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 Une source friable

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Lucrecia Crescent


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MessageSujet: Une source friable   Sam 15 Mar - 19:09:16




Lucrecia Crescent

I'm so sorry





    Tout ce que répondit le jeune Turk ne fut que du charabia pour elle, tout sauf ''N'vous en faites pas pour votre fils, on vous aidera ''. Ces mots résonnèrent en écho dans son esprit, l'assommant le temps qu'il ne la remette à sa place. Rien d'autre n'avait d'importance, à quoi bon écouter cette soupe de mots qu'elle avait déjà tant de mal à comprendre lorsqu'elle les prononçait ? C'était peut-être pour ça qu'elle répétait toujours la même chose, après trente-cinq ans d’arrêt complet de toute activité physique et nerveuse, elle avait oublié beaucoup de chose. Elle avait dû réapprendre à marcher, et ce n'était pas encore trop ça, elle avait dû réapprendre à écouter et à interpréter les sons, alors que cela lui vrillait les tympan. Ses pensées étaient bien plus vives que tout le reste, trop vives même, car elle n'arrivait même pas à suivre leur cours, tout se mélangeait dans sa tête … Et c'était interminable. Oui, Lucrecia Crescent n'était peut-être pas morte, mais ce fut au prix de sa raison. La folie avait empoisonné son esprit, et qui sait si elle pourra en guérir un jour … Peu importe. Son fils. Elle voulait son fils …

    Il avait dit qu'il l'aiderait, il lui avait dit de ne pas s'en faire … Ne pas s'en faire ? Comment ne pouvait-elle pas s'en faire ? Son fils était perdu elle ne savait où, il pleurait, il avait peur, il était perdu, il était perdu … Elle entendait sans relâche les pleurs d'un nouveau né dans sa tête, son bébé, elle voulait le voir, le prendre dans ses bras … où était-il ? Elle oublia bien vite les paroles rassurantes du rouquin, visiblement, l'engin ne devait pas aller assez vite à son goût. Elle voulait son fils, et elle le voulait maintenant.

    – Vous ne comprenez pas !!

    Elle voulu l'implorer de lui rendre son fils, comme si c'était lui qui l'avait caché dans sa poche. Toujours incapable de raisonner, et décidément, cela semblait de pire en pire au fil des minutes qui la séparaient de son éveil, elle voulait juste qu'on comprenne à quel point elle avait besoin de le voir. Parce qu'il était perdu et triste, parce qu'il avait peur. C'est ce qu'elle ressentait, tels étaient ses souvenirs de sa pseudo connexion avec le lifestream. Elle pensait très égoïstement qu'elle devait absolument le retrouver et le prendre dans ses bras pour le sauver. Mais comment sa folie à elle pourrait-elle sauver la sienne ? Leurs maux seraient-ils liés ?

    Voilà qu'elle s'agitait de nouveau, poussant le pilote à agir en conséquence. Elle ne comprit pas le moins du monde ce qu'il se produit alors, ne faisait ni le lien entre le bâton et l'homme, ni entre l'électricité et le bâton. Quelque chose la toucha simplement, une immonde douleur dévorante secoua son corps, la dévorant de l'intérieur, puis tout s'arrêta … le noir complet, à nouveau.

    Dans les profondeurs de ses songes bien lugubres, les pleurs de cet enfant qu'elle ne put jamais prendre dans ses bras ou même apercevoir résonnaient encore et toujours, la hantant d'un écho terrible et sinistre. Déjà de son vivant, il lui était arrivé d'entendre ces pleurs, même lorsque son enfant eut quitter la demeure où elle vivait. Elle se levait alors à la faveur de la nuit, et berçait doucement un linge de bébé vide, murmurant quelques berceuses jusqu'à n'avoir plus de voix. C'est ainsi qu'avait commencer sa folie, après que l'on lui ait arraché son enfant … D'autres nuits, elle les passait au chevet de Vincent, lui tenant inlassablement la conversation, comme s'il pouvait l'entendre. Le pouvait-il ? Se souvenait-il de toutes ces nuits qu'elle avait passé à ses côtés ? De tout ce qu'elle avait put alors lui confier … De ses plaintes et de ses prières ?

    Vincent … Si son fils hanta son sommeil, c'est à son bien aimé garde du corps qu'elle pensa à son éveille. Le coup de jus lui avait peut-être remis quelques neurones en place, en tout cas, elle était calmée. Enfin, elle n'avait pas non plus retrouvé la raison comme par magie, les électrochocs ça ne marche pas comme ça, ce n'est pas aussi simple. Elle se reconnecta doucement à la réalité, alors qu'un puissant vrombissement était justement en train de s'arrêter. Le voile délicat de ses paupières se souleva lentement, et elle aperçu à nouveau ce costume. Dans le brouillard de sa vision aussi abstraite que le cours de ses pensées, elle crut un instant voir son précieux garde du corps aux yeux vermeilles.

    – … Vincent ? Souffla-t-elle doucement.

    L'homme s'approcha d'elle et elle sentit qu'on la soulevait par le bras. Elle s'agrippa faiblement alors qu'on l'aidait à se redresser, mais ses jambes étaient aussi rigides qu'un spaghetti trop cuit, si bien que son sauveur devait plus la porter et la traîner qu'autre chose. Heureusement qu'elle n'était pas plus lourde qu'une poupée de chiffon. Elle réalisa cependant ce que n'était pas Vincent. Elle ne sût alors pas trop s'il avait dit quelque chose ou si c'était sans sa tête, mais dans tous les cas, elle ne comprit absolument rien.

    – Qui être-vous ? Demanda-t-elle, d'une voix toujours aussi faible.

    Elle poussa un léger soupire exténué et ferma les yeux un petit instant. Lorsqu'elle les ouvrit de nouveau, elle était dans une pièce flou, ou plutôt, c'est elle qui voyait flou, bien entendu. Elle était assise sur quelque chose de moue, de moelleux même. C'était quoi ? Un lit ? Un canapé ? Elle ne savait pas trop, mais c'était confortable. C'était nouveau aussi, ça, 'confortable', elle n'avait pas connu le confort depuis très longtemps. Il y avait du bruit, du moins, c'est ainsi qu'elle interpréta les voix. Elle posa doucement une main contre son front pour tenter de remettre ses idées en place. Il y avait un Turk ici. Elle releva les yeux pour l’apercevoir, et à présent, il y avait une seconde silhouette, toute vêtue de blanc, comme elle. Elle se concentra un instant et sa vision se précisa petit à petit, elle put alors distinguer un grand homme aux cheveux blonds et aux yeux bleus, il parlait avec le Turk.

    – Où … Où suis-je ? Parvint-t-elle à articuler doucement et faiblement. Qui êtes-vous ? Répéta-t-elle, sans même être sûre de pouvoir comprendre la réponse.

    Parler était aujourd'hui un effort surhumain pour elle, et comprendre les sons l'était tout autant. Elle était en train de rassembler tout le vocabulaire qu'elle pouvait dans son esprit, sans même savoir si elle pourrait reconnaître les mots si on les lui disait.






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MessageSujet: Re: Une source friable   Dim 16 Mar - 14:15:06




❝Lucrecia x Shinra team

 ♤ Une source friable


Hojo pouvait se féliciter de beaucoup de choses. Après avoir crée la plus grande menace jamais existée, il était désormais l’un des hommes les plus recherchés de Gaia. Personne ne savait si, comme beaucoup d’autres, il avait ressuscité ou s’il avait décidé d’enfoncer le clou et de rester mort alors que, pour une fois, on le voulait en vie. La cause d’un problème détenait toujours sa solution, et le scientifique avait malheureusement été enterré avec. Il avait dédié sa vie à la recherche,  allant jusqu’à franchir la limite séparant la science de l’abomination sans le moindre remord, laissant derrière lui une montagne de catastrophes, de génie, d’inachèvement, et surtout, de mystère. Rufus savait que la WRO, les Turks et lui-même réunis ne possédaient pas le quart des informations qui pouvaient être la clé de tout. Sephiroth, Deepground, les incarnés, Jenova et certainement plus encore mais dont ils ignoraient l’existence ! Et s’il y avait d’autres menaces tapis dans l’ombre, ou a contrario, des armes efficaces pour les vaincre ? Après tout, Hojo avait eu plus de cobayes que le Soldat n’avait compté d’engagés sous ses meilleurs jours ! Malheureusement, on avait plus de retour des échecs de ses expériences que de ses réussites. Ces dernières auraient pourtant pu faire pencher la balance en leur faveur si elles étaient bien utilisées.

Rufus avait appris à ses dépends que rien n’était jamais tout à fait perdu. C’est pourquoi il avait lancé les recherches. La course après un fantôme n’étant pas suffisamment concrète à ses yeux, l’idée de s’intéresser à ce qui entourait Hojo lui parut plus satisfaisante. Gast ne semblait pas être de retour parmi les vivants non plus, pas plus qu’Hollander, les deux étaient morts avec leurs connaissances. Mais il y avait bien un certain savoir qui demeurait et qui restait… cristallisé, pour ainsi dire. Lucrecia. Ancienne scientifique et mère du cauchemar, Sephiroth. Cela faisait un moment que l’on avait retrouvé sa trace, ou plutôt son bloc de glace, mais ce n’était qu’aujourd’hui que le président s’y intéressait de près. Grâce à la vague de résurrection, grâce aux rumeurs, on la savait en vie. Ou plutôt, Rufus espérait qu’elle le soit.

Et il en eut la confirmation. Après une mission réussie, Reno, en bon Turk, l’avait immédiatement alerté de sa venue à Healen avec une Lucrecia bien vivante. Le président avait simplement enregistré les informations sans rien demander de plus, ne voulant pas le gêner dans son travail. Ils auraient tout le loisir de parler du déroulement de la mission plus tard. Attendant patiemment son arrivée dans la salle de séjour, il sursauta presque en entendant un bruit de fracas provenant de la porte d’entrée. Il soupira d’exaspération en devinant que Reno l’avait ouvert d’un coup de pied. Même s’il détestait être surpris de la sorte et qu’il était tenté de lancer à voix haute que le remplacement de la porte serait déduit de son salaire, Rufus fit l’effort de s’abstenir de tout commentaire désobligeant. Il rejoignit le Turk dans le hall avec un air désapprobateur, mais fut au final bien content de n’avoir rien dit : Reno avait les bras encombrés.

Rufus jaugea le corps inerte de Lucrecia d’un œil critique. Il n'était pas vraiment capable d’évaluer son état ainsi. La jolie brune pouvait tout aussi bien être au beau milieu d’une sieste, que plongée dans le plus profond des comas. Mais au moins, elle respirait. Rufus releva alors le regard vers Reno et lui adressa un bref hochement de tête approbateur, signe qu’il admettait un travail bien fait. Il ne faisait jamais de compliment, ou presque, comme s’il avait l’impression que manifester trop de reconnaissance risquait d’avoir une mauvaise influence sur la qualité du travail de ses employés.

« Mets-la dans la chambre d’ami. »

Chambre d’ami, oui. C'était l’appellation ironique, voire malsaine, de la chambre que l’on avait destiné aux éventuels cas spéciaux à garder sous clé, tels que Lucrecia. On avait un humour bien particulier par ici. Rufus laissa Reno passer en priorité, puisqu’il était en possession de la donzelle, et marcha à sa suite. Arrivée à l’endroit, il s’appuya contre l’encadrement de la porte et attendit qu’il l’ait déposé sur le lit pour s’adresser à lui.

« Qu’est-il arrivé ? »

Il n’avait pas baissé la voix par égard pour Lucrecia et avait conservé un ton normal, peu soucieux de la réveiller. Le plus tôt elle ouvrirait les yeux, mieux ce serait, même si, pour l’heure, l’essentiel était le rapport de mission. L’erreur la plus fatale serait d’avoir été repéré. Avec les Turks, ce genre d’erreur était extrêmement rare, mais pas impossible. Rufus était aussi curieux de savoir comment Reno avait pu tailler dans la glace pour en extraire Lucretia. Il espérait un récit anecdotique –cela faisait un sacré moment qu’il ne s’était pas amusé aux dépends de quelqu’un- mais c'était probablement un peu trop demander. Rufus apprit que la réalité n'était pas aussi amusante, mais elle était au moins satisfaisante.

« Où...où suis-je ? Qui êtes vous ? »

Lucrecia avait parlé d’une voix faible, éteinte, mais Rufus l’avait entendu. Il ramena son regard vers elle et quitta l’encadrement de la porte pour s’approcher lentement du lit, ne voulant pas la brusquer.

« Vous êtes à Healen. Inutile de vous inquiéter, vous êtes en sécurité ici. Je suis Rufus Shinra. »

On ne pouvait pas dire qu’il lui avait réellement menti. C’est vrai qu’à Healen, personne ne lui ferait de mal … si elle acceptait de coopérer. Mais Rufus détesterait en arriver à cet extrême. L’orateur qu’il était avait toujours naturellement préféré convaincre que contraindre.

« Comment vous sentez-vous ? », reprit-il d’une voix patiente et apaisante.

La réponse à cette question était assez primordiale dans l’immédiat. Le président avait l’impression Lucrecia n’était pas en mesure d’en répondre à d’autres et il espérait sincèrement se tromper. Ce serait foncièrement ennuyeux autrement, ils avaient tous assez attendu. Sans la quitter des yeux, il tourna légèrement la tête sur le côté, s’adressant à Reno.

« C’est la première fois qu’elle se réveille ? »


❝ A guilty conscience needs no accuser ❞
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Dernière édition par Rufus Shinra le Mer 26 Mar - 16:56:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une source friable   Dim 16 Mar - 18:16:25

La fin du trajet fût infiniment plus tranquille depuis le petit coup de bâton électrique... C'est fou ce que c'est pratique ce truc, je crois que je ne m'en lasserai jamais! Quoiqu'il en soit, nous étions de retour au bercail, non loin des hauteurs d'Healen. Ah, ça sent comme une fin de mission bien remplie et terminée, j'aime cette odeur! Attends un peu... C'est vrai que ça sent bizarre... C'est parce qu'elle n'a pas pris de douleur depuis des dizaines d'années la vieille? Merde, j'aurais peut-être du la laisser prendre un bain, en contre-bas de sa caverne en fait! Enfin bref, je ne fais que la déposer, c'est pas bien important! A l'instant même où l'appareil se posa non loin de la résidence du Patron, je crois bien l'avoir entendu gémir... Vous savez, ce genre de gémissements des réveils difficiles? Dans le mille! Coupant le moteur, je priais presque pour qu'elle reste dans le flou encore un peu... Moi? Prier?

-Navré ma belle, mais j'suis toujours pas Vincent, yo'... Attention la tête! Ce serait con qu'il t'arrive un truc maintenant, pas vrai, yo'? en la sortant du cockpit, puis enfin de l'appareil. Son séjour dans la glace l'avait pas fait minceur d'ailleurs...

Il faut dire ce qui est, nulle envie de la porter et de me ruiner le dos après une traversée infernale avec la scientifique geignarde... Donc après l'avoir sorti de l'hélico, dont l’atterrissage avait forcément laissé entendre notre arrivée bien peu discrète au Patron, je la traînais plus que je la portais pour commencer. Ce n'est qu'avant de grimper les marches menant au palier que je me mis véritablement à la porter. Un bras sous le dos, l'autre sous les genoux, on aurait dit que j'allais à un mariage... Pitié, déjà que c'est foutrement chiant alors si c'est le mien en prime, autant directement me mettre un coup de bâton électrique!

Enfin, toujours est-il qu'une fois sur le palier, j'avais les mains prises alors j'ouvris la porte a coup de pied. C'est fou ce qu'on peut faire avec cette partie du corps en fait, ça dépanne vachement quand y a besoin! Remarquant le Patron et son signe de tête rituel qui devait servir de félicitations ou de marque de satisfaction après chaque mission, il ne tarda pas à m'indiquer la fameuse chambre d'ami où je pourrais me lester un peu de ce gros paquet. Ni une ni deux, je ne me fis par prier avant de la poser "délicatement" sur son nouvel abri douillet. Une fois libérée vint le moment des explications... Allez, un petit effort et j'allais pouvoir mettre les pieds sous la table! Et c'était loin d'être qu'au figuré hein!

-Elle était un peu trop agitée alors je l'ai apaisé un peu pour le voyage, rien de bien méchant yo'. Sinon elle va bien, pas vraiment de trouble de la parole, j'peux te l'assurer Patron. Par contre au niveau psychologique... M'étonnerait pas qu'elle ait un pète au casque pour l'heure, yo'. Évite de lui parler de son fils où elle te donner une foutue migraine... parlant un peu plus bas, à l'attention du Patron, sur cette dernière phrase. Le connaissant, il n'allait pas tarder à essayer de la rassurer... ou de faire comme ci.

Qu'est ce que je disais hein? Il ne tarda pas à aller à son chevet pour lui répondre d'une voix presque douce et réconfortante... Sincèrement? Il fait vraiment peur quand il est comme ça! A force de le côtoyer, on sait que c'est du chiqué, mais ça fait toujours aussi peu naturel, si peu humain... Foutu frisson, j'en ai froid dans le dos! Enfin, je suis pas spécialement bien placé pour parler de cela d'ailleurs... Chacun nos méthodes, tant que le résultat est présent, qu'est ce qu'on s'en fout hein? S'il avait la patiente pour tenir la causette à une folle hystérique, alors je lui apporte tout mon soutien... mais de loin, vraiment de loin.

Cela ne dura pas longtemps à dire vrai, elle avait bien trop peu de force ou d'esprit pour répondre convenablement aux questions du Patron. Et bien entendu, lorsqu'il n'a pas satisfaction dans les plus brefs délais, ça le frustre et il s'en détourne... De toute façon, ce n'est pas comme si elle allait partir, vu l'état lamentable dans lequel elle était! J'étais resté dans le cadre de la porte jusqu'alors, même si l'envie d'aller me reposer dans le salon était très présente et tentante. D'abord les réponses puis après le repos... avec les petits détails qui vont avec bien entendu! J'en mourrais d'ores et déjà d'envie... Allez plus vite!

-Nan, elle était déjà réveillée quand je suis arrivée, yo'. Y avait cet incarné là, ce Kadaj... Tu sais, Patron, celui d'il y a quelques années! Bah il semble de retour, yo'... Sacrée mauvais nouvelle hein?! Quoiqu'il en soit, il était là et a essayé de la faire tomber de la falaise. Une chance qu'on soit arrivé juste à temps, yo'... tout en restant là, tâchant d'animer un tant soit peu mon rapport, mais cela ne cachait en rien la lassitude qui me gagnait, bien perceptible.

-Je n'ai pas poussé les investigations plus loin donc, yo'... Je l'ai récupéré et c'est tout. J'avais emmené deux hommes pour m'épauler mais c'était vraiment des cons, yo'. De toute façon, y a plus de témoins... Sauf si Kadaj s'en est sorti, mais j'ai pas voulu vérifier, yo'. finis-je en haussant les épaules, avant de partir pour le salon, laissant le Patron avec sa captive.

Sans me faire prier, une fois encore, je pris la direction du réfrigérateur pour prendre une bière pas si discrètement que cela avant de m'installer sur le divan. Soupirant un long soupir de lassitude, agrémenté du bruit significatif de la canette qu'on ouvre, j'entrepris donc la recherche de la télécommande. Allongeant les pieds sur la table tout en m'allumant une menthol, c'est fou ce que c'était bon... Les petits plaisirs de la vie sont souvent les meilleurs! Autant en profiter dès que possible, on ne sait jamais quand on va finir les quatre pieds devant... ou dans un putain de glaçon, hahaha! Enfin, trêve de conneries pour l'instant!
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Lucrecia Crescent


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MessageSujet: Re: Une source friable   Lun 17 Mar - 10:14:15




Lucrecia Crescent

I'm so sorry


    Elle tentait tant bien que mal de comprendre ce que les voix pouvaient bien emmètrent autour d'elle, la signification de tout ces sons. Et comme c'était un véritable casse-tête de démêler tout cela, elle fixa attentivement le visage de son hôte, un jeune homme à la physionomie plutôt agréable, le visage long, les cheveux blonds cendrés et deux jolies yeux bleus comme le ciel. Un tel visage avait de quoi rassurer, c'est vrai, s'il n'y avait cet étrange expression. Était-ce vraiment une expression qu'elle pouvait voir de ses yeux, ou juste une drôle d'impression ? Comme si elle pouvait voir à travers lui que tout n'était que comédie … Mais après tout, ce sentiment n'était plus tout simplement due qu'au fait qu'elle ait distinguer son nom. C'était une des seules choses qu'elle avait put traduire dans ses paroles ''sécurité'' et ''Rufus Shinra'', même si elle dut chercher un instant pour trouver le prénom, alors que le nom de famille lui paraissait si clair. Comme ne pas le reconnaître ? Ce nom …

    Perdue dans le file du temps, elle mit un certain temps avant de comprendre qu'il ne s'agissait pas du président, pas de celui qu'elle avait connu en tout cas. Quelqu'un de sa famille alors ? Puis elle prit alors conscience que trente années s'étaient écoulées sans l'attendre. Rufus, ça ne lui disais strictement rien. Elle se souvenait pourtant des rumeurs d'un fils, que le président aurait eut avec une de ses nombreuses conquêtes. Ça, c'était avant que tout ne dégénère, avant, qu'il ne se mari, aussi … quel était le nom de cette fille déjà ? Elle la connaissait … Elle se souvenait l'avoir fréquenté du temps où elle était encore à Midgar. Une gentille fille, pour sûr. Peut-être que ce blondin, qui lui faisait face, était alors leur fils ? Lucrecia avait un mauvais souvenir du dernier Shinra avec qui elle avait eut affaire, plus qu'à espérer que le fils n'avait pas le même tempérament.

    – Shinra … Rufus … Répéta-t-elle doucement pour être sûre qu'elle avait bien compris, et que ce qu'elle avait interprété dans ses pensées sonnaient bien pareil à voix haute.

    Elle se passa alors la main sur le front, sentant une migraine lui déchirer soudainement le crâne, elle secoua doucement la tête pour tenter de faire disparaître le mal. Les voix bourdonnaient encore à côté, et, comprenant que ça ne s'adressait pas à elle, elle ne se fatigua pas à essayer de comprendre. Ah, c'était dure, si dure de reprendre contacte avec l'extérieur, avec le réel. Un son mat moins complexe que le reste lui indiqua qu'une des deux présences s'éloignait, elle releva alors les yeux, constatant qu'elle était alors seule avec la silhouette blanche, Rufus Shinra. Elle posa les mains sur son support moelleux, n'arrivant d'ailleurs toujours pas à définir ce que c'était, elle força légèrement sur ses bras pour ne pas basculer en arrière. Légèrement tremblante, elle s'efforcer de contracter ses muscles, lui octroyant une très désagréable sensation d'engourdissement et de fourmillement. C'est comme s'ils étaient littéralement pétrifiés.

    Elle releva alors doucement la tête, péniblement, afin d’observer son hôte. Elle réfléchit à plusieurs questions, sachant cependant qu'en plus d'être bien incapable de les prononcer, elle serait encore moins capable d'en comprendre les réponses. Et pourtant, savoir pourquoi ils l'avaient sauvé, pourquoi ils étaient venus la chercher pour la ramener ici … Tout ça était des points important. Mais finalement, ce n'était pas ce qui importait le plus pour Lucrecia Crescent, qui n'avait décidément qu'une chose en tête. Elle resta très calme et douce, ne lâchant cependant pas l'affaire.

    – Vous … Vous allez m'aider ? Demanda-t-elle de sa voix douce et cristalline, presque comme si l'écho de sa caverne de cristal sortait de sa gorge.

    Elle faisait décidément peine à voir et ce n'était pas faute d'y mettre du sien. Qui pourrait croire que l'on puisse être aussi faible et épuisé après tant d'année de sommeil ? Le sommeil, le silence, les mouvements du lifestream … Tout ça, elle s'en était accommodé, c'était devenu sa vie, son châtiment. Peut-être était-ce pour cela qu'on l'avait éveillé, parce qu'elle s'était bien ''accommodé'' de son châtiment, alors il fallait lui en trouver un nouveau. Aujourd'hui, elle se rendait compte à quel point il était difficile de vivre sur cette planète en tant qu'humain. Le moindre geste, la moindre interaction, la moindre tentative de raisonnement paraissait insurmontable. Tout était pourtant si simple durant son sommeil … Pas à bouger, ni à parle, ni à écoute. Elle avait juste à ressentir. Ressentir tout ce qu'il se passait. C'était parfois difficile à supporter et même douloureux … mais c'était simple, comme une évidence. Elle avait prit l'habitude de lâcher totalement prise sur son esprit, si bien qu'une fois éveillée, cela donnait quelque chose de vraiment chaotique, en pratique.

    – Mon fils … vous allez m'aider à le retrouver ? Précisa-t-elle, après un silence.

    Elle n'était pas encore en état de comprendre qu'elle n'était pas ici par bonté d'âme ni par charité. Si elle était là, c'était pour qu'Elle apporte son aide, et sans doute que l'ex-président-junior était déjà en train de se rendre compte que ça n'allait pas être si facile que prévu. Elle allait avoir besoin d'un peu de ré-éducation, mais en même temps, il ferait mieux de profiter qu'elle n'ait pas les idées trop clairs pour lui soutirer ce dont il avait besoin, car, pas sûr qu'elle accepte de dévoiler tout ses secrets aussi facilement une fois sa lucidité retrouvé. Lucrecia était une femme intelligente mais sa naïveté la poussa autrefois à faire confiance aux mauvaises personnes. À LA mauvaise personne. Et aujourd'hui, son intelligence était seulement étouffé par la folie qui avait empoisonné son esprit si créatif et assidue.

    Elle se crispa légèrement afin de se donner de l'élan, se forçant désespérément à reprendre contrôle d'un corps dans lequel elle ne se sentait pas à sa place. Elle prit alors appuis sur ses bras et ses jambes afin de se lever, mais pour aller où ? Chercher son fils ? C'était sans doute ça. Enfin, elle ne savait pas vraiment où elle aller, nulle part pour le moment en fait, elle voulait juste se réhabituer le plus vite possible à tout cela. Cependant, c'était encore un peu prématuré de partir en vadrouille, à peine redressé, ses jambes cédaient déjà sous son poids plume pour basculer en avant.



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MessageSujet: Re: Une source friable   Mar 18 Mar - 0:11:42




❝Lucrecia x Shinra team

 ♤ Une source friable

S’il se fiait aux dires de Reno, tout s’était relativement bien passé, bien que la belle ait montré des signes de démence ou d’hystérie durant le voyage. Mais on pouvait difficilement lui en vouloir quand on savait qu’elle avait passé le plus clair de sa vie dans un glaçon. Rufus observait Lucrecia en essayant de faire passer son intérêt pour de l’inquiétude. Le pas de l’un à l’autre était difficilement franchi mais il semblait que, de toute façon, le belle ne soit pas en état de noter ce genre de détail.

En l’entendant, Lucrecia répéta son prénom, comme si elle réfléchissait dessus ou tentait de se repasser un souvenir en mémoire.

« Nan, elle était déjà réveillée quand je suis arrivée, yo'. Y avait cet incarné là, ce Kadaj... Tu sais, Patron, celui d'il y a quelques années! Bah il semble de retour, yo'... Sacrée mauvais nouvelle hein?! Quoiqu'il en soit, il était là et a essayé de la faire tomber de la falaise. Une chance qu'on soit arrivé juste à temps, yo'... »

Rufus tiqua à l’entente du nom Kadaj et tourna carrément la tête pour envoyer un regard courroucé à Reno. Il ne dit rien, mais le message était plutôt clair : tu n’en parles que maintenant? C’était le genre d’information à donner dès le départ ! Le président se souvenait encore du temps où les rapports étaient essentiellement fait par écrit. Chacun avait sa façon de procéder : Tseng et Elena, très ordonnés, plaçaient les faits par ordre d’importance, Rude par ordre chronologique, et… il y avait Reno. Un véritable capharnaüm où l’on pouvait passer de l’information à peine utile au secret défense en l’espace d’une seule ligne. Un désordre assez malin, dans le fond, car Rufus se voyait obligé de se concentrer davantage dessus, et au final, il en retenait donc mieux le contenu. Sauf que voilà, cela demeurait profondément ennuyeux, et désormais, on se passait des écrits.

« Je n'ai pas poussé les investigations plus loin donc, yo'... Je l'ai récupéré et c'est tout. J'avais emmené deux hommes pour m'épauler mais c'était vraiment des cons, yo'. De toute façon, y a plus de témoins... Sauf si Kadaj s'en est sorti, mais j'ai pas voulu vérifier, yo'. »

Haussant les épaules comme s’il s’en foutait royalement, le Turk tourna les talons pour prendre congé. Rufus secoua légèrement la tête d’exaspération.

« "Sauf si Kadaj s’en est sorti" », pointa t-il un peu plus fort, pour faire entendre son irritation au Turk.

Ceci entrait donc en contradiction avec ses précédentes paroles, à savoir, l’absence de témoin. Sentant un peu de mouvement sur le lit, il ramena à nouveau le regard vers Lucrecia qui le fixait en tentant de se redresser un peu. Elle était trop faible, peut-être ne pourrait-il rien tirer d’elle dans cet état, mais cela ne coûtait rien d'essayer.

« Vous…Vous allez m’aider ? »

Elle était si fragile et si vulnérable... Son doux visage exprimait la lutte qu’elle menait pour formuler chaque mot sortant de sa bouche. Elle était la proie idéale pour le rapace. Rufus lui adressa un fin sourire indulgent et fit un autre pas vers elle.

« C’est ce qu’on essaie de faire. »

Mais tout a un prix.

Insatisfaite de la réponse, la jeune femme reprit alors :

« Mon fils … vous allez m'aider à le retrouver ? »

Comme l’avait souligné Reno, c’était sa présente obsession. Et surtout sa faiblesse.

« Vous avez manqué beaucoup de chose, miss Crescent. Près de trente ans se sont écoulés depuis que vous avez mis Sephiroth au monde. Il est introuvable présentement, mais je pense que les informations que vous détenez pourraient nous mettre sur sa piste. »

Pour Rufus Shinra, dire la vérité était tout un art qui consistait à énoncer ce que l’autre voulait entendre, et taire ce qui desservirait son intérêt. Il avait sélectionné ses mots avec grand soin pour tenter au mieux de se rapprocher de la réalité. Il ne mentait pas lorsqu’il préférait dire que Sephiroth était introuvable, plutôt que mort. Après tout, ce dernier était revenu à la vie plusieurs fois et le destin était amené à se répéter - l'ironie étant qu'il était même encore plus près de la vérité qu'il ne le pensait. Il était également vrai que le savoir de Lucrecia sur Jenova pouvait les mettre sur la piste de Sephiroth, le président oubliait simplement de dire que cela n’était certainement pas son but. Rufus avait cette aptitude particulière de savoir utiliser la vérité pour inciter à l’erreur et faire croire au mensonge. La belle scientifique était peut-être encore un peu trop sonnée pour réaliser l’étendue de ses paroles ou même pour les comprendre. Mais il savait qu’elles seraient gravées dans sa mémoire au moment où elle retrouverait ses esprits. Il ne voulait pas seulement qu'elle lui dise ce qu'elle sait, il voulait l'avoir de son côté. La manipulation était un travail long et précis. Rufus ne devait pas seulement convaincre Lucrecia à tout lui révéler et oeuvrer pour lui, il devait aussi lui faire croire que c’était la meilleure chose à faire. N’importe qui était bien plus efficace quand il y mettait sa volonté.

Tout en parlant, il s’était approché du vaste lit pour s’asseoir dessus sans la quitter des yeux. Ce geste, qui semblait le plus simple et naturel du monde, était surtout le résultat d’un calcul précis de distance. Rufus devait se mettre un peu plus à sa hauteur pour ne pas donner l’impression de la regarder de haut. Il avait également pris soin de s’installer à une distance raisonnable pour la laisser respirer, mais il ne s’était pas non plus placé trop loin pour s’assurer de garder le contact avec elle.

« Mais je pense que vous devriez plutôt vous préoccuper de vous-même pour le moment. Je n’imagine pas combien cette situation doit être difficile pour vous. »

En feignant de s’intéresser à sa santé, le président lui donnait surtout l’occasion de revenir à la charge. C’était en dissimulant l’intérêt qu’il éviterait de trop éveiller la méfiance. Sa main était placée près de la sienne, la frôlant seulement sans s’en saisir. C’était un contact se voulant rassurant, léger et éphémère. Rufus ne l’accaparait pas, mais il devait faire sentir sa présence.

« Peut-être avez-vous faim, ou soif, miss Crescent ? », reprit-il alors aussitôt, ne voyant là aucun inconvénient à rappeler Reno pour faire le room service si c'était nécessaire. Cela lui ferait les jambes, après tout.


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MessageSujet: Re: Une source friable   Mar 18 Mar - 19:09:51




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    La voix était douce, dépourvue d’hostilité, et ses mots se voulaient rassurants. Ou peut-être était-ce le contraire ? Elle avait toujours cet étrange sentiment, mais peut-être que cela était due au simple fait qu'elle n'ait pas encore retrouvé son fils. Elle s'efforça donc d'écouter, pour tenter de comprendre, d'interpréter correctement. Elle ne se souvenait plus si ce genre de ton calme et posé était quelque chose de bon ou non. Puis son esprit s'égara à nouveau un instant, pour s'envoler vers des souvenirs lointains. Vincent. Sa voix grave, son petit air timide, son ton toujours si attentionné, son regard empli de tendresse … Cette petite moue paniquée qu'il avait parfois, lorsqu'elle l'approchait. Vincent. Où était-il, aujourd'hui ? Il était toujours en vie, elle le savait. Tout comme son fils. Oui, elle savait qu'ils étaient tous les deux en vie. Bien sûr, il y en avait un pour qui c'était plus évident que l'autre, pour Lucrecia n'avait pas l'ombre d'un doute.

    Revenant au présent, elle put de nouveau se concentrer sur les mots qu'on lui adressait en douceur. C'était donc de la douceur, quelque chose de positif. Pour sûr, cette voix n'était pas aussi agréable que celle de Vincent, aucune ne pouvait l'être, car Vincent, c'était Vincent, il était unique en son genre, et personne n'a jamais été plus bienveillant que lui à son égard, si ce n'est Grimoire, le propre père de l'ex Turk. Le jeune Shinra parlait, tentant de la remettre dans le contexte actuelle. Trente ans. Oui, plus de trente ans s'étaient écoulés pendant qu'elle avait dormi, coupée du monde, et son fils était à présent introuvable. En entendant cela, ses terribles cauchemars revinrent la hanter, ceux qu'elle faisait déjà sa grossesse, et qu'elle continua de faire sans arrêt pendant son sommeil. Des flammes qui rongent la planète, des flammes parmi lesquelles son fils s'éloigne, le cœur dévoré par la haine, la soif de vengeance et le désespoir. Désespoir. Ce n'est pas exactement le terme qui nous viendrait le premier à l'esprit lorsque que l'on parle de l'argenté. Non, aujourd'hui, les premiers mots qui viennent à la bouche des gens qui entendent ce nom sont ''fou'', ''cruel'', ''meurtrier'' et ''dangereux''. Mais bien qu'elle n'ait jamais rencontré son fils en personne, elle le connaissait. Son fils n'était pas quelqu'un de cruel, son fils était perdu, il avait peur … Et quelqu'un, un monstre, le manipulait. Il avait juste besoin d'aide. Oui, il avait besoin d'être sauvé.

    Savoir que les connaissances qu'elle détenait pourrait être la clef pour le retrouver avait quelque chose de bien encourageant, mais d'instinct, Lucrecia savait déjà exactement où chercher, où elle le trouverait. Au nord, tout au nord. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que tout le continent nord était coupé du reste du monde, et même la WRO en ignorait les raisons. Ils n'avaient plus aucun contacte avec les gens de là-bas, et toutes les patrouilles qu'ils envoyaient ne revenaient jamais. Dans ses conditions, même en sachant où il est, Lucrecia allait avoir bien du mal à le retrouver, son bébé ! Personne ne voudrait l'accompagner pour ça, les gens préféraient sans doute garde le bénéfice du doute plutôt que d'aller rencontrer Sephiroth en personne pour s'assurer qu'il est bien vivant. Si c'était pour se faire tuer la seconde suivante, c'est compréhensible. Mais Lucrecia était une femme acharnée, et pire encore, une mère acharnée. Même si elle devait louer un pédalo et y aller seule, elle le ferait, soyez-en sûr.

    Le jeune héritier de l'ex empire Shinra s'approchait d'elle petit à petit, si bien qu'elle ne s'en rendit pas vraiment compte, trop occupée à réfléchir et à faire le tris de ses pensées pour s'occuper de ce qu'il se passait autour d'elle. Il se retrouva donc bientôt assis à ses côtés, et elle ne se rendit alors compte de sa présence que maintenant. Jusque-là, il n'était qu'une silhouette et une voix, mais en sentant un mouvement juste à côté d'elle, et le matelas s'affaisser légèrement sous le poids du blond, elle se rendit compte qu'elle était éveillé, et qu'elle parlait avec quelqu'un. Une vraie personne. Rufus Shinra. Elle se décida enfin à regarder vraiment, coupant ainsi le flot de ses pensées. Le visage bas, la première chose qu'elle vit fut le tissu soyeux de sa longue jupe blanche. Puis, juste à côté d'elle, la main de Rufus Shinra, qui frôlait la sienne. Elle releva alors ses jolies yeux de biches vers lui, elle semblait calme. Elle put alors s'attarder un instant sur sa physionomie, qui, bien que plus harmonieuse et délicate, n'était pas sans rappeler quelque chose de feu son père.

    Elle capta alors ses nouvelles paroles attentionnées, sans trop de difficulté cette fois. Elle commençait doucement à reprendre pleinement ses facultés, pouvant à présent regarder tout en écoutant, mettant moins de temps à assimiler et à comprendre les mots. Prendre soin d'elle … Comment pourrait-elle prendre soin d'elle alors que son fils était perdu, seul et loin d'elle ? Non, elle n'aurait pas de repos avant de l'avoir retrouvé. Même si elle le voulait, elle ne pourrait pas. Sa main délicate se crispa légèrement, et elle la ramena vers elle pour la poser sur ses jambes alors qu'elle détournait doucement le regard en baissant le menton. Elle secoua lentement la tête, faisant délicatement danser ses longs cheveux châtains.

    – Je n'ai besoin de rien d'autre que mon fils. Insista-t-elle d'une voix douce, plus fluide.

    Plus de trente années dans un cristal de mako n'avait pas suffit pour l'affamer ou l'assoiffer, il faut dire qu'elle avait cessé de s'alimenter après la naissance de Sephiroth, petit à petit, passant parfois des jours et des semaines sans avaler quoi que ce soit. Elle avait perdu l'appétit pendant sa grossesse, mais elle continuait de se nourrir pour son enfant, en plus des injections protéinées. Tout ça n'avait plus la moindre espèce d'importance aujourd'hui, même si son corps avait dû perdre sa résistance.

    Un silence plana dans la pièce avant qu'elle ne posa à nouveau les yeux sur lui pour le détailler un instant. Un nouveau visage. Le nouveau visage qu'une vrai personne. Il n'y avait pas de preuve plus convaincante de son éveille, car pendant plus de trente, elle avait toujours vu les mêmes. Son fils et Vincent la plus part du temps. Et en l'espace de quelques heures, elle en avait déjà vu au moins trois, même si elle n'avait pas vraiment toujours fait attention. Elle réfléchit un instant et fronça légèrement les sourcils sous l'effet d'une migraine, elle voulait tout de même se forcer à parler.

    – Vincent … Dit-elle doucement. Je voudrais voir … Vincent Valentine. S'il-vous-plait ...

    Avec tout ce qui se mélangeait dans sa tête, elle n'arrivait plus très bien à se figurer s'il était encore Turk ou non. Elle se souvenait du jour où il était venu la voir dans la caverne, la première fois, il était entouré de nouveau compagnon. Et elle se souvenait également de sa lutte contre Deepground, alors quelque part dans ses souvenirs, elle savait qu'il n'était plus le jeune Turk d'autrefois, mais tout était encore très confus.




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MessageSujet: Re: Une source friable   Mer 19 Mar - 13:20:34




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 ♤ Une source friable


Malgré le voile de détresse et de fatigue visible dans les yeux de Lucrecia, Rufus avait réussi à capter son attention, et comme il l’avait attendu, la belle insista une énième fois.

« Je n'ai besoin de rien d'autre que mon fils.»

Le président eut le loisir de mesurer l’étendu de l’importance de Sephiroth pour elle. Il savait qu’il devrait jouer dessus s’il voulait en tirer quelque chose. Mais il ne fallait pas amener le sujet trop brusquement.

« Cela risque d’être … compliqué », avoua Rufus avec air désolé, bien qu’il ne le fut pas vraiment.

« Vincent …Je voudrais voir … Vincent Valentine. S'il-vous-plait ... », articula t-elle avec difficulté.

Les femmes ! Refusez de leur donner ce qu’elles souhaitent, et elles iront le chercher chez quelqu’un d’autre ! Rufus se retint de justesse d’afficher un air profondément exaspéré. Heureusement qu’il avait une bonne maitrise de lui-même ! Après une légère et discrète inspiration, voilà que ses lèvres esquissèrent un fin sourire compatissant. Même si la femme ne semblait pas en mesure de tout saisir, Rufus choisit ses mots avec soin. Tout ce qu’il pouvait dire maintenant aurait des répercussions sur ce qu’il se passerait après.

« Je doute qu’il puisse vous rencontrer pour l’instant. Deepground lui donne pas mal de fil à retordre. Dès qu’il rentrera de mission, nous lui feront passer le message et il viendra vous rendre visite. Profitez-en pour récupérer une meilleure santé. Vous voir ainsi lui briserait le cœur. »

Rufus réussissait à se convaincre qu’il était sentimental, qu’il s’inquiétait réellement pour Lucrecia. C’était ainsi que son regard se fit de plus en plus concerné, au point d’en devenir sincère. Le président se créait des sentiments bons et positifs pour mieux persuader, il forgeait une réalité dans l’illusion. Sans compter que, encore une fois, il ne lui avait pas vraiment menti concernant Valentine. L’homme était souvent occupé, Rufus omettait simplement de préciser qu’il ne comptait pas le vérifier. Et puis, ils lui feront peut-être effectivement passer le message à la fin d’une mission, mais certainement pas celle en cours ou la prochaine. Ils avaient besoin de temps.

« Pour votre fils, en revanche, je ne peux rien vous garantir. Tout d’abord, il ignore que vous l’avez porté et pense que sa mère est en réalité Jenova. Elle possède de nombreux pouvoirs dont vous connaissez peut-être l’étendu, et s’en sert pour le manipuler. Sephiroth en est devenu un danger pour la planète mais rien n’est perdu, il n’est pas le fléau qui nous préoccupe. Si l’on réussi à combattre Jenova et les incarnés qui suivent sa volonté, peut-être serons nous en mesure de ramener votre fils à la raison. »

Quel orateur ! Toutefois, le président était intérieurement content que Reno ne soit pas dans la pièce en cet instant. Il aurait été capable d’éclater de rire, et Rufus n’aurait même pas pu lui en vouloir car lui-même devait admettre que ce genre de parole était effectivement risible. Bien sûr que Sephiroth était le fléau qui les préoccupait le plus, on le faisait passer au second plan uniquement parce qu’on le pensait mort. Rufus tentait juste de toucher l’instinct maternel de Lucrecia. En parlant de Jenova et de Deepground qui constituaient tous les deux une menace à la fois pour Vincent et Sephiroth, le président traçait la voie à Lucrecia. C’était désormais à elle de choisir de la suivre… ou non. Mais tout serait bien plus simple si elle se montrait coopérative.

La main de Rufus qui frôlait la sienne se posa doucement sur son avant-bras en un geste se voulant apaisant.

« Vous devriez reprendre des forces avant toute chose. Il ne faut pas vous presser. Dans cet état, vous ne serez pas capable de grand chose. Mais ne vous inquiétez pas, on s’occupe de vous miss Crescent. Je pense que vous portez en vous les réponses qui pourraient mettre un terme à la menace Jenova et qui vous mèneront à Sephiroth. Nous vous y aiderons. »

Il faudra bien sûr nous aider aussi. Rufus n’avait même pas cherché à cacher le sous-entendu, Lucrecia était une femme intelligente après tout. Le meilleur moyen de la ranger de leur côté était de lui montrer les intérêts qu’ils pouvaient avoir en commun en s'efforçant de masquer les visées différentes. Il avait donné à la belle scientifique les raisons de souhaiter une future coopération et ne pouvait peut-être rien faire de plus, présentement. Relâchant le bras de la brune, il se contenta de se lever et de détailler son beau visage du regard, cherchant à analyser ses émotions. Si elle n’était pas en mesure d’avoir un discours clair ou de prendre de décisions, au moins, elle aurait tout le temps de réfléchir sur ses paroles quand elle serait lucide.

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MessageSujet: Re: Une source friable   Mer 19 Mar - 15:34:34




Lucrecia Crescent

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    Deepground … ? Deepground avait donc refait surface ? Allaient-ils donc vouloir remettre la main sur Chaos et Omega, ainsi que sur la protomatéria ? Était-ce seulement encore possible, après tout ce qu'il s'était produit ? Lucrecia avait put suivre tous ces événements en veillant sur Vincent, grâce à une petite jeune femme du nom Shelke, qui s'était lié à elle et ses souvenirs grâce à la connexion synaptique. Après avoir vaincu Omega, Lucrecia pensait que Vincent allait enfin pouvoir être en paix, libéré du fardeau qu'elle lui avait imposé il y a tant d'année, mais on dirait que rien n'était fini, loin de là ? Elle s'inquiéta alors soudainement pour son ex garde du corps préféré, se demandant alors s'il avait bien été libéré de Chaos en venant à bout d'Omega. C'est ce qu'elle avait crut possible, et si Vincent était libéré du démon né des stagnation du courant impure de la rivière de la vie, alors il ne pourrait pas faire grande chose contre Deepground … mais cela le rendrait peut-être assez inintéressant à leur yeux pour préserver sa sécurité.

    Oui, même si elle faisait grand cas de son fils, et que c'était pour lui qu'elle s'inquiétait le plus, lui qui la rendait malade d'obsession, elle s'inquiétait également beaucoup pour Vincent, qui restait et resterait toujours une des personnes les plus importante de sa vie. Elle avait conscience du mal qu'elle lui avait fait, sans doute l'avait-elle fait souffrir autant qu'elle avait fait souffrir son fils, mais pour Vincent, ce fut bien plus directe. Vincent et Sephiroth, les deux personnes qu'elle chérissait le plus, ils étaient tous deux les raisons de sa culpabilité dévorante. C'est ainsi qu'un éclat de panique surgit dans son regard, alors que le blond lui expliquait calmement la situation, d'une voix semblant de plus en plus douce.

    «  Vous voir ainsi lui briserait le cœur. »

    Ses quelques mots suffirent à l’assommer, coupant son élan de panique qui avait bien frôlé la crise d'hystérie. Lucrecia n'avait jamais été aussi instable, même pendant sa grosse, alors qu'elle avait eut une phase particulièrement difficile, surtout sur les derniers mois où elle était devenu complètement lunatique. Elle n'était plus elle même depuis ça, la douce et gentille Lucrecia d'antan avait disparut depuis bien longtemps. Aujourd'hui, et elle le voyait dans les yeux du peu de personne qu'elle avait rencontré depuis son éveille, elle n'était qu'une pauvre aliéné psychotique, une bonne à rien qui avait gâché sa vie et celle de tant d'autres …

    Elle voulait demander pardon, pardon au monde entier, mais elle ne méritait pas d'être pardonnée. Elle ne pouvait qu'être désolée, ce qu'elle était déjà depuis fort longtemps. Elle n'était plus que ça, l'ombre de sa propre désolation, l'âme rongée par la culpabilité. Elle ne méritait pas le bonheur, elle ne méritait pas de respect ni aucune sorte d'estime. Elle ne méritait que le mépris, et derrière le regard si compatissant d’apparence du jeune Rufus Shinra – oui pour elle c'est qu'un petit jeunot ça – elle voyait une sorte de pitié méprisante, comme celle que l'on voit sur le visage des bourgeois qui croise un sang abri dans la rue. Ce genre de regard était difficilement supportable, même si son imagination et sa paranoïa devait y être pour beaucoup. Elle n'acceptait finalement pas d'être traitée avec égard, elle se disait que c'était forcément de la pitié, de la consternation. Il n'y avait que Vincent, qui savait la regarder pour ce qu'elle était, pour ce qu'elle fut, autrefois … Il n'y avait que dans ses yeux qu'elle se sentait belle et encore digne de vivre, mais ce regard, elle l'enviait autant qu'elle savait qu'elle ne le méritait pas, si bien qu'à chaque fois qu'il posait ses jolis yeux pourpres sur elle, sa culpabilité en était d'autant plus forte.

    Rufus parlait lentement et en douceur, mais cela faisait tout de même beaucoup d'information à digérer d'un coup. Les incarnés ? Qu'était-ce donc ? Elle se concentra un instant, et crus cerner le vague souvenir d'avoir senti l'essence de son fils de scinder au cœur du lifestream, infectant d'autres âmes qui ressurgirent les premières. C'était très vague dans son esprit, aussi vague que le jour où ça c'était produit, car déjà, elle n'avait pas vraiment comprit ce qu'il s'était passé. Elle dû se couper un instant du monde extérieur pour remettre quelques bribes d'idées en place, afin de faire un lien avec le jeune homme aux yeux de jade et aux cheveux d'argents qu'elle avait vu à son éveille, et en qui elle avait reconnu une part de Sephiroth. Était-ce ce don parlait Rufus Shinra ? Elle ne savait pas quoi penser de cela. Ce jeune homme qu'elle avait vu, par exemple, était sans doute la part la plus sombre qu'elle ait jamais put ressentir de son fils … Il était une parti de lui, mais pouvait-elle vraiment le considérer en tant que tel pour autant ? Devait-elle plutôt penser à se sauver, lui aussi, ou le considérer comme altération ? Quel que soit les causes de sa création, il fut pour servir Jenova, et seulement dans ce but. Sephiroth, lui, il était humain. Qu'importe ce que les mauvaises langues pouvaient en dire, ou ce que lui même pour penser à cause d'Hojo, il était humain … Il n'était pas fait pour servir Jenova. Et Lucrecia ne permettrait pas à ce fossile perfide de continuer ainsi.

    L'amertume de la haine vint s'ajouter au goût fade de la culpabilité alors qu'un contacte inattendu venait la réveiller, la faisant légèrement tressaillir. Elle regarda sont bras, où quelque chose de chaud s'était posé, et remarqua la main du blond contre son bras. Le contacte lui fit un bien drôle d'effet, c'était la première fois qu'elle sentait le contacte de la peau de quelqu'un d'autre contre la sienne depuis trente-cinq ans. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale, incapable de déterminer pour le moment si c'était agréable ou non, elle releva ses jolies yeux chocolat sur celui qui venait d'établir un contacte un peu prématuré à son goût.

    « Vous devriez reprendre des forces avant toute chose. Il ne faut pas vous presser. Dans cet état, vous ne serez pas capable de grand chose. Mais ne vous inquiétez pas, on s’occupe de vous miss Crescent. Je pense que vous portez en vous les réponses qui pourraient mettre un terme à la menace Jenova et qui vous mèneront à Sephiroth. Nous vous y aiderons. »

    Elle cilla plusieurs fois, ne le lâchant pas des yeux, comme perdue dans son regard et ses mots. Après un instant de réflexion, elle baissa doucement les yeux, retirant doucement son bras, gêné par le contacte. Elle massa l'endroit que Rufus avait touché, comme si son simplement contacte avait réussit à l'engourdir. Elle ne pensait qu'à une seule chose, ce moyen pour mettre un terme à la menace de Jenova … définitivement. Si beaucoup d'étude et de phénomène avait conduit à l’expansion de son influence et de ses gènes, aucun 'antidote' n'avait encore était trouvé. Il y avait bien cette eau 'purifié' par le courant pure du lifestream, mais si ce dernier venait à être totalement infecté, alors que leur resterait-il ? Elle pensa bien à Omega, la Némésis de Chaos, né du courant le plus pure de la rivière de la vie. Son hôte devait en être tout autant. Peut-être qu'après tout, Omega, les armes et la protomatéria était la clef pour trouvé ce qui pour éradiquer Jenova. Elle pensa également à un projet qu'elle avait mené sur les cristaux de la rivière de la vie, qui était plus concentré en puissance que les matéria, et plus pure également. Ce qu'il fallait, c'était ''désinfecter'' le courant du lifestream entier, et ''vacciner'' toute personne exposé à ses cellules. Et enfin, il fallait l'exposer elle même à ce remède miracle … Trouver un bon insecticide à Jenova n'était pas chose aisée, mais les idées se bousculaient déjà dans l'esprit trop fertile de la scientifique. Décidément, le travail aura toujours était source de passion pour elle, une passion très curative. Ce pourrait bien être son seule moyen de rédemption.

    – Un vaccin … Souffla-t-elle, je pourrais sauver tout le monde …

    Dans un instant de lucidité, elle releva les yeux vers Rufus. Si Jenova était une bactérie, alors il fallait trouver un vaccin, ou ses antibiotiques. La biologie était un de ses points forts, mais elle allait avoir du mal à réunir tout ce dont elle avait besoin.

    – Je le ferais, je trouverais un moyen.

    Elle était déterminée, mais combien de temps avant que sa folie ne la rattrape ? Peu, j'en ai bien peur, car son désordre émotionnelle n'était pas seulement due à sa volonté, son organisme était lui-même profondément affecté par les cellules de Jenova, qui, jusque là, semblait avoir était bien neutralisé, comme figé par le cristal de mako. Maintenant que Lucrecia était sortit et éveillée, elle avait de nouveau souffrir des symptôme qui l'avait hanté pendant après sa grossesse. Une douleur criarde ne tarda pas à marteler son crâne, qu'elle prit soudainement dans ses mains. Elle se mit à trembler, et se crispa. Elle ferma les yeux un instant, et lorsqu'elle les ouvrit de nouveau, il avait la leur jade du lifestream, à l'instar de son fils et des géostigmate, il y a quelques années de cela. Ses gémissements s'étouffèrent au fond de sa gorge, et elle bascula en avant pour tomber à genou au pied du lit. D'un geste de la main, elle empêcha Rufus de s'approcher d'elle, le temps qu'elle maîtrise sa crise. Cela dura un instant, puis tout se calma. Ses yeux reprirent leur douce couleur chocolat, et elle reprit calmement son souffle.

    – Je suis désolée … Dit-elle, à bout de souffle. Je …

    Elle ne put terminer sa phrase, elle s'effondra à terre, inerte. Rufus voulait qu'elle se repose ? C'était chose faite.



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MessageSujet: Re: Une source friable   Mer 19 Mar - 21:39:39




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Un flot d’émotions parcourut le visage de Lucrecia qui l’observait d’un regard un peu perdu, comme  si elle essayait de s’imprégner de chacun des mots du président. Des émotions qu’un long sommeil réparateur calmerait tout en lui remettant les idées en place. Rufus était prêt à le lui accorder, c’était ce qu’il avait laissé entendre en se levant sur de bonnes paroles. Mais Lucrecia ne prêta pas attention à son geste. Elle sembla sortir de sa torpeur et Rufus devina un enchainement de pensées qui se bousculaient dans l’esprit de la scientifique, dont l’expression concentrée témoignait d’une analyse de ses propres pensées. La solution sembla alors émerger :

«  Un vaccin… je pourrais sauver tout le monde … », soufla t-elle en braquant son regard sur Rufus.

Et même si c’était vague, même si le président était loin d’être convaincu, même s’il ne comprenaient pas grand chose aux méandres de la science, il était satisfait. Cette lueur d’espoir et cette volonté qu’il pouvait sentir chez la scientifique était ce qui pouvait finir par la ranger de leur côté. Mais il fallait encore attendre pour en avoir la certitude. Sauver le monde n’était pas vraiment dans ses priorités, mais si c’était le moteur de Lucrecia, alors il pouvait très bien en faire un objectif aussi. Ou du moins, faire comme si. Tant que cela pouvait lui amener ce qu’il voulait par la même occasion, il n’y voyait pas grand inconvénient.

« Je le ferai, je trouverai un moyen. »

Détermination, conviction. Voilà qui plaisait un peu plus au président, même si de propos aussi vague avaient de quoi l’ennuyer. Il n'était d'ailleurs pas au bout de ses peines. Ce n’était effectivement que le début, car la belle fut soudainement prise d’une douleur étrangère et saisit sa tête entre ses mains. Puis, elle rouvrit les yeux et le coeur de Rufus manqua un battement lorsque celui-ci crut y voir le regard de Sephiroth. Ses trente années dans la glace n'avaient pas effacé d’anciens symptômes, notamment les cellules de Jenova dans son organisme qu’elle avait transmis à son fils. Le président fronça les sourcils, légèrement inquiet. Lucrecia pouvait constituer une aide autant qu’une menace pour eux. Compter sur sa volonté de combattre le mal était probablement insuffisant. Elle ne devait pas seulement essayer, elle devait réussir. Semblant prise de convulsion, elle tomba alors lourdement au pied du lit et Rufus fit automatiquement un pas vers elle, prêt à la relever. Il se figea devant le signe de main l’intimant de s’arrêter et attendit, légèrement tendu.

« Je suis désolée … » murmura t-elle alors, son regard ayant repris sa couleur initiale. « Je ... »

La jeune femme s’effondra avant même de terminer sa phrase. Et dès qu’elle entra au contact avec le sol, Rufus plissa légèrement les yeux, l’observant d’un air clair et calculateur. Il devait vite savoir si sa présence parmi ses rangs serait réellement un atout et non un inconvénient. Pour l’instant, il n’en était pas sûr.

« Voyons miss Crescent, il ne faut pas vous mettre dans de tels états », dit-il d’un ton doucereux en s’approchant d’elle.

Il souleva la belle endormie du sol en un geste précautionneux, presque tendre, et alla la replacer sur le lit avec lenteur, veillant à ne pas la réveiller. Lui jetant un dernier regard, il quitta silencieusement la chambre. Une fois la porte refermée, il s’arrêta et se passa une main dans les cheveux en fixant le sol, pensif. L’attitude de Lucrecia était aussi encourageante que frustrante, surtout pour quelqu’un comme lui, qui aimait avoir tout, tout de suite. Enfin, si l’on considérait que la scientifique avait trouvé un début de solution, alors il pouvait peut-être tirer quelque chose d’elle, et c’était mieux que rien. Sur cette pensée positive, le président alla rejoindre Reno avachi sur le canapé du séjour, en face de la télé, et prit place à son tour. Il laissa son coude reposer sur l’accoudoir de son côté, son regard faisant quelques aller-retours entre le visage et les pieds du Turk négligemment posés sur la table basse, comme s'il voulait lui faire comprendre qu’ils n’avaient rien à faire là. Reno était doué pour interpréter ce genre de signe en temps normal, mais dès qu’il était en pause, il ne devenait plus bon à rien et le président abandonna finalement l’idée de lui demander de mieux se tenir.

« J’ai le sentiment que Lucrecia pourrait nous être plus utile que je ne le pensais, même si cela reste incertain. Elle porte en elle la volonté nécessaire, mais elle a besoin d'une garantie … et d'une bonne sieste », l’informa t-il en sortant son PHS pour vérifier ses messages.

Il n’y en avait aucun, ce qui était fort dommage car Rufus avait besoin de bonnes nouvelles.

« Tu n’as rien de plus fort ? » souffla t-il en levant un bref instant les yeux de son écran pour jeter un coup d’œil agacé au pack de bière posé près des pieds du Turk. « Du whisky ? », tenta t-il alors.

Le président était toujours moins bien informé que ses Turks concernant les boissons présentes dans sa propre demeure. Il n’achetait jamais d’alcool et ses employés savaient qu’ils pouvaient en ramener en toute sécurité sans s’en faire trop piquer, puisque le maître des lieux n’en buvait qu’à de rares occasions. Cela arrangeait surtout Rude et Reno qui avaient la main bien plus lourde avec la boisson. Mais pour cette occasion-ci, le président avait atteint les limites de sa patience et ce n’était sans doute pas une bière qui remettrait la jauge à plat.



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MessageSujet: Re: Une source friable   Jeu 20 Mar - 16:09:44

Une chaîne après l'autre, puis une nouvelle encore, et ainsi de suite... Décidément, il ne se passait pas grand chose de très intéressant à la surface du globe. Oui, vous ne rêvez pas, j'étais bel et bien en quête d'informations croustillantes plus que de programmes abrutissants que l'on nous servait à foison sur les ondes. Malheureusement, il s'agissait souvent de mesures inutiles ou de congrès, voir de mains tendues vers les nécessiteux mais surtout de la WRO. Une belle bande de manchots incapables qui se pensaient être l'avenir de la planète, comme c'est ironique en fin de compte! Si vous voulez mon avis, c'est davantage une activité à base de brassage d'air et d'inepties à rallonge que de véritables initiatives ou d'ambitions. Reprenant une bouffée de ma cigarette mentholée, avant d'enchaîner sur une gorgée de bière, j'entendais le Patron venir par ici et s'installer sur le canapé. Je sentais son regard sur moi, sans même le percevoir, comme si c'était une habitude ou que j'étais bien plus attentif qu'il ne le pensait... Ce qui est d'ailleurs une des raisons, étant donné que j'avais suivi quelques brides de leur échange à tous les deux.

-Disons qu'elle pourra sûrement être très utile, mais uniquement si elle arrête de perdre la boule, yo'. Et puis... Elle est infectée elle aussi non? Cela risque de poser problème, yo'... lui répondais-je indirectement alors que je lui avais pas adressé le moindre regard, continuant mes activités du moment peu fructueuses jusqu'à présent.

-Je veux pas dire, mais elle tient quand même une sacrée couche, yo'... J'espère que tout se passera comme tu veux, Patron. D'un côté, je n'ai pas envie non plus d'avoir fait tout ça pour rien, yo'. Tu as une idée derrière la tête à me faire part, Boss? finis-je par déclarer en écrasant mon mégot sur ma canette de bière avec cette nonchalance qui m'était propre, dans un petit nuage de fumée. Bordel, qu'est ce que ça fait du bien!

Reposant la télécommande sur le canapé, entre moi et le Patron, je me levais pour aller fouiller le frigo. Cette mission m'avait donné plus soif que je ne l'aurais pensé et visiblement lui aussi... Même si à mon avis, il s'agissait d'une toute autre soif, une soif de pouvoir, une insatiable envie qui lui restait en travers de la gorge à cause de notre posture actuelle qui devait lui être plus frustrante que satisfaisante. Navré pour lui, mais je n'avais pas de whisky... Ou plutôt plus... Si mes souvenirs sont exacts, on se l'était mise derrière la cravate avec Rude la nuit dernière. Vous n'avez juste pas idée de notre budget alcool et autres petits conforts de la vie quotidienne! Enfin, travailler pour l'homme le plus riche de la planète avait bien des avantages, autant en profiter de la meilleure manière possible!

-Rhum si tu veux... Ou alors j'ai mieux, yo'! Il reste de l'absinthe... Tu crois que ça pourra te nettoyer la tuyauterie, Boss? réfléchissant un moment, sans même attendre de réponse, je revins poser mon derrière sur le canapé accompagné de ces deux magnifiques compagnes.

Alors que je me servais un bon petit verre de ce rhum, je continuais de tergiverser sur les éléments en notre possession et notre situation actuelle... Voyant que mon briquet était à plat, devant mon envie d'une nouvelle cigarette, je fouillais activement mes poches et autres accessoires pour y trouver un remède. Oh, en voila une solution! Ôtant une matéria verdâtre de mon arme à feu pour l'insérer dans un des emplacements de mon bâton, je vins l'utiliser pour finalement me l'allumer, avant de ranger tout ce petit bordel à sa place précédente. Me délectant de cette nouvelle bouffée de fraîcheur et de tabac, mon regard prit la direction du Patron, le fixant en coin. Gorgé d'assurance, il n'y avait là aucune trace de provocation, juste de la loyauté et de l'ambition, comme si je partageais ce désir que je lui connaissais.
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MessageSujet: Re: Une source friable   Ven 21 Mar - 16:16:51




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 ♤ Une source friable


Ainsi donc, lui aussi n’avait pas manqué de voir le léger problème que pouvait leur poser Lucrecia. Tout en l’écoutant, Rufus rangea son PHS et leva les yeux vers l’écran de télévision. Le turk regardait les informations, ce qui était agréable à savoir même s’il n’en fut pas grandement surpris. Reno avait ses bons côtés.

« Elle l’est », acquiesça t-il, « Mais rien n’est incurable. Et puis, cela peut constituer un moteur pour elle. La maladie ne m’avait pas arrêté, moi. »

Au contraire, elle lui avait donné la rage de vaincre. Et il avait vaincu. Évidemment, il ne se comparait pas vraiment à un cas comme Lucrecia, mais il savait ce qu’il se passait intérieurement lorsque l’on se sentait condamné, ou réduit. Même une femme aussi fragile que la scientifique devait porter le courage de se battre. Son bref élan passionné au sujet d’un possible vaccin avait convaincu le président là-dessus. Il n’y avait plus qu’à espérer que cela soit suffisant à dépasser sa folie, mais là encore, Rufus n’était sûr de rien.

« Je veux pas dire, mais elle tient quand même une sacrée couche, yo'... J'espère que tout se passera comme tu veux, Patron. D'un côté, je n'ai pas envie non plus d'avoir fait tout ça pour rien, yo'. Tu as une idée derrière la tête à me faire part, Boss? »

Rufus lui adressa un regard en biais avant de le reporter sur l’écran. Il n’avait pas une simple idée, mais plutôt un entrecroisement de chemins derrière la tête. C’en était si complexe qu’il n’était même pas certain de savoir si Reno faisait référence au cas de Lucrecia, ou à quelque chose de plus général. De toute façon, il finirait par tout savoir. Le président avait pour principe de ne rien cacher à ses Turks. Il ne voulait jamais avoir trop de pas d’avance sur eux, car c’est en comprenant ses projets et ses intentions qu’ils pouvaient mieux faire leur travail. Cela leur permettait même d’anticiper, parfois, et d’agir avant même que le patron n’ait donné l’ordre de faire quoi que ce soit. Il leur faisait entièrement confiance, même si cela n’avait pas toujours été le cas. Dans les débuts du moins.

« Quoiqu’il se passera, tu n’auras pas fait ça pour rien. Si elle ne peut pas apporter son aide, au moins elle nous apportera des réponses. D’une façon ou d’une autre », dit-il sombrement. Devoir user des grands moyens n’était pas une possibilité à écarter, le rouge devait s’en rendre compte.

Ce dernier se leva pour aller vérifier les boissons, mais il ne trouva pas le bonheur du président.

« Rhum si tu veux... Ou alors j'ai mieux, yo'! Il reste de l'absinthe... Tu crois que ça pourra te nettoyer la tuyauterie, Boss? »

Absinthe. Rufus resta sceptique. C’était un nom qui n’inspirait rien de bon. Le président ne s’était jamais risqué à essayer cette boisson et n’en connaissait pas les effets. C’est qu’il ne tenait pas très bien l’alcool et ne reprenait d’ailleurs jamais un troisième verre. Il aimait être détendu, mais pas au point d’en être abruti, surtout qu’il ne prendrait certainement jamais le risque de ne plus avoir un parfait contrôle de ses actes ou même de ses paroles.

« Hm. Je vais tenter. »

Avant même qu’il n’ait fini sa phrase, Rufus le vit revenir avec deux bouteilles et en prit une pour se servir en même temps que lui. Juste un peu plus qu’un fond, par prudence et pour tester. Puis, prenant son verre en main, il observa le Turks se débattre avec sa cigarette. Il faisait si peine à voir que le président l’aurait bien dépanné s’il avait eu un briquet sur lui. Mais il ne fumait pas. À l’origine, il détestait même la simple odeur de la cigarette.  Puis, comme Reno sentait parfois la nicotine à des kilomètres à la ronde, il avait fini par s’y faire.

« Je dois réussir à la ranger de notre côté le plus rapidement possible », dit-il à voix basse, ne voulant pas prendre le risque de se faire entendre par la belle endormie. « On ne pourra pas retarder éternellement sa rencontre avec Valentine. Je pense faire installer des laboratoires à Junon où elle pourra travailler une fois que j’aurais eu ce que j’attends d’elle. Si elle le peut. »

En fait, il devait aussi faire d’autres installations, histoire de placer tout ce beau monde qui travaillait pour lui. Tout en réfléchissant, il prit une gorgée de son verre qui manqua de justesse de lui arracher une grimace. C’était fort, et il n’aimait pas ça. En fait, à bien y penser, il n’aimait aucun alcool, même si ça faisait un peu de bien d’en prendre de temps en temps.

« Toutes ces années de recherche ont forcément abouti à autre chose que des ratés psychotiques cherchant à détruire la planète. Je devrais me rendre à Nibelheim, tiens, quand je trouverai un moment. »

Il tourna un bref instant la tête pour s'intéresser aux informations mais, n'y tenant plus, ramena son attention sur le Turk pour demander ce qui le taraudait depuis le début de l'échange:

« As-tu des nouvelles de tes collègues ? Je n'ai rien reçu. »


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MessageSujet: Re: Une source friable   Sam 22 Mar - 15:37:51

Lorsque l'absinthe, ou la petite fée verte, fût dans le verre du Patron, je vins réprimer sur mes lèvres alors que j'imaginais déjà sa réaction. Cela ne dura qu'un temps, puisqu'il me fit part des actions à venir et de ses projets. Il fallait effectivement nous mettre la scientifique dans la poche mais ce n'était absolument pas dans mon domaine de compétence. La plupart du temps, il m'était facile de me faire détester ou me faire passer pour un abruti de service, mais cela ne servait pas souvent à grand chose quant à la création d'assurance et d'engagement mutuel... Enfin, cela avait marché quelque fois avec le groupe de Cloud, sûrement... Mais est-ce véritablement un bon exemple pour faire des comparaisons? Quoiqu'il en soit, j'aurais plutôt tendance à dire que c'était le travail de Tseng, ou du Boss lui-même, mais en aucun cas le mien! Reprenant une bouffée de ma menthol, jusqu'alors pincée entre mes lèvres, je continuais de boire ses paroles plutôt que mon verre de rhum.

-Elle sera de toute manière bien moins emmerdante si elle a l'esprit occupé à travailler... Surtout si on trouve le moyen de joindre les deux bouts, c'est certain, yo'! lui répondis-je en me resservant, tapotant la surface du divan de l'index, demeurant pensif.

Contrairement à ce que l'on pouvait penser, de nombreuses idées se bousculaient dans ma tête, à ce sujet! N'allez pas croire qu'il s'agit de la fumette et de la boisson, même s'il est possible que cela donne un sacré coup de pouce... Quoiqu'il en soit, avoir une idée, c'est bien beau mais il faut avoir de quoi vérifier la possibilité de sa réalisation. Ce n'était pas le matériel qui manquait en tout cas, mais le personnel déjà... Nous n'avions plus vraiment de scientifique fou sous la main et ça risquait vite de devenir un problème. Il y avait cette Lucrécia mais bon... Il va falloir la cuisiner et la jouer assez finement pour nous la mettre dans la poche puis qu'elle accepte ce genre d'entreprise, de bosser pour nous...

-Pour Valentine... On peut toujours falsifier et soumettre de faux rapports sur l'activité de DeepGround, yo'. La WRO l'enverra peut-être à tort un moment. Ou alors sur le retour de Kadaj justement, autant se servir de cette nouvelle donnée, yo'! Surtout que s'ils trouvent quelque chose d'intéressant, il te sera facile de récupérer l'info, non? déclarais-je en portant ce nouveau verre, gorgé de doux réconfort bien gagné, à mes lèvres, prenant une bouffée.

-Sinon Patron... Tu peux toujours demander à Tseng d'éplucher les demandes d'emplois de la branche scientifique de la WRO pour les leur prendre non? Ou même dans les licenciements pour ceux ayant trop d'ambition... ou manquant d'éthique, mais c'pareil, yo'! annonçais-je sur un ton assuré, prenant goût à la conversation, ce qui n'était pas bien compliqué à voir, contrairement aux inepties que je servais quand ça me faisait chier.

Jetant un regard à mon PHS, il n'y avait rien de nouveau ici non plus...  Je le lui montrait donc l'absence de messages et d'appels pour répondre silencieusement à sa question. Ils sont tous en congé sauf moi ou quoi?! Les enfoirés... Enfin, ils étaient sûrement en mission plutôt, en mission bien plus prenante et casse-noix que la mienne. Finalement, pourquoi me plaindre? Parce que j'adorais ça et que ça faisait parti de mon tempérament, de mon quotidien et mes petits plaisirs. Bah quoi, y a t-il un mal à être sincère et dire quand quelque chose nous les brise?! Mais c'était tout de même étrange que je n'eus rien reçu de certains. Pas de nouvelles bonnes nouvelles comme on dit! De ce point de vue, cela ne me dérangeait pas vraiment, mais je doute que le Patron soit de cet avis. Moche pour eux!

-S'il n'y a personne de disponible, ça veut dire que la prochaine mission va me tomber dessus, yo'... C'est pas chiant mais presque tout ça... J'ai le droit à un peu de repos quand même, yo'! T'as qu'à dire à 'Lena de partir en éclairage pour Junon, Boss, ça lui fera les pieds, haha! m'amusais-je sur la fin de la phrase, pour compenser avec le reste qui me gonflait d'ores-et-déjà, y lâchant même un long soupir mélangé à la fumée de tabac.

Continuant de zapper, je ne trouvais toujours rien de très utile... Décidément, tout jouait contre moi ou quoi?! Rien pour me faire plaisir, ou me donner envie d'être de bonne humeur, rien de rien! Foutue journée... Si j'pouvais te cogner, j'le ferai volontiers, crois-moi! Tout cela devenait tellement lassant que j'envoyais valser cette satanée télécommande sur la table basse, d'un geste qui en disait long. A moins que ce soit le jour de la paye? Oh putain, ce serait tellement cool ça! Rien qu'à cette idée, je crois que mon moral remonta en flèche en quelques fractions de seconde. Reste à voir si c'était vraiment le cas ou pas... Mais je me voyais déjà avec ces montagnes de gils en poche... Ouh, ce serait méchamment le pied!
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MessageSujet: Re: Une source friable   Dim 23 Mar - 18:50:53




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 ♤ Une source friable


Les paroles de Rufus au sujet de Vincent Valentine soulevaient beaucoup de problèmes et si Reno pouvait en résoudre certains de tête, il y en avait bien un contre lequel personne ne pouvait rien faire.

«  Ce n’est pas ça qui me préoccupe le plus. Lucrecia tient à le revoir, et viendra le moment où toutes les meilleurs excuses du monde ne lui suffiront pas pour le lui refuser. Tu connais les femmes… », soupira t-il en affichant un air profondément blasé. « Je devrai lui donner ce qu’elle veut, et il vaudrait vraiment mieux qu’elle soit de notre côté le moment ou cela arrivera. »

Rufus devait passer pour celui ayant volé au secours de la scientifique quand Kadaj l'avait menacé, et non pour celui qui la retenait captive afin de se servir. Qui sait, Valentine se sentirait peut-être redevable pour cela, avec un peu de chance et beaucoup de savoir-faire.

« Sinon Patron... Tu peux toujours demander à Tseng d'éplucher les demandes d'emplois de la branche scientifique de la WRO pour les leur prendre non? Ou même dans les licenciements pour ceux ayant trop d'ambition... ou manquant d'éthique, mais c'pareil, yo'! »

Même si Rufus n’était pas d’accord, il hocha la tête pour montrer qu’il ne prenait pas ses paroles à la légère. C’était quelque chose à faire en dernier recours, à ses yeux. Les scientifiques étaient passés de mode et effrayait désormais tout le monde au vu des monstres qu’ils avaient lâché dans la nature. On pouvait se passer d’eux, du moins dans une certaine mesure. Certes, on avait constamment besoin de recherche dans le domaine de la santé, mais Rufus préférait plutôt faire confiance aux médecins pour cela. Eux au moins, avaient pour vocation de venir en aide aux autres, ce qui n’était pas le cas des scientifiques qui se concentrait exclusivement sur les découvertes, fussent-elles horribles ou non. Il fallait apprendre de leurs erreurs et changer de méthode.

« “Trop ambitieux”… On risquerait de se retrouver avec un nouvel Hojo, et peut-être donc un autre Sephiroth. Ces gens-là n’apportent que des problèmes, et il me faut résoudre ceux que l’on a déjà sur les bras. Si Lucrecia peut me permettre de me passer d’autres énergumènes de sa trempe, j’en serai satisfait. Présentement, je me tourne plutôt vers les ingénieurs d’armes et de construction. Ces derniers s’occuperont d’ailleurs de nos futurs locaux. »

Rufus voulait également un autre endroit que Junon où il pourrait placer les gens travaillant pour lui. Un endroit stratégique qui étendrait son influence, l’air de rien. Cette idée n’était encore qu’à l’état d’ébauche pour le moment et c’est pour cela qu’il préférait ne pas en parler à Reno. Il aimait que les choses soient plus concrètes. Il avait engagé une personne spécialisée dans le génie civil pour cela et attendait une rencontre officielle afin d’en discuter.

La progression des autres turks étant inconnue de Reno et de lui-même, le président en fut deux fois plus ennuyée et s’affaissa un peu sur le canapé. Il reprit une longue gorgée de sa boisson, la mâchoire légèrement crispée. Son vis-à-vis n’en était d’ailleurs pas plus enchanté que lui.

« S'il n'y a personne de disponible, ça veut dire que la prochaine mission va me tomber dessus, yo'... C'est pas chiant mais presque tout ça... J'ai le droit à un peu de repos quand même, yo'! T'as qu'à dire à 'Lena de partir en éclairage pour Junon, Boss, ça lui fera les pieds, haha! »

« Pauvre, pauvre Reno. J’ai entendu dire que de nouveaux syndicats avaient vu le jour, tu pourras toujours aller t’y plaindre», ironisa t-il avec nonchalance.

Plaisanterie assez typique pour le métier du rouge. Aucun syndicat ne pouvait s’occuper de leur branche. Le président y avait tous les droits, si bien qu’être un Turk n’était pas un travail, mais plutôt un mode de vie. Bien sûr, Rufus s’occupait bien de ses meilleurs employés. Il céda d’ailleurs à la requête de Reno, répondant plus sérieusement :

« Je vais envoyer Elena à Junon, mais j’aurais besoin de toi pour autre chose, rien de bien méchant. L'architecte que j’ai engagé a besoin d'un pilote, j'aimerais que tu t'en occupes et que tu gardes un oeil sur ce qu'il fait. Après quoi, tu pourras profiter de quelques jours de repos bien mérités. »

La notion de “repos” était également assez relative pour son métier, étant donné que le président pouvait y mettre un terme d’un simple coup de fil, même si ce n’était quasiment jamais arrivé jusque là. Rufus aimait bien respecter ses engagements avec ceux qui le méritaient. Reno était loin de se douter des bonnes pensées du président, il était d'ailleurs trop occupé à s’acharner contre la télévision sous l’œil amusé du blond. Finalement, semblant en vouloir à la terre entière, il abandonna, et lança la télécommande sur la table basse. Rufus songea à le réprimander, mais le changement soudain d'expression du Turk piqua sa curiosité. Un mélange d’espoir et de joie se lisait désormais sur son visage, ce qui jurait avec la précédente lassitude qu'il avait affiché.

« Je connais ce regard », décréta alors le blond avec un fin sourire en coin, « je ne sais pas à quelle date se font les virements mais tu peux être certain que tes efforts se feront sentir sur ta prochaine prime. »

Voilà qui avait de quoi ravir le rouge.


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MessageSujet: Re: Une source friable   Lun 24 Mar - 23:54:04

Reprenant mes esprits, laissant tomber mes rêves de gils, de fortune et de pouvoir... attends mais ce n'est pas déjà ce que j'ai, ou presque? Enfin soit, reprenant le cours de la discussion, j'écoutais silencieusement les réactions du Patron quant à mes propositions. Visiblement il avait déjà plusieurs idées en tête, étant donné ses dires, mais je me contentais d'acquiescer pour commencer. L'implication et le silence avaient fait mouche! Je veux dire, ça parlait de paye et de repos... Putain! S'il ne me connaissait pas si bien, j'aurais pu jurer qu'il avait lu dans mes pensées! Ah bon, j'avais dit tout ça à voix haute?

-Bah... Même si elle tient à le revoir, autant repousser les retrouvailles de façon officielle le plus longtemps possible, yo'! Histoire que tu ais le temps de bien la... Enfin tu m'as compris, Boss! répondais-je, tout en me remettant dans le bain, accompagnant la parole par des gestes, pour faciliter la compréhension. On a tous des moments difficiles hein!

-Après, si tu crois qu'elle peut se charger seule de toute la branche scientifique, ou presque... Enfin, elle va crouler sous le boulot, yo'! Cela dit, elle nous laissera plus facilement tranquille, si elle ne fait pas une dépression nerveuse... dans un long soupir, plus j'y repensais et plus je me disais que cette femme n'allait pas être un cadeau.

Les ingénieurs en construction... Pffff, je ne voyais pas vraiment en quoi ça allait m'intéresser. Par contre, pour l'armement...! Allais-je avoir de nouveaux jouets?! Je veux dire, un nouveau model de bâton électrique plus performant? Ou même un prototype d'hélicoptère tout beau tout chaud suréquipé et armé jusqu'aux... jusqu'aux ailes? Je m'imaginais déjà aux commandes de ce magnifique petit bijou, "nettoyant" une zone suite à une mission mais avec une facilité déconcertante, le tout avec de la musique classique... C'est marrant, ça me ferait presque penser à un film que j'ai vu il n'y a pas si longtemps. Ah merde, comment il s'appelait déjà? Boh... Peu importe! Je savais déjà quoi proposer à cette nouvelle future branche! Huhuhu, je crois que je devrais mettre ces idées sur papier...

-Ingénierie militaire... Rien qu'au nom, je crois que je les aime déjà, tes ingénieurs! Enfin ce n'est pas pour autant que je vais leur glisser quelques gils, yo'! Mais je contribuerai à ma manière, comme toujours! me repris-je rapidement, avant qu'il ne s'en serve pour me sucrer mon salaire! Je le connais trop bien, à la moindre occasion il en serait capable.

-Vendu, Boss! Par contre, l'architecte en question... Il a une marche à suivre particulière ou des exigences à satisfaire, yo'? Je demande, histoire de savoir quand le recadrer. Sinon, je trouverai toujours un truc pour le motiver, yo, tu verras! sur un ton amusé, si bien que ma main se posa machinalement sur mon bâton électrique, l'espace d'un instant. Moi, violent?

Je supposais sans grand mal qu'il s'agissait de mesures liées à un probable nouveau quartier général. C'est sûr qu'aux premiers abords, on peut penser que c'est un sujet barbant, chiant même... Mais si on se focalise sur les possibles aménagements de mes futurs quartiers, ça en devenant tout de suite plus amusant, vous me suivez? Un bureau... qui me sert de chambre, avec un grand lit somptueux, prêt à me recevoir à n'importe quelle heure avec son matelas aguicheur et moelleux. Un bureau... qui possède un putain de bar, déjà pour m'éviter d'aller trop loin pour chercher à boire, mais également pour rendre le travail plus agréable. Je ne sais pas qui a dit que sans alcool, la fête était plus folle... Un de ces résistants sans cervelle, c'est sûr! J'lui en mettrais moi, de la fête folle! Imbécile!

En fin de compte, il allait vraiment suivre ma demande égoïste et envoyer 'Lena faire le boulot le plus emmerdant à Junon? Hahahahaha! Autant que je profite d'en rire, sait-on jamais... Si elle le sait, je sais qu'elle ne va pas me lâcher! Et elle aurait tellement moyen de se venger désormais... Pour cela, il aurait fallu qu'elle donne un peu de nouvelles au préalable. Cela faisait quelques jours que je n'en avais pas eu, comme pour Rude... Je crois qu'il commence à me manquer tous les deux, pas pour les mêmes raisons bien sûr, mais... Attendez! Si 'Lena apprend ça, elle va être invivable! Enfin, peu importe, c'est du domaine privé tout ça... Je doute que ce soit très utile d'en parler... Et puis ça ne les regarde pas après tout, merde! Il le faudra peut-être un jour quand même... Mais, pas urgent!

-Tu sais toujours autant comment me parler, Patron! C'est fou comme quoi la motivation me regagne peu à peu, bizarrement yo'! Sinon, le départ de cet architecte est pour quand, yo'? Est-ce que tu as d'autres directives, Boss? en ajoutant une petite touche d'humour au début de ma phrase, afin de revenir aux véritables problèmes et leurs négociations... le travail.

Finissant mon verre avant de m'en resservir un nouveau, je sentais que le couperet de l'appel de la mission n'allait pas tarder à tomber. Profitant du mieux que possible, j'espérais tout de même pouvoir passer une fin de journée assez reposante avant de suivre un coincé du... avec ses notes et ses calculs. De toute façon, le temps de cette satanée mission, j'aurais de quoi me changer les idées de façon agréable! Entre le virement, la prime, des perspectives d'avenir dans l'armement et le renouveau de l'entreprise du Patron... Il ne manquait pas grand chose en fait, sauf 'Lena peut-être. D'ailleurs, faudra que je lui parle de ces congés à Costa del Sol, ça pourra être sympa. Surtout si... Hmmmm, peu importe!
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MessageSujet: Re: Une source friable   Mer 26 Mar - 17:58:52




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Reno marquait un point. S’il voulait espérer que Lucrecia s’occupe de la branche scientifique, seule ou avec un compère, il fallait déjà qu’elle retrouve ses esprits. Il n'y avait que ses objectifs pour la maintenir hors de la folie, ou bien sa passion pour la science, et encore … Rien n’était sûr. Tout le monde n’avait pas une volonté aussi redoutable que celle de Rufus. Mais peut-être Lucrecia y arriverait-elle, au nom de son fils ? Le président ne pouvait même pas parier là-dessus. Il ne connaissait pas la force des sentiments familiaux, il ne les avait jamais expérimenté. Jusqu’où une mère était capable d’aller pour son enfant ? Il ne saurait dire, la sienne n’avait jamais eu l’occasion de lui montrer. Tout son raisonnement ne s’appuyait donc que sur des suppositions. Pourtant, Rufus avait toujours fait un effort de comprendre les émotions des autres pour mieux les exploiter à son profit. Mais il fallait se rendre à l’évidence : quand on avait passé sa vie à ne se battre pour personne d’autre que soi-même, il y avait bien un nombre incalculable de choses qui pouvait nous échapper.

La suite des plans de Rufus avait déjà l’air de plus enthousiasmer le rouge, dont le regard s’était allumé comme celui d’un enfant qui réalise que son anniversaire est le lendemain.

« Ingénierie militaire... Rien qu'au nom, je crois que je les aime déjà, tes ingénieurs! Enfin ce n'est pas pour autant que je vais leur glisser quelques gils, yo'! Mais je contribuerai à ma manière, comme toujours! »

Une ombre amusée passa sur le visage de Rufus. Il savait que Reno allait sucrer pas mal de nouveaux matériels dès que ceux-ci verraient le jour, et le président ne lui en tiendrait pas rigueur s'il en faisait bon usage. C’était le privilège des Turks. Les armes étaient comme le salaire, c’était un dû, mais bien sûr …

« Tout dommage sera déduit de ta paye. »

Reno accepta… enfin, peut-on vraiment dire qu’il acceptait sa mission, étant donné qu’il n’avait pas le choix ? Disons plutôt qu’il ne rechigna pas.

« Vendu, Boss! Par contre, l'architecte en question... Il a une marche à suivre particulière ou des exigences à satisfaire, yo'? Je demande, histoire de savoir quand le recadrer. Sinon, je trouverai toujours un truc pour le motiver, yo, tu verras! »

À ses mots, Reno tapota machinalement son baton et Rufus secoua légèrement la tête, à moitié exaspéré. Évidemment, dès qu’une mission était jugé un peu trop lente ou ennuyeuse, il fallait taper sur quelqu’un ! Il n’y avait que le rouge pour le faire. Tseng et Elena étaient plus sérieux, quant à Rude, rien n’avait jamais été prouvé. C’est qu’il était plus discret que son camarade !

« Évite de me le casser. Il doit seulement visiter quelques villes et leurs environs sur le continent Ouest. Son but est de chercher l’endroit le plus propice à la construction de bâtiments. C’est lui qui te dira où aller. Quand tu l’accompagneras, j’aimerais que tu te montres également attentif à l’environnement car ton avis sur la question comptera aussi. »

Rufus lui jeta un regard insistant pour bien lui faire comprendre qu’il avait intérêt à prendre cela au sérieux, puis termina son verre avant de le reposer sur la table. D’un autre côté, il ne s’inquiétait pas vraiment à ce sujet. Reno avait toujours été des plus enthousiastes à chacune de leur avancée. Il devait réaliser l’importance du travail demandé, le président comptait là-dessus.

« J’ai déjà ma petite idée du lieu, j’aimerais bien voir si nos avis se rejoignent. Je demanderai également celui de Tseng à son retour. »

En tout cas, le discours de Rufus sur une prime un peu plus épaisse avait revigoré le rouge. Regardez-le comme il était heureux ! Il oubliait qu’avec le président, on se prenait toujours tôt ou tard le revers de la médaille.

« Tu sais toujours autant comment me parler, Patron! C'est fou comme quoi la motivation me regagne peu à peu, bizarrement yo'! Sinon, le départ de cet architecte est pour quand, yo'? Est-ce que tu as d'autres directives, Boss? »

Le blond lui jeta un coup d’œil narquois.

« Non, ça ira. Je t’ai tout dit. Départ à Edge, demain à 6h. »

Rufus scruta la réaction du Turk en s’efforçant de ne pas trahir son envie de rire. Chaque fois que lui-même devait se lever tôt, il le vivait comme un coup dur. Mais ce n'était pas pour autant qu’il compatissait avec son employé, bien au contraire. Le réel amusement s’obtient toujours au dépends des autres.

« J’espère que tu es toujours aussi motivé. Je te ressers un verre ? », demanda t-il avec un sourire faussement aimable.



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