde. Les humains… Les enfants de Jenova. Pouvaient-ils comme leur créatrice, ensorceler les âmes et les corrompre ? Avec ce que je venais de voir, et de constater, je me mis à penser que oui, il était fort probable que les humains aient ce genre de pouvoir. Bon sang, il fallait vraiment que je m’en aille, et que je retrouve Leï’, tout ça au plus vite.




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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Dim 6 Avr - 14:34:02




Reanbell Valdès

Edge, cette ville si moche...



    Visiblement, la petite dragonne humanoïde n'avait pas confiance, et Reanbell ne pouvait que lui donner raison. A sa place, elle se serait sans doute déjà enfuie par la fenêtre, alors elle ne lui teint pas rigueur de s'enfuir pour aller se cacher sous une table au coin de la pièce. Elle ressemblait vraiment à Condchat comme ça, ça lui rappelait vraiment ces parties de cache-cache auquel le chaton semblait adorer s'adonner.  La blonde tenta alors d'imaginer ce que cela aurait donner si la sauvageonne avait tenté cela sous sa forme de dragon. Bon, elle n'aurait sans doute pas coulé dans l'appartement de toute façon, mais imaginons cela dans un endroit approprié, ça aurait pu rendre la scène assez drôle … Et plutôt mignonne à vrai dire. Cependant, elle ne se laissa pas attendrir le moins du monde, bien qu'elle ait déjà de la compassion pour cette créature incomprise. Elle ne pouvait, de plus, qu'être d'accord sur ses propos concernant les humains. Reanbell ne les aimait pas non plus … Et en effet, elle ne se considérait pas humaine. Son métabolisme était bien trop différent du leur pour qu'elle soit de la même espèce, un être humain se fane, dégénère, meurt … Elle, elle restait constante, à travers les âges, elle resterait en vie, comme hors du temps. Elle se sentait plus proche de ces monstres que l'on croise hors des villes … Avoir deux bras, deux jambes et une tête ne faisait pas d'elle une humaine. Elle était d'avantage une sorte de fantôme ou de zombi, juste un peu plus lucide et vive que ce que l'on imagine habituellement. Elle était comme cette créature qui vivait dans les bas-fond du manoir Shinra …

    La demoiselle à la crinière bleue était donc très méfiante et l'on pouvait même dire sans risque de se tromper qu'elle avait peur. Reanbell fut plutôt surprise d'ailleurs, qu'une créature comme elle puisse avoir peur d'une si petite chose blonde comme ça. Elle en vint rapidement à la conclusion que, malgré ce qu'elle disait, elle devait bien être incapable de réduire la ville en cendre … Pour le moment en tout cas. Elle ignorait totalement pourquoi ou comment un dragon pouvait se retrouver à avoir forme humaine ainsi, et à rester bloquer sous cette forme. Finalement, ça ne la regardait pas, elle était un peu curieuse, mais ça ne l'intéressait pas plus que ça. Elle s'efforçait de se dire que de toute façon, ce n'était pas son problème.

    La jeune mercenaire restait tranquille, alors que son hôte paniquée restait terrée dans sa cachette, Reanbell, elle, continuait de déguster tranquillement sa pizza, avec cet air éternellement indifférent. Ne pas apporter de crédit à la peur ou aux inquiétude de quelqu'un avait l'art de les étouffer net, tout comme, au contraire, lors d'une catastrophe quelconque, un cris avait l'art de semer la panique générale. Voilà un phénomène de groupe que Reanbell n'avait jamais vraiment comprit, et une raison supplémentaire de ne pas se sentir comme les humains … Ils semblaient tous lié en quelques sortes, leurs sentiments, leurs émotions étaient contagieuses entre eux. Reanbell, elle, ne se sentait jamais affecter, même si elle n'était pas démunie d'une certaine empathie, concertant le malheur ou la détresse de certains.

    – Arrête de dire n'importe quoi. Qui te retiens ici ? Le chat peut-être ? Pas moi en tout cas. Rétorqua-t-elle enfin, alors que Chibie proférer des menaces pour sa liberté.

    Elle avait fini par la mettre dans le lot des humains, ce qu'habituellement, elle n'aurait pas levé, afin de n'éveiller aucun soupçon. Mais une dragonne serait mal placée pour vouloir exploiter ses particularités, alors elle ne craignait pas grand chose d'elle. Elle se sentait bien trop proche de sa situation pour ça, finalement. Elle choisit alors de la prendre aux mots.

    – Je ne suis pas un homme, et je ne suis pas humaine. Affirma-t-elle.

    Elle s'essuya tranquillement la bouche et se leva pour plier le carton vide sa pizza.

    – Je ne savais pas pour toi, jusqu'à il y a tout juste cinq minutes. Et si je me réfère à toi, on dirait que les dragons non plus ne son pas des modèles de vertus et d'honnêteté.

    Elle se dirigea vers l'évier, juste à côté de la cachette de la sauvageonne à laquelle elle ne prêta pas du tout attention. Elle ouvrit une petite porte où se cachait la poubelle pour y jeter le carton de pizza, agissant de façon si naturelle que s'en était affligeant.

    – En tout cas si tu veux partir, c'est pas sous la table que tu vas trouver une issue. Va-t-en si tu veux, je ne te retiens pas, mais ne casse rien en partant.

    Il y avait de quoi rester pantois devant un tel comportement d’indifférence. Mais après tout, c'est vrai quoi, qu'est-ce qu'elle pourrait bien faire d'une dragonne sous forme humaine ? Encore un vrai dragon, ça pourrait faire un chouette moyen de transport, en admettant qu'elle puisse réellement en dompter un pour ça ! Mais à ce qu'elle sache, contrairement à la légende, ces dragons là ne semblait pas gardien d'une colossale quantité d'or. Elle se servit un verre de lait pour chaton avec un peu de Vodka, et fit un second verre contenant la même chose. Elle vint ensuite s'asseoir en tailleur devant la demoiselle farouche, déposant un verre devant elle tout en gardant ses distances pour ne pas l’accommoder.

    – Il paraît que les dragons en savent beaucoup sur les Cétras et le monde. C'est une légende comme une autre, mais je crois que c'est pour ça que cet homme s'intéresse à vous, et voudrait vous avoir en allié plutôt qu'en ennemi.

    Elle but une gorgé de son étrange cocktail.

    – Ton copain est resté prisonnier si j'ai bien compris ? Tu n'arriveras pas à le sortir de là-bas toute seule. Après, est-ce que tu peux faire confiance à cet homme qui te recherche ? Certainement pas. Me faire confiance ? C'est à toi de voir. Je n'ai rien à gagner à t'aider, mais je ne risque rien non plus à le faire.

    *Sauf si tu as capable de flairer Hojo ou que tes flammes peuvent réussir l'exploit de me tuer pour de bon* Songea-t-elle.

    Elle ne la lâcha pas des yeux un seul instant, pendant qu'elle lui parlait. Sa voix était franche et honnête, elle parlait de but en blanc, sans détour, sans hésitation, sans plus d'émotion non plus.

    – Mais il y a une chose, que je ne supporte pas. C'est que les humains se permettent de s'approprier des êtres vivants comme des objets, ils croient posséder ce qu'ils veulent comme ils veulent. Si je peux avoir une occasion de rabattre leur fierté de ce côté là, j'en serais pas mécontente.

    Cette fois, en plus d'une grande franchise, on pouvait clairement sentir le mépris de la blonde à l'égard de cette manie qu'on les humains. Pour elle-même avoir était le 'due' des scientifiques de la Shinra pendant plus de la moitié de son existance, voilà une cause pour laquelle elle voulait bien se battre gratuitement. Pour un bon Karma, comme on dit …  



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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Mar 8 Avr - 16:16:14



Edge, cette ville si moche...


Chibie


La petite humaine semblait toujours aussi calme, et ce, même malgré mes accusations. Bien que je me rendis rapidement compte qu’il s’agissait bien plus d’indifférence que de calme. Ainsi, elle n’avait donc aucun scrupule ? Je me sentais bien stupide d’avoir confié mon cas à cette humaine. Que m’était-il donc bien passé par la tête… Enfin, je dois tout de même avouer, que sans elle, et ses soins, j’aurais peut-être fini bien misérable. Je serais peut-être même morte à l’heure qu’il est. Mais rien ne me disait que ce que me réservait l’avenir, serait peut-être bien pire encore. Je ne savais plus de quel côté me ranger. Je ne savais pas ce qui m’attendait dehors, après ce qu’elle venait de me dire. Qui était cet homme ? M’attendait-il, lui, dehors ? Est-ce qu’il m’observait, est ce qu’il allait me capturer ? Pour le coup, je ne savais plus très bien si la bonne solution à prendre pour moi, était de sortir d’ici. Je crois bien que j’avais peur de ce qui pouvait bien m’attendre à l’extérieur. Je comprends à présent pourquoi Leï’ voulait tant que l’on évite les villages humains.

Or prit finalement la parole, après avoir pratiquement terminée sa pizza. Elle prétendit n’avoir aucune objection à me laisser sortir d’ici. Je restai silencieuse, l’observant d’un regard fixe depuis ma cachette. Restant le plus immobile possible, comme si j’étais embusquée, ou plus encore, que je me cachais pour ma survie, ce qui était un peu le cas à vrai dire. Je ne voulais pas croire un mot de ce qu’elle me disait. Je ne lui faisais pas confiance. Pourtant, elle continuait de parler, disant des choses de plus en plus étranges. Elle affirma même n’avoir rien d’une humaine elle non plus. Cette révélation me surpris, alors que je m’étais jurée de rester tout aussi indifférente qu’elle. Mais je ne pus m’empêcher un instant de chercher dans son regard, son comportement et sa voix, si elle disait vrai. Seulement hélas, depuis que Jenova m’avait empoisonné, mes facultés spirituelles avaient quasiment toutes disparues… Il m’était donc impossible à présent, de pouvoir reconnaitre avec certitude, un possible semblable dans les yeux d’un homme, qui en fait n’en serait pas un. Mais Or n’était pas un dragon, je ne pense pas. Bien que le doute me prit un instant. Je me mis même à penser que c’était une raison valable pour qu’elle se soit intéressée à moi, et m’est soigné de la sorte. Mais cette fois-ci, pas de conclusion hâtive, voir ici, illusoire carrément. Peut-être étais-je bien trop emballé par l’idée qu’il y est d’autre de mes semblables dans ce monde, et que cela mon montait doucement au cerveau. Il fallait que je me calme, que je me concentre à penser de manière réfléchis, et surtout lucide. Je préférais donc tout bonnement ignorer cette nouvelle révélation, continuant de me braquer afin de ne point laisser transparaitre mes faiblesses.

Mais voilà qu’elle s’approchait à présent de mon refuge. Ignorant ses intentions, je me crispai instantanément. Je plantais mes ongles dans le tissu qui couvrait mon corps, avec nervosité. Mes yeux étaient grands ouverts, à l’affut. Je la suivais d’un regard oppressant, alors qu’elle venait tranquillement faire ses petites affaires non loin de moi. Elle prenait son temps, toujours de son même air de foutaise. Cela voulait dire, qu’elle ne comptait rien me faire, non ? D’ailleurs, elle m’autorisait encore une fois à partir, si je le souhaitais. Rien ne se passait en tout cas, ce qui finit par me tranquilliser un peu. J’étais plutôt bien sous cette table. Je m’y sentais en sécurité. C’était petit, confiné, et sombre. J’étais telle une souris cachée dans son trou. Ce petit instant de silence me fit d’ailleurs le plus grand bien. Je pus me poser un instant pour me calmer l’esprit, tandis qu’elle continuait de faire ce qu’elle avait à faire de son côté.

Toutefois, cet instant fut des plus brèves. Bientôt, je la vis à nouveau en face de moi. Elle était venue se poster devant ma cachette, assise devant moi. La vue de son visage me fit sursauter. Je tentais en vain d’aller me cacher plus en profondeur sous la table, mais le mur faisait obstacle derrière moi. J’émis un léger grognement peu crédible, enroulant rapidement mes bras autour des jambes. J’étais vraiment ridicule… Une créature si grande et majestueuse, contrainte à ça. Contrainte à fuir devant de misérables insectes. C’était vraiment une plaisanterie de mauvais gout.
Or resta tranquille quant à elle. M’observant de son regard vide. Elle déposa sur le sol, un étrange récipient, avec une substance que je connaissais bien à l’intérieur. Du lait. Cela m’était familier en effet. Toutefois, ce lait-là avait une drôle d’odeur. Mais  à vrai dire, ça sentait plutôt bon. Pas le temps de s’y intéresser néanmoins. Or se remit à parler, révélant finalement une hypothèse qui expliquerait la fascination des hommes pour les dragons. Alors c’était notre savoir qui les intéressait ? Comme Jenova au début, lorsqu’elle était arrivée sur Gaïa en se faisant passer pour l’un des nôtres. Ah ! Pas question qu’une telle erreur se reproduise. Jamais plus le savoir des Cetras ne tomberaient entre de mauvaises mains, surtout pas celle des hommes.

Une fois encore, je restai de marbre devant ses paroles, et maintenant ses explications. Le calme revenait toutefois peu à peu en moi, à présent que les choses s’éclaircissaient sur cette histoire. J’étais tout de même encore très dubitative, mais quoi de plus normal me direz-vous. Elle se mit ensuite à parler de Leï’Daen. Je fus un peu vexée qu’elle ne me pense pas capable d’aller le chercher toute seule. Après tout, j’étais bien sortie de là-bas sans l’aide de personne, moi. Enfin, il fallait que je prenne en compte le fait qu’avec Leï’, l’option manière forte n’était pas envisageable de toute façon. Bon sang, quelle plaie, il était décidément trop calme et trop gentil celui-là. Les humains n’auraient aucun remords à le tuer, alors pourquoi ne pouvait-il pas oublier un instant ses principes, et se battre pour sa liberté… Il était vraiment trop compliqué ce Leï’Daen. Trop stupide aussi ! Ah, voilà, il avait réussi à me froisser. Même loin de moi, il fallait qu’il me prenne la tête celui-là !

Bon aller, un peu de sérieux. Il était vraiment temps de réfléchir au moyen le plus efficace de faire sortir cet idiot de là. Plus j’y pensais, et plus je trouvais en effet pratique l’idée d’avoir une humaine avec moi, pour duper les gardes de l’entrepôt. Surtout qu’elle avait l’air de bien les connaitre. Elle me serait peut-être d’une grande utilité en effet. Mais prétendre un instant devoir refaire un pacte avec un humain, me répugnais quelque peu. Toutefois, avais-je réellement le choix ? Oui, on a toujours le choix, mais il fallait toujours prendre en compte, les risques que pouvaient amener chacun de nos choix. Je pouvais en effet y aller seul, à mes risques et péril. Ou alors, je pouvais augmenter mes chances de réussir en l’emportant avec moi. Un long silence coula tandis que je faisais difficilement le pour et le contre de la situation. Pourtant, l’option la plus sage et raisonnable sonnait comme une évidence. Mais ma fierté, mon arrogance, mais aussi ma peur et ma haine pour les humains, ne m’aidaient absolument pas à me diriger vers ce choix. J’étais en conflit avec moi-même, ce n’était pas de tout repos dans ma tête. Pourtant, il allait vite falloir décider. Sinon, je ne donnais pas cher de l’état de Leï’ entre les mains de ces barbares. Après un long moment d’hésitation, alors muré dans le silence, je repris finalement la parole, d’un ton plutôt froid, toujours méfiant.

« Si tu n’es pas humaine… Alors que peux-tu bien être ? »

Demandais-je d’abord pas simple curiosité. Ce fait là m’intriguait décidément beaucoup. D’un autre côté, si elle n’était réellement pas humaine, alors peut être avais-je une chance de voir ma collaboration avec elle, plus simple. Je repensais alors à ses derniers mots, cherchant une raison valable pour elle de se joindre à moi, dans cette dangereuse expédition de sauvetage.

« Tu souhaiterais aller là-bas pour apaiser cette rancœur, ce dégout que tu as envers tes propres semblables. Est-ce de la vengeance dans le fond ? Détestes-tu les hommes autant que moi ? Je sens de la méprise, de la haine… Si cela se trouve être ta réelle motivation pour vouloir m’aider, je pense pouvoir accepter cela. Toutefois… »

Elle avait beau vouloir agir pour ses propres intérêts, et vouloir refermer un peu le clapet de tous ses hommes qu’elle semblait détester autant que moi, je tenais quand même à ce que les choses restent claires entre nous. Mais plus encore, tout à fait règlementaires.

« Afin de m’assurer qu’il ne s’agisse pas d’un plan foireux de ta part. Nous allons passer un pacte. J’accepte ton aide, en retour de quoi, tu as le droit d’exiger quelque chose de ma part. Réfléchi dès maintenant à ce que tu souhaiterais me demander, et dis-le-moi aussitôt. Ainsi, je peux encore m’engager à refuser ton aide. Ou bien alors, une fois que tu auras accompli ta part du marché, et moi la mienne, nous serons quittes à jamais. Je ne veux pas à avoir des dettes envers toi, humaine. Ni me sentir obligé de t’être redevable. C’est un fardeau, une prison que je veux éviter à tout prix avec les humains… Alors décide-toi. Rapidement. »

Ce fut à mon tour de l’observer d’un regard intense, tout aussi profond que saisissant. Comme si nos deux vies semblaient en jeu. Je tenais absolument à faire de ce service, un bien matériel que l’on achète, que je paierais de ce même service qu’elle me demanderait à son tour. Alors, une fois que nos deux biens seraient échangés, nous n’aurions plus rien à partager elle et moi. Nous serions quittes. C’est bien tout ce qui comptait pour moi. J’étais plutôt rassurée de mon choix, qui je pensais être le bon. En effet, si les conditions exigées par cette humaine en retour de son aide étaient trop exigeantes, je pouvais toujours me retirer et partir sans elle. De même, je lui laissais ainsi une chance de pouvoir faire affaire avec moi. J’attendais maintenant sa réponse avec impatience. Me concernant, mes choix étaient à présent tous bien tracés.



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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: Edge, cette ville si moche... {FINI}   Mar 8 Avr - 17:24:37




Reanbell Valdès

Edge, cette ville si moche...



    « Si tu n’es pas humaine… Alors que peux-tu bien être ? »

    La question lui arracha un léger rictus bien amer, mais elle ne lâcha pas la dragonne des yeux. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien être ? Si seulement elle le savait … Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle n'était pas humaine, elle était toujours un monstre, un zombi, un fantôme. Elle eut alors une pensée pour la créature qu'elle avait démembré dans les entrailles du manoir Shinra quelques jours plus tôt … Cet étrange zombi à deux têtes qui avait simplement tendu la main vers elle. C'était ça, ce qu'elle était. Reanbell était comme cette chose. Elle ne comprenait pas les humains et ne savait pas se faire comprendre d'eux. La seule chose qui la sauvait, elle, c'est qu'elle avait une physionomie que l'on pourrait qualifier d'esthétique.

    – Bonne question. Avoua-t-elle. Si tu savais ... Ajouta-t-elle, tout bas.

    Elle qui protégeait si farouchement son secret, elle ne tremblait pas que la dragonne le découvre. A qui pourrait-elle bien allait le raconter de toute façon ? Non, cette fille n'était vraiment pas un danger pour elle. Et puis, elle restait tout de même très vague, elle n'allait pas non plus s'amuser à tout lui raconter de but en blanc, bien que cela aurait put l'attendrir, qui sait ? Mais ce n'est pas non plus ce que la blonde cherchait. Pas compassion, pas de pitié. L’indifférence qu'elle offrait aux autres, c'est tout ce qu'elle attendait d'eux en retour.

    La dragonne semblait avoir assimilé la rancœur de Reanbell à l'égard des humains, et pourtant, elle continuait toujours de la qualifier ainsi. Cela ne la froissait pas plus que ça en fait … Il faut dire qu'à force de jouer les indifférentes et d'étouffer le moins petits sentiments, elle avait fini par le devenir … Cela ne l'empêchait pas de rester susceptible sur quelques points très particulier, comme sa taille par exemple. Mais là, qu'on la qualifie humaine ne l'atteignait pas. Car elle savait qu'elle ne l'était pas, mais comme elle leur ressemblait, elle voulait bien admettre l'erreur. Cela dit, la dragonne aussi avait tout d'humain à cet instant, si ce n'est peut-être les cheveux et les yeux … Bien qu'elle ait déjà vu des humains aux yeux rouges avant cela, mais pas avec de telles pupilles, c'est vrai. Ça, elle ne l'avait vu véritablement que chez un des incarnés du cauchemar, et ses yeux étaient verts. Enfin. Pour la plupart des gens, deux bras, deux jambes et une était égale à humain … ou presque.

    La demoiselle à la crinière bleue sembla reprendre du poile de la bête, commençant à envisager de faire équipe avec Reanbell, elle osa même poser ses conditions. Elle ne voulait pas être redevable et ça, Reanbell le comprenait parfaitement, elle était tout à fait pareil. C'est pour ça qu'en générale, elle détestait qu'on lui rende ''service'', sauf lorsque se service était justement une dette qu'on lui devait. Elle scruta alors longuement la dragonne, réfléchissant à ce qu'elle pourrait bien demander en échange. Elle n'y avait pas pensé avant, et pour cause, elle eut beau chercher, elle ne voyait pas ce qu'elle pourrait lui donner en échange.

    – Tu as de l'or ? Elle fit semblant de chercher en un coup d’œil sur elle. À priori non. Donc, sauf si tu as un certain scientifique fous binoclard dans ta caverne, je ne vois pas en quoi ce quoi tu pourrais m'être utile.

    Elle haussa alors les épaules et vida son verre de lait à la vodka d'un trait avant de se relever.

    – Quand on aura fini, tu partiras avec ton copain sans rien dégrader, ça sera déjà bien pour payer ta dette.

    Edge était une ville déjà assez glauque et branlante comme ça à cause de Deepground qui rôdait, ce n'était pas la peine de leur offrir ce qu'il restait sur un plateau d'argent. Il restait déjà si peu de civils, tous partis pour fuir loin de là, pour se croire en sécurité … Mais de nos jours, personne n'était en sécurité où que ce soit. La blondinette abandonna son verre vide dans l'évier et alla chercher son impaire.

    – Il fait nuit, je crois que c'est le moment idéal pour une évasion, non ?

    La blonde ne dit alors qu'elle devait réfléchir à un plan. Il n'était plus question de faire affaire avec Reno là-dessus. Ça lui apprendra à lui mentir, tiens. Reanbell détestait qu'on la prenne pour une débile, et le turks s'était bien payé sa tête pour cette affaire … En plus, son patron lui devait de l'argent, alors pas de cadeau. Ça serait sa petite vengeance bien mérité ! C'est vrai quoi, Reno n'était pas quelqu'un de confiance, même s'il était très utile pour certaine chose. Mais là, elle n'avait aucun moyen de savoir ce qu'il voulait vraiment faire des dragons, et l'éthique bien caché de Reanbell combiné à son esprit de contradiction très affûté justifiait qu'elle le laisse en plan sur cette affaire.

    La blonde alla fouiller dans un tiroir rempli de fausses pièce d'identités et de divers insigne. Après réflexion, elle laissa tombé son imperméable, embarquant un insigne de scientifique de la WRO. Son plan commençait à échafauder. Elle parti alors rapidement dans sa chambre pour s'affubler d'une perruque rousse aux airs très naturelle, elle s'ajouta quelque tâche de rousseur et un grain de beauté sous l’œil gauche, et cacha ses jolis yeux bleus derrière des lentilles de contacte noisette et ambré. Elle ajouta finalement de grosses lunettes de vue carrés aux montures épaisses écaillé ainsi qu'une blouse blanche avec son insigne et revint auprès de Chibie.

    – Les résistants du coin manquent de vigilance et surtout de méfiance dés qu'ils sont confrontés à un insigne. J'ai ma petite idée pour faire sortir ton camarade.

    Expliqua-t-elle en chargeant un pistolet de balle anesthésiantes, et un autre de vraies balles. Elle cacha habille ses armes sous sa blouse.

    – Toi, tu auras juste à te faire discrète. Sauf si tu veux te déguiser aussi ?




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Edge, cette ville si moche... {FINI}

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