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 Madness return [PV Rufus]

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Lucrecia Crescent


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MessageSujet: Madness return [PV Rufus]   Mer 7 Mai - 14:23:22




Lucrecia Crescent

I'm so sorry



    Tictac, tictac, tictac, tictac. L'horloge brisée cliquetait au rythme de son cœur, sans que les aiguilles ne s'animent de quelque façon que ce soit. Depuis combien de temps était elle arrêtée ? Sans doute depuis que, de colère, elle avait lancé ce malheureux pot de fleur dessus pour la faire taire. Mais elle ne s'était pas tu, jamais, et le tic tac incessant qui trottait dans sa tête commençait à la rendre folle. Commençait, seulement ? Disons simplement que ça n'allait pas arranger son état. Elle ne pouvait plus le supporter, et pourtant, une fascination morbide la poussait à fixer l'objet sans baisser les yeux, sans même ciller. Tictac, tictac, tictac, tictac. Derrière la vitre brisée, les aiguilles s'étaient arrêtée à 23h23, ou peut-être était-ce 11h23 ? Allez savoir, elle n'avait plus vraiment la notion du temps, du jour ou de la nuit.

    Elle passait ses journées assise là, au bout du lit, parfois, elle allait sur la chaise pour regarder par la fenêtre factices dont le cadre vitrée ne donnait que sur un paysage de murs de pierre du sous sol. Que voyait-elle alors dans la roche ? Nul ne pourrait le deviner, tant son visage était figé et ses yeux vides. Et le tic tac des aiguilles inertes poursuivait sa course dans son crâne, alors que sa mâchoire se crispait sous cette série de coups de poignard. Parfois, les plaintes d'un nouveau né venait briser la monotonie de son calvaire silencieux, d'autres fois, c'était l'écho d'un coup de feu ou le cri d'une bête. Rien de tout cela n'existait, elle le savait, elle avait apprit à reconnaître ses délires et à vivre avec. Vivre avec … C'était un bien grand mot, elle se contenter simple d'exister.

    La désolation et la culpabilité de son âme était sans pareil, ses regrets étaient tels que ni la prison, ni l'enfer n'aurait pu aggraver son calvaire. Cela n'aurait en réalité pu que la soulager ; être punie aurait soulagé sa conscience. Lucrecia Crescent ne voulait pas être pardonnée ou même soulagée, car elle estimait ne pas le mériter le moins du monde. Si elle voulait bel et bien faire de son mieux pour rattraper ses erreurs et soulager le poids de ses fautes en ce monde, on ne pouvait pas vraiment parler de rédemption, car elle n'espérait et ne souhaitait aucun salut en retour.

    Hantée part son passé et emprisonnée part son propre esprit empoisonné, tel était l'enfer parfait pour elle, l'enfer qu'elle méritait : sa propre folie. L'éclat de lucidité qui l'avait illuminé l'espace d'un instant avant qu'elle ne défaille n'était plus qu'un souvenir, car si elle ne pensait qu'à trouver un ''remède'' ainsi qu'à un moyen de sauver son fils, elle était incapable d'entreprendre quoi que ce soit pour concrétiser son souhait le plus cher. C'était comme si quelque chose s'était niché dans son crâne pour grignoter sa matière gris, l'empêchant de raisonner correctement ou même de réfléchir. Cette sensation en était presque devenue physique, si bien qu'elle tenta par plusieurs fois d'en venir à bout en se frappant la tête de toutes ses forces, mais rien n'y fit.

    Quelle heure était-il ? Elle n'aurait su le dire. Dans le silence le plus complet, seulement brisé part ce cliquetis continue qui raisonnait dans sa tête, la demoiselle demeurait seule avec ses vieux démons. Sur la chaise près de la fenêtre, le corps putride d'un homme à la gorge et au crâne perforé la fixait de ses yeux livides. Elle s'efforçait de ne pas faire attention à lui, malgré l'odeur de la putréfaction qui lui prenait le nez, malgré son regard accusateur et pesant, malgré les mouches qui bourdonnait. Elle s'efforçait de l'ignorer, oui, car elle savait qu'il n'était pas réel. Cet homme était mort il y a bien longtemps, avant qu'elle-même ne devienne un monstre, et pourtant, il représentait bel et bien son premier péché, son premier regret. Parfois, ses lèvres pâles et gercées s'animait pour proférer quelques accusations et autres injures qui furent autrefois bien costumières de son enfance … mais bien souvent, elle ne percevait rien d'autre que l'écho persan du rire d'Hojo.

    Elle ferma les yeux et le tic tac de l'horloge brisée se fit plus intense. Elle ne voulait plus voir ces horreurs, elle voulait être forte, assumer ses fautes et souffrir en conséquence, mais en était-elle seulement capable ? Légèrement tremblante, son esprit se chargea de palier à sa lâcheté et se fut alors le corps d'une centaine de nouveau né qu'elle vit sous ses paupières closes. Certains étaient même déformés, d'autres prématurés de plusieurs mois ou à peine sorti du stade embryonnaire. Le voile de ses paupières se souleva aussitôt et elle dût plaquer fermement sa mains contre sa bouche pour réprimer un terrible haut-le cœur. Elle se mordit la langue jusqu'à sentir le goût du sang envahir sa bouche, alors que cette odeur putride persistait toujours dans ses narines, elle posa les yeux sur le corps de cet homme au crâne perforé. Le sang coulait par petites perles écarlates, au rythme exacte des battements de son corps, et de ce cliquetis incessant. Elle souhaita alors que son corps cesse enfin de battre, afin que ces 'tic' et ces 'tac' cessent enfin eux aussi. Mais c'était ça, son châtiment …

    Il était tellement difficile de revivre ainsi, d'être éveillée de nouveau après tant de temps à sommeiller et à sentir simplement le monde sans le vivre réellement. Trop habitué à sentir les choses, à entendre et voir ce que son esprit voulait bien lui accordait, les véritables sons et autres sensations ou odeurs réelles étaient devenue ''étranges'' pour elle. Si elle avait parfois un peu de mal à cerner la réalité, il y avait certains sons réels qu'elle reconnaissait distinctement, comme le bruit mat et clair que faisait la porte de fer du sous sol, au bout du long couloir où on l'avait installé. Ce bruit résonna d'ailleurs à l'instant, la sortant un moment de sa torpeur.

    La belle releva doucement la tête. Était-ce un de ces truks qui venait lui apporter un repas auquel elle ne toucherait toujours pas ? Elle avait si peu la notion du temps qu'elle n'arrivait même pas à prendre un rythme normal en se référent au rythme des repas. Elle avait parfois l'impression qu'ils s’enchaînaient toutes les cinq minutes, mais le plus souvent, il lui semblait qu'il se passait des années avant qu'on ne vienne la voir. La seule chose qu'elle demandait alors, c'était si on avait retrouvé son fils, comme si le chercher était actuellement leur priorité …

    La belle pécheresse se leva en fixant la porte de sa cellule, entendant distinctement des pas se rapprocher. Son cœur s'accéléra, sans qu'elle ne sache vraiment pourquoi, elle était toujours inquiète de savoir qu'elle allait bientôt être confrontée à quelqu'un de réel … C'est qu'elle était consciente de son état, elle n'était pas lucide, et pour une scientifique aussi brillante qu'elle, c'était chose terrible que de perdre ce qui faisait d'elle ce qu'elle était … Scientifique déchue, mère ratée … Lucrecia se sentait comme la pire honte de l'humanité. Elle avait honte de ce qu'elle était, elle avait honte lorsqu'on la regardait, lorsqu'on lui parlait. Elle avait tellement honte …

    Mais les pas se rapprochèrent jusqu'à s'arrêter devant sa porte et cette dernière ne tarda pas à s'ouvrir doucement. A blancheur du costume que portait l'homme qui apparut alors ne laissa plané aucun doute sur son identité, mais Lucrecia ne changea pas le moins du monde sa formule d'accueil pour autant.

    – Avez-vous trouvé mon fils ? Demanda-t-elle par réflexe, à peine eut-elle croisé le regard de Rufus Shinra.


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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Mar 20 Mai - 12:33:32




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return


Lucrécia n’était pas captive, Rufus aimait bien se le dire. Ce n’était pas qu’on l’obligeait à rester enfermée, c’était juste qu’elle avait besoin d’être encadrée et que l’on s’occupe d’elle. Les invitations fort généreuses de ce style étaient monnaie courante chez eux. Le président était devenu un bon samaritain, c'était bien connu. D'autant plus qu’il ne comptait pas la garder éternellement dissimulée de la vue de tous. Le moment venu, celui où l’état de la jeune femme s’améliorerait –parce que c’était tout ce qui devait importer, n’est-ce pas ? -, la liberté de déplacement lui serait accordée. Après tout, la jolie femme se reposait bien dans un ancien hôpital ! Elle était mieux ici qu’ailleurs. Cette excuse utopique et toute prête que Rufus pouvait rétorquer contre n’importe quelle objection concernant l’enferment de Lucrecia n’était pas tout à fait fausse, bien au contraire, mais elle oubliait les desseins un peu moins honorables du président. Les scientifiques avaient beau être la source de nombreux de leurs problèmes, leur captive la première, il n'en demeurait pas moins qu'ils étaient désormais la solution de bien d’autres, et il fallait bien en avoir un dans sa poche.

En temps normal, c’était toujours un peu drôle d’avoir un invité – prisonnier – chez soi, même si cela était bien moins vrai pour le cas de Lucrecia. Quand elle n'était pas en proie à une crise d'hystérie, elle était calme au point de ressembler à un cadavre, s'animant uniquement pour réclamer son fils ou encore Valentine. C’est qu’elle ne se plaignait effectivement jamais de sa condition. La belle l’acceptait comme s’il était normal de rester enfermée dans une chambre sans pouvoir voir le soleil. Elle ne protestait pas, et ne semblait même pas trouver cela révoltant de recevoir ses repas sur plateau. D'habitude -parce que oui, ici, on avait l'habitude-, les captifs étaient un peu plus divertissants. Il est de notoriété publique qu'on ne tire pas grand amusement de ceux qui n’ont pas trop de mordant. Enfin, de toute façon, la scientifique n’était pas là pour ça, mais Rufus devait l’admettre, il aimait bien manipuler autre chose que des légumes. Toutefois, peut-être que derrière toute cette folie se cachait un semblant de lucidité qui rendait le génie encore possible. Mais les « peut-être » n’avaient jamais eu de quoi satisfaire le président. On avait une mission bien précise pour Lucrecia mais celle-ci ne semblait pas encore être en condition de pouvoir la remplir, au grand dam du blond. Il savait se montrer patient seulement lorsque le jeu en valait la chandelle or, pour ce cas-ci, il n’était même pas sûr que ce fut le cas.

Le coude posé sur la table et la joue légèrement appuyée contre son poing, Rufus Shinra observait l’écran de son ordinateur portable d’un regard vitreux. Il avait accès à n’importe quelle caméra de surveillance installée par ses Turks et avait désormais sous les yeux la vue de celle qui donnait sur un spécimen aussi désespérant qu’intéressant. La fenêtre ouverte sur l'écran laissait voir une pièce dont la disposition organisée des meubles était totalement oubliée par la présence de Lucrecia, assise sagement au bout du lit, mais dont le regard stressé fixait et se détournait de la fausse fenêtre tel celui d'un animal blessé qui craint les vautours. Vous ne pensiez tout de même pas que les invités étaient livrés à eux-mêmes dans leur prison ? La chambre de Lucrecia était effectivement munie d’une discrète caméra dissimulée derrière ce qui s’apparentait à un miroir accroché au mur, mais avec la scientifique, ce dispositif ne semblait même pas utile. Pourtant Rufus s’en servait tout de même, c’était une coutume qu’il avait avant de rendre visite à ses invités. Cela permettait de déblayer le terrain. Mais combien de temps avant qu'elle ne le mette en pièce aussi, d'ailleurs ? Elle avait déjà fichu en l'air l'horloge ! Quoique le dispositif était un bien plus résistant que cela, sinon ce ne serait pas un travail de Turk. Pour le coup, la visite que s'apprêtait à lui rendre Rufus ressemblait davantage à la visite d’un psychiatre à sa patiente internée.

« Que puis-je faire de vous, miss Crescent ? » soupira t-il légèrement en refermant l’ordinateur portable.

Il se leva en lissant un pan de sa veste blanche d’un geste las de la main et quitta son bureau. Il traversa le petit vestibule et  descendit ensuite les escaliers du fond sans trop se presser, débouchant sur un couloir aux multiples portes. C’est la dernière d’entre elles qu’il alla ouvrir. Son regard tomba aussitôt sur la jolie brune qui était tournée vers lui, comme si elle avait attendu sa venue. Rufus se dit avec raison qu’elle l’avait probablement entendu approcher. Leurs regards s’étaient à peine croisés que Lucrecia demandait déjà :

« Avez-vous retrouvée mon fils ? »

Plutôt prompte, pour une femme en proie au délire ! L’instinct primaire surpassait la folie, ce n’était pas nécessairement encourageant, mais c’était déjà cela de pris. Croyez-le ou non, mais Rufus accueillit sa question comme un bonjour. Sa manière à lui de saluer ne fut pas plus réjouissante, vu qu’il fit un léger signe négatif de la tête en prenant un air presque désolé. Même s’il feignait le regret à merveille, cette expression ne lui allait clairement pas. Laissant la porte ouverte, il fit quelques pas dans la pièce pour se rapprocher d’elle, mais garda une distance raisonnable plus pour le confort personnel de la belle que sa propre sécurité. La brusquer serait prendre le risque de déclencher une crise de panique.

« Ne perdez pas espoir, on le retrouvera. »

Quel merveilleux hypocrite que de parler d’espoir, lui qui ne connaissait que l’ambition ! Rufus la jaugea du regard et laissa passer deux secondes de silence, octroyant du temps à la belle scientifique pour assimiler la nouvelle. Puis, il refit un pas vers elle comme pour tester ses limites, avant de reprendre d’une voix doucereuse :

« Comment allez-vous miss Crescent ? Je ne peux m’empêcher de constater que vous ne réclamez jamais à sortir »

Il pointait par là un fait préoccupant dont il ne se préoccupait en réalité pas vraiment. Celui qui avait inventé cette méthode pour faire croire à quelqu’un en sa pseudo-liberté devait être un connard de la même lignée que Rufus.



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Mer 21 Mai - 20:46:19




Lucrecia Crescent

I'm so sorry



    La fatalité l'accabla lourdement à la réponse du blond, car elle parvenait toujours à s'étonner qu'on ne lui ramène pas son fils et la déception était chaque-fois toujours aussi grande et pesante. Un coup de poignard se planta dans le cœur de la belle, qui en ressenti presque une douleur physique. Sa mâchoire se crispa et ses sourcils se froncèrent sous l'effet de la douleur et de la tristesse, alors qu'elle baissait la tête par désespoir. Le blond tenta bien de la rassurer, mais cela n'eut pas le moindre impacte sur elle. Tout était comme un rêve, rien ne semblait avoir de sens. Ni l'espoir, ni la désillusion ne semblait vraiment se démarquer de ce brouillard grisâtre qu'était sa vie. Il y avait bien longtemps que Lucrecia Crescent avait cessé de croire en quoi que ce soit, elle ne jouait finalement plus qu'un rôle, le seule rôle qu'elle estime devoir jouer en ce monde où elle n'avait plus sa place. C'était son seul moyen de ne pas être totalement réduite à une sorte de loque sans vie. A quoi bon revenir en ce monde ? Elle était trop faible pour réparer ses erreurs par elle-même , elle était trop malade pour trouver un recours à ses fautes, elle était trop fautive pour prétendre à reprendre une nouvelle vie … Elle n'était là que pour purger sa peine, car elle avait fini par trop s’accommoder de l'ancienne. Elle devait se battre, son rôle la poussait à le faire … Mais elle n'en avait pas la force. Elle était totalement victime de sa propre folie, trop occuper à se débattre contre des démons imaginaires pour reprendre du poile de la bête. Elle le désirait pourtant, elle le désirait tellement … Mais cette petite voix lointaine, cette Lucrecia qui voulait encore se battre était totalement muselée par cette facette qui estimait que la punition était plus importante que la réparation de ses méfaits.

    Le regard de la lady se perdit derrière Rufus, où ce cadavre putride qui la suivait partout gisait toujours, ses yeux livides braqués sur elle. Elle l'observa un instant, n'adressant qu'un bref coup d’œil au blond, afin de se conforter dans l'idée que rien de tout ça n'était réel. Ni ce corps, ni son odeur fétide, ni ce sang qui tâchait le sol et les meubles n'étaient réels. Tout cela n'était que la manifestation du poids de ses péchés. Ce n'était pas réel, mais ce n'en était que plus difficilement supportable. Le regret lui donnait la nausée, autant que l'odeur tenace qui lui prenait les narines. Se détournant de son interlocuteur, elle déposa délicatement sa main contre sa bouche pour réprimer son écœurement. Le voile de ses paupières se referma un instant sur ses yeux vitreux.

    *Tout ça n'existe pas, ils ne sont pas vraiment là. Je ne dois pas laisser mon esprit s'empoisonner plus que cela …*

    Elle laissa sa main retomber le long de son corps mais ne releva pas la tête, tournant presque dos à Rufus Shinra. Ses doigts s'entrelacèrent doucement devant son bassin, donnant l'impression qu'elle était en train de se recueillir. Elle resta silencieuse dans un premier temps, ne portant pas plus d'attention que cela aux prétendues inquiétudes de l'homme en blanc. Elle secoua finalement la tête, parvenant à rassembler suffisamment ses esprits pour lâcher quelques mots.

    – Et où irais-je ? Je n'ai pas ma place en ce monde. Rétorqua-t-elle simplement, sans bouger.

    La belle scientifique s'était alors statufiée sur place, elle ne bougeait plus d'un pouce. Elle restait plantée là, les bras le long du corps, les mains jointes, le visage bas camouflé par ses épaisses mèches de cheveux châtain. Devant elle, le cadavre la fixait toujours de ses yeux vides, alors qu'elle voyait du sang ruisseler jusqu'à ses pieds. Ses doigts se crispèrent mais elle ne bougeait toujours pas, comme paralysée. Elle avait beaucoup de mal à soutenir le regard ou même supporter la présence d'une vraie personne à ses côtés. Quoi qu'il arrive, elle avait toujours l'impression que tout le monde était trop bien pour qu'elle mérite de rester en leur présence.

    Non, Lucrecia ne voulait pas sortir, elle ne voulait voir personne. Elle ne le méritait pas, et puis, plus elle s'isolait, plus elle avait peur de voir quelqu'un ou de sortir de sa cellule. C'était un triste cycle plutôt pervers, et si dans ses crises de panique elle réclamait son fils et Vincent, lorsque le calme revenait et avec lui, un semblant de raison, elle se disait que ce n'était finalement pas une bonne chose, pas pour eux. Elle ne méritait pas Vincent, et elle avait déjà fait bien trop de mal aux deux hommes les plus importants de sa vie pour qu'elle se risque à récidiver. Elle avait bien trop peur de faire du mal autour d'elle, si elle se risquait à sortir.

    – Je préfère rester là où j'aurais le moins de chance de faire de mal …

    Elle regarda alors ses mains qu'elle avait l'impression de sentir brûler pour voir des flammes danser dans ses paumes. Loin de ronger sa peau, le feu faisait ruisseler l’hémoglobine entre ses doigts. Elle releva légèrement les mains tremblantes pour les observer, comprenant que là encore, rien n'était réel. Elle serra alors les poings  en détournant les yeux de ce terrible spectacle.

    Elle sentait que Rufus Shinra était toujours bien là, lui, réellement. Elle le voyait à peine du coin de l’œil, mais elle savait qu'il était là, et sa présence était plutôt oppressante. Ça n'avait pourtant rien de personnelle, mais la pauvre scientifique avait honte, tellement honte … La belle, la douce, la digne Lucrecia Crescent n'était plus qu'une vieille folle qui avait engendré le destructeur de ce monde. Celle qui avait créé ''Le Cauchemar''. Une vieille maboule, une bonne à rien, voilà comment on devait la considérer à présent. La honte qu'elle ressentait à longueur de temps était aussi grande que sa culpabilité. Autrefois, elle était une jeune femme si pétillante, brillante, enthousiaste et intelligente … Elle se souvenait encore du temps où elle était encore l'assistante du docteur Valentine, à cette époque, elle était encore elle-même, à cette époque, elle était encore fière et pleine de conviction, elle avait confiance en elle et elle avait le goût de se battre pour ses conviction. Cette Lucrecia était morte … Que restait-il. Ô, si seulement cet homme ici présentait l'avait connu avant tout ça … il aurait alors sût qu'elle n'était pas qu'une pauvre loque, folle et incapable. Mais qu'est-ce que ça aurait changé ? De la pitié, est-ce que c'est ce qu'elle voulait ? Sans doute que ça lui aurait fait du bien, oui, toutes les âmes en détresse on besoin de compassion et de réconfort, Lucrecia en avait besoin … Mais elle n'en voulait pas, et sa volonté de payer pour ses fautes était bien plus puissante que ses besoins primaires.

     – Je suis désolée mais … Je ne comprends pas bien ce que je fais ici.

     Cette remarque était plutôt générale. Elle parlait autant de sa présence dans le monde des vivants que de sa captivités en ces lieux précis. Qu'attendait-on d'elle ? Que ce soit la planète, ou Rufus Shinra. Y avait-il une autre raison que la torturer ? Oui, elle devait réparer ses fautes … Mais comment ? Elle avait perdue tout ce qui faisait d'elle la brillante scientifique d'autrefois, celle qui avait le génie de toujours dénicher de nouvelles théories et diverses innovations.



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Mer 25 Juin - 16:01:13




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return

Lucrecia accueillit très mal la mauvaise nouvelle, et rien de ce que Rufus ne pouvait dire y changerait grand chose. Son obstination pour son fils était inquiétante, car même si par le plus grand des miracles –ou la plus grande des catastrophes, plutôt-, on le retrouvait, que ferait-on de lui ? On pouvait dire à la brune que Sephiroth représentait un grand danger pour elle, jamais elle n’entendrait raison. La belle garda un instant la tête baissé, prostrée, avant de la relever pour fixer un point derrière Rufus.  C’était typique d’une personne en plein délire, un état récurrent chez elle, que d’avoir le regard dans le vide mais pourtant pas hagard, comme s’il était conscient d’une autre réalité à laquelle personne n’avait accès. D’un point de vue scientifique, c’était de la schizophrénie mais du point de vue de Rufus, c’était surtout une sacrée perte de temps. Et malheureusement, il avait l’impression d’en manquer. C’était en partie dû au message qu’il avait reçu de Cloud et auquel il avait laissé pas mal de temps avant de répondre. Le président se montrait souvent négligent quand il s’agissait de recontacter quelqu’un, surtout quand il n’y voyait pas d’intérêt pour lui, même il avait toujours fait un petit effort avec Cloud et sa bande car ils pouvaient toujours lui servir à un moment ou à un autre : Le blondinet proposait d’ailleurs un marché, c’était presque le moment d’acheter ses services, le problème étant que Rufus avait désormais une captive qu’il ne pouvait certainement pas révéler. La venue du blond à Healen était un risque que Rufus n’était pas certain de vouloir prendre. Bien sûr, Cloud n’irait pas fourrer son nez dans le sous-sol, mais on n’était jamais trop prudent, surtout avec l’ex-soldat.

Lucrecia se détourna un peu et porta la main à sa bouche. Rufus ne sut si elle avait un haut-le-cœur ou ravalait juste un sanglot. Il ne pouvait pas voir son visage, une épaisse mèche de cheveux masquait son expression.

« Et où irais-je ? Je n'ai pas ma place en ce monde. »

Les Turks s’étaient battu pour la ramener, et croyait-elle que le président irait perdre son temps avec des gens sans intérêt ? Lucrecia ne voyait sans doute pas l’importance qu’elle pourrait avoir.

« Manifestement si, puisque vous y êtes. »

Cela faisait un bon moment qu'elle avait cessé de le regarder. Comme si elle jugeait que ses démons du passé étaient plus rassurants que le président. Celui-ci n’en était pas vexé, c'était juste qu'il ne comprenait pas vraiment cette attitude. Mais qu’y avait-il encore à comprendre chez Lucrecia Crescent ? Il était déjà extraordinaire à ses yeux qu’autant de remords puissent être contenus en une seule et même personne.

« Je préfère rester là où j’aurais moins de chance de faire de mal »

Rufus hocha légèrement la tête, faussement compréhensif et fit un pas pour se rapprocher d’elle.

« À votre place, la passivité me rongerait autant que le regret. Mais votre dépression est telle que vous préférez payer pour vos fautes, que tenter de les réparer. »

Rares étaient les personnes comme Rufus, capables de lancer des vérités aussi terribles avec cette nonchalance mêlée de compassion artificielle. Ce comportement relevait clairement d’une certaine cruauté : le blond n’avait que trop peu de scrupules pour autrui, surtout envers ceux avec qui il avait souvent l’impression de perdre un temps précieux. Il leva alors la main et la posa délicatement sur la mâchoire de la scientifique. La pression qu’il exerça dessus fut néanmoins ferme, la forçant à tourner la tête vers lui. Il analysa son visage, son expression perdue et honteuse de ses yeux bleus indéchiffrables. On n’aurait su dire s’ils affichaient de la compassion ou de la moquerie, de la pitié ou de l’indifférence. C’était un regard ambigu et étrange, qui n’avait rien de rassurant. Si les préoccupations du président n'apparaissaient pas clairement, l’importance du bien-être de Lucrecia était la première chose qui était à remettre en question.

« Vous n’arrivez même pas à vivre avec vous-même », murmura t-il en une manière détournée de pointer la schizophrénie de la belle, bien qu’il ne comptât absolument pas sur le fait qu’elle le comprenne.

Même si c’était le cas, Rufus ne voyait vraiment pas le mal à la bousculer un peu. Après tout, c’était ce qu’elle voulait non ? La belle était en tout cas perdue, clairement gênée par la présence du président qui consentit à relâcher son visage, abaissant lentement le bras tandis que Lucrecia avait les mains repliées contre elle-même, déboussolée.

« Je suis désolée mais … Je ne comprends pas bien ce que je fais ici. »

Rufus ne savait pas ce qu’elle entendait par là exactement, si elle parlait à nouveau de sa place dans le monde ou si sa question était bien plus précise et faisait référence à sa cell… sa chambre. Il choisit de répondre à la seconde proposition, qui lui paraissait bien plus simple.

« Au vu de votre état actuel, vous êtes plus un danger pour vous-même que pour les autres. On doit donc garder un œil sur vous. »

Il posa alors une main sur son épaule en un geste qui se voulait réconfortant, mais dont l’appui manifestait plus la possession que la gentillesse.

« Quant à votre rôle ici, c’est à vous de choisir, miss Crescent. Vous pouvez effectivement restée indéfiniment cloitrée et espérer que toutes vos fautes s’expient d’elles-mêmes avec le temps, mais je crains que la vie ne soit trop courte pour rendre cela possible. »

Il lui adressa alors un fin sourire en coin désolé, appuyé par la lueur compréhensive qui brillait son regard, aux limites de la condescendance. Étrangement, l’expression de Rufus formait un tout complexe et ambivalent. Il avait l’air désolé, mais en même temps, on aurait presque dit qu’il se moquait d’elle.


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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Jeu 26 Juin - 17:42:02




Lucrecia Crescent

I'm so sorry



    Pendant près de trente-cinq ans, la belle n'avait connu aucun contacte avec qui que soit et si se réhabituer aux interactions sociale fut une véritable épreuve sur laquelle elle devait encore travailler dure, il y avait pire encore. Les simples contactes physiques piquaient ses sens à vif, chamboulant tout son petit monde fait de remords et d'hallucinations morbides. C'est ainsi que, lorsque le blond s'empara de sa mâchoire, la jolie scientifique fut secouée d'un frisson très particulier. Elle avait l'impression que sa peau s'était mise à bouillir au touché du jeune ex-président et que les picotements glissaient de sa mâchoire à la nuque, jusqu'à descendre le long de sa colonne vertébrale. Ses prunelles délicates vinrent se perdre au fond du regard azuré de son interlocuteur, alors que ses doigts se crisper pour tenter de réprimer ces frissons. Elle ne s'était toujours pas habituée à ce qu'on la touche, il faut dire qu'elle s'était tout juste faite aux frottements de ses vêtements contre sa peau ou à sentir le sol sous ses pieds. De plus, ce n'est pas comme si elle avait beaucoup eut l'occasion d'être touchée depuis son retour, si l'on oublie les nombreux coups qu'elle avait dû essuyer à son réveil et qu'elle avait en majorité oublié. Alors oui, ça faisait toujours bizarre de sentir quelqu'un vous toucher comme pour la première fois … C'était un brusque contacte avec la réalité et on ne pouvait pas vraiment dire que c'était agréable.

    « Vous n’arrivez même pas à vivre avec vous-même » Dit-il alors en la scrutant, comme s'il lisait en elle.

    La demoiselle haussa très légèrement les sourcils alors que ses yeux noisettes s'étaient mis à briller avec plus d'intensité. Telle était l'expression la plus prononcé que son visage pouvait exprimer. Mais Lucrecia n'avait pas besoin d'avoir un visage très expressif pour que ses sentiments et ses émotions se voient, il n'y avait qu'à examiner son regard et, comme venait de le faire Rufus, on pouvait vite constater de la dévastation de son âme. Elle était à présent troublée non seulement par le geste de l'homme en blanc, mais aussi par son regard et ses paroles. Impossible de savoir s'il disait cela pour l'enfoncer ou si c'était pas compassion. Si Lucrecia connaissait un peu mieux Rufus Shinra, elle n'aurait pas eut de doute sur les intentions de ses paroles, mais la pauvre était complètement larguée.

    Elle commençait à se sentir comme étouffée par la proximité et le contacte du prétendu ange gardien, mais ce dernier la lâcha finalement à temps, avant que ses nerfs ne cèdent pour engendrer une crise de panique. Le visage de la belle se baissa alors aussitôt, comme si sa tête était devenue trop lourde à porter pour son cou délicat. Comme si elle avait besoin de se protéger, elle ramena ses mains contre elle, instaurant ainsi une barrière entre elle et son vis à vis. La suite des propos que lui servit le blond, elle les avaient déjà entendu ailleurs. C'était le genre de chose que l'on disait aux psychotiques ou névrotiques pour les interner en hôpital spécialisé. Était-ce donc la véritable nature de ce lieu ?  Dans tous les cas, elle était mal placée pour s'en offusquer, elle se disait même que, si elle devait bien avoir une place en ce monde, ce serait sans doute celle-là. Jusque là, ça n'avait cependant pas grand intérêt d'être revenu.

    Mais ce que Lucrecia avait oublié, et que Rufus essayait de lui rappeler, c'est que, malgré ses erreurs et ses péchés, elle était toujours une scientifique brillante, comme on n'en faisait plus de nos jours. Elle n'était peut-être pas encore prête à s'en rendre compte cela dit. Elle donnait totalement raison à Rufus sur un point : une vie ne suffirait à expier ses fautes, quoi qu'elle fasse. Même si elle parvenait à sauver son fils de la perdition, tant de mal était déjà fait … Rien ne pourrait rendre les êtres chères qui auront été arraché à leur famille … Rien sauf … Un désordre du lifestream, peut-être ? La cause n'était pas si perdue que ça, en admettant qu'elle parvienne à ''sauver son fils'' bien sûr.

    La demoiselle se raidie de nouveau en sentant la main chaude de l'ex président se poser sur son épaule dénudée. Un étrange frisson parcourut son échine et son dos, lui donnant la chair de poule. Elle se sentait une nouvelle fois encombrée dans son petit espace personnelle qui formait une bulle si fragile. Elle avait de quoi se sentir un peu harcelée, là. Tout de même, c'est quoi ces manières de tripoter les dames à tout bout de champs comme ça, hein, monsieur Rufus Shinra ? Non, non, ça – ne – se – fait – pas. Lucrecia avait effectivement l'impression que l'on était en train de violer son espace vitale, que l'on été en train de briser tous les murs de la jolie cage dorée de son esprit pour l'en extirper de force. Même s'il restait calme, ces petites détails traduisaient bien de son impatience.

    Même si ce fameux manque de tenue la tracassait pas mal, elle n'en médita pas moins les propos de son interlocuteur. C'était à elle de choisir ? Mais choisir quoi ? Que pouvait-elle bien faire ici pas, seule, depuis cette cave sordide ? Bien entendu, elle n'imaginait pas une seconde des moyens que le grand Rufus Shinra tout puissant pouvait mettre à sa disposition, mais elle sentait une désagréable boule d'angoisse au fond de sa gorge, rien que de penser à reprendre les ''armes'' de la science. Elle avait fait tant de mal avec cela … Pourrait-elle jamais approcher une éprouvette à présent ? La science, ça à pourtant toujours été toute sa vie. Lorsqu'elle n'allait pas bien, qu'elle se faisait du soucis, elle s'était toujours plongé dans les recherches pour se vider l'esprit, c'était son défouloir … Mais ça, elle n'était pas prête à se l'accorder. Ce n'était pas par fainéantise, loin de là … Elle s'interdisait simplement la moindre source récréative.

    – Choisir … ? Souffla-t-elle doucement.

    Elle commençait à réaliser la teneur des propos du blond. En effet, attendre et se lamenter de réparerait pas ses fautes, mais si elle pensait un peu moins à son châtiment et un peu plus à sa rédemption, peut-être pourrait-elle au moins guérir les maux que ses actes ont pu causer. Elle sentait toujours la peau tiède de Rufus contre la sienne et en relevant légèrement la tête, ses yeux lui jouèrent de nouveau des tours en lui montrant des tags sanglants et injurieux sur les murs. Elle pouvait voir en gros caractère une flopée de ''traînée'' ''catin'' ''meurtrière'' et autres ''erreur de la nature''. Elle ferma alors vers yeux pour fuir cette vision et le contacte doux de la main de l'homme en blanc lui parut soudainement douloureux, comme si les serres puissante d'un aigle géante était en train de transpercer sa chair. Pourtant, il n'avait pas bougé, elle s'efforça de garder son calme et se tourna vers lui, en profitant pour se dégager de son emprise physique. Elle osa alors timidement plonger son regard dans le sien, l'examinant un instant de son regard trouble et perdu.

    – Que pourrais-je choisir ? Je n'ai rien … Et personne en ce monde ne serait assez fou pour me faire confiance en me confiant quoi que ce soit.

    Le fou en question, vous l'avez devant vous, gente de dame. Ce n'est d'ailleurs pas très stratégique que d'insulter son potentiel future employeur de fou … Enfin, ce n'est pas comme si elle envisageait de lui présenter son CV. C'était du passé ça, avant elle était une jeune femme dynamique et sûre d'elle, qui avait foi en ses travaux et ses capacités à les accomplir … Mais aujourd'hui, c'était bien évidemment tout le contraire, elle serait bien incapable de vendre ses mérites.

    Craignant un nouveau contacte importun, la jolie demoiselle aux longs cheveux châtain recula ensuite discrètement d'un pas, afin de tenter de retrouver un peu d'aise. Les contactes physiques lui faisait une impression bien trop étrange, elle préférait éviter. De plus, elle ne le connaissait pas assez pour lui permettre de telles familiarités, ça ne se faisait pas ça, de son temps … Enfin si, des hommes comme feu le père de Rufus Shinra se le permettait bien. Ça devait être de famille, qui sait. Elle garda les mains jointes devant elle, les bras longtemps son joli corps svelte. Elle ne parvenait pas à fixer Rufus dans les yeux bien longtemps, car il avait déjà un regard très acéré du point de vu de la plupart des gens, alors pour quelqu'un de fragile comme Lucrecia, je vous laisser imaginer. Elle s’efforçait alors de regarder la globalité de son visage, tantôt son front, tantôt ses lèvres … Mais bien souvent, son regard revenait vers son menton ou même son épaule. Même ça, ça lui semblait difficile. Elle poussa alors un très léger soupir de résignation, baissant doucement la tête en fermant les yeux.

    – Même si j'avais tout cela, je ne sais pas si j'y arriverais. Je crains de ne plus être ce que j'étais.

    Elle ne disait pas cela pour se lamenter ou réclamer des encouragements, bien au contraire. C'était une simplement observation et tout compliment en retour lui paraîtrait surfait et bien mal venue. Oui, cela aussi ça avait changé, avant, elle adorait les compliment, mais à présent qu'elle s'en estimait indigne, elle avait bien du mal à les accepter. Elle détestait ça, vraiment … Et ce n'était pas qu'un façade, un ''genre modeste'' comme certains pourraient le croire. Non, elle n'aimait vraiment pas cela, cela ne flattait pas le moins du monde son ego.



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Sam 28 Juin - 4:51:19




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return

La jeune femme en aurait presque lâché un soupir de soulagement lorsque Rufus délaissa son épaule. Il avait bien senti son trouble et s’en était royalement moqué jusque là. Mais il semblait que le contact humain ne la tirait pas hors de sa psychose, et n’attirait donc pas nécessairement son attention. Les mains jointes, la belle le fixait en prenant pourtant soin de ne pas rencontrer le regard du président. Elle fit même un pas en arrière, comme intimidée ou plutôt méfiante.

- Que pourrais-je choisir ? Je n'ai rien … Et personne en ce monde ne serait assez fou pour me faire confiance en me confiant quoi que ce soit.

Rufus laissa échapper un léger rire, si bref qu'on aurait pu l'oublier dès l'instant où il s'était évanoui. Le regard brillant de supériorité mais également d’un amusement sincère, il passa nonchalamment une main dans ses cheveux pour replacer ses mèches folles avec un sourire en coin. Se faire traiter de cinglé par une schizophrène était assez insolite, mais le président ne s’en formalisa pas le moins du monde. C’était sans doute dû au fait qu’il était bien plus conscient des qualités de Lucrecia qu'elle ne l'était elle-même. Au moins, la belle avait fait mention d’une absence de matériel, ce qui pouvait être une certaine preuve de son intérêt sur la question. Elle ne semblait pas se douter que Rufus avait amplement de quoi résoudre ce problème, et bien d’autres encore. Était-il fou pour autant ? Il se pensait surtout à court de solutions, mais cela avait peu d'importance. Il valait toujours mieux être fou qu'être sot.

- Vous ne savez pas vraiment qui je suis, n’est-ce pas miss Crescent ? dit-il, affichant un regard qui oscillait entre indulgence et arrogance.

Le léger sourire du président s’effaça de lui-même pour laisser place à une expression plus neutre. La question était encore rhétorique, évidemment. Rufus ne chercha pas à se justifier, ni à lui fournir de plus amples explications et encore moins à préciser ce dont il parlait, car il ne le jugeait pas nécessaire. Certes, son égocentrisme était mis à mal mais on ne pouvait pas tenir les conversations que l'on voulait avec les schizophrènes. Il fut bien content qu'elle rebondisse d'elle-même :

- Même si j'avais tout cela, je ne sais pas si j'y arriverais. Je crains de ne plus être ce que j'étais.

Oui, le président était persuadé du contraire, mais argumenter là-dessus serait d'un ennui mortel et il choisit donc une toute autre direction.

- C’est peut-être une bonne chose, non ? contra t-il en haussant un sourcil narquois.

Encore une fois, la remarque mesquine était gratuite, mais Rufus avait l’impression que ce n’était pas nécessairement en se montrant tendre que Lucrecia irait dans son sens. La jeune femme courrait après le châtiment, si bien que lui montrer trop de gentillesse pourrait la faire fuir. En tout cas, c’était l’impression qu’elle donnait. Rufus avait le sentiment de mieux la connaître à force de l’avoir observé. Il procédait toujours ainsi avec tout le monde : en savoir beaucoup d’une personne laissait un avantage indéniable sur elle. De plus, c’était en allant sur le terrain des autres qu’on avait plus de chances de les convaincre, sauf que Lucrecia ne pouvait pas être traitée comme une personne saine d’esprit. Sa folie, son passé, sa rancune viscérale laissaient comme un fossé d’incertitudes. En outre, malgré ce que l’on savait d’elle, elle demeurait imprévisible.

Comme pour la rassurer, Rufus croisa les bras et s’éloigna un peu de la scientifique, se dirigeant vers l’horloge qu'elle avait cassé, et qui lui rappelait quand même qu’il ne disposait pas de tout le temps qu’il aurait souhaité. Alors cette fois-ci, même si l’état actuel de Lucrecia empêcherait probablement celle-ci d'avoir un jugement clair, il décida d’aller droit au but.

- Les faits sont … que vous étiez proche d’Hojo et que vous l’avez assisté dans bons nombres de ses projets, ce qui peut rendre vos connaissances utiles à combattre Jenova, et même Deepground.

Ses paroles faisaient écho à celles qu’ils avaient déjà dit au réveil de la belle, elle ne devait pas l’avoir complètement oublié. Rufus tourna alors la tête vers Lucrecia, voulant capter son attention au cas où celle-ci aurait profité de son éloignement pour s’égarer à nouveaux dans ses sombres pensées.

- Ces connaissances pourraient également permettre de sauver votre fils. Étant donné qu’il est lui même manipulé par Jenova, vous devinez bien ce qu’il risque d’arriver lorsqu’il resurgira... conclue t-il en lui lançant un regard inquisiteur.

Le blond espérait que cela n'arrive jamais, mais il faisait tout de même exprès d’appeler à son instinct de mère, puisque c'était le seul qui répondait toujours promptement, parfois même un peu trop. Rufus revint alors lentement vers elle pour se poster juste en face, le menton levé sans pour autant paraître dédaigneux. En cet instant, il ne tenait pas à avoir l’air de la mépriser, ni de la juger, son expression s’était faite neutre au possible et son regard vif, planté dans le sien, était désormais dénué de la moindre trace de moquerie.

- J’ignore si vous pouvez contribuer à améliorer la situation actuelle, mais si cela peut vous rassurer, je doute sincèrement que vous puissiez l’empirer.



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Sam 28 Juin - 12:50:27




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    Le tic-tac incessant de l'horloge brisée ne cessait de trotter dans sa tête, lui donnant à chaque coup un petit coup de jus qu'elle pouvait parfaitement sentir dans son crâne. C'était comme avoir une petite bête dans le crâne qui était en train de vous ronger le cerveaux, et Lucrecia avait l'impression de se perdre un peu plus chaque seconde. Son intelligence et son génie scientifique, c'est tout ce qu'elle avait, mais elle n'était même pas sûre de détenir encore cela à ce jour. Non, Lucrecia n'était plus la scientifique d'autrefois, et Rufus Shinra affirmait que ce n'était pas une mauvaise chose. D'un sens, c'était parfaitement vrai. Elle n'était plus la jeune assistante naïve qui a commis tant d'erreur, aujourd'hui elle était une femme brisée, qui y réfléchirait à deux fois avant d'entreprendre la moindre expérience répréhensible. Elle était plus mature et surtout totalement indépendante … Enfin presque, étant donné qu'elle était plus ou moins sous je joug de Rufus Shinra, sans vraiment le savoir. En y réfléchissant bien, c'était déjà le cas lorsqu'elle était au service d'Hojo. Plus qu'à espérer que cette fois, son maître chanteur ne causerait pas autant de dégât en se servant de ses travaux.

    Il est vrai qu'on ne pouvait pas trouver mieux placer que Lucrecia pour combattre les deux grandes menaces de ce monde, car elle était à l'origine des deux, plus ou moins directement. Si elle était aux premières loges concernant Jenova, se sont ses travaux que Hojo avait dérobé après sa disparition qui avait fait tout le fondement de la création de cette élite secrète et elle savait tout ce qu'il y avait à savoir grâce au lien psychique qu'elle avait pu établir avec la jeune Shelke quelques années plus tôt. Mais l'argument le plus efficace et finalement, le seule qui puisse compter, était celui de sauver son fils des griffes de Jenova. Lucrecia avait passé tout le temps de son sommeil à le chercher dans les limbes, à rêve de lui. Elle avait senti sa présence, il était dévoré par les ténèbres, la folie, la tristesse et la rage. Mais bien avant qu'elle ne s'éveille elle-même, la présence de son fils avait disparut du lifestream. C'est ainsi, qu'elle savait très bien, elle, qu'il était en vie … Quelque part. C'est pour cela qu'elle voulait à tout prit le retrouver, que cela l'obsédait. Mais pouvait-elle vraiment se fier à ce qu'elle avait pu ressentir pendant son sommeil ? Elle ne doutait pas de cela, mais elle ne pouvait pas vraiment en convaincre les autres.

    Rufus Shinra semblait décidément tenir à ses services, cela ne l'inquiétait pas vraiment en soit, elle avait déjà bien trop de mourrons à se faire en dehors de prétendues convoitises de son possible future patron. La belle baissa doucement les yeux, fuyant très vite le regard d'acier du blond qui s'était de nouveau introduit dans sa bulle. Elle détourna la tête sur le côté, comme cherchant à s'échapper de sa présence. Lucrecia médita un instant la situation, tentant de réfléchir au mieux malgré le tic-tac incessant qui la déconcentrait et les odeurs putrides qui agressait ses narines. Deepground était une grande menace, elle le savait. Il y a quelques événements de ce gens qu'elle avait put suivre dans son sommeil, que ce soit pas les confidence silencieuse de Vincent ou ce qu'elle avait put voir à travers les yeux de Shelke, à qui elle était toujours liée. Elle n'était donc pas totalement perdu sur ce qu'il se passait, et savait même quelques détails de plus que les autres, comme le retour de son fils par exemple. Elle avait également sentit le désordre que Jenova avait engendré avant que cela n'ait pour conséquence de ramener les morts à la vie. Elle fut témoins de beaucoup de chose, mais toujours en silence.

    – Mon fils … Souffla-t-elle doucement, comme si c'était la seule chose qu'elle avait retenu.

    Elle fit alors quelques pas de côté, fuyant de nouveau le blond pour aller s’asseoir au bord du lit. Elle gardait le visage bas, trouvant ses chaussures bien plus rassurantes que ce qu'elle pouvait trouver dans la pièce en relevant les yeux. Elle sentait toujours le regard insistant du cadavre sur elle, et milles autres regards accusateurs qui l’oppressaient.

    – Jenova a fait tant de mal en son nom … Le monde ne comprendra jamais cela …

    Cela ne la dissuadait pas pour autant de sauver son fils. Elle s'imaginait simplement après l'avoir sauver, il lu suffirait de partir avec lui dans un coin secret, où ils vivraient rien que tous les deux et pourraient rattraper le temps perdu. C'était assez idéaliste, ce n'était qu'un rêve bien vague parmi tant d'autres, car elle n'imaginait pas qu'il puisse lui pardonner un jour … Elle ne le méritait pas, elle l'avait abandonné à son sort … Si seulement elle avait été plus forte. C'était toujours la même rengaine et si cela vous parez déjà redondant, dites vous bien que ces pensées la hante chaque seconde de la misérable existence, sans relâche.

    – Vous avez raison … Je ne peux pas attendre que mes fautes réduisent ce monde à néant. Même si je ne peux plus rien changer au cours des choses, je veux tout de même essayer. Dit-elle enfin.

    Elle marqua un silence alors que le tic tac de sa tête semblait s'intensifier, raisonnant plus fort et l’assommant de coups de jus plus puissants. Comme si cette chose était là pour l'empêcher d'agir contre Jenova. Lucrecia était consciente qu'il y avait une probabilité pour que l'aliène ait une certaine influence sur elle, étant donné qu'elle portait elle aussi ses cellules. Mais chez elle, ça n'avait pas eut le même effet que chez son fils, ça folie à elle était bien plus dégénérescente que celle de son fils. Elle ne visait qu'à l'abattre, faire d'elle une loque impuissante. Mais Lucrecia était une dame et si elle fut naïve, elle fut tout de même la femme qui porta le grand Sephiroth en résistant à l'intoxication des cellules de Jenova. Elle était forte, et son instinct maternelle la rendait plus redoutable encore.

    – Mais … j'aurais besoin des archives de ces projets. La plupart doivent être perdus, mais j'ai pris soin d'en sauvegarder d'autres … pour Vincent Valentine.

    Il y avait bien sûr bon nombre des notes de Hojo qui lui serait utile, et ça, elle n'avait aucune idée de ce que ça avait bien pu devenir. Concernant Hojo, il avait tout soigneusement gardé en codant ses notes ou ses dossiers informatique. Lucrecia n'aurait aucun mal à décrypter tout cela, le plus dure était surtout de les retrouver. Elle ignorait bien sûr que Rufus Shinra avait mené une petite expédition à ces fins, justement, quelques temps plus tôt.

    Comme ses maux de tête se faisaient décidément plus criard, la demoiselle fronça légèrement les sourcils en se massant la tempe et serrant les dents. Elle menait un véritable combat intérieur contre sa propre psychose.

    – Il me faudrait aussi … Elle chercha ses mots longuement, comme elle souffrait et qu'un terrible sifflement lui vrillait les tympans. Un … Un lieu de … travail. Articula-t-elle difficilement.



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Mer 2 Juil - 23:02:35




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return

Cette fixation, cet espoir pour son fils aurait pu faire peine à voir, si la personne devant elle avait été quelqu’un d’autres que Rufus. Le seul semblant de sentiment que ce dernier éprouvait en cet instant était plutôt de l’incompréhension. Il ne comprenait pas, lui qui était si égocentrique, comment un instinct maternel pouvait se développer chez une femme qui n’avait pas élevé son enfant. Tout compte fait, la notion-même d’instinct maternel lui paraissait étrange. Toute sa vie, Rufus s’était vu prouvé que les liens du sang n’avaient aucune véritable valeur et qu’ils n’engageaient en rien. Alors il se disait que, peut-être, Lucrecia tenait simplement à se racheter auprès de son fils car elle voulait se défaire de la culpabilité. Peut-être voulait-elle simplement d’abord se sauver elle-même en le sauvant lui. Peut-être était-ce pour cela qu’elle lui cherchait des excuses…

« Jenova a fait tant de mal en son nom. Le monde ne comprendra jamais cela. »

Moi le premier, aurait bien déclaré Rufus, mais cela aurait valeur d’approbation à ses paroles, alors il pinça juste les lèvres et garda le silence. En réalité, il n’était pas d’accord avec ce genre de paroles, qui semblait prétendre à une certaine innocence de l'argenté. Certes, Jenova avait pris l’apparence de l’ex-Soldat pour accomplir certains de ses méfaits, mais tout le monde savait de quoi il en retournait désormais. Pour le reste, Sephiroth était d’une part responsable de ses actes, et d’autre part, coupable de s’être laissé manipulé aussi facilement par un extra-terrestre dégénéré. Qui aurait cru cela de lui, d’ailleurs ? Un homme de tel renommé, le général des armées que tous le monde admirait, avait en fait une instabilité mentale que Jenova avait su mettre à son profit. Pour Rufus, Sephiroth n’était qu’un homme aussi faible d’esprit que fort physiquement. C’était à cause de ça, de lui, que le blond avait vu la mort de près. Alors oui, Lucrecia avait raison sur un très léger point: le président n’était pas très disposé à chercher à le comprendre, ni à comprendre quoi que ce soit qui touchait à sa relation avec Jenova. C’était un luxe qu’il n’avait pas le temps de s’accorder. L’essentiel, pour l'heure, c’était que son argument sur Sephiroth avait réussi à convaincre Lucrecia, comme il l’avait espéré.

«  Vous avez raison … Je ne peux pas attendre que mes fautes réduise se monde à néant. Même si je ne peux plus rien changer au cours des choses, je veux tout de même essayer. »

Rufus jugea inutile de faire le moindre commentaire qui viendrait de toute façon gâcher des paroles aussi honorables venant de la scientifique, alors il hocha simplement la tête, offrant un léger sourire, discret mais sincère. Il y avait bien un part de lucidité et de volonté chez la belle qu’il fallait exploiter. Si la folie risquait de faire obstacle, comme toute autre chose de ce monde, celle-ci n’était pas insurmontable. Rufus en attendait sans doute un peu trop pour une femme qui avait été enfermée soixante ans dans un cristal et en ressortait avec un mental défaillant, mais il était bien placé pour savoir que, quelle que soit la chute, on pouvait toujours s’en relever plus fort. Lucrecia avait d’ailleurs de bonnes raisons pour cela.

« Mais … j'aurais besoin des archives de ces projets. La plupart doivent être perdus, mais j'ai pris soin d'en sauvegarder d'autres … pour Vincent Valentine. »

Rufus hocha de nouveau la tête. De ce côté là, ses Turks et lui avaient pris leurs précautions. Quant à Valentine, le blond comptait le laisser sur la touche encore quelques temps.

« Nous en avons retrouvé, certains manuscrits, et d'autres informatiques enregistrés sur nos bases de données », lui assura t-il, prévoyant déjà de lui apporter ceux de Nibelheim pour commencer.

La jeune femme assimila ses paroles bien que quelque chose à côté de cela semblait la perturber. Le visage légèrement crispé, elle porta les mains vers ses tempes pour les masser, comme en proie à un léger malaise.

« Il me faudrait aussi… un lieu de travail » , articula t-elle difficilement.

Évidemment, mais avec la construction des nouveaux locaux sur l’autre continent, cette question était devenu délicate. Lucrecia devait-elle d’ores et déjà commencer les travaux dans les sous-sols de Healen, ou fallait-il attendre encore un peu, le temps qu’on l’installe près de Corel ? Rufus opta pour la deuxième solution, se disant que la jeune femme aurait probablement encore besoin d’un peu de temps pour se remettre les idées en place, de toute façon.

« Vous en aurez un d’ici quelques jours. Je suppose qu'en attendant, vous aimeriez vous familiariser avec ces rapports. Je peux également vous amener quelques médicaments, si vous le souhaitez », proposa le président qui comptait également glisser innocemment une boite d’antidépresseur dans le lot si jamais elle acceptait.

Se disant qu’il avait dignement accompli son travail, Rufus commençait déjà à reculer vers la sortie tout en parlant, prêt à aller chercher tout ce dont la scientifique avait besoin. Mais alors qu’il lui tournait le dos pour s’apprêter à sortir, il s’arrêta juste devant l’encadrement de la porte. La curiosité, ainsi qu’un autre sentiment intérieur qu’il n’arrivait pas à définir, avaient retenu ses pas. Il fronça légèrement les sourcils, regardant devant lui d’un air pensif. Il laissa passer un bref silence et puis…

«  Que savez-vous du Projet Phoenix ? » demanda t-il alors posément en tournant la tête sur le côté. Décidant de poursuivre le mouvement, il pivota finalement pour jeter un coup d’œil à la scientifique. Le visage du président avait repris une certaine neutralité bien qu’une lueur intéressée brillait dans son regard. «  … Et du numéro 23 ? »



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Ven 4 Juil - 8:50:40




Lucrecia Crescent

I'm so sorry



    Le chemin de la rédemption ne changeait en rien le goût de la culpabilité. L'amertume était toujours là, au fond de sa gorge, brûlant sa trachée et picotant sa langue. L'odeur putride du soufre et de la mort persistait dans ses narines et sa peau semblait se consumer à petit feu chaque instant. Le tic tac incessant de l'horloge brisée, lui, trottait toujours dans sa tête. Tic tac, tic tac. Encore et encore. Elle avait légèrement hoché la tête lorsque Rufus lui affirma qu'il avait déjà quelques documents en possession, mais elle gardait un air distrait, son regard flottant ici et là, suivant quelques plumes sombres qui pleuvaient dans la pièce. Elle les sentait parfois lui chatouiller la joue et elle devait alors réprimer un sursaut dans l'espoir de ménager l'importance de sa folie aux yeux de l'homme en blanc. S'il avait bien comprit qu'elle avait un grain depuis son retour, il ne s'imaginait certainement pas la taille de ce grain.

    Ses mains tremblaient un peu plus et cela ne faisait qu'accentuer sa honte. Elle se rendait bien compte de ce qu'elle était devenue et elle ne l'acceptait pas. Elle avait maintenant l'impression que la trotteuse qui cliquetait dans sa tête se moquait ouvertement d'elle et la belle tenta de fermer les yeux un instant pour se concentrer et chasser ces interférences de son esprit. Cela ne servit pas à grand chose, si bien que, rouvrant le voile délicat de ses paupières sur ses pieds, elle serra fermement sa main gauche contre la droite pour réprimer leurs convulsions démentes. Elle se répétait inlassablement de se calmer, mais la petite voix qui appelait à la sérénité était largement polluée par la trotteuse qui tournait toujours dans sa tête.

    « Vous en aurez tic un d’ici tac quelques jours. » Tic tac.

    La voix grave de Rufus Shinra, rythmée de tic et de tac, lui proposa ensuite de lui fournir les rapports dès maintenant, ainsi que quelques médicaments. Allons-bon, aurait-il une pilule miracle contre les méfaits de Jenova ? Ce qu'il lui fallait, c'était de bons électrochocs, et encore, pas sûr que cela suffise à la soigner. Le plus simple restait encore de lui griller la cervelle, elle deviendrait un légume mais au moins elle ne serait plus démente. Quoi que, dans sa tête, se serait peut-être encore pire. Alors quoi, une lobotomie ? Non, ça serait tellement reposant … Elle devait simplement les taire au fond d'elle, tout au fond de son être, sous d'épaisses couches de lamentations silencieuses et de regrets.

    La belle secoua doucement la tête de gauche à droite, d'un air fébrile, le visage bas. Non, elle ne voulait pas de médicament, elle savait que ça n'aiderait en rien. Elle resta un instant silencieuse avant de se dire que son geste pouvait porter à confusion, alors elle tenta de rassembler à nouveau ses esprits pour formuler quelques mots.

    – Juste … Les documents … S'il vous plaît. Articula-t-elle enfin.

    Comme elle tremblait plus encore en se massant les tempes, elle s'efforça de rabaisser sa main pour venir la saisir à nouveau de l'autre. Elle ne parvenait qu'à les faire convulser de concert quand quelque chose les claqua violemment. Une main putride rongée par les vers venait de saisir les doigts délicats de la lady qui tressaillit et ferma les yeux en se mordant farouchement la lèvre inférieure. Elle ne voulait pas voir à qui appartenait cette main, elle ne voulait pas voir les yeux vides du cadavre qui la hantait, mais elle sentait son haleine fétide et sa force qui lui écraser les phalanges. Comment pouvait-elle voir et sentir tout cela, sans que personne ne puisse le constater ? Elle inspiration et expira discrètement, se répétant que tout cela n'était pas réel. La voix du mort lui hurla alors qu'elle était une traînée, et heureusement, Rufus lui tournait déjà le dos, ne pouvant alors constater le geste de recule de la mère déchue. La seule chose qui pouvait calmer Lucrecia dans des moments pareil, c'était de penser à son fils. Sans que cela soit un réconfort, c'était une certaine force, ou du moins, rien ne pouvait paraître pire à ses yeux que ce qu'elle lui avait infligé. La colère succéda à la détresse et la belle s'efforça de chasser ce vieux démon. Elle n'avait pas de temps à perdre avec lui, elle ne pouvait pas le laisser la perturber. Elle devait sauver son fils.

    Lorsque Rufus Shinra arriva dans l'encadrement de la porte, Lucrecia était totalement figée, le dos bien droit, les yeux fermés, comme si elle méditait. On ne pouvait voir qu'elle était en train de planter ses ongles dans sa paume et elle ouvrit doucement les yeux lorsque Rufus lui posa une nouvelle question. Cette dernière fut plutôt surprenante, car elle n'avait rien à voir avec le reste. Et puisque nous étions très loin des erreurs que Lucrecia avait pu commettre, cette dernière ne fut troublée par aucun de ses vieux démons. Elle cilla en observant le blond, méditant soigneusement sa réponse. Le projet phénix ? Ça lui disait bien quelque chose, mais la réalisation de cette idée folle survenue une fois dans une conversation s'était accomplie bien après sa disparition.

    – Le projet Phénix ? Répéta-t-elle doucement. Hojo … il … il a eut l'idée un jour … d'étudié l'immortalité. C'était … Elle ferma les yeux un cours instant et soupira. … C'est en observant les effets de ses expériences sur moi. Après la naissance de … Sephiroth … Je ne me nourrissais plus, je ne dormais plus mais … Mon corps refusait de mourir.

    Une silence plutôt lourd marqua la fin de sa phrase, même si Rufus Shinra devait bien se moquer de la santé de cette femme qui ne semblait pas avoir besoin de manger pour survivre.

    – Il disait que Jenova représenterait cependant un trop gros risque de dégénérescence sur certaines capacités. Mais ce n'était pas encore un projet … J'ignorais qu'il l'avait finalement développé … jusqu'à faire vingt-trois sujets.

    Lucrecia aura décidément était la muse d'Hojo pour bien des projets et de bien des façons, si l'on puis dire. Il s'était inspiré de ses travaux et de sa propre évolution pour la quasi totalité de ses projets futures.

    – Je suis désolée. Je ne sais rien de plus … Pourquoi cette question ?

    Hojo serait-il parvenu à créer un être immortelle et indestructible ? Cela remettait en question le fondement même du cycle de la rivière de la vie, même si aujourd'hui elle était clairement perturbé, elle doutait qu'Hojo, aussi intelligent soit-il, puisse avoir détourné un être de cette règle avant que tout cela ne soit que chaos. Mais s'il avait étudier l'Arme même qui était au centre du flux des âmes et de la vie ? S'il s'était servit d'Omega et de Chaos ?



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Dim 20 Juil - 3:52:24




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return

La jeune femme, pourtant mal en point, refusa le moindre médicament. Quelle mauvaise idée ! Certains donnaient la merveilleuse sensation de planer… quoique Rufus se devait de garder en mémoire que la jeune femme n’avait sans doute pas besoin de ça, étant donné qu'elle n'avait pas toute sa tête. Ses hallucinations risquaient d’en être que plus présente. Peut-être devait-elle donc rester au contact de cette réalité dure et sèche et de son sentiment viscéral de remord. Elle en tremblait, elle était pâle, on aurait dit qu’elle était à deux doigts de vomir tout son désespoir aux pieds de Rufus Shinra. Mais il semblait que même pour cela, elle n’en avait pas la force nécessaire. Elle était trop faible, trop craintive, trop affligée. Elle lui évoquait une ombre aspirant à redevenir femme. Et le président la traitait avec cette fausse compassion, cette indulgence hypocrite, mais pouvait-on réellement l’en blâmer, au fond ? Il lui offrait une chance de se racheter. Même si tout ceci résultait d’un calcul égoïste, leur alliance profiterait à tous les deux. Car plus Lucrecia se rapprochait d’un semblant de solution, plus elle se rapprocherait de ce qu’elle aurait dû être : une femme assurée qui saurait faire les bon choix. Et travailler pour Rufus était un bon choix, non ? Un premier pas pour elle sur le droit chemin, donc.

Rufus n’avait pas exactement l’impression de l’avoir dans la poche, la scientifique était encore bien trop instable pour cela. Toutefois, il avait au moins un semblant de coopération, ce qui lui avait paru encore inespéré en entrant dans la pièce. La belle brunette fut même capable de parler du projet Phoenix, elle lui apprit alors une chose assez surprenante, quoiqu’inutile pour lui. C’était donc elle qui avait été la source d’inspiration pour ce projet ? Eh bien, comme quoi, Lucrecia Crescent n’avait pas tout raté dans sa vie, elle avait servi pour une bonne cause, dans une certaine mesure. Les informations qu’elle donnait étaient vagues, mais Rufus l’écoutait pourtant d’une oreille bien attentive, se tournant même vers elle pour l'observer. Bien qu’il fut intérieurement déçu de ne pas en apprendre plus, il ne se découragea pas. Lucrecia était une femme brillante malgré son état actuel, peut-être comprendrait-elle la démarche du professeur Hojo grâce aux dossiers qu'il avait récupéré. La question que lui posa alors la scientifique le prit légèrement au dépourvu, même si en soi, elle était complètement légitime. En fait, il aurait même dû s’y attendre. Rufus y répondit pourtant le plus spontanément du monde : il était plutôt doué en mensonge sur commande.

« Nous avons retrouvé des dossiers sur ce projet. Le projet 23 fut le dernier échec, même si Hojo s’était grandement approché de la réussite. A la mort du specimen, un projet 24 aurait dû voir le jour, mais Hojo mourut à son tour, nous laissant avec les esquisses d’un travail… extraordinaire, je dois dire, même si cela ne m’enchante guère de le reconnaitre. »

Son discours avait été prononcé avec un détachement et une cohérence pourtant criante de vérité. Rufus tenait à ce que l’existence de Reanbell demeure un secret. Même s’il était plutôt guidé par une sorte d’instinct lui indiquant que cela servait ses intérêts, il pouvait quand même se féliciter d’avoir tenu la promesse qu’il avait faite à sa sœur. Pour quelqu’un qui avait fait du parjure une seconde nature, cela relevait de l’exploit. Toujours armé de sa nonchalance, il proposa alors avec un haussement d’épaules :

« Vous pourrez y jeter un coup d’œil, si vous le souhaitez. »

Le ton détaché de Rufus n’était cette fois-ci pas tout à fait hypocrite, car le projet Phoenix ne figurait pas dans ses priorités. Ils pouvaient donc, pour l’instant, faire croire à Lucrecia qu’elle avait le choix là-dessus. Si elle rejetait l’offre, il ferait évidemment semblant d’accepter son refus pour l’heure, mais ça ne l’empêcherait certainement pas de revenir à la charge plus tard. Il fit de nouveau demi-tour vers la sortie, fier d’avoir rempli sa mission, puis tourna la tête pour jeter un dernier coup d’œil à la belle par dessus son épaule.

« Certes, le meilleur remède à votre mal est de vous battre… mais un petit remontant par moment ne fait pas de mal, songez-y », conclue t-il alors en quittant la pièce, prévoyant malgré tout de rajouter des calmants à sa liste de "course" pour Lucrecia.



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Dim 20 Juil - 11:50:45




Lucrecia Crescent

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    Rufus Shinra serait-il à la recherche de l'immortalité ? Voilà une quête plutôt commune que Lucrecia trouvait bien farfelue. Que ne donnerait-elle pas pour rejoindre enfin le lifestream, seule Terre Promise qu'elle puisse espérer. Elle a longtemps voulu la rejoindre, surtout pour être auprès de son fils, mais aujourd'hui, elle le savait, son enfant tant aimé ne sommeillait plus au cœur de la rivière de la vie. Non, il était revenu sur cette planète parmi les vivants et elle n'avait pas besoin de le voir ou d'avoir de preuve pour en être persuadée … Elle le savait, voilà tout. Elle l'avait senti. Elle avait beau n'avoir jamais fait parti du courant de la rivière de la vie, elle y était cependant plus ou moins connectée. Elle y recherchait constamment son fils, elle sentait sa présence et parfois même, elle le frôlait. Elle l'appelait sans jamais savoir s'il l'entendait ou non. Elle l’apercevait sans savoir s'il la voyait ou non …

    Rufus Shinra semblait être quelqu'un d'aussi ambitieux que son père, peut-être même plus, mais il avait également l'air d'être parfaitement terre à terre. Que ferait-il de l'immortalité ? Beaucoup de chose sans doute, peut-être trop de choses. Bien sûr, la curiosité scientifique de Lucrecia la poussait à vouloir étudier la question, c'était cette petite voix, celle de l'ancienne Lucrecia, sûre d'elle, curieuse de tout et ambitieuse elle aussi. Mais cette curiosité n'était rien comparée à son désir de sauver son fils. Il avait toujours était le plus important, il avait toujours hanté ses pensées, au point de faire de l'ombre à Vincent. Pourtant, le jour de leur première rencontre après ces trente années de séparation, son cœur n'avait cessé de hurler son amour pour lui, ses remords de l'avoir fait tant souffrir ainsi que le soulagement de le revoir en vie. De tout cela, elle ne fut capable de rien exprimer par des mots. Elle s'était contentée de le regarder et de réclamer son fils et de se lamenter. Quelle piètre spectacle avait-elle offert …

    L’intérêt du jeune ex-président pour ce projet, et plus particulièrement ce ''sujet 23'' semblait cependant relativement suspect. Peut-être qu'il en savait plus qu'il ne voulait bien le faire croire. Oui, Lucrecia était peut-être folle mais son grain ne l'empêchait pas d'être un minimum perspicace. Elle devait bien lui concéder quelque chose … Si elle non plus ça ne l'enchantait pas vraiment, elle devait bien avouer que c'était effectivement extraordinaire, si Hojo c'était rapproché de la création de cet être parfait. Lucrecia n'avait jamais doutée de son génie scientifique cela dit, même s'il avait mal tournée à cause de cela. Enfin, il fallait tout de même rendre à César ce qui est à César, la théorie d'Omega et Chaos qu'Hojo avait utilisé pour tant de travaux, ça venait bien d'elle, Lucrecia Crescent, et même Hojo se moquait d'elle pour cela à l'époque …

    Même si Rufus savait quelque chose sur ce fameux sujet 23 qui semblait lui tenir à cœur, elle n'en dit mot. Elle hocha simplement la tête devant sa proposition, même si ce n'était pas sa priorité et qu'elle comptait bien se concentrer avant tout sur un moyen d'arrêter Jenova pour de bon et de sauver son fils. C'était bien pour ça qu'elle était ici, non ? Peut-être pas au yeux de son prétendu employeur, mais pour elle si. Tiens d'ailleurs, serait-elle payée au moins pour ça ? Non pas qu'elle ait eut l'idée d'y penser, mais tout de même … C'était de l'esclavagisme ça, monsieur Shinra ! Attendait que le syndicat scientifique vous tombe dessus ! Comment ça, il n'y en a plus ? Bon d'accord, tant pis pour le salaire. Ça lui allait bien de toute façon, le rôle d'esclave … Pas vrai ?

    Les derniers mots du blondinet résonnèrent étrangement dans la tête de la belle scientifique repentie. Un petit ''remontant'' ? Cela faisait affluer en elle de nombreux souvenirs. Toutes ces fois avec Vincent, où ils quittaient le manoir Shinra pour une virée champêtre légèrement alcoolisée. Oui, légèrement, je vous rassure. C'était ça, leurs petits remontants, elle n'était jamais contre partager un petit verre de vin avec Vincent en tête à tête … Encore aujourd'hui, l'idée était très tentante … Mais elle ne se le permettrait pas. Oh, Vincent … Elle se demandait bien où il pouvait être. C'est alors que toutes ses pensées étaient dirigées vers l'ex turk de son cœur qu'une nouvelle vision vint briser le peu de pensées positives qui lui traversaient l'esprit.

    – Te revoilà seule avec moi … Fit alors une voix nasillarde. Inutile de penser à cet incapable de Turk, il ne te retrouvera jamais.

    Elle eut l'impression de sentir un souffle chaud chatouiller son oreille et une odeur fétide arriva jusqu'à ses narines. Puis une effluve de formole ne tarda pas à s'ajouter à ce tout, une odeur particulière qu'elle reconnu immédiatement. Elle se retourna alors d'un geste vif en faisant un pas en arrière, mais il n'y avait rien. Un rire criard raisonna juste derrière elle, puis, se retournant à nouveau, elle tomba enfin face à son plus grand démon.

    – Je t'ai manqué ?
    – Hojo …

    Elle ferma les yeux et lui tourna le dos en plaquant ses poings contre ses tempes.

    – Tu n'es pas réel, tu n'es pas réel, laisse-moi … vas-t'en ! Tu n'es pas réel !
    – Non, je ne suis pas réel … mais personne n'est parfait. Je n'en suis pas moins là. Je serais toujours là, je sais qu'au font, tu es toujours folle amoureuse de moi … Tu as toujours aimé mon génie scientifique, car j'osais faire au grand jour ce que tu n'as jamais osée réaliser par peur de souiller ton image au yeux de ce gamin idiot.
    – Tais-toi ! La ferme, c'est faut, c'est faut !
    – Tu sais que j'ai raison … Je suis dans ta tête après tout.
    -La ferme …

    Elle s'effondra sur le lit en plantant ses ongles dans son crâne et mordant sa lèvre de toutes ses forces, jusqu'à sang. Seul la véritable douleur physique pouvait parfois faire taire ses terribles hallucinations. Mais il était toujours là, susurrant ses paroles venimeuses.

    – Je sais que tu aimes ça … Tu aimes qu'on te fasse souffrir, qu'on te traite comme une chienne. C'est pour ça que ça ne pourra jamais marcher avec l'autre gamin … Il est trop gentil, trop doux avec toi. Ça a toujours été ainsi. Tu ne le fuis pas parce que ''tu ne le mérites pas'', tu le fuis parce que c'est moi que tu désires. Moi et mon génie, moi et ma cruauté … Lui, il est trop mielleux, crois-moi, je te connais Luce' … Il n'est pas pour toi.

    Elle continua de se mordre la lèvre de toutes ses forces jusqu'à le faire taire et il poursuivit ses boniments jusqu'à ce que sa voix s'essouffle peu à peu dans le silence pesant de la pièce … Toujours rythmé par les déchirements de ces tics et de ces tacs.



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Mar 5 Aoû - 9:06:24




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return
Il était alors parti sans un regard en arrière, concentré sur ses propres objectifs que Lucrecia avait plus ou moins accepté de servir. L’essentiel était maintenant de la maintenir sur la voie et de faire en sorte que sa folie ne l’en détourne pas. Ça ne semblait pas gagné, mais il fallait également garder en tête que  Lucrecia n’était pas seulement une femme brisée, c’était également une scientifique brillante et déterminée qui avait autrefois poursuivi ses desseins avec une poigne de fer. Cette facette en elle n’était pas morte, seulement gravement endommagée. Il lui faudrait du temps pour la retrouver et Rufus était disposé à le lui accorder pourvu qu’elle y mette du sien.

Il alla donc récupérer les documents qu’il jugeait prioritaires concernant Jenova, les incarnés, et Deepground, et glissa dans le tas l’archive du projet 23 auquel elle pourrait toujours jeter un coup d’œil en temps voulu. Qu’elle découvre la parenté de Rufus avec les différents sujets tirés des ovules de sa mère ne le dérangeait guère puisqu’il avait bien précisé le fait qu’ils étaient tous mort. La façon dont l’archive s’achevait le laissait d’ailleurs croire, appuyait d’ailleurs son mensonge. Il revint donc d’un pas tranquille à la chambre de la scientifique avec quelques archives sous le bras et posa la pile sur la petite console en bois blanc près du lit, sur lequel Lucrecia était recroquevillée. Le président ne s’était volontairement pas montré très discret en revenant, comme pour l’avertir de sa présence, mais il sembla que le bruit sec des dossiers heurtant le meuble n’alerta même pas la brunette. Elle restait allongée, le visage masquée par ses cheveux, repliée sur elle-même en suppliant à ce qui semblait être un de ses démons de la laisser tranquille. Si Rufus avait un cœur, celui-ci se serait fissuré à la vision de cette femme vulnérable et apeurée. Sauf que son indifférence était telle, qu'il finit par la trouver préoccupante. Ne devait-il pas éprouver un tant soit peu de pitié devant cette pauvre créature esseulée ? Pourquoi ressentait-il plutôt ce plaisir malsain de la savoir aussi vulnérable, à sa merci ? Etait-ce dans sa nature ? Il l'observa quelques instants avant de finalement se résoudre à l’approcher, inévitablement attiré par la détresse de la belle.

« Miss Crescent. »

Il se permit de s’installer sur le lit, la femme était d’ailleurs bien trop perdue dans sa propre transe pour lui en tenir rigueur. L’observant un instant en endossant le masque de la compassion, il posa avec douceur une main sur son épaule avant de murmurer d’une voix apaisante.

« Lucrecia ? »

Ne faisant pas plus de manière, il la prit par les épaules et la força à se redresser en position assise, ses mouvements calculés étaient un mélange de lenteur mais également de fermeté. Une fois qu’elle lui fit face, le président lui prit les mains, ce qui aurait pu passer pour un geste de réconfort et de soutien mais qui avait en fait quelque chose de plus formel, comme s’il manifestait l’engagement que Rufus estimait qu’elle lui devait désormais. Il maintint ses mains sans forcer, mais en exerçant tout de même une pression suffisante pour l’empêcher de se dérober au contact. Les paroles gentilles et encourageantes que le président lui adressa ensuite jurèrent atrocement avec la possessivité de ces gestes, ce qui était volontaire de sa part, comme s’il tenait à faire assimiler à l’inconscient de Lucrecia qu’il n’y aurait pas d’échappatoire pour elle. Pas d'échappatoire à la réalité à laquelle il voulait la faire participer.

« Lucrecia, calmez-vous. Vos hallucinations disparaitront d’elles-mêmes vous savez… le jour où vous vous pardonnerez. »

Il se doutait que ce n'était probablement pas ce qu'elle voulait entendre. On aurait dit qu'elle tirait satisfaction de son désespoir, telle une terrible pécheresse recherchant le salut dans la colère divine. Elle estimait ne mériter que la tourmente, et le pardon était comme un tabou pour elle: le simple fait de l'envisager était inacceptable, et pourtant...

« Vous le devez, peu importe que vous le méritiez ou non, le problème n’est pas là. Vous vous apprêtez à servir une cause plus grande que vous. Si vous réussissez, vous n’aurez pas seulement réparé vos propres erreurs, vous aurez également réparé les nôtres.»

Il va de soi que Rufus ne faisait pas référence exclusivement aux siennes . Il savait bien qu'un tel travail sur elle-même ne se ferait pas du jour en lendemain. Il voulait néanmoins lui faire comprendre l'égocentrisme dont elle ferait preuve si elle continuait à se lamenter mentalement. Il tentait de faire sur elle une chose qui n'avait jamais réellement marché sur lui-même, même s'il s'était arrangé pour faire croire aux autres du contraire : il voulait l'inciter à l'oubli se soi, l'inciter à trouver dans son propre salut dans celui des autres. Rufus était si profondément égoïste et détaché qu'une telle démarche n'aurait jamais un réel impact sur lui-même, mais ça ne l'empêchait pas de reconnaitre l'impact qu'elle pourrait avoir sur la scientifique. Peut-être parce qu'il n'était pas si inhumain et que quelque part dans le fond, même si Rufus n'en avait pas conscience, il éprouverait lui-même un certain soulagement s'il pouvait aider la planète à aller mieux. Mais ce genre de projet louable passait bien après tout le reste, évidement.

« Pour cela, vous ne pouvez vivre éternellement dans le passé. Les remords sont inutiles et ne vous apporteront rien. Il faut avancer. »

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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Mer 6 Aoû - 22:57:43




Lucrecia Crescent

I'm so sorry


    Les poussières insignifiantes de l'estime qu'elle aurait pu encore avoir d'elle-même volèrent en éclat, disparaissant dans les méandres infâmes de ses erreurs passées. La voix tonitruante du scientifique résonnait inlassablement dans sa tête, lui dévoilant ses propres vices, de ceux qu'elle refusait encore d'admettre. Avait-elle toujours était ainsi ? Aimait-elle souffrir, désirait-elle la fermeté et la cruauté ? Pour une femme aussi douce, c'était plutôt difficile à concevoir ; d'autant plus qu'en dehors de ses épisodes psychotiques, ou plutôt avant qu'elle ne soit une femme brisée, Lucrecia avait l'air d'une femme juste intègre, une lady gracieuse et bien comme il faut. Mais c'est bien souvent ces gens ''bien comme il faut'' qui cachent les tendances les plus controversées. Certes, elle n'allait pas nier son goût pour le bondage, c'est que c'était folichons de passer une nuit avec la scientifique … Mais de là aimer la cruauté ? La belle se remis une fois de plus en question. Cette voix avait-elle vu juste ? Non. Elle aimait Vincent, de tout son cœur … Oui, elle était certaine de n'avoir jamais aimé comme ça et pourtant, même après tout ce temps et tous ces regrets, elle était bien incapable de le lui avouer. Ça, c'était les faits, mais les raisons alors ? Elle ne le méritait pas, ça aussi c'était un fait, finalement … Mais ce n'était pas pour autant les raisons de son malaise à son égard. Elle avait toujours tenu pour cause les circonstances tragiques de la mort du Docteur Grimoire Valentine, le père de Vincent. La culpabilité dévorait son cœur depuis ce jour, elle était la cause de la mort de cet homme qu'elle admirait tant et elle n'avait jamais trouvé le courage de l'avouer à Vincent … ni même de lui transmettre ses dernières paroles.

    « Je suis désolée »

    Telles étaient les derniers mots prononcés par l’anthropologue avant qu'il de pousse son dernier soupire. Finalement, Lucrecia avait tenté à de maintes reprises de les transmettre à Vincent. Pendant toutes ces années, enfermée dans son cristal de mako, elle avait répété ces mots … Ces mots, car elle était désolée, ces mots, que Grimoire avait tenu à dire à son fils lors de ses derniers instants.

    ** Pourquoi … Docteur Valentine ? Pourquoi étiez-vous désolé ? **

    Cette pensée avait eut le mérite de faire taire Hojo un instant, mais la belle était toujours en état de transe, recroquevillée sur le lit. Toutes ses pensées étaient alors dirigées vers cet homme brillant qu'elle avait assisté pendant un temps, un temps trop court à son goût. Grimoire Valentine avait toujours été son idéal du génie scientifique, mais aussi de la bonté et de la bienveillance même. Pour elle, c'était tout simplement l'image de « l'homme parfait ». En quoi un homme intègre tel que lui pouvait avoir des raisons de s'excuser ? Elle se promit alors de transmettre ces paroles à Vincent, un jour … Lorsqu'elle aura mérité de le revoir.

    – Tu me déçois beaucoup, je ne te pensais pas aussi niaise. Fit alors la voix d'Hojo, pour la couper dans ses rêveries.

    Elle se crispa sans ouvrir les yeux, se concentrant sur l'image bienveillante de Grimoire Valentine et de Vincent. Mais plus elle s'accrochait à cette image, plus elle devenait douloureuse, et elle sentit de nouveau son cœur se morceler lentement comme ultime torture. Elle aurait pu pleurer, mais il ne lui restait pas une larme à verser. Elle était simplement paralyser par son propre esprit et si elle entendit tant bien que mal Rufus entrer dans la pièce, elle fut incapable de bouger pour le moment. Elle avait l'impression d'avoir le cœur au bord des lèvres, et qu'elle le recracherait net si jamais elle esquissait le moindre mouvement.

    « Miss Crescent. »

    A qui était cette voix ? Elle eut l'impression un instant que c'était celle de Vincent … Pourtant, elle avait conscience que c'était une voix réelle et que Vincent n'était pas là. En fait, elle avait l'impression d'avoir entendu la voix de Vincent, tout en ayant conscience que ce n'était pas le même timbre de voix. C'était une sensation très perturbante, qui se renouvela lors d'un second appelle, alors qu'elle sentait une main tiède se poser sur son épaule.

    « Lucrecia ? »

    Elle imagina le visage de Vincent, le visage doux et ingénu qu'elle avait connu autrefois, il y a trente ans. Vincent et son regard doux et bienveillant, Vincent et son petit air de louveteau perdu, Vincent et son air gauche adorable … L'écho de la voix d'Hojo commenta ''il n'est pas fait pour toi, il te faut quelqu'un de cruel et violent''. Un instant, elle faillit prononcer le nom l'ex Turk, en réponse à cet appelle, mais elle se ravisa. Elle ne sentait hélas pas son odeur, ni sa présence. L'odeur qui vint lui chatouiller les narines n'était pas désagréable pour autant, car ses hallucinations olfactives lui avaient enfin laissé un peu de répit. C'était une fragrance masculine, avec beaucoup de classe et de caractère. Étrangement, ce fut autant grâce à son parfum que sa voix que Lucrecia pu finalement reconnaître Rufus Shinra.

    La prise sur ses épaules se raffermit légèrement, l'emportant pour la redresser et la sortir de sa torpeur. Le regard luisant et fuyant de Lucrecia survola la silhouette du blond jusqu'à se plonger dans les profondeurs azure de ses jolis yeux clairs. La lady n'avait plus l'air que d'une pauvre brebis égarée à présent. Elle écouta tant bien que mal les paroles du jeune président, d'une oreille plutôt distraite par le file de ses propres pensées ainsi que par les vociférations d'Hojo qui apparaissait ici et là, coupant sans cesse le discours de l'homme en blanc de part ses remarques cinglantes. Elle finit par en avoir un très léger rire nerveux, un ricanement dés plus sinistre et désespéré.

    – Vous croyez que c'est aussi simple que ça de soigner une affliction psychique ? Ce n'est pas ainsi que ça fonctionne …

    Sa voix fut étrangement douce et bienveillante, comme une mère expliquant à son enfant quelques secrets du monde qui les entoure. Comme son regard s'était perdu derrière son interlocuteur, elle le reporta vers lui, le jugeant droit dans les yeux de cet air doux et bienveillant, avec la pointe habituelle de mélancolie qui faisait de Lucrecia tout ce qu'elle était … Elle le jugea ainsi longuement, comme si elle voulait apprendre ses traits par cœur. En réalité, elle était absorbée par les tours que lui jouait son esprit, modulant le visage de son vis à vis à sa guise, voyant tantôt le visage de Vincent, tantôt celui de Grimoire, ou encore celui d'Hojo … Autant de visages qui déchiraient son cœur à leur façon, lui apportant chacun leur lot de réconfort douloureux.

    – J'appartiens au passé, monsieur Shinra … Je ne saurais vivre autrement. Mais c'est dans le passé que j'ai détruis l'avenir, et si je ne peux réparer ce qui a déjà été brisé, je ferais tout mon possible pour sauver ce qui peut encore l'être … Tout en restant à la place.

    Son sourire et son regard étaient déchirants, et alors que le visage de Vincent lui apparaissait, elle mourait d'envie de lui caresser la joue, et d'enfin lui dire tout ce qu'elle mourrait d'envie de lui dire. Ce qui l'aida à se raviser, outre le fait qu'elle était consciente que cette vision n'était pas réelle, était tout simplement le fait qu'elle ne savait pas par où commencer.

    – Ne vous donnez pas tant de mal pour me réconforter, je saurais mener mes recherches avec …

    Elle tressaillit et ferma les yeux par réflexe, comme si on venait de la prendre pas surprise. Un vision d'une grande violence avait fait réapparaître le visage de Rufus tel qu'il était vraiment, après qu'Hojo ait tiré en pleine tête de ce faux Vincent qu'elle observait depuis tout à l'heure en lieu et place du blonde qui lui faisait face. Elle n'ouvrit pas les yeux tout de suite, car la voix de Hojo refaisait des siennes. Elle sentait toujours les mains du blond sur ses épaules, et la proximité que cela imposait lui attirait de nouvelles accusations douteuses.

    – Peut-être que tu devrais lui demander de te serrer plus fort, jusqu'à ce qu'il te fasse mal … Tu aimes ça, non ? Qu'on te fasse mal !

    Elle commença alors à sentir comme une multitude de petits coups de jus, émanant des paumes de Rufus Shinra pour chatouiller ses épaules et proliférer dans tout son corps comme un poison qui était plus dérangeant que vraiment désagréable … Et c'est bien parce que ce n'était pas désagréable que s'en était dérangeant. La voix continuait ses médisances avec des propos de plus en plus lubrique et vulgaire, incitant la belle lady à se relever d'un coup, repoussant vivement mais non sans délicatesse le jeune homme qui tentait apparemment de ''l'aider''. Elle se dirigea alors vers les documents pour s'en emparer, elle n'avait pas fini sa phrase et fit comme si elle ne l'avait jamais commencé. Elle préféra se plonger dans sa lecture, ou en tout cas le mimer, le temps de chasser les propos déplacer que son esprit malade lui infligeait. C'était tellement perturbant de subir de tels propos aussi surprenant pour n'y avoir jamais songé … Et constater que, comme c'était bien dans sa tête, ça ne pouvait venir que d'elle.

    En levant les yeux des documents pour poser son regard sur Rufus, elle constata avec surprise qu'Hojo s'était installé aux côtés du jeune président, l'adressant à lui sans qu'il ne puisse s'en douter.

    – Elle n'ose pas vous le demander car elle aime jouer les prudes, mais elle meurt d'envie que vous lui arrachiez ses vêtements.

    Elle tourna alors les talons en murmurant à ce terrible diable de partir. Il n'était pas facile de chasser Hojo de son esprit alors qu'elle avait des documents écrits de sa main sous les yeux. Ses mains tremblaient toujours nerveusement, et les quelques pas qu'elle esquissait pour tenter de faire passer ce mauvais tripe semblaient aussi fébriles que les premiers pas d'un agneaux malade. Elle tourna plusieurs page d'un dossier jusqu'à enfin tomber sur des notes dont elle ignorait l'origine. Elles avaient été notée de la main d'un certain Juris Valdès, un scientifique qu'elle avait connu lors de ses études, mais qu'elle n'avait pas plus fréquenté que cela. En remontant un peu les écrits, elle constata que les notes concernaient le fameux vingt-troisième sujet du projet Phénix. Elle savait que le projet avait été dirigé par Hojo, mais ce docteur Valdès semblait avoir beaucoup travaillé sur ce sujet 23. Comme si rien ne s'était passé avant cela, Lucrecia nota à voix haute quelques détails, espérant toujours que cela chasserait ses démons.

    -Juris Valdès … On dirait qu'il a travaillé personnellement sur le sujet 23. Elle reprit son courage à deux mains pour se tourner de nouveau vers Rufus Shinra. C'est lui que vous devriez retrouver pour travailler la dessus.

    Oui ça aurait été l’idéal … si Hojo ne l'avait pas tué. Si ce sujet était un peu moins perturbant pour elle, elle n'en restait pas moins aussi frêle qu'un jeune faon, elle semblait sur le point de s'écrouler à tout moment, malgré le mal qu'elle se donnait pour faire bonne figure. Elle nota rapidement un autre détail ... Le noms de la donneuse pour la confection de cet enfant : Sélès Shinra. Si elle parut surprise, elle n'osa pas faire de remarque au fils de la jeune femme que Lucrecia avait connu dans sa jeunesse ...


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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Ven 8 Aoû - 20:41:20




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return

Elle le regardait dans les yeux, à moitié présente, à moitié absente. Elle assimila toutefois ses paroles et laissa échapper un léger rire crispé, qui sonnait aussi faux qu’un coup de feu dans une symphonie.

« Vous croyez que c'est aussi simple que ça de soigner une affliction psychique? Ce n'est pas ainsi que ça fonctionne … »

Il ne pouvait pas savoir. Il ne pouvait pas le comprendre, effectivement. Pour le président, puisque Lucrecia n’était pas née folle, alors elle ne faisait preuve que d’une simple faiblesse d’esprit qu’elle refusait de combattre. Il était trop terre à terre et trop peu compatissant pour pouvoir envisager l’ampleur et l’impact que pouvait avoir les troubles mentaux. La définition même du mot lui échappait. Quelqu’un d’aussi borné, quelqu’un ayant une volonté de fer tel que lui, ne saisissait pas qu’on ne puisse parfois pas être maître de son cerveau et de ses actes. Le mental même de Rufus l’empêchait de le concevoir.
Et pour en rajouter à cette incompréhension, le président fut surpris de la bienveillance qui émanait d’elle malgré tout. Sans doute parce que contrairement à la sienne, c’était une bienveillance réelle, honnête. En plus de cela, il y avait quelque chose de bizarre chez la scientifique, encore plus bizarre que sa façon de voir ses fantômes du passé selon Rufus: son regard. Si le blond avait eu l’occasion de le voir par le passé, il aurait pu mettre le doigt sur ce qu’il représentait. Un regard presque maternel. Sauf qu’il ne comprenait pas, et il restait là, l’écoutant se justifier, à se dire que Lucrecia Crescent était une femme bien singulière.

« Ça, c’est vous qui le dites parce que vous l’avez décidé. Et ce n’est pas le meilleur choix que vous ayez fait. Mais avec vous, on n’est plus à ça près, n’est-ce pas ? »

Encore du venin. Le fait qu’elle n’ait pas toute sa tête était comme une invitation à ne pas se montrer très juste avec elle. Et quand elle sembla être à nouveau en proie à ses hallucinations, Rufus en fut presque soulagé, parce que cela lui semblait davantage normal. Plus normal, en tout cas, que de manifester de la gentillesse gratuite envers celui qui la maintenait captive. Il n’empêche que cette gentillesse lui faisait prendre conscience de sa propre cruauté. Peut-être aurait-il préféré qu’elle s’indigne, peut-être aurait-il préféré qu’elle l’insulte. Au moins il ne ressentirait pas ce semblant de gêne en ne lui manifestant aucune indulgence. Soupirant légèrement, il ne put s’empêcher de se radoucir un peu :

« Tant que vous vous considérerez condamnée à cette situation, vous le serez effectivement. »

Essayer de faire entendre raison à un fou, c’était brasser de l’air, et il aurait dû le savoir dès le début.

« Ne vous donnez pas tant de mal pour me réconforter, je saurais mener mes recherches avec … »

Elle ne termina jamais sa phrase. Lucrecia ferma les yeux, comme frappée par un énième souvenir, et avant même que Rufus n’ait compris quoique ce soit, elle s’était détaché de sa prise pour aller s’emparer des documents et les feuilleter. Il restait chez elle cette part rebelle, récalcitrante et indomptable que Rufus était presque tenté d’annihiler. Mais à quoi bon, elle était déjà brisée ! Devait-il vraiment remuer les morceaux du pied ? Tant qu’elle ferait ce qui lui était demandé, elle pourrait aspirer à un peu de paix venant du président. Il avait réussi à la convaincre par la rhétorique, mais il n’aurait pas hésité à employer d’autres moyens, si cela avait été nécessaire.

« Juris Valdès … On dirait qu'il a travaillé personnellement sur le sujet 23. C'est lui que vous devriez retrouver pour travailler la dessus. »

« Juris Valdès », répéta Rufus en fronçant légèrement les sourcils.

Valdès. Il avait peut-être déjà lu rapidement ce nom, mais le fait de l’entendre lui faisait prendre conscience de quelque chose qu’il avait négligé jusque-là… C’était le nom de famille de Reanbell. Mentalement, il fit les liens. Si elle le portait, c’est qu’il avait dû l’adopter et avait trahi la Shinra. Voilà donc comment elle avait survécu jusque là. Peut-être avait-il lui-même participé à la faire passer pour morte. Rufus n’avait pas entendu parler de cette affaire, soit il était trop jeune au moment des faits, soit il était en exil. Mais une chose était sûre, le scientifique y était lui-même passé, il y a longtemps de cela.

« Il me semble qu’il est mort », indiqua-t-il, voulant faire croire que ceci était l’objet de ses pensées.

Et même si l’homme vivait encore, grâce à la vague de miracles que connaissait Gaia, il ne serait pas digne de confiance. Rufus baissa un peu les yeux pour observer les rapports que Lucrecia lisait. Elle avait tout de suite choisi de mettre la main sur le projet 23, alors qu'il s'était débrouillé pour ne pas le mettre en évidence. C'était comme si elle sentait que cela avait de l'importance pour lui, chose que non seulement il n'admettrait jamais, mais qu'il ne voulait pas non plus qu'elle soupçonne. Il lança alors:

« Ne vous inquiétez pas pour ce projet, ceci n'est absolument pas une priorité, mais plus une curiosité personnelle qui peut largement attendre. »

Il ramena alors son regard vers la jolie brune.

« Vous tremblez », constata t-il le plus simplement du monde.

Elle était terrorisée de tout, et il se demandait bien ce qu'elle pouvait voir quand elle jetait ses coups d'oeil furtifs dans le vide.

Le président se souvint alors la façon dont elle avait fui son contact… Reanbell non plus ne supportait pas qu’il la touche. N’inspirait-il donc que le mépris ? Le voyait-elles toutes les deux tel qu’il était réellement ? Cela serait plutôt… dérangeant. La mâchoire furtivement crispée, il se leva du lit et alla se poster directement à côté de Lucrecia, épaule contre épaule, comme s’il avait l’intention de lire avec elle les documents qu’elle tenait en main. Sauf que c’était bien le visage de la brunette qu’il regardait, la tête tournée et légèrement penchée, manifestant cette condescendance qui lui était propre. Il savait que cette proximité la dérangerait, sans doute bien plus que s’il s’était placé en face, car cela aurait été plus conventionnel.

« Allons miss Crescent, vous n’avez pas peur de moi, j’espère », dit alors avec un  fin sourire en coin.


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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Sam 9 Aoû - 10:35:08




Lucrecia Crescent

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    Mort. Encore. Les gens de son temps, tous ceux qu'elle avait autrefois connu étaient-ils donc tous morts ? Ne restait-il donc personne, vraiment ? Juste Vincent et elle … ? Et encore, on ne pouvait pas vraiment la compter, elle. Même elle ne connaissait pas vraiment Juris, elle l'avait déjà rencontré, elle lui avait déjà parlé, sans plus, et cela lui suffisait pour avoir de la peine à le savoir mort. Quelle peine en réalité ? Après tout, elle donnerait chère pour être à sa place. Mais soyons réaliste, par les temps qui cours, il était impossible de réellement ''reposer en paix''. Le lifestream ne devait effectivement plus être la Terre Promise tant espérée après notre dernier soupire … Ainsi, le paradis était devenu enfer, infecté de toute par part la présence de Jenova.

    Lucrecia se senti soudainement plus seule que jamais, accablée par cette nouvelle qui n'aurait pas dû plus la toucher que ça. Cela ne faisait finalement que de confirmer ce qu'elle avait dit un peu plus tôt : elle appartenait au passé, elle était bien loin de son temps, ici. Si le trouble voilà son regard un instant, elle baissa doucement les yeux vers les notes du défunt scientifique, tentant de se souvenir de son visage. C'était plutôt difficile, mais après avoir fouillé un instant dans sa mémoire, il lui semblait qu'il était brun … oui, un petit gringalet à lunette, plutôt souriant dans ses souvenirs. Plus vieux qu'elle, il était déjà jeune papa à l'époque. Ces détails sans importance était précieux pour elle. Même si elle ne savait rien sur lui, il méritait sans doute qu'on se souvienne de lui, contrairement à elle … Enfin, de toute façon pour elle, Hojo c'était bien arrangé de l'affaire en effaçant son nom de la plupart des archives concernant le projet Jenova. C'est ainsi que Sephiroth n'a jamais pu connaître le nom de sa véritable mère …

    Rufus Shinra ajouta très vite que cette étude n'était pas urgente, et s'il dit cela avec le plus grand naturelle du monde, Lucrecia fut tout de même intriguée par la démarche. Par curiosité, hein ? Et qu'est-ce qui pouvait bien le rendre si curieux envers une étude qui, visiblement, n'avait pas fonctionné ? Après, Hojo avait l'art de considérer toutes ses expériences comme ''ratées'' un peu trop vite, et s'il avait l'art d'annoncer cela avec mépris, comme si c'était la faute du spécimen, cela devait sans doute traduire un certain manque de confiance en lui. C'était plutôt ironique, pas vrais ? D'imaginer que Hojo n'avait pas confiance en lui ! Pourtant, l'arrogance était une réponse plutôt courante à cela. Pour le moment, Lucrecia ignorait encore tout de ce dernier sujet, elle n'avait pas encore lu toutes les études le concernant, ni comment il avait fini. Mais maintenant qu'on lui avait mis cette étude dans les mains, elle se connaissait, elle allait avoir du mal à s'en décrocher avant de connaître toute les péripéties jusqu'au dénouement. C'était ça, la curiosité scientifique de Lucrecia, mais elle en était bien consciente, et elle soupçonnait Rufus de jouait la dessus pour arriver à ses fins l'air de rien. C'est qu'elle les connaissait, les Shinra … de fins stratèges. Mais bon. Elle avait bien giflé le père à l'époque où elle travaillait pour lui, elle ne se priverait pas pour gifler le fils aujourd'hui.

    Elle tentait de rapidement dénicher les réponses à ses interrogations, mais entre ces tic-tacs assourdissants et Hojo qui ne cessait de vociférer des obscénités, ce n'était pas très simple, si bien qu'elle se retrouva à survoler le document des yeux sans pouvoir lire une seule ligne. Elle se demanda même un instant si elle savait toujours lire. Ça pouvait s'oublier, ça ?

    « Vous tremblez. »

    Lucrecia tressaillit en relevant la tête vers Rufus, telle une brebis venant de se faire surprendre par un loup. Son cœur s'était soudainement accéléré, alors qu'à nouveau, la silhouette d’antan de Vincent était apparut et repartis aussi vite comme un mirage. Ces mots résonnèrent en écho dans sa tête, la ramenant une nouvelle fois plusieurs décennies en arrière. C'était au début de ses injections, lors de sa grossesse … Elle subissait plutôt difficilement le traitement et elle avait beau le repousser, Vincent veillait toujours sur elle. Il était toujours si attentionné, si doux … Il avait toujours pris soin d'elle, même lorsqu'elle était odieuse avec lui. Ce jour-là, il la surpris lors d'un de ses malaises et avait de nouveau veillé à ce qu'elle se repose. Juste après cela …

    Un coup de feu retenti alors que Rufus se levait pour s'approcher d'elle, alors que la silhouette de Hojo riait au éclat en lui tirant dessus. Lucrecia baissa aussitôt là tête, se plongeant à nouveau dans la contemplation des documents sans pouvoir les lire. Le cœur de la belle s'emballa alors que le jeune président venait se poster juste à ses côtés, épaule contre épaule, elle sentait le tissus de la manche du blond caresser son bras nu encore trop sensible pour ce genre de contacte. Elle se crispa alors légèrement, n'entendant plus que le souffle calme de son vis à vis bien trop proche. Le visage d'Hojo apparut au dessus de son autre épaule pour la narguer avec son sourire carnassier.

    - On dirait que tu es toute chose, Luce. Ce n'est pourtant pas ton idiot de Turk, hoho, étrange non ? Si tu veux un petit secret, celui là est pire que son père … c'est justement ton genre, non ?

    Elle se mordit la langue à sang, comme si cela aurait pu lui permettre de sectionner celle de ce diable qui la hantait. La vision disparut juste avant qu'une autre vois ne vienne la nargué, et après un temps de réaction que lui parut durer des années, et qui pourtant, ne dura qu'une fraction de seconde, Lucrecia réalisa que cette voix était réelle, et que c'était bien Rufus qui venait de prononcer ces mots … Ou bien … était-elle en train de perdre définitivement le peu de discernement qui lui restait ?

    D'un petit sursaut, elle releva alors la tête vers lui pour constater son sourire peu rassurant. Ça n'avait rien d'aussi menaçant que celui du professeur Hojo, mais ce n'était pas non plus une mimique pleine de tendresse et de bonté d'âme. C'était plus un petit rictus moqueur, pour la narguer. Ne sachant trop comment réagir, et n'étant sûr qu'à 95% que ce qu'elle voyait et entendait était bien réelle, elle préféra se dérober en faisant un pas de côté en pivotant pour de nouveau faire face à son interlocuteur.

    – Vous …. Vous ne devriez pas trop m'approcher … Je … Elle se sentait tellement honteuse, son regard était fuyant. Je suis désolée … Je ne suis pas encore habituée à … à tout ça.

    C'était une déclaration plutôt vague, mais dire explicitement que le moindre contacte la chamboulait risquait de la faire passer pour une espèce de folle furieuse (bon ça c'était fait) mais obsédée par dessus le marché. D'accord, pour ne pas vous mentir … oui, Lucrecia à un petit côté nympho non négligeable, mais en l’occurrence, là, ce n'était pas du tout son état d'esprit, ça n'avait rien à voir. Ses sens étaient simplement encore tout émoustillés d'être à nouveau stimulés, après plus de trente ans d'inertie, il fallait bien un temps d'adaptation. Bref, attention à tes fesses mon petit Rufus, dans cet état, elle pourrait autant te coller une bonne tarte don ta joue se souviendra longtemps que te sauter dessus pour arracher tes vêtements. Non, non … elle ne le fera pas vraiment. Enfin la gifle si, c'est très probable.

    En voulant de nouveau faire semblant de consulter les documents en les feuilletant, elle fit maladroitement tout tomber à ses pieds, et après un léger soupire, elle s'agenouilla pour ramasser le tout, ce qui ne lui fit pas de mal car ses jambes étaient vraiment sur le point de céder sous son poids.

    – Oh Luce ! Fait nous plaisir, ne plie pas les genoux …

    La belle semblait un peu plus nerveuse. Entre les cliquetis de cette maudite horloge brisée et les remarques de ses démons intérieurs, la détresse commençait à laisser doucement place à la rage. L'odeur fade du professeur lui prit à nouveau les narines alors qu'elle le sentait glisser dans son dos, posant ses mains sur ses épaules. Elle savait que ce n'était pas réelle, mais elle sentait ses mains sur elle. Elle se faisait violence pour ne pas exploser, mais lorsqu'elle vit la main de Rufus l'approcher – pour l'aider à ramasser les papiers ou à se relever, elle ne s'attarda pas vraiment sur le sujet – elle le chassa d'un revers de main.

    – Ne me touchez pas !!! S'exclama-t-elle soudainement.

    Ceci, elle l'avait bel et bien prononcé. Et pourtant, c'est comme si quelqu'un d'autre l'avait fait pour elle, comme si elle avait été possédée. Elle entendit l'écho de son invective résonner dans sa gorge puis dans sa tête, la laissant interdite, le souffle court. La honte monta aussitôt en elle, ses joues s’empourprèrent et elle baissa le menton plus bas encore pour dissimuler son visage derrière ses longues mèches châtains.

    – Je … je suis désolée … Souffla-t-elle alors, confuse. – Je suis désolée …



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Aujourd'hui à 5:08:04

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Madness return [PV Rufus]

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