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 Madness return [PV Rufus]

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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Sam 9 Aoû - 14:39:00




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return

Fébrile, gênée, on aurait dit qu’elle s’était retenue de bondir sur le côté pour l’éviter. Et pourtant, elle demeura en place quelques instants. Était-ce la volonté de se montrer courageuse, ou celle de montrer qu’il restait encore un semblant de fierté en elle malgré tout ? Bien sûr, cela ne dura pas et, encore une fois, elle se défila rapidement,

« Vous …. Vous ne devriez pas trop m'approcher … Je Je suis désolée … Je ne suis pas encore habituée à … à tout ça. »

Toujours tremblante et confuse, elle fit tomber les dossiers au sol puis se baissa pour les ramasser. Machinalement, Rufus fit un mouvement pour l’aider dans sa manœuvre mais la jeune femme repoussa sa main en s’écriant soudainement :

« Ne me touchez pas ! »

Rufus en resta le bras en l’air. Son visage était demeuré neutre même si une lueur de colère avait furtivement traversé son regard. Il se moquait éperdument qu’on refuse son aide, car elle venait rarement du cœur mais plutôt d’un calcul. Mais s’il y avait bien une chose qui pouvait l’irriter au plus haut point, c’était qu’on lui donne des ordres et notamment sur un tel ton. Il avait beau être tombé de son trône, le titre de président le suivrait toujours, la vanité avec. Et regardez un peu qui élevait la voix contre lui ! Une scientifique déchue et à des années lumières de ses heures de gloire ! Pire encore. Toujours à moitié absente, toujours apeurée par une autre réalité qu’elle était seule à voir. Toujours avec ces yeux hagards et terrorisée! Si jusque là, Rufus avait plutôt laissé passer cette lucidité fuyante, il ne montra plus autant d’indulgence. L’attrapant par les épaules, il l’obligea à se relever alors qu’elle bredouillait :

«  Je … je suis désolée …  Je suis désolée … »

Désolée. Elle avait répété cela trois fois en moins d’une minute. Lui ne l’avait jamais dit une seule fois en trente ans, et pourtant, il savait qu’il avait ses torts ! Une fois debout, même s’il relâcha ses épaules, le blond ne lui laissa aucun répit. D’un geste vif et inattendu, il leva la main vers son visage pour claquer des doigts devant ses yeux. La rapidité du geste aurait laissé penser qu’il allait la frapper, mais bien sûr, ce ne fut pas le cas. Il voulait juste la secouer un peu !

« Arrêtez d’être désolée, ça n’a jamais aidé personne ! », répliqua t-il avec moins de véhémence qu’elle, certes, mais tout de même d’un ton bien plus cassant qu’il n’en avait l’habitude, lui qui avait coutume de laisser trainer les mots auxquels sa voix grave donnait plus de profondeur.

Tout en parlant, la main devant le visage de la belle s’était posée sur sa joue, sans force au départ, puis avait exercé une brusque pression pour lui faire amorcer le mouvement de tête qu’elle aurait eu si Rufus lui avait réellement donné une baffe. Ce n’était effectivement pas un coup à proprement parlé, mais ce geste dédaigneux qui obligeait l’interlocuteur à détourner la tête avait tout de dégradant. Il ne s’agissait pas seulement de désobéir à l’ordre qu’elle avait donné, mais également une façon de lui rappeler où était sa place. Et puis, peut-être que la secousse la réveillerait un peu, aussi. C’est que le président ne frappait pas les femmes. Sauf sa sœur bien sûr, mais ça, c’était légitime et il en avait parfaitement le droit. En fait, à bien y réfléchir, il avait tous les droits, c’était juste qu’il avait également quelques principes.

« Moi je ne le suis pas », répliqua t-il avec orgueil.

Et sans plus de cérémonie, il lui attrapa le poignet et le ramena brusquement contre son propre torse pour la propulser vers lui, l’obligeant à cette proximité qui la gênait tant. Le moment était sans doute venu de remettre les pendules à l’heure, et le président se ferait une joie de le faire. Aux aguets, sa main libre était prête à repousser la moindre attaque que la belle aurait pour se défendre ou s’éloigner.

« Je conçois qu’il y ait des choses que vous ne saisissez pas encore, alors permettez-moi de vous les expliquer », dit-il d’une voix doucereuse et un fin sourire poli, sa voix ayant soudainement repris des intonations cordiales qui juraient avec la pression féroce qu’il exerçait encore sur son poignet,  « On vous a sauvée et mise à l’abri, Lucrecia. »

Il eut un léger rire, trop bref et trop faux, qu’il agrémenta d’un hochement de tête comme s’il concédait quelque chose :

«  Alors d’accord, ce n’était apparemment pas ce que vous vouliez, mais une femme telle que vous doit bien savoir que l’on ne crache pas sur une main tendue. Je me trompe ? »


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Lucrecia Crescent


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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Sam 9 Aoû - 16:23:00




Lucrecia Crescent

I'm so sorry


    Tel un aigle plantant ses serres dans la chair de sa proie, Rufus Shinra saisit avec fermeté les épaules de la belle scientifique don les sautes d'humeurs avaient dû devenir bien trop prenantes à son goûts. On ne pouvait pas compter sur un névrotique mégalomane et égocentrique pour faire montre d'un tant soit peu de compassion ou même de compréhension envers une psychotique chronique après tout … La pauvre Lucrecia tenait à peine debout et elle serait d'ailleurs sans doute déjà retombée s'il ne la tenait pas aussi fermement dans un premier temps. Elle manqua d'ailleurs de basculer en arrière lorsqu'il claqua des doigts juste devant son visage, comme l'aurait fait un hypnotiseur pour réveiller sa patiente. Les doigts du jeune président se refermèrent cependant sur la mâchoire de sa proie si fébrile avant qu'elle ne chavire, transgressant ainsi de nouveau l'invective de la jolie pécheresse. Et tout le temps que sa prise dura ainsi, la belle eut la sensation d'étouffer. Pourtant, il s'entravait nullement sa gorge et elle respirait même normalement, c'était d'ailleurs terriblement dérangeant de se sentir étouffer alors que l'on respirait pourtant à plein poumons.

    Oui, la petite voix dans sa tête lui avait bien dit qu'il était pire que son père … Et elle aurait dû se souvenir que les Shinra n'apprécie guère de recevoir des ordres ! Enfin ça, Lucrecia n'en faisait pas grand cas. Elle n'avait pas peur de Rufus Shinra. Que pouvait-il faire contre elle qu'elle ne méritait pas déjà ? Que pouvait-il faire de pire que ce qu'elle subissait déjà en restant seule avec elle-même ? Que pouvait-il bien faire de pire que ce que son père avait fait à l'époque, en la discréditant systématiquement dans le milieu scientifique ? La réponse semblait évidente. Il pouvait la toucher.

    Le palpitant de la belle scientifique sortait de ses gonds. Dans toute cette soudaine brutalité, elle avait relâché tous ses documents, qui heureusement, étaient tombés en tas à ses côtés, sans s'éparpiller. Le temps qu'il la secoue comme un prunier, Lucrecia avait eut le temps de marquer que tout s'était arrêter. Hojo avait disparut avec son odeur fétide, les cliquetis de l'horloge brisée s'étaient tus. Cela ne dura pas très longtemps, mais assez pour que Lucrecia ait le temps d'apprécier ce cours moment de paix qu'elle ne méritait pas. Cette fois, c'est bien sa propre voix qui raisonna dans sa tête, réclamant à son ''sauveur'' et geôlier d'être plus ferme et plus violent.

    Aussitôt l'eut-il relâché en la repoussant fermement que le cliquetis revint trotter dans sa tête, et Hojo apparut en s'esclaffant. Oui, peut-être que cet homme n'avait plus de carrière à briser, mais cela ne semblait pas l'empêcher d'avoir la rancune tenace. On reconnaissait plutôt bien là la petite crise de nerf d'un enfant à qui l'on a pas assez dit ''non''. La frustration du jeune ex président en était presque palpable, mais n'allez pas croire que Lucrecia allait jouer de la compréhension cette fois. Ça aurait pu s'arrêter là, mais il s'empara de son poignet pour l'attirer contre lui. Elle chercha aussitôt à se dérober, sans succès, alors qu'il lui servait un discours plutôt avilissant sur le fond.

    Cette situation, en plus de piquer ses sens à vifs, ne faisait pas écho avec de très bon souvenirs. Si Hojo n'avait pas été si souvent violent avec elle, Lucrecia avait connu bien d'autres hommes don la brutalité était le seule moyen de s'exprimer … à commencer par son père, qui lui en avait fait voir de toutes les couleurs pendant son enfance. En partant avec une telle image de la figure masculine, on ne s'étonnera pas qu'elle se soit plus intéressée aux femmes du temps où elle était à l'université. Si, si, vous avez bien lu. Mais le souvenir qui faisait le plus écho dans son esprit à cet instant était bien sûr celui du défunt président Shinra, le père de Rufus. La même trempe, la même réaction lorsqu'on à l'audace d'exprimer quelque chose qui ne leur plaît pas … D'un réflexe, Lucrecia tenta de gifler celui qui la malmenait, et il intercepta  aisément le coup avant qu'elle ne puisse atteindre sa joue.

    «  Alors d’accord, ce n’était apparemment pas ce que vous vouliez, mais une femme telle que vous doit bien savoir que l’on ne crache pas sur une main tendue. Je me trompe ? »

    Ça alors, c'est drôle comme cette remarque coïncidait parfaitement avec ses souvenirs. Comme par tradition, ou comme si elle revivait ce moment, elle donna alors au fils la même réponse qu'elle avait donné au père quelques années plus tôt : elle lui cracha justement au visage. Et cette fois, ce n'était pas qu'une façon de parler ou qu'une hallucination. C'était véridique. Et oui, Lucrecia était une belle lady délicate, une femme accablée par la culpabilité et brisée jusqu'à la moelle … Mais elle gardait une certaine dignité. C'était les restes de la Lucrecia d'antan. Jeune et fougueuse. Elle entendit le rire d'Hojo résonner, assura que c'était là sa façon d'en redemander.

    – Vous pouvez vous la garder, votre main. Lâchez-moi !

    Et parce que jeu de main, jeu de vilain, je de pied, je de … pied ; Lucrecia planta son talon sur les orteils du blond, et si cela ne valut pas dix de dégâts, elle profita tout de même de l'effet de surprise pour le repousser et reculer. Elle arborait une mine farouche, celle de la lady intouchable qu'elle savait être autrefois. Elle ne le voyait pas clairement, mais c'est comme si elle ressentait la présence de tout ceux qu'elle pouvait mépriser en la personne de Rufus Shinra. Ce n'était pas une hallucination très clair, plus une illusion. Toujours est-il qu'une fois de plus, elle n'agissait pas avec toute sa tête et se battait contre les démons qui la hantaient, ça n'avait rien de spécialement personnelle, même s'il l'avait bien mérité aussi.

    Son cœur palpitait de plus en plus vite, de plus en plus fort contre sa poitrine. À chaque tic qui résonnait dans sa tête, elle se sentait sur le point d'exploser, et à chaque tac, sa mâchoire se crispait un peu plus. Ses jolies yeux de biches semblaient aussi sauvage que ceux d'une louve en chasse, et Vincent aurait pu vous assurer que cela présageait une grosse colère de la part de lady Crescent …



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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Lun 11 Aoû - 14:46:11




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return

La panique laissa place à la colère.  Lucrecia n’avait plus rien de la folle qu’elle était quelques minutes plus tôt. Elle fit même ce que Rufus avait décidé de ne pas faire contre elle et tenta de le gifler. Même si le blond l’avait vu venir de loin, il ne pouvait s’empêcher de penser que s’il y avait bien une personne qui ne pouvait se permettre ce genre de geste envers quiconque, et particulièrement envers lui, c’était bien elle. Il se moquait de l’ingratitude, c’était plutôt la révolte qu’il voulait annihiler. Un esprit aussi brillant que celui de Lucrecia Crescent, ne comprenait-il pas que la meilleure façon de le faire lâcher prise était de cesser de se débattre ? A la place, pire qu’une gifle, elle fit une grave erreur, et qui eut le réflexe de tourner la tête lorsqu’elle lui cracha au visage, se retrouvant avec la joue humide. Il essuya aussitôt d’un revers de la manche tandis que la teigne lui écrasait déjà le pied du talon pour pouvoir prendre ses distances, même si elle n’aurait absolument pas eu besoin de ça pour y parvenir.

Pour quelqu’un comme Rufus, qui avait plus de facilité à repérer les erreurs des autres que les siennes, la réaction de la femme lui était excessive,  encore plus déplacée que sa propre attitude. Mais que pouvait-il attendre de moins d’une personne mentalement instable, surtout quand il testait ses limites ? Le président ne tint pas compte de tout cela. Tout ce qu’il voyait, c’était qu’une moins-que-rien s’était autorisée le geste le plus dégradant qui soit envers lui. Et quelles que soient ses raisons, aux yeux du président, elles ne pouvaient être valables. Félicitation miss Crescent, en tout les cas, vous êtes la première à avoir eu l’audace… ou la stupidité. Rufus n’était pas tout à fait en colère, il ne s’était jamais laissé aller trop loin en émotion, préférant avoir une parfaite maîtrise de lui-même. En fait, il ressentait juste le besoin naturel de lui faire payer. Et alors que la brebis reculait dans son coin, Rufus s’avança à nouveau vers elle, lentement, tel un félin prêt à bondir sur sa proie. Il arborait un sourire froid, presque cruel.

« Voilà donc votre vrai visage ? Je reconnais bien là la mère du Cauchemar. »

Rufus aussi montrait enfin son vrai visage, désormais lavé de la moindre trace d’hypocrisie, laissant place au profond mépris qu’il éprouvait pour elle à cet instant. Les yeux de la belle lançaient des éclairs, et son visage n’avait jamais paru aussi vivant, mais cela ne l’impressionna nullement. Face à un homme aussi prudent et malin que Rufus Shinra, elle n’avait aucune chance. La main gauche du blond était prête à encaisser tout autre coup tandis que la main droite fendit l’air pour saisir durement la nuque de la jolie scientifique, un endroit plutôt sensible du corps humain et qui le rendait aisément manipulable. La pression qu’il exerçait à la base obligeait la tête à s’incliner vers l’arrière, mais Rufus ne prit pas le risque de se faire à nouveau cracher au visage. A peine s’en était-il saisi qu’il la força à se retourner pour écraser son visage contre le mur derrière elle. Comment, il malmenait une pauvre femme malade ? A peine ! Il n’avait même pas mis tant de force que cela dans le geste, car le but n’était pas de l’assommer, seulement de la rendre inoffensive. Et Rufus avait plutôt choisi la bonne méthode pour cela, il fallait le reconnaitre. Jamais aucune personne n’était autant vulnérable qu’avec la nuque ainsi exposée, c'était une chose que tout prédateur qui se respecte savait parfaitement. Le président en profita pour lui glisser à l’oreille d’un ton sournois :

« Vous pensez que vous n’avez plus rien à perdre ? Qu’il est impossible de tomber plus bas que vous ne l’êtes ? Je suis en mesure de vous prouver le contraire. »

Tout était bon, il avait son attention ? Bien. Rufus fit ensuite un pas en arrière pour garder prise sur sa nuque à bout de bras, la tenant en respect. C’était une petite prudence vis-à-vis des jeux de jambes de la demoiselle car elle pouvait toujours balancer des coups de pied arrière à l’aveuglette, et même-ci cela ne ferait pas grande différence s’il s’en recevait un, Rufus avait désormais l’avantage de les voir venir. Le président reprit alors la parole d’un ton un peu plus clair et détaché, comme l’on énonce un fait divers :

« Maintenant, je vais vous expliquer pourquoi vous allez vous calmer et coopérer sans faire plus d’histoire. Vous allez coopérer parce que vous êtes responsable. Vous allez coopérer parce que dans cette guerre incessante contre Deepground, Jenova et Sephiroth, enclenchée par les gens de votre espèce, votre bien aimé Valentine risque d’y perdre la vie. »

Pensait-elle qu’elle avait tout expérimenté de la souffrance ? Il existait un nombre incalculable de méthodes pour briser un humain qui n’avait pas la force mentale de Rufus, et ce dernier n’aurait aucun mal à tous les expérimenter. Lui aussi avait un petit côté scientifique, à bien y regarder. Il éprouvait d’ailleurs une sorte de… soulagement, à se montrer sous son vrai jour. Les faux semblants l’avaient presque épuisé. Il n’était pas un homme parfaitement repenti. Il voulait sauver la planète oui, mais il gardait ses sales habitudes. Il fit une légère pause, serein, avant de reprendre de sa voix grave et nonchalante, propre à tous ses petits discours personnels et manipulateurs :

« Vous allez sagement coopérer car je suis celui qui dispose des moyens pour vous aider à sauver votre fils. La mort l'accueille chaque fois qu'il revient, il doit sans doute en avoir marre, vous ne croyez pas ? Voulez-vous qu’il souffre davantage à cause de votre vaine rébellion ? »

Et sans plus de cérémonie, Rufus l’envoya valser sur le côté d’un ample mouvement du bras. Il en profita alors pour réarranger son costume, tirant un eu sur les pan de sa veste d’un petit mouvement sec afin d’en retirer les éventuels plis, l’air de rien. Il releva ensuite le visage vers elle, abordant une expression purement hautaine qui lui allait si bien, qu’on aurait presque pu lui pardonner de la porter. Presque.

« Restez à la place qui est la vôtre, Lucrecia, où il y aura un démon de plus à ajouter parmi ceux que vous possédez déjà. Et croyez-moi, la vie pitoyable que vous menez est bien douce comparée à celle qu’il vous réserve. »


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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Lun 11 Aoû - 18:47:49





Lucrecia Crescent

I'm so sorry


    Le prédateur approchait de sa proie à pas de fauve, mais la gazelle insouciante n'était animée d'aucune crainte. Seul le mépris et le dégoût animait son cœur pour le moment, et si l'on aurait pu croire qu'elle agissait ainsi par lucidité, il n'en était rien. Lucrecia se battait contre ses démons à l'image de Rufus Shinra. Elle ne voulait tout simplement pas qu'il la touche, qu'il l'approche … Et si un comportement plus doux aurait été plus judicieux et efficace, elle n'était tout simplement pas en mesure de réaliser une telle stratégie. Non, là, elle avait les nerfs qui lâchaient complètement et elle crut même un instant que c'était pour de bon. Mais comme l'a si bien dis un grand sage aux grandes oreilles et à la peau verte, la peur engendre la colère et la colère mène au côté obscure … Hm. En fait ça n'illustre pas très bien la situation. Le fait est que la colère engendre la colère, et que tout ça mène à la violence, et bien sûr, la violence ne peut engendrer que la violence et au bout d'un moment si personne ne daigne se calmer ou à ravaler sa fierté et bien on finit par s'entre-bouffer littéralement, et pour finir, c'est à celui qui mangera l'organe vitale de l'autre en premier que reviendra la victoire. Est-ce que ces deux-là comptaient aller jusque là ? Non, bien sûr que non. Non pas qu'un bon petit steak de Rufus saignant lui aurait déplu, Lucrecia était simplement trop faible pour gagner une quelconque compétition de force.  C'est qu'elle en avait du caractère pourtant, je vous assure qu'au manoir, elle avait beau être entourée d'hommes et n'être qu'une petite assistante, c'est elle qui portait la culotte ! Mais là, il faut dire que monsieur Shinra n'était pas très fair-play. Qu'importe sa violence, qu'importe qu'il la touche de nouveau et la plaque fermement face contre le mur. Qu'importe si l'esprit détraqué de la jolie scientifique s'était emballé lorsqu'il lui assura qu'il avait encore les moyens de la rabaisser. Non. Ce qui acheva la belle captive furent simplement ses paroles. Sephiroth, son fils … Vincent …

    Lorsqu'il évoqua les deux êtres les plus chères à son cœur, la belle tenta de se débattre un peu plus férocement, telle une louve sentant ses petits en danger, elle voulait réduire la menace à néant. Mais le bel homme vêtu de blanc avait raison, ce n'était pas lui la menace, ce n'était pas contre lui qu'elle devait lutter … Elle en avait bien conscience. Elle avait simplement agit par instinct … Un instinct aussi primaire qui était loin d'être à l'image d'une scientifique aussi brillante qu'elle. Ne valait-elle guère plus qu'un animal sauvage à ce jour ? Non. Elle valait bien moins que cela … Elle ne valait rien de plus qu'un monstre …

    Un instant, la belle décela des menaces dans les évocations de Rufus Shinra. Vincent … Était-il en mesure de lui faire du mal ? Peut-être que c'était simplement sa paranoïa qui parlait, mais elle savait que les Shinra avait l'art de forcer le destin comme il l'entendait. Même sans cela, elle savait très bien que son bienveillant ex-Turk était en danger à cause d'elle. Mais finalement, celui qui était le plus en danger restait son fils … Elle n'était pas dupe, si elle lui vouait un amour sans limite malgré ses crimes et le fait qu'elle ne l'ait jamais vraiment rencontré, elle savait parfaitement que le souhait de chaque être humain en ce monde était de le voir mourir, disparaître à jamais. Elle n'était pas non plus sans savoir que c'était également l'intime souhait de Rufus Shinra, ce fameux sauveur qui voulait tant « l'aider ». Si elle n'agissait pas rapidement, si elle ne trouvait pas un autre moyen que la guerre et la violence, alors il arrivera encore malheur à son fils … Et ce cycle infernal se renouvellerait sans fin. Car Sephiroth était devenu une entité indépendante des lois de ce monde. Sa haine et son mépris envers la planète, attisé par l'influence abjecte de Jenova, l'avait rendu ivre de pouvoir, ivre de vengeance …

    ** Je suis la seule qui mérite sa vengeance. **

    Pourquoi rejetait-elle systématiquement l’implication de ses confrère dans ce qui s'était produit ? Elle avait beau être celle qui avait porté Sephiroth, celle qui avait accepter de faire subir à son enfant de tel manipulation alors qu'il n'était pas encore né … Ce projet n'était en aucun cas son idée. La personne à l'origine de cette découverte et de tout ce qui s'en était suivit était le professeur Gast, directeur du département scientifique à l'époque, et meneur de ce projet. Hojo avait également œuvré à ce que le projet prenne de telle tournure et la faute de Lucrecia dans tout cela était l'ambition, le besoin de reconnaissance … la naïveté. Elle n'avait pas pensé une seule seconde qu'elle était en train d'enfanter un monstre à cette époque. Pour tout le monde, il était en train de donner à cet enfant les pouvoirs grandiose et les privilège des Cétras. Il aurait dû devenir un être tellement pure, tellement bon … Mais ça, elle ne l'évoquait jamais. C'est après tout … Se serait se chercher des excuses que de rendre à César ce qui appartiens à César.

    Pour elle, elle restait seule fautive. En effet, on ne pouvait pas nier non plus qu'elle était personnellement responsable de ce qui était arrivé à Sephiroth. Et pour cela, elle se savait impardonnable, injustifiable. Oh, elle osait encore rêver d'une vie parfaite. Ce qu'aurait été sa vie si elle s'était enfuit loin de ce manoir maudit avec son enfant … et Vincent. Loin de la Shinra et de sa folie destructrice,  ils se seraient installé à la campagne. Peut-être à Kalm, là où été né Vincent, ou bien dans le nord, plus loin de la Shinra. Soit, un autre ''Cauchemar'' aurait sans doute fini par voir le jour et semé le Chaos … Mais eux, ils auraient échappé à tout cela. Ils auraient put fonder une famille si heureuse …

    Cette vie, elle osait encore la rêver, mais elle ne lui apporter plus de souffrance que d'espoir … car elle savait que c'était impossible. Jamais elle ne pourrait être une mère de famille bien ranger, de celle qui gâte leurs enfants avec des gâteaux et des bons petits plats fait maison – déjà parce que de toute façon elle est nulle en cuisine – jamais elle ne pourrait se détendre au coin du jeu en tricotant quelques pulls pour son fils, jamais elle ne pourrait lui raconter d'histoire ou le rassurer lorsqu'il fera des cauchemars … Jamais elle ne pourra jouir de son sourire doux et comblé. Peut-être même n'aura-t-elle jamais l'occasion de le voir, de la toucher ou ne serait-ce que l'apercevoir autrement que dans le flot nébuleux du lifestream. Et si un jour elle parvient enfin à le rencontrer … Elle savait que ce jour là, d'une façon ou d'une autre … Elle mourrait.

    Accablée, elle n'émettait déjà plus aucune résistance lorsque Rufus Shinra la rejeta avec négligence. Ses jambes aussi frêle que de jeunes roseaux cédèrent aussitôt sous son poids et elle resta à terre, le visage bas. Sa culpabilité avait de nouveau reprit ses droits, plus rien ne comptait à par cela. Rufus pouvait bien faire d'elle ce qu'il voulait, elle savait qu'elle n'avait pas le droit de broncher. Elle était soudainement si inerte qu'on aurait presque pu croire que sa conscience avait quitté son corps. Le regard vide, le visage neutre, ses yeux noisettes étaient à nouveau voilés de cette tristesse profonde qui la caractérisait tant à ce jour. Elle tremblait, et en regardant ses mains, elle les voyait à nouveau maculées de sang. Non loin de là, Rufus Shinra la surplombé de toute sa hauteur, et son air méprisant ne changeait pas grand chose à ce que ressentait déjà la belle au fond de son âme en miette. Ce n'était de toute façon pas lui qui attirait le plus attention. Outre les tic tacs qui n'avaient toujours pas cessé, un nouveau démon était apparut devant ses yeux. Juste devant elle, maculée de sang et d'une substance noire et visqueuse, rampé la Calamité tombée du ciel : Jenova. Lucrecia l'observa un instant, fermant les yeux en crispant tous ses muscles alors que l'aliène abatis sa main griffu sur elle. C'est à ce moment que Lucrecia sentit un léger picotement sur sa joue. En glissant doucement ses doigts dessus, elle remarqua que le petit chahut lui avait valut une égratignure sur ce jolie visage qui n'avait pas changé depuis trente cinq ans. Comme elle avait levé la main, elle remarqua également que ses poignets avait extrêmement rougit. Rufus avait été ferme, mais pas si violent que cela pourtant … Mais Lucrecia avait tendance à marquer plutôt facilement, plus encore depuis sa sorti du cristal. Peu importe.

    Elle releva doucement les yeux vers l'homme en blanc, soumise à la situation qui l'incombait, il n'y avait plus la moindre trace d'arrogance ou de mépris dans son regard. Juste la mélancolie et la culpabilité. Comme si cet effort lui demandait déjà toutes ses forces, elle baissant de nouveau aussitôt le menton en poussant un léger soupir exténué. Une telle vision pittoresque aurait brisé le cœur de n'importe qui … Mais ça va, on sait déjà depuis longtemps que Rufus Shinra n'était pas n'importe qui. Oh, allez Rufy, même pas un tout petit peu de peine pour cette jolie demoiselle accablée ?

    – Je suis désolée … Souffla-t-elle. Je ne voulais pas …

    Que ne voulait-elle pas ? Beaucoup de chose. Elle ne voulait pas qu'il la touche, mais elle n'avait pas non plus voulu être aussi violente. Elle ne voulait pas faire subir tout cela à son fils, elle ne voulait pas rejetait Vincent, elle ne voulait pas faire sombrer le monde dans le chaos … Bon sang. Pourquoi faisait-t-elle toujours exactement ce qu'elle ne voulait pas, alors ? Mais tout cela, elle ne le dit jamais. Sa voix mourut simplement au fond de sa gorge, et comme si elle était sonné, elle prit le temps de replacer ses esprits avant de tendre sa main délicate et tremblante vers les dossiers que Rufus lui avait apporté. A cette instant, elle savait que Rufus Shinra ne l'avait pas emmené ici par bonté d'âme. Finalement, c'est alors qu'elle avait le plus l'air absente qu'elle était le plus lucide. On ne l'avait pas emmené ici pour la protéger ou pour sauver son fils …. On voulait juste qu'elle crée une arme plus puissante encore, quelque chose qui serait capable de réduire Jenova et Sephiroth au silence pour l'éternité.

    ** Je le sauverais. Qu'importe les moyens, je le sauverais … Et lorsque je l'aurais sauvé, alors il pourra enfin se venger. **

    Sa dernière volonté était simplement de pouvoir le prendre dans ses bras au moins une fois. Elle se disait que ça non plus, elle ne le méritait pas, mais peu importe. Ce serait son seul et unique souhait égoïste. Qu'importe si elle devait en mourir … Elle voulait juste le voir, le prendre dans ses bras … juste une fois. C'est ainsi qu'elle voyait sa propre fin. Sa seule Happy End envisageable.

    Ramenant les dossiers contre sa poitrine, elle ne releva pas la tête vers son interlocuteur, comme si cela lui aurait demandé trop d'effort. Elle était bien là de toute façon … assise par terre. Pourquoi pas rester ici un moment ? Toute la nuit peut-être ?

    – Je sais … Commença-t-elle doucement. Je sais que vous ne voulez pas sauver Sephiroth … Elle marqua une longue pause, comme si elle cherchait ses mots ou tout simplement la force de les prononcer. Mais je le ferais … je trouverais un moyen de sauver tout le monde.

    Comment une femme aussi brisée pouvait-elle encore espérer une telle utopie ?





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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Lun 1 Sep - 16:09:29




❝Rufus x Lucrecia

 ♤ Madness return


La main du président sur sa nuque avait ressenti la tension se relâcher un peu, signe qu’elle abandonnait la lutte. Et alors qu’elle venait d’être jetée au sol comme la vermine que Rufus voulait lui faire comprendre qu’elle était, la jeune femme ne releva même pas le visage et resta sans bouger, prostrée. Elle observait ses mains en silence, semblant de nouveau accablée par des remords que le blond avait de nouveau faire surgir. Il avait conscience de l’influence qu’il pouvait avoir par la simple parole, mais la faiblesse mentale de Lucrecia luidonnait davantage de pouvoir. Rufus ne se donnait plus la peine de feindre la compassion ou l’amabilité, il venait de montrer son vrai visage et rien de ce qu’il ferait ne pourrait l’effacer de l’esprit de la scientifique. Elle était folle, mais pas stupide. Il y avait néanmoins une chose dont il pouvait se féliciter, c’était de bien avoir été clair sur les raisons pour lesquelles la brunette n’avait d’autres choix qu’acquiescer à son bon vouloir.

Il estimait s'être montré bien trop patient avec elle, bien trop indulgent. Après l'avoir sauvé, il lui laissait une chance de réparer ses erreurs, et elle le lui avait recraché au visage. Même une cinglée était capable de prouver ce que Rufus avait toujours su : l'amabilité et les convenances n'étaient que du superflu et une perte de temps. Seule la peur avait un réel impact sur l'humain. Et Lucrecia avait peur. Pas pour elle-même, certes, mais le résultat revenait au même. Elle était au sol et le regard impitoyable et froid de Rufus semblait l'y écraser. Combien de temps lui-même avait-il été trainé dans la boue, alors qu'il avait passé son court mandat à combattre les menaces et essayer de redresser la barre d'une planète plongée dans le chaos à cause de gens de son espèce? Des personnes comme Lucrecia. Elle qui pouvait au moins s’apitoyer sur son sort dans un coin reclus où personne ne viendrait la piétiner, si ce n'est celui contre qui elle avait osé se dresser ! Les conséquences des actes de cette scientifique n'avait pas seulement touché Gaia, elles l'avaient touché lui, Rufus, qui avait manqué de mourir lamentablement sous les décombres d'une entreprise qu'il n'avait même pas fondé ! Même cette ordure de Sephiroth s'était vu offrir une mort plus honorable! Le président aurait pu la haïr, il aurait pu lui faire payer, mais il était trop malin pour s'y rabaisser, alors il avait fait pour elle ce qu'on n'aurait jamais fait pour lui : il lui avait redonné une chance. Et c'était peut-être pour ça que, désormais, il se faisait violence pour ne pas ressentir cette vague de haine, de colère et de rancune qui menaçait à chaque seconde de le submerger. Il se rendit compte que ses poings étaient étroitement serrés tandis que Lucrecia leva ses grands yeux en peine vers lui. Et il fit l'effort de relâcher la pression. Allons donc, qu'allait-il faire ? La battre ? Et à quoi cela servirait ?

Et malgré le gouffre de différence entre le bourreau et sa victime, on pouvait tout de même leur trouver un point commun : Ils payaient leurs erreurs. Elle par le remord, lui par le déshonneur. Mais qu'à cela ne tienne, il ne se complairait pas dedans ! Tous les pions étaient en place, son plan était en marche et il se relèverait. Que la planète suive ou non le mouvement: c'était secondaire !

« Je suis désolée... »

« Vous êtes désolée », soupira Rufus en levant les yeux au ciel tandis qu'elle ajoutait un autre bout de phrase qu'il n'entendit pas, mais qui de toute façon avait aussi peu d'importance.

« Je sais que vous ne voulez pas sauver Sephiroth …  Mais je le ferais … je trouverais un moyen de sauver tout le monde. »

Oui, et tous les habitants de Gaia se donneront la main pour chanter des chansons dans la joie et la bonne humeur. Allons donc Lucrecia... Rufus cligna simplement des yeux en la regardant, se donnant tout de même la peine de réfléchir sur ce qu'elle venait de dire. Enfin, de réfléchir sur la partie de la phrase qui était lucide, à savoir qu'il ne voulait pas sauver Sephiroth. Il fit une légère introspection sur ses propres pensées avant de formuler sa réponse :

« Le sort de Sephiroth m’importe peu. Après tout, il ne meurt jamais vraiment, et si la solution était donc de le rendre inoffensif ou de retirer sa folie meurtrière, je ne vois pas pourquoi on s’en priverait. Mais il faut être réaliste. Vous n’arrivez déjà pas à vous soigner vous-même... »

Il ne détestait pas Sephiroth, il ne détestait personne, il avait mis un point d'honneur à cela. Pas d'effluve de sentiment. Pas de haine, ni d'amour. Juste de la maîtrise. C'est comme cela que l'on gardait les idées claires. C'était d'ailleurs pour ça que Rufus avait réussi à aller dans le sens de Lucrecia pour exprimer un tel point de vue. Les gens sensibles et trop émotifs comme la scientifique finissaient par être victimes d'eux-même, il suffisait de la regarder pour s'en rendre compte !

« Peut-être que votre fils aussi n’a aucune envie de l’être», ajouta t-il d'ailleurs.

Sur ses mauvaises paroles, il estima qu'il était d'ailleurs temps qu'elle se mette au travail et se dirigea vers la sortie. La scientifique resterait seule en attendant qu'il lui trouve un deux autres petits camarades pour l'assister... et la surveiller. Peut-être Rufus devrait-il d'ailleurs aller à la pêche chez la WRO pour cela.

« De toute façon, la menace plus directe reste Deepground, que nous combattons avec l’organisation de Valentine. Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire », dit alors Rufus en baissant le regard sur les dossiers au passage, qui trainaient encore par terre. Et il quitta la pièce sans un regard pour elle.

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Lucrecia Crescent


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MessageSujet: Re: Madness return [PV Rufus]   Lun 1 Sep - 18:37:33





Lucrecia Crescent

I'm so sorry


    Les paroles de Rufus ne furent pas ignorées par la jolie scientifique. Et si Sephiroth n'avait vraiment pas envie d'être sauvé ? Que pourrait-elle bien faire contre cela … Serait-ce l'aider que d'aller contre sa volonté ? Que de le forcer à retourner vers la lumière, sous prétexte qu'elle estimait que ce fut pour son bien ? Les parents avaient légitimement le droit de prendre de telles décision pour leurs enfants, mais elle, le pouvait-elle ? Toutes les décisions qu'elle avait prise jusque là n'engendrèrent que plus de malheur pour son pauvre enfant, et pour bien d'autres qu'elle ne soupçonnait même pas. Mais si elle n'avait pas le droit de prendre une telle décision à la place de Sephiroth, elle était cependant certaine d'une chose. Sephiroth voulait être sauvé … Elle avait senti sa souffrance, durant toutes ces années … depuis le lifestream. Elle l'avait vu disparaître peu à peu, elle l'avait regardé, impuissante, alors qu'il était en train de se perdre. L'esprit de l'enfant qu'elle chérissait tant s'était évanoui dans le lifestream il y a bien longtemps et ce qu'il avait laissé derrière lui, rien que l'écho d'une ombre de ce qu'il fut autrefois, n'était que le fantôme de la haine qui le mena à sa perte, animé par la l'avidité d'un monstre venu d'un autre monde. Mais aujourd'hui, elle savait que cette parti de Sephiroth appelait à l'aide. Il n'en aurait peut-être pas conscience tout de suite … Mais Lucrecia savait que le vide qui creusait son cœur peut être comblé par l'humanité qu'il avait perdu. Il suffisait simplement qu'il se souvienne de qui il était … que quelqu'un se souvienne, de l'homme qu'il était … avant que les mensonges ne corrompent et ne noircissent son âme.

Si Rufus Shinra n'avait pas foi en Lucrecia pour cette tâche, il était tout de même rassurant de voir qu'en soit, l'idée lui paraissait plutôt bonne. Toujours mieux que de tuer Sephiroth encore et encore, puis attendre qu'il revienne … encore et encore. Tant que l'argenté ne serait pas guérit, son fantôme ne cesserait de reparaître en ce monde pour hanter les vivants et la planète. Le président déchu prit congé après avoir insisté sur l'urgence du moment, n'oubliant pas d'évoquer une figure de motivation afin que la belle ne rechigne pas à travailler sur ce qu'il souhaitait. Malgré un léger caractère lunatique dû à sa psychose, on pouvait dire que la jeune femme était plutôt facile à manipuler. De toute façon, rien ne l'empêcherait d'étudier plusieurs problèmes à la fois. Elle ne voyait pas vraiment ce qu'elle pourrait faire contre Deepground pour le moment … Ce qu'il fallait face à une armé, c'était bel et bien une armée de poids … Et face à des spécimens aussi avancés que les Tsviets, peu de personnes en ce monde pouvait encore lutté … sauf si … le lifestream leur rendait leurs soldats perdus.

Lucrecia se retrouva seule dans le silence pesant de la pièce, alors que le cliquetis de l'horloge brisée trottait toujours dans sa tête. C'est exactement ce qu'elle était dans le fond, une horloge brisée : oubliée par le temps, perdue dans une autre ère. Elle s'était arrêtée il y a bien longtemps, figée à jamais dans l'heure la plus fatidique de son existence. Pourtant, ses rouages ne cessaient de tourner dans le vide, résonnant dans l'immensité d'une réalité où elle ne saurait être réelle. Ni en vie, ni tout à fait morte … elle n'était qu'un écho du passé perdu dans un présent qui n'est pas sien. Pas encore, tout du moins …

Elle n'aurait su dire combien de minutes s'étaient écoulées avant qu'elle ne tende enfin la main vers un des dossiers qui jonchait le sol. Elle les réunit tous autour d'elle, les étalant de façon à pourvoir tous les voir en un coup d’œil. Elle les surveilla un instant du regard et ferma les yeux. Elle ne se sentait plus la force de se lever. Son cœur était lourd et douloureux et elle prit une profonde inspiration avant de commencer à étudier les documents. Tout ça ne lui évoqué rien de bon. C'était les souvenirs des pires instants de son existence, du temps où elle prit toutes les pires décisions que l'on puisse imaginer. Dans sa tête, la voix de Vincent résonnait en écho …

« Votre propre enfant … »

Si seulement elle ne l'avait jamais repoussé … Si seulement elle l'avait laissé les protéger, elle et Sephiroth. Sa voix continuait dans sa tête, cet infime espoir qu'elle s'était empressé de réduire à néant en son cœur, sans la moindre pitié. Je suis désolée. C'est tout ce qu'elle était capable de dire aujourd'hui. Elle ne saurait demander pardon, bien que Vincent soit une des premières personnes auprès de qui elle voudrait être pardonnée … malgré tout cela. Et malgré tout cela, elle devrait savoir qu'il ne lui en voulait pas … Au fond, elle le savait, et c'est sans doute pour cette raison que finalement … la présence du bienveillant ex turk lui serait insupportable. Sa voix qu'elle entendait, ces paroles qui résonnaient telles des accusassions étaient à la fois lourde et réconfortante … Car elle avait toujours aime sa voix, pour sa douceur …mais elle avait toujours redouté qu'il la haïsse.

« Votre propre enfant ... »
– Je sais … Je sais … Je suis désolée … Je ne peux pas …

Elle ferma les yeux à nouveau. Aucune larme ne pouvait couler, et pourtant, elle souffrait le martyr.

– Je ne peux pas revenir en arrière …

Elle ne pouvait plus que tenter de réparer les méfaits qu'elle avait engendré.


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Madness return [PV Rufus]

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