RemonterDescendre



 

Partagez | .
 

 Du ciel tombe l'ange [Sélès]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité


MessageSujet: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Dim 21 Déc - 22:06:50

DU CIEL TOMBE L'ANGE × ft. RUFUS & SELES
La prise de Junon avait ébranlé bien des esprit, même celui de l’intouchable président. Qu’il eut pressenti la chose avant que celle-ci ne se produise ne la rendait pas plus acceptable, au contraire, il y avait comme une terrible réalisation dans ces tragiques événements. Son chez lui, ses édifices, ses bases militaire et maritime… étaient désormais entre les mains de Deepground. On lui avait dérobé ce que lui avait charitablement prêté, la donne avait changé. Pire encore, la prise de Kalm avait affirmé la menace du Nord, et les craintes de tous le monde, si bien que rester sur ce continent reviendrait sans doute à se condamner à mort. Le lot de consolation de tout ceci fut le retournement de veste de l’opinion publique. Les simples rumeurs sur Rufus Shinra et sur sa contribution à la réfection de certaines villes s’étaient transformées en louanges, et l’ex-président était perçu comme le nouvel espoir d’une vie meilleure. On avait besoin de lui.

Le mégalomane n’aurait pas la cruauté de penser que la mort de Reeve le ravissait, non. Ce qui le ravissait, c’était que cette mort lui soit profitable, voilà tout. Le temps où l’on trainait le nom de Shinra dans la boue était révolu, autant que celui où le blondinet se planquait derrière des représentants ou autres pseudo-leaders pour apporter son aide. C’était bien lui qu’on demandait à Corel Nord cette fois, lui en personne, alors il l’avait vu comme l’opportunité de quitter Healen, désormais sur la sellette. L’ex-président allait donc vivre à Corel, QG en devenir, qui l’accueillait à bras ouverts et s’en remettait entièrement à lui, contre toute attente. Et qui l’aurait cru, venant de cette ville que son paternel-même avait détruite ? Au final, cela n’étonnait pas tant Rufus. La population est amnésique. Dès qu’une autre crise se présente, elle oublie rapidement les préjudices de la précédente, au point de ne plus voir que la solution de ses maux en était autrefois considéré comme la cause.

C’est donc avec son hélicoptère personnel que le blondinet se rendait dans sa nouvelle ville pour vérifier l’installation de ses aménagements personnels, dans lesquelles ils amèneraient Reanbell ensuite. Oui, le blondinet avec un sens des priorités plutôt étrange mais tout à fait conscient : la soeurette passait en dernier. Reno étant absent, Rufus avait choisi comme pilote un de ses remplaçants officiels, à qui il commençait de plus en plus à faire appel en raison de la surcharge de travail récente de ses Turks. On peut dire que le président avait pris de quoi s’occuper pendant le voyage, à savoir les plans de sa future base militaire cornélienne qu’il épluchait au peigne fin. Si tout avait été respecté, il semblerait que le résultat serait satisfaisant. Après quelques temps de lecture durant le vol, il replia un peu les plans en jetant un coup d’œil machinal par la fenêtre, vers le groupement d’hommes dans la vallée du bas, avant de se reconcentrer sur ses papiers... puis de re-regarder vers la fenêtre, les sourcils froncés. Au pied des falaises, éloignée de ce petit groupes de migrants, se tenait une silhouette féminine, frêle, et aux cheveux blond. Rufus en fut autant stupéfait que déstabilisé en croyant la reconnaitre. Avait-il été négligent envers sa sœur au point de la laisser aussi facilement s’échapper ? Il semblerait que oui ! Mais comment aurait-elle pu se retrouver là, avec ces inconnus ? Cela n’avait aucun sens…

« Par là », ordonna alors Rufus en pointant le doigt dans la direction de la jeune femme, obligeant son pilote à bifurquer du côté droit.

Il ne pouvait avoir aucune certitude à cette distance, mais il n’allait certainement pas partir sans l’avoir vérifié au préalable. Son employé l’avait pourtant prévenu que le temps venteux n’autorisait pas que l’on s’attarde, mais c’était un cas de force majeur aux yeux de Rufus. Sa sœur, son sang, le projet phoenix, se balladait parmi quelques bouseux ! Et que fichait-elle ici ?! C’était ça, son plan foireux ? Elle ne pouvait pas avoir manqué l’hélico en tout cas, et étrangement, elle ne prit pas la fuite –enfin, où irait-elle de toute façon ? L’homme aux commandes, répondant au caprice du président, semblait tout de même prendre tout son temps. En s’approchant, le blond fut de plus en plus certain d’avoir affaire à Reanbell et il ordonna donc de se poser immédiatement.

Le pilote, surpris mais pas bavard, analysa le sol pour vérifier que la surface était assez plane et Rufus l’observa faire d’un air mauvais. Il se souvint alors de sa sœur aux commandes qui forçait les atterrissages comme une dingue en manquant de les tuer à chaque fois. Il aurait bien besoin de ça en cet instant, avec l’autre idiot qui semblait vouloir attendre que la nuit tombe ! Alors que l’appareil était bien centré sur une zone herbeuse et que le pilote entamait une descente lente, Rufus sortit son fusil d’une main et le braqua sur lui.

« Ne touche plus à rien », ordonna t-il alors qu’il défaisait sa ceinture de sécurité de sa main libre et se redressait

Le canon de l’arme vint s’appuyer sur la tempe de l’homme tandis que Rufus se penchait vers lui pour prendre la situation en main. Et alors qu’ils étaient encore à une quinzaine de mètres au-dessus du sol, il coupa le moteur de la même façon que sa sœur l’avait fait lors de leur premier vol. Les pales ralentirent et Rufus se rassit aussitôt. L’appareil entama une descente à la rapidité exponentielle pour venir s’écraser lourdement au sol dans un bruit de fracas assourdissant. Voilà qui aurait de quoi faire hurler de rage les soldats de la WRO. Eux qui manquaient cruellement de matériels pourraient croire que Rufus Shinra s’amusait à bousiller le sien, sauf que c’était complètement faux : Le président avait juste déjà eu l’occasion de tester la solidité d’un hélico et ce n’était pas cette petite chute qui endommagerait grand chose – Demandez à Reanbell !

Une demi-seconde suffit pour réavoir les idées en plus et Rufus agita son canon à l’intention de l’homme :

« Tu m’attends là, et tu vivras », promit-il froidement en ouvrant la porte cabine, avant de s’éjecter à l’extérieur.

Il marcha d’un pas rapide vers la silhouette frêle de la blondinette, un peu détaché du groupe de paysans –encore heureux d’ailleurs. Elle portait une courte robe blanche d’hôpital, probablement une preuve qu’elle avait pris le temps de prendre des précautions pour soigner ses os. Quand et où, mystère... Rufus se surprenait lui-même de sa propre négligence, car cela impliquait que sa soeur soit partie depuis des jours ! La blonde ne cherchait toujours pas à fuir, ce qui était plutôt étrange étant donné le mal qu’elle avait dû se donner pour se sortir de sa prison.

« Reanbell », la salua t-il d’une voix portante et sèche, comme pour la tirer de ses rêveries.

Rufus ralentit sa course avant de se stopper aussi nettement que s’il s’était pris un mur, restant posté un peu plus loin d’elle, les yeux légèrement écarquillés de franche stupeur. La femme en face de lui n’était pas sa sœur. Mais si elle y ressemblait tant, c’est parce qu’il s’agissait de leur…

« … Mère ? » souffla t-il, un peu incrédule.

Aucune émotion ne lui venait, simplement une stupéfaction tout juste visible sur son visage. Tout juste.


code by lizzou × gifs by tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Sélès Shinra


Messages : 172
Date d'inscription : 11/10/2014
Localisation : Base de Corel

::PASSEPORT::
• Age du personnage:
• More:

MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Lun 22 Déc - 15:37:43

Mother Ҩ Son
« L’enfer est à lui »

Sélès avait froid. La mort devait être plus chaleureuse pour que tant de personnes se jettent dans ses filets aussi facilement. Elle faisait partie d’un petit groupe rescapé de Junon qui n’avait pas pu gagner la mer et n’avait donc eu d’autre choix que de partir en direction de Healen… à pied. Désormais bien avancé, le voyage avait été fatal pour les plus faibles et les moins approvisionnées. La jolie blondinette était partie avec un désavantage matériel conséquent dont personne n’avait réellement pris la peine de se soucier. Les situations de crise dévoilaient parfois la générosité des autres, dans l’idéal, mais en général, la nature humaine était bien plus mal faite, et bien plus égoïste. Toutefois, les aptitudes de soldat de Sélès la gardait et la garderait en vie jusqu’à bon port. Pourtant elle avait faim, pourtant elle grelotait de froid dans sa pauvre petite robe d’hôpital. Les morts, frappés par les aléas climatiques ou de la faim laissaient bien des couvertures derrières eux, mais les autres se jetaient dessus tels des charognards et le meneur devait bien en avoir empilé trois sur lui. Même avec cela, Sélès parierait qu’il n’avait pas chaud. Il avait froid lui aussi, et même plus froid qu’elle parce qu’il avait encore plus peur. On manquait de soldat pour les protéger et ce n’était pas la petite blondinette désarmée, au minois de bichette, qui ferait la différence. On lui avait ri au nez quand elle avait demandé de quoi se défendre, parce qu’on la prenait pour une minette qui avait besoin d’être défendue. Personne n’avait tiqué à ses yeux étincelants la mako, comme s’il ne s’agissait même plus un symptôme de force et que les exploits des soldats avaient été effacé des mémoires.

C’était donc ça, le monde dans lequel ses enfants vivaient ? Qu’il était laid et détestable ! Sélès avait appris bien des horreurs en revenant malgré elle à la vie et le calvaire allait peut-être continuer car leur groupuscule pouvait presque se considéré cerné. Ils étaient loin de la ville portuaire, mais on ne savait pas si d’éventuels renforts de Midgar viendrait à leur rencontre. Plus que le froid, plus que la faim, c’était l’incertitude qui inquiétait Sélès. Les pauses qu’ils faisaient s’espaçaient de moins en moins et la longueur de celle en cours prouvait bien que les hommes étaient à bout de force. Les plus résistant demeuraient les enfants. Ceux qui n’avaient pas péri de maladie et à la santé normale pourraient gambader jusqu’à Healen tout seuls s’ils n’avaient pas besoin de la surveillance d’adultes. Le corps d’un enfant était chose incroyable et résistante, que beaucoup enviaient. Ce devait être la raison pour laquelle ils étaient le plus frappé par les geostigmates, cette maladie si vicieuse.

Sélès observait le paysage s’étirant devant elle, son regard se faisant un peu plus las tandis qu’elle se perdait pour la centième fois dans ses pensées. Ses enfants à elle étaient résistants aussi… Rufus … Reanbell…

Le bruit lointain d’un hélicoptère se fit entendre sans qu’elle ne relève la tête au départ, jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus l’ignorer et lui accorde son attention. Si seulement ! Si seulement elle était encore première dame et qu’elle pouvait avoir un transport pour elle, ou si seulement elle avait une aile, comme ce mystérieux soldat vêtu de rouge ! Elle avait pensé trop vite, encore une fois, car l’hélicoptère se mit curieusement à tourner sur lui-même, et catastrophe ! Le moteur ne marcha plus ! Sélès observa avec horreur les pales ralentir à plusieurs mètre du sol avant que la machine ne s’écrase lourdement. La blondinette porta les mains à sa bouche d’effroi devant ce spectacle où elle était impuissante, sursautant même au bruit de grand fracas sur le sol. Par tous les saints, quelqu’un était peut-être blessé !

Sélès fit quelques pas de course et s’arrêta net en voyant un homme vêtu de blanc et en bonne forme sortir de l’hélicoptère pour se diriger rapidement vers elle. Un ange, son fils. Elle baissa aussitôt les mains vers son cœur qui s’était mis à battre la chamade, comme si elle essayait de le calmer. On aurait dit un mirage. Ce n’était pas un mirage. Etait-ce un mirage ? Rien à faire ! Les larmes lui montèrent aux yeux devant cette douce hallucination. Rufus ne semblait pas avoir été affecté le moins du monde par l’accident
« Reanbell ! » dit-il. « Reanbell… », répéta t-elle à voix basse, en écho tandis qu’elle se figurait encore le visage de sa fille dans son esprit. L’ange s’arrêta à quelques pas d’elle. « Mère ? »

À ce mot, elle ramena de nouveau ses mains à sa bouche mais pour étouffer un sanglot cette fois. Il avait reconnu son visage ! Et cette nigaude ne pouvait même pas voir le sien correctement en retour, sa vue étant brouillée de larmes. Il resta immobile, choqué, et ce fut Sélès elle qui rompit la distance en courant vers lui. Elle se jeta purement et spontanément sur lui en enroulant les bras autour de son cou, la tête niché dedans. Elle le sentait enfin contre elle, son fils ! Son enfant ! Elle l’étreignait pour la première fois ! Même après tout ce dont elle avait été témoin depuis son retour parmi les vivants, c’était le plus bel instant de ces deux vies, le plus bel instant qui lui serait jamais offert. La mort le lui avait arraché ce droit. Elle se souvenait encore de se terrible jour où elle avait tendu la main vers son bébé avant que tout ne se brouille de noir autour d’elle et qu’elle sombre dans l’inconscience. Justice avait été faite et il lui était rendu en ce jour alors que la petite blondinette s’était attendue à traverser tant d’épreuves encore ! Elle était comblée, heureuse à pleurer, au point qu’elle ne prit pas compte que ni l’enthousiasme ni la joie était partagé.

Sélès n’était pas préparée aux retrouvailles, c’était trop d’émotions pour son petit cœur ! Les larmes coulaient abondamment, dévalant ses joues jusqu’à son sourire heureux. « Rufus » , souffla t-elle, le cœur empli de joie et d’inquiétude aussi ! « Tu n’as rien ? »


fiche par century sex.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Mer 24 Déc - 12:11:53

DU CIEL TOMBE L'ANGE × ft. RUFUS & SELES
Le blond vit le fantôme de sa mère courir et se jeter contre lui sans qu’il ne fasse le moindre mouvement. Ses bras un peu écartés pouvaient laisser croire qu’il était prêt à enlacer la silhouette en retour, mais en réalité, ils étaient simplement figés dans les airs, comme en suspension. Rufus sentait la douce chevelure blonde de la femme caresser sa mâchoire, mais il ne baissa pas la tête, fixant l’horizon de ses yeux écarquillés d’incompréhension. Il ne répondit rien et resta un moment à ne rien faire, à ne pas vraiment assimiler ce qu’il venait de se produire –sa mère ? Pire : sa mère avec ces bouseux ?!-, mais il ne pouvait pas ignorer bien longtemps ce corps blotti contre le sien. Se ressaisissant comme il put, il releva alors les mains vers les épaules de la blondinette et les attrapa fermement. Il l’écarta de lui tout en les gardant, l’obligeant à rester immobile tandis qu’il se focalisait sur le visage qui lui faisait face. Son regard était redevenu neutre, mais pas froid, ni hautain. Concentré, à la rigueur.

Le visage de sa mère était encore plus beau et saisissant que celui immortalisé sur les photos de celle-ci. Sans doute parce qu’il était… vivant, et chargé d’une émotion puissante que Rufus n’aurait jamais cru qu’un humain puisse contenir, lui qui avait pourtant été témoin du malheur et de la misère humaine, et qui en fut presque victime quelques temps. Le visage de la belle était à la fois éclairé d’un sourire, et baigné de larmes. Un paradoxe qu’un homme aussi peu émotif que lui ne saurait comprendre. Elle avait l’air heureuse de le voir, alors pourquoi pleurait-elle ? Malgré sa proximité, et sa réalité, le mystère qui avait entouré la personne de Sélès Shinra ne semblait pas s’être envolé, au contraire, il ne lui avait jamais paru aussi présent. Contrairement à sa sœur, sa mère n’était pas seulement porteuse de douleur, on pouvait presque voir dans ce regard heureux le souvenir d’un passé ensoleillé, teinté de quelques orages qui avait obligé cette pluie de larmes a dévaler le long de ses joues.

Deux autres réalités revinrent au président: le groupement d’hommes qui s’échangeaient entre eux des paroles inaudibles, un peu plus loin derrière elle, et l’hélicoptère attendant derrière lui-même. Ils ne pouvaient s’éterniser ici. Le fils baissa le regard pour juger de la tenue de sa mère, remarquant qu’aucun ne s’était dévoué pour lui laisser de quoi se vêtir davantage malgré le froid ambiant. Certains de ces chacals devaient sans doute convoiter l’hélicoptère de leur position et le blond se ferait un plaisir étrange, inhabituel et cruel de fusiller chacun d’entre eux osant s’approcher... c’était presque comme si Rufus les attendait, lui qui ne faisait pourtant jamais dans l’hostilité sans que sa vie ne soit directement menacé. Cette rage intérieure ressemblait à celle qu’il avait en présence d’une Reanbell casse-pied, mais la raison différait… C’était plus comme s’il voulait venger un affront, un outrage contre son blason.

Sélès n’avait pas sa place ici. Mais alors où ? Pas avec lui non plus, si ? Elle n’avait jamais fait partie de sa vie après tout. Rufus avait au moins la certitude qu’il ne la laisserait pas là. Hors de question que celle qui l'avait mis au monde ne soit mêlée à la population basse qui laissait les femmes ainsi vêtues sans se soucier de leur sort. Certes, le président n’était pas toujours un exemple de conduite avec les femmes, mais celle-ci était sa mère et devait donc être traitée avec respect… par les autres du moins. Rufus Shinra, lui, était au-dessus des règles, cela ne changeait pas. Et ce qui ne changeait pas non plus, c’est qu’il ne se laissait jamais déstabiliser trop longtemps par ce genre de situation impromptue. Sa réaction fut assez rapide : Il la lâcha un instant pour se défaire de sa veste et enlacer un peu Sélès avec, la mettant sur ses épaules sur lesquelles Rufus garda prise à nouveau pour l’obliger à marcher à ses côtés. C’est à ce moment là que le petit groupement d’hommes se réveilla, et Rufus entendit une grande clameur de leur côté: « Monsieur le président ! », « Aidez-nous s’il-vous-plait », « Monsieur, s’il-vous-plait ! »

« Venez », dit-il d’un ton bas mais autoritaire à Sélès Shinra.

Il ne trouvait pas tant cela étrange de vouvoyer sa mère. Il ne la connaissait pas après tout, il s’était renseigné sur sa mort, mais jamais sur sa vie. Gardant une main sur son épaule, Rufus jeta un dernier coup d’œil méprisant aux personnes derrière eux et glissa l'autre main dans sa veste pour sortir son fusil au cas le petit groupement aurait l’idée de prendre d’assaut l’appareil. Car dans la détresse, l’homme n’était plus animal civilisé... Ceux-là n'eurent toutefois pas d'autre choix que de se tenir à carreau.  

Si Rufus en avait la possibilité, peut-être viendrait-il en aide à ces paysans au final, peut-être… Mais il ne le pouvait pas, l’hélicoptère n'avait la possibilité de transporter qu’un nombre restreint de personnes et Rufus n’allait donc pas faire de jaloux chez eux. Il n’embarqua personne de plus, pas même un seul enfant. Il embarqua juste sa mère.

« Je ne peux pas sauver tout le monde »,  l’informa t-il presque sèchement, au cas où celle-ci aurait idée de prendre les autres en pitié.

La lâchant finalement, il lui ouvrit la porte coulissante de l’hélico d'une main, le fusil dans l'autre pointé vers le sol, puis désigna l’intérieur d’un simple signe de tête.

code by lizzou × gifs by tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Sélès Shinra


Messages : 172
Date d'inscription : 11/10/2014
Localisation : Base de Corel

::PASSEPORT::
• Age du personnage:
• More:

MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Dim 28 Déc - 12:57:18

Mother Ҩ Son
« L’enfer est à lui »

Sélès serra longtemps son fils contre elle, fermant les yeux comme pour imprégner ce moment précieux dans sa mémoire. Elle le garderait comme un trésor qu’elle ressortirait durant les moments moins joyeux pour elle dans cet avenir qu’elle n’imaginait pas sans lui. Elle sentit les mains de Rufus se poser solidement sur ses épaules pour l’obliger à se reculer un peu. Leur visage étaient plutôt proches et Sélès battit désespérément plusieurs fois des cils en essayant de chasser ses larmes pour pouvoir mieux le contempler, mais c’était comme essayé d’abattre une hydre en lui coupant la tête. D’autres revenaient sans cesse. Elle se contentait alors de la simple présence de son fils, qui la comblait déjà au plus haut point. Elle pouvait voir ses cheveux d’or danser un peu au vent au rythme des siens, le bleu froid de ses yeux, son port fier et altier. Il relâcha ses épaules et défit sa veste avant d’enrouler un bras autour de Sélès pour la poser sur épaules. La jeune femme baissa la tête et frissonna de délice en sentant lourd tissu à double épaisseur peser sur elle, réchauffant son corps comme la petite d’étreinte de son fils lui réchauffait le cœur. La jolie blonde ne chercha pas à enfiler les manches, se contentant seulement de resserrer les pans autour d’elle.

« Et toi ? »
s’enquit-elle en baissant les yeux sur son ensemble chemise et veston. Son fils aurait peut-être froid…

Elle se laissa guider mais regarda par-dessus son épaule en entendant les plaintes derrière elle supplier pour la clémence du président. Il était dur retour à la réalité pour elle et son cœur qui avait bondit de joie tressautait désormais de peine dans sa poitrine. Ils ne pouvaient pas laisser ses gens derrière eux, se disait la jolie blonde compatissante. Ses yeux clairs brillaient d’empathie pour ceux qui, à sa place, ne se seraient pas retournés pour elle. « Venez. »

Elle ne fut pas vraiment surprise du vouvoiement, même si elle aurait préféré être tutoyée par son enfant. « Mais Rufus… » tenta t-elle de protester avec incertitude en regardant de nouveau derrière. « Je ne peux pas sauver tout le monde ». Sélès tourna sa petite mine de biche affligée vers lui mais n’ajouta rien de plus. Elle n’osa même pas se demander si son fils n’avait en fait tout simplement pas envie de le faire. Les deux anges blancs marchèrent ensemble vers l’hélicoptère. Le rêve le plus cher de Sélès venait de se réaliser mais dans sa petite tête de rêveuse, les choses auraient dû se dérouler autrement… Dans son imagination, le malheur ne frappait pas et Rufus était content de la voir, il souriait, mais maintenant que Sélès avait vu de près le visage de son fils, elle était incapable de l’imaginer en train de sourire sincèrement à nouveau.

Un coup de chance incroyable avait amené son fils à voler au dessus d’elle et surtout à la voir. Alors qu’elle y pensait, Sélès se souvint progressivement que Rufus avait vu quelqu’un d’autre en elle : Reanbell. Il avait forcé un atterrissage en pensant le faire pour sa petite sœur et le cœur de Sélès se réchauffa à cette idée, sans qu’elle ne cherche à la développer dans sa grande imagination qui l’aurait poussé à s’inquiéter des raisons pour lesquelles son fils était venu à croire que Reanbell était en pleine migration Elle était trop occupée à tenter de chasser ses larmes, la tête tournée et levée vers son fils qu’elle admirait sans même le voir distinctement. Elle tentait aussi d’humer son odeur si particulière, piquante et distinguée à la fois, qui lui seyait à merveille. Elle dut bientôt regarder devant elle pour pouvoir monter dans l’hélicoptère dont il lui ouvrit la porte coulissante.

Sélès posa une main sur le côté de la porte pour s’aider à monter et alla docilement prendre place sur un siège arrière, elle attacha sa ceinture avec des petits mouvements rapides pour pouvoir aussitôt attraper la main de son fils avant qu’il ne prenne place. La jeune femme leva vers lui un regard humide où se mêlait tendresse et espoir, tirant un peu sur sa main pour qu’il s’asseye près d’elle. Ayant gain de cause par sa poigne qui ne l’aurait certainement pas lâché s’il avait refusé, elle l’observa s’installer avec un petit sourire doux et ravi, acceptant de délaisser sa main pour qu’il puisse s’attacher à son tour. Ils démarrèrent tandis qu’elle gardait le menton bas sans trop oser le toucher à nouveau au début, comme intimidée par l’homme qu’elle aurait tant voulu voir grandir en vrai, et non pas de cet écran fade et lointain que lui offrait le lifestream. Elle craignait que sa présence ne puisse le déranger dans ses intentions, alors elle s’empressa de parler, la tête basse, mais d’une voix assurée :

« Je ne sais pas où tu comptais te rendre, mais allons-y. »

La jolie blonde resta encore un peu la tête basse le temps que ses larmes cessent de couler et elle la tourna ensuite vers lui. Elle battit encore plusieurs fois des cils puis fut soufflée, ouvrant grand les yeux telle une enfant ébahie. Il était bien son fils, cet homme au visage si parfait ? Les cheveux soyeux dont certaines mèches retombaient sur un magnifique regard bleu et distant, le nez droit et fier, les lèvres impeccablement dessinées, la mâchoire altière, Rufus portait en ses traits la beauté à laquelle même un ange n’aurait pas droit. Une beauté pleine de caractère, une beauté qui s’assumait et qui intimidait même sa propre mère. Elle le regarda ainsi pendant de longues secondes, peut-être même des minutes, oubliant le temps orageux de dehors et les légères secousse de leur hélicoptère allant à contresens du vent. Elle était choquée et hypnotisée à la fois, observant le portrait de son fils avec un émerveillement pas du tout dissimulée. Un émerveillement qui s’assumait lui aussi.


fiche par century sex.


We are Legion
Here they come marching down the street, like a desperation murmur of a heart beat. Go-carts and guns are treasures they will bear in the summer heat.
endlesslove.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Sam 10 Jan - 2:03:56

DU CIEL TOMBE L'ANGE × ft. RUFUS & SELES
« Et toi ? » dit-elle, peu enchantée à l’idée de voir son fils se décharger de sa veste par ce sale temps.

« J’en ai une autre. Plus chaude », lui fit-il savoir, montrant qu’il ne lui avait pas offert grand luxe.

Rufus ne craignait pas le froid de toute façon. Il rangea son fusil et les mains de celui-ci se posèrent sur la taille de sa mère tandis qu’elle montait dans l’engin, prêt à l’aider si elle en avait besoin vu qu’elle lui semblait bien fragile. Sa taille frêle que son habit d’hôpital mettait en avant donnait l’impression que le vent aurait pu l’emporter avec lui, mais le président sous-estimait la force de la belle. Sélès Shinra alla s’installer et Rufus monta à sa suite, hésitant un instant où s'installer. Peut-être en face d'elle ? La distance l’aiderait sans doute à réfléchir. Sauf qu’il n’eut pas vraiment l’occasion de réfléchir, puisque sa mère décida à sa place en lui attrapant la main. Pas vraiment d’humeur à argumenter pour une chose aussi futile, le fils s’installa docilement à côté en silence. Il sentait comme une légère et inhabituelle émotion, difficilement identifiable, tapi au fond de lui. Peut-être était-ce un reste d’hébétude... ou encore une certaine culpabilité, lui qui s’était vu autrefois attribuer par son père la responsabilité de la mort de sa mère. Le vieux avait bien réussi sa perfide manœuvre car Rufus se sentait effectivement coupable, mais pas désolé pour autant. Redevable, alors ? Si Sélès avait accepté de mourir pour laisser vivre son fils, cela signifiait donc que Rufus lui devait…. une vie ? Etait-ce convertissable en monnaie courante, ça ? Pff… Il n’y avait rien de plus ennuyeux au monde que d’avoir des comptes à rendre. Le président était en tout cas bien peu bavard face à sa mère. Qu’était-on censé dire à quelqu’un qui ne nous avait pas manqué ? Rufus était beau parleur quand une récompense était à la clé mais ce n'était pas le cas présentement. En d’autres termes, il n’avait rien à dire. C’est d’ailleurs au pilote qu’il s’adressa d’abord.

« Base de Corel »,  annonça t-il.

Le pilote fut bien ravi que le président écoute Sélès et suive son objectif premier sans lui imposer un autre caprice. Il fit décoller l’engin, laissant derrière eux la petite bande de perdus qui ne passeraient sans doute pas la nuit. Rufus leur aurait peut-être envoyé un petit coup de pouce pour les emmener à Corel aussi, s’il était sûr qu’ils survivent en attendant que les transports arrivent. Mais vu leur état, il ne fallait pas se leurrer.

La ville en rénovation avait beau se refaire efficacement, Rufus n’était pas sûr de trouver des vêtements corrects à Sélès. Qu’allait-il donc faire d’elle d’ailleurs ? En quoi pourrait-elle lui être utile, par exemple ? Rufus sentit le regard de celle-ci peser sur lui et tourna donc la tête vers sa mère, baissant le regard sur son joli visage manifestement fasciné. Le blond put alors prendre connaissance de la lueur mako dans les yeux de Sélès, qu’il avait auparavant ignoré en attribuant à ses larmes la raison du scintillement étrange dans ses yeux. Il n’y avait désormais plus aucun doute possible. Le président ne serait pas étonné qu’on ait tenté de soigner sa mère à l’aide d’injection à mako, à l’époque, ce qui fut manifestement un échec.

« Vous avez presque l’air d’un soldat », fit-il remarquer d’un ton grave et neutre, d’où perçait une pointe de sarcasme.

Dans sa petite pique condescendante qui lui était propre, Rufus ignorait totalement que sa mère l’avait effectivement été. Oui, il était loin de s’imaginer qu’avant d’être première Dame, Sélès Shinra avait fait partie de ces gens qu’il avait toujours considéré de classes inférieures, et que son père n’avait jamais eu aucun mal à fréquenter, au grand regret de Rufus qui s’était retrouvé avec un bâtard d’ainé dans les pattes.

Le voyage se fit sans grande encombre, malgré les difficultés météorologiques laissant parfois croire que l’hélico se faisait porter dans le sens inverse. Ils dévièrent par le Sud pour être certains de passer loin de Junon, devenue une nouvelle zone à risque. Trouver des vêtements à sa mère n’étant pas une priorité, Rufus ordonna à l’hélicoptère de se poser proche de la nouvelle base, située à l’extérieure de Corel, ville dans laquelle les commerces se développaient petit à petit, notamment grâce au nombre de migrants venus s’installer sur place dans l’espoir d’une vie plus sécuritaire que la Shinra pourrait apporter.

Le présent QG des forces armées de Rufus, et bientôt celui de la WRO qui n’avait plus où loger, était presque terminé en raison du nombre impressionnant d’ouvriers travaillant sur place. Bon nombres d’habitant et de migrants s’étaient effectivement mobilisés afin de pouvoir payer le loyer que demanderaient leurs nouveaux logements, et ils avaient bien raison de se mettre au travail tout de suite ! Contrairement à l’ancien bâtiment de la Shinra, la base s’étendait plus en longueur qu’en hauteur, et l’aile gauche était encore parfaitement inachevée. Il n’empêche que le président était plutôt satisfait de l’avancée des travaux pour l’heure. Une visite s’imposait ! Une fois l’hélicoptère posé dans le périmètre sécurisé, Rufus descendit le premier et proposa sa main à sa mère pour qu’elle descende à son tour, avant de la lâcher. L’extérieur du périmètre, vide et morne, contrastait grandement avec l’intérieur grouillant d’hommes s’activant sur le terrain avec une organisation qui paraissait… désordonnée, sans pour autant l’être. Le chef des travaux vint accueillir le président et lui annonça la finition de la bâtisse principale. Il lui fit ensuite un rapide débriefing des ordres qu’ils avaient suivi à la lettre, attendant sans doute que Rufus Shinra le félicite de son travail. Mais il pouvait encore attendre ! L’homme ne toucherait pas l’entièreté de son salaire tant que la base ne serait pas achevée, qu'à cela ne tienne.

Après ce rapide échange, Rufus attrapa sa pauvre mère perdue dans tout ça par le bras et l’amena avec lui, un peu comme un animal de compagnie qu’on ne veut pas laisser derrière soi par crainte qu’il ne fasse des bêtises. Shinra était un fils indigne, cela vous étonne ? Ils gravirent les marches devant l’imposant bâtiment et les portes automatiques s’ouvrirent devant eux, leur permettant d'accéder au vaste hall d'entrée que quelques soldats gradés avaient déjà investi. Le silence se fit quand ils reconnurent le président. Le hall avait beau être à moitié aménagé, la grandeur des lieux en imposait, et c’était ce qui comptait avant tout. Le sol de marbre impeccable et les murs immaculés donnaient déjà un côté très classieux à l’endroit.

« Nous avons aménagé les laboratoires, les bureaux et les locaux des soldats en priorité » expliqua Rufus à sa mère, qui passait du statut d’animal domestique à exploratrice privilégiée.

Les soldats en question n'avaient d'ailleurs rien à faire là, mais l'heure des réprimandes n'avaient pas encore sonné. Le président fit quelques pas dans le hall avant de se tourner vers Sélès. Sa voix se fit plus basse, de sorte à ce que seule celle-ci puisse l'entendre.

« Je vous fais visiter, mère ? », proposa t-il alors, affichant un léger sourire en coin ironique alors qu’il adoptait l’amabilité d’un fils modèle.


code by lizzou × gifs by tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Sélès Shinra


Messages : 172
Date d'inscription : 11/10/2014
Localisation : Base de Corel

::PASSEPORT::
• Age du personnage:
• More:

MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Dim 11 Jan - 13:22:54

Mother Ҩ Son
« L’enfer est à lui »


Une base à Corel ! Sélès faillit en rester la bouche entrouverte de surprise. C’était nouveau ça ! Tout était nouveau pour elle. Perdue dans la contemplation de son fils, celui-ci intercepta son regard. « Vous avez presque l’air d’un soldat ». De prime abord, la blondinette le prit comme un compliment car elle pensait que Rufus parlait d’une certaine carrure, ou au moins d’une prestance mais il ne faisait référence qu’à ses yeux scintillant de bleu. En plus, avec une telle intonation, sa constatation avait en fait un air de raillerie qui laissa la blondinette un peu incrédule, même si elle n’en fut pas vraiment blessée. Quoiqu’en pensait Rufus, intégrer un groupe et défendre sa ville était bien plus valorisant que la vie de pacha qu’elle avait mené ensuite, en épousant l’ancien président. « Mais j’ai été soldat… », dit-elle d’une voix douce.

Elle fixa son regard timide au sien pour montrer qu’elle n’avait pas honte de son parcours, puis le détourna tranquillement vers la fenêtre et observa l’absence de paysage. Ils étaient étouffés par un flot gris et opaque. De temps en temps perçaient de ce voile sombre des bouts de mer, puis quelques vallées, puis des montagnes. Quand ils perdirent de l’altitude, Sélès put enfin apercevoir la ville de Corel et quelle ne fut pas sa surprise ! Du lifestream, la jolie blondinette avait vu la déchéance de la ville et sa réduction à l’état de bidonville à cause de la compagnie Shinra, du temps où son ex-époux en avait les commandes. Il n’y avait pas encore eu de réfection des petits habitats délabrés dans lesquels des personnes semblaient encore habiter mais en tout cas, une élégante ville annexe y avait été accolée, parsemée de petites habitations coquettes dont quelques-unes paraissaient encore inachevées. La population végétant de partout était aussi un signe très prometteur mais Sélès ne put pas attester plus précisément de la belle évolution de l’endroit qu’elle ne pouvait que voir de loin. En effet, l’hélicoptère resta à quelques kilomètres de la ville et la jolie demoiselle s’intéressa donc au gigantesque complexe qu’ils survolèrent. L’appareil entama enfin la descente et Sélès se tourna complètement vers la fenêtre en posant les mains dessus comme une petite enfant ébahie. C’était effectivement une base ! L’immense quartier général était délimité par de hauts grillages barbelés et surveillés par des soldats lourdement armés. Une fois à terre, le visage curieux de Sélès se tourna rapidement vers son fils quand celui-ci ouvrit la porte. Sa petite main à la poigne ferme déboucla sa ceinture et alla attraper celle de son fils pour s’appuyer dessus et sortir de l’appareil.

Le temps était clément à Corel et rien que pour cela, l’établissement de la base dans cette zone lui paraissait être une bonne stratégie. Ils n’étaient pas dans le désert et échappaient donc aux temps caniculaires ou tempêtes de sable et ils n’étaient pas non plus trop au Nord, évitant les temps glacials. Les montagnes bordant la grande zone de Corel semblait servir de frontière et de ce que Sélès avait vu jusqu’à aujourd’hui, la zone semblait être la plus avantageuse pour y vivre en terme de météo. Ce serait peut-être une toute autre histoire en été, mais ils auraient le temps d’installer des climatiseurs d’ici-là.

Le regard fatigué mais vif et curieux de Sélès analysait tout ce qu’il y avait autour. Suivant son fils par des petits pas pressés, la demoiselle esquiva malhabilement un des hommes passant juste devant son nez. Elle se précipita ensuite de nouveau juste derrière Rufus et lui rentra même un peu dedans quand celui-ci s’arrêta pour s’adresser à un de ses employés. Restant malgré tout naturelle, elle fit quelques discrets pas de crabe sur le côté comme si rien ne s’était passé. Elle était si légère que Rufus ne semblait même pas l’avoir senti et s’il l’avait remarqué, en tout cas il ne dit rien. La blondinette se laissa balloter de droite à gauche par son fils, silencieuse et curieuse comme si c’était elle, la petite fille qui venait de retrouver son père. Ils montèrent les quelques marches s’étendant en longueur devant l’imposante entrée et les portes s’ouvrirent automatiquement à leur passage. Sélès entra de la même façon que son fils, comme si elle venait de pénétrer dans sa propre demeure, mais resta tout de même un peu derrière tout de même. Son fils lui fit un descriptif des travaux achevés et elle fut touchée qu’il demande son avis. Nouant les mains derrière son dos, elle marcha tranquillement vers son fils : « Je te dirai ce que j’en pense quand j’aurai vu la salle d’entrainement ! » affirma t-elle, son sourire s’étirant de façon espiègle tandis que ses yeux mako scintillaient de malice. « Je vous fais visiter, mère ? » Il y avait une certaine ressemblance dans la façon d’agir de Rufus et celle du père de celui-ci : ils avaient tous les deux cette même sorte de détachement familial. Malgré l’appellation de mère, que personne n’entendit (Sélès se demandait si c’était volontaire), le bel enfant s’adressait à elle comme s’il s’agissait d’une secrétaire ou d’une simple connaissance. Le gouffre entre eux blessait le cœur de la petite blondinette, mais elle ne perdit pas la face pour autant. « Si formel… » lui reprocha t-elle à voix basse en conservant son petit sourire amusé, avant d’ajouter :
« Volontiers. »

Elle pencha la tête sur le côté et dépassa son fils pour se diriger vers les ascenseurs du fond. Un soldat ayant entendu le lieu où elle voulait se rendre lui fit un discret signe négatif de la tête avant de lui pointer du regard la bonne direction que Sélès emprunta très naturellement de sa démarche féline, comme si elle n’avait pas tout juste manqué de se planter gaiement de chemin. Ralentissant l’allure, la jolie blonde attendit que son fils soit côté d’elle pour marcher avec lui puisqu’il devait connaitre la base mieux qu’elle. Les plans froissés dans un coin de l’hélicoptère n’avaient pas échappé à l’œil avisé de l’ex-soldat ! Les couloirs étaient spacieux et la couleur claire dominante donnait une impression d’infini. La mère et son fils traversèrent les locaux destinés aux soldats et parvinrent devant le sas vitré supposé abriter la salle d’entrainement. Il s’ouvrit automatiquement quand ils s’arrêtèrent devant, révélant une vaste étendue de vide qui surprit Sélès ! « Mais il n’y a rien ! » regretta t-elle à voix haute en marchant dans la pièce. La petite blondinette l’ignorait, mais il s’agissait d’une salle de simulation, capable de créer des lieux et même des ennemis, ce qui avait servi d’entrainement à la génération suivante, car celle de Sélès n’avait pas disposée d’une telle technologie.

« Tu as bien dit aménagé ? Où sont les bancs de musculation, le mur d’escalade, les parcours, les … », commença t-elle tout en agitant un peu les bras de dépit. Elle se tut en se souvenant que son fils tirait au fusil. « …et les cibles ! », justifia t-elle en tournant la tête vers lui, avant de se remettre à marcher pour faire les cent pas au beau milieu de la pièce. Quel choc pour elle de se dire qu’elle devrait encore attendre avant de pouvoir reprendre un entrainement correct ! « On a tous besoin de s’entrainer ! Et toi Rufus si tu ne pratiques pas non plus, tu finiras par tirer comme une grand-mère ! » Elle exagérait un peu, mais la dernière phrase avait été dite sur un ton plus léger quoique nerveux, telle une moitié de plaisanterie, alors son fils chéri n’avait pas de quoi s’offusquer… croyait-elle.
fiche par century sex.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Dim 11 Jan - 17:05:23

DU CIEL TOMBE L'ANGE × ft. RUFUS & SELES
Si le flegme naturel de Rufus n’avait rien laissé paraitre, et encore moins son attitude, la nouvelle avait eu comme l’effet d’une bombe. Sa mère avait été soldat, elle, cette femme d’apparence si frêle, autrefois morte en raison d’une santé fragile ? Son père avait épousé une …  « roturière » ? Oh, cela, à bien y réfléchir, c’était tout digne du vieux de Rufus ! Sélès était belle, bien élevée, apparemment de bonne famille, et futée. Elle valait certainement le rang qui lui avait été donné, et à bien y réfléchir, la vraie question, le vrai décalage, le vrai problème, c’était de se demander ce qu’une telle femme avait bien pu trouver à l’homme abject qu’était le vieux de Rufus ! Alors, c’était donc vrai, il avait déjà été un homme vivable, celui-là ? Le blond ne se donna même pas la peine de penser la question, car au fond, il s’en moquait royalement !

Ce qu’il garda plutôt dans un coin de sa tête, c’était les aptitudes possibles de sa mère… possédait-elle encore des traces de faiblesse dûes son ancienne maladie ou pouvait-elle encore combattre ? Sélès ne s’était pas enfermée dans les codes de bonnes femmes au foyer et avait préféré être une femme d’action, le genre qui plaisait à Rufus aussi, quand on y réfléchissait bien. Comme quoi, la pomme ne tombait jamais bien loin de l’arbre… Enfin, si le président n’avait parfois pas d’autre choix que de se reconnaitre des points communs avec son idiot de paternel, il n’avait rien à voir avec ce grand benêt ! Rufus préféra d’ailleurs se concentrer sur sa mère, qui pourrait donc avoir son lot d’utilité auprès de lui... ou pas. Le président en aurait tôt ou tard le cœur net, il se sentait d’ailleurs déjà mieux à l’idée qu’il ne venait peut-être pas de se nouer un boulet à la cheville.

Rufus fut d’ailleurs bien satisfait que la première réaction de sa mère une fois dans la base soit de vouloir visiter la salle d’entrainement, et son enthousiasme était fort encourageant. Le président avait de plus en plus l’impression qu’il allait pouvoir faire quelque chose de Sélès ! Mais il faudrait d’abord voir ce que qu’elle valait vraiment... Prenant note du petit reproche, il se mit en tête de la tutoyer tandis qu’ils se dirigaient ensemble vers la salle d’entrainement, Rufus ayant mémorisé les lieux en quelques coups d’oeil sur les plans. Arrivés à destination, dans la salle de simulation, la jeune femme fit alors preuve d’un mécontentement que Rufus comprit avec un temps de retard : sa mère ne connaissait pas le système de fonctionnement de la salle ! Il lui aurait bien expliqué, mais elle ne lui laissa pas le temps d’en placer une. Elle avait d’ailleurs un petit air presque adorable dans sa façon d’afficher de l’affliction sans vraiment être affligée. Ce petit côté théâtral était sans doute de famille. Mais…

« Et toi Rufus si tu ne pratiques pas non plus, tu finiras par tirer comme une grand-mè… ! »

Ah, tu crois ça ? Les yeux du blond se plissèrent aussitôt de perfidie et Sélès Shinra eut à peine fini sa phase que le président avait déjà dégainé et tiré. Le fusil de Rufus étant un double canon, une balle passa deux centimètres juste devant les yeux de sa mère, qui lui était de profil, tandis que l’autre se perdit un peu plus loin sur le côté. Le blond était excellent tireur mais la manœuvre n’en avait pas été moins dangereuse : son arme était pour courte portée, or sa mère se situait un peu trop loin pour que la trajectoire de la balle soit parfaitement certaine. Il avait pris un léger risque, mais Sélès rayonnait de mako de toute façon, et les soldats dopés étaient connus pour leur résistance –partielle, mais tout de même!- aux balles. Celles de Rufus percutèrent le mur solide sans même laisser la moindre trace dessus : là encore, les instructions du président avait été respectées, on n’avait pas construit du bas-de-gamme !

Après avoir enfin ramené le silence et attiré l’attention de sa pauvre mère sur lui, il abaissa tranquillement son fusil comme si de rien n’était. Le fourbe se réjouissait intimement qu’elle n’ait rien vu venir au point de ne pas faire le moindre geste. Un demi-sourire narquois s’étira sur ses lèvres à cette constatation, un sourire de sale gosse qui semblait dire : « Alors, c’est qui la grand-mère ? » et qui aurait presque pu être attendrissant si l’intéressé n’avait pas pointé une arme et tiré vers la femme qui l’avait mis au monde au dépend de sa propre vie. Même venant d’un homme peu soucieux comme Rufus Shinra, l’acte était trop mauvais et malsain. Le pire étant qu’il ne s’en rendait absolument pas compte –et qu’il s’en moquerait de toute façon-, au point de prendre son propre geste à la légère, comme s’il avait s’agi de la chose la plus naturelle à faire. Et il en remit d’ailleurs une couche.

« Tu as raison, j’ai vraiment besoin d’entrainement… » commença t-il alors avec un air faussement embêté et énigmatique

Il passa nonchalamment une main dans ses cheveux pour remettre ses mèches en place et s’approcha d’elle avec décontraction, sans se départir de son sourire en coin.

« …J’ai raté ma cible », mentit-il alors narquoisement, comme s’il annonçait qu’il avait en fait visé la tête de sa propre mère.

Trêve de plaisanterie, il était temps de passer à l’entretien d’embauche pour le président. Son visage se fit plus sérieux tandis qu’il gardait les bras le long du corps, le fusil pointé au sol.

« Quel était ton rang au SOLDAT ? », demanda t-il alors d’un ton inquisiteur, les yeux légèrement plissés d’intérêt.


code by lizzou × gifs by tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Sélès Shinra


Messages : 172
Date d'inscription : 11/10/2014
Localisation : Base de Corel

::PASSEPORT::
• Age du personnage:
• More:

MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Lun 12 Jan - 21:20:58

Mother Ҩ Son
« L’enfer est à lui »


La jolie blonde eut à peine fermé la bouche qu’une détonation retentit, brisant sa voix. La balle fendant l’air siffla de près les mèches blondes de Sélès qui ouvrit de grands yeux hébétés en se rendant compte de ce qu’il venait de se produire. Elle resta un petit moment figée comme une statue, avant de tourner lentement la tête vers celui qui venait de tirer. C’était bien lui, Rufus, son fils adoré. La blondinette avait l’habitude d’être malmenée de par son ancien statut de soldat, et surtout de femme soldat. Son ancien chef ne lui avait jamais fait de cadeau, Sélès avait subi bien des assauts et avait été tenue des centaines de fois en joue. Durant la première guerre de Wutai, elle avait également déjà été mise à l’épreuve des balles dont la mako l’avait un peu protégée. Puisqu’elle avait retrouvé sa forme d’antan, Sélès n’aurait probablement pas été tuée si celle-ci l’avait touchée mais… celui qui l’avait tiré, c’était son fils.

Sélès appréciait l’idée que Rufus possède un fusil, soit bon expert avec et sache se défendre (elle-même devait viser comme une taupe avec ce genre de truc), mais elle savait aussi que son fils avait tenu une arme à feu pour la première fois beaucoup trop tôt au gout de la mère poule qu’elle était. Son ancien époux avait été négligent avec leur enfant au point qu’il avait dû apprendre à se défendre tout seul ! Au grand soulagement de la demoiselle, Seven, renommée Dark nation, veillait sur lui aussi. Sélès avait l’impression que son propre lien avec son ancienne panthère n’avait jamais été totalement rompu et ce devait être pour cette raison que l’animal maternait parfois Rufus. Elle était au moins fière là-dessus. « Tu as raison, j’ai vraiment besoin d’entrainement… » Ha bon ? Le tir avait pourtant été parfait et la balle était passé juste devant le nez de Sélès au point qu’elle en avait senti la force de l’air ! « B... pourquoi ? », dit-elle avec incrédulité. « J’ai raté ma cible. » Sélès avait beau être naïve, elle sut aussitôt que c’était complètement faux sans même avoir besoin de voir son sourire moqueur. Le chenapan !

La demoiselle n’était jamais offusquée que l’on pointe une arme sur elle, et encore moins quand le but n’était pas de la blesser, mais de savoir que son fils avait tiré avec le risque qu’elle soit touchée, et qu’il n’ait même pas l’air d’en avoir quelque chose à faire, ça l’attristait un peu. Ho mais Sélès n’allait certainement pas se lamenter ! Rufus savait ce qu’il faisait, il n’avait jamais voulu lui faire du mal, et c’était ça l’essentiel. Mais joli cœur… on ne pointe pas une arme sur maman, surtout quand celle-ci s’appelle Sélès Shinra ! La jolie blondinette eut un petit sourire doux à sa question, ce qui ne laissait pas anticiper la suite. Son fils s’était approché d’elle, la garde baissée, alors elle en profita : le genou de Sélès partit comme un éclair et frappa la main armée de son fils. Ce sont les doigts qu’elle percuta, l’obligeant férocement à lâcher l’arme. Aussi rapide que le coup de feu de Rufus, elle se pencha en avant en reposant le pied et passa le bras derrière lui pour rattraper le manche du fusil avant que celui-ci ne parte valser loin derrière.

Elle fit ensuite un pas en arrière pour se décoller de son fils et pointa l’arme sur le torse que son propre nez avait percuté quand elle s’était rapprochée. Le petit cœur sensible de Sélès la contraignait à tenir faussement son enfant en joue puisqu’elle n’avait même pas le doigt sur la détente. Elle détestait le simple fait de se tenir ainsi qui lui donnait l’air d’une très mauvaise mère mais, n’ayant pas élevé son propre enfant, elle l’était déjà et n’était plus à ça près en tout cas ! Cette fois encore la demoiselle ne perdit pas la face : « Première classe », annonça t-elle avec un petit sourire amusé et fier, tel un tadaaam ! Qu’à cela ne tienne, les premières classes de la génération de Sélès n’avaient pas le même niveau que la génération glorieuse de Sephiroth qui avait suivi, malheureusement. Avec le temps, la Shinra n’avait fait que se perfectionner et se montrer de plus en plus exigeante… et inhumaine.

La blondinette n’avait pas eu pour objectif de donner une leçon à son fils, mais plutôt de mettre les points sur les i et avoir le dernier mot. Sélès adorait avoir le dernier mot pour enquiquiner les autres et non pas par fierté personnelle. Puis peut-être que Rufus réfléchirait à deux fois la prochaine fois, avant de faire ses mauvais petits tours à sa mère ! Elle ne l’avait peut-être pas élevé, mais elle l’avait porté en elle pendant neuf mois, et les douleurs de l’accouchement méritaient quand même un peu de reconnaissance ! En plus, à l’époque, les péridurales étaient nulles, monsieur le susceptible !

« Je te suggère de ne plus jamais recommencer », dit-elle d’une voix douce mais autoritaire. Ce n’était pas l’ordre d’une maman à son fils, elle n’avait pas été présente durant sa vie et ne se le permettrait pas. C’était plutôt l’ordre d’une ex-soldat gentille mais qu’il ne fallait pas prendre pour une passoire. Attention, monsieur le président ! Elle lui laissa le temps d’assimiler cela avant d’ajouter d’un ton plus léger : « … ou alors sois plus précis quand tu me prends pour cible. Moi je ne raterai pas la mienne ! »

Un léger sourire espiègle naquit sur les lèvres rosées de la blondinette. Ses yeux mako brillant d’amour et de bienveillance décrédibilisait totalement la menace, cela dit.

fiche par century sex.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Mer 14 Jan - 10:37:11

DU CIEL TOMBE L'ANGE × ft. RUFUS & SELES

La réponse de sa mère ne se fit pas attendre et c’est avec une force redoutable que la petite blondinette aux airs angélique refila un coup de genou sur la main du sale gosse. Il était loin de l’avoir vu venir, celle-là ! Sa mâchoire se crispa un peu sous la douleur de ses doigts écrasés et la puissance du coup lui fit lâcher le fusil que sa mère rattrapa pour lui en se rapprochant. Ne s’arrêtant pas là, la petite maligne recula un peu pour mieux pointer l’arme de Rufus sur lui. C’était joli. Très joli, et bien digne de lui. L’expression de Rufus n’avait pas pour autant changé, peut-être était-elle même un peu plus hautaine tandis qu’il toisait sa mère de sa hauteur. Il ne fit rien pour se dégager ou pour lui retirer l’arme. Non seulement il n’était pas le moins du monde impressionné, mais en plus il aurait risqué de provoquer lui-même le tir sans qu’aucun d’eux ne l’ait souhaité.

« Première classe, hm ? », répéta t-il en lui rendant un léger sourire, plus insolent.

Mais même en pointant une arme sur lui, Sélès ne lui ressemblait pas. Elle n’avait pas le regard froid, ni même neutre, elle n’avait pas l’air de quelqu’un prêt à tirer, ni même de seulement pouvoir l’envisager. Pas contre lui en tout cas. Tout ce qui se dégageait d’elle n’était que bienveillance. Quand elle tenait son fils en joue, elle n’était pas du tout crédible, il n’empêche que Rufus aimait bien son attitude, et d’autant plus le fait qu’elle lui épargne le sermon et se contente de le remettre à sa place !

« Je te suggère de ne plus jamais recommencer … ou alors sois plus précis quand tu me prends pour cible. Moi je ne raterai pas la mienne ! »

« J’y tâcherai », promit-il alors avec insolence. « Quant à toi… »

Affichant un fin sourire provoquant, il attrapa le canon du fusil d’une main et le releva de sorte à ce qu’il soit directement pointé vers son propre front. Rufus avait bien vu qu’elle n’était déjà pas à l’aise en le tenant en respect, et il exploitait cette brèche. Sélès était bien plus embarassée à le pointer du fusil que lui ne l’était à être tenu en joue. Au contraire, il en était amusé. Rufus se demandait si ce n’était pas davantage angoissant pour elle de se dire qu’elle avait un rejeton dérangé.

« Sache que s’il faut viser quelque part, c’est là. »

Elle aurait de quoi méditer avec ça. Après cette petite leçon de vie, Rufus relâcha tranquillement le canon. Il ne récupéra pas pour autant son arme tout de suite et ce fut son tour de reculer d’un pas pour la jauger du regard de la tête au pied. Le blond ne se serait jamais douté qu’un corps aussi frêle puisse abriter une telle force. Bien sûr, la mako qu’on lui avait injectée auparavant n’y était pas pour rien. En tout cas, elle semblait en bien bonne santé et prête à retourner au combat. Oui, Rufus jugeait déjà qu’elle pourrait travailler à son service. Vous ne croyiez tout de même pas qu’il comptait lui faire de cadeau ? Sélès avait plutôt intérêt à marcher dans les rangs, au même titre que tout le monde. Le « je suis ta mère » ne tenait pas, le PDG, c’était de nouveau lui désormais.

« Et j’espère que tu n’avais pas l’intention de prendre ta retraite, car tu vas travailler pour moi. Qu’en dis-tu ? »

La question était aimable mais sonnait tout de même parfaitement rhétorique, comme si Rufus avait formulé lui-même la réponse en la posant. Sur ce, il tendit la main non pas pour qu’elle la serre mais pour qu’elle lui rende son arme. Il laissa ensuite planer un léger silence et marcha un peu à son tour dans la salle, manifestant par là qu'il allait lui présenter l'endroit.

« Pour ta gouverne, il s’agit d’une salle de simulation. A l’aide d’un programme, l’ordinateur peut générer ici-même de faux lieux, de faux obstacles, de faux ennemis, et j’en passe. Ces simulations sont tangibles, et presque aussi vrai que nature. Presque. On ne peut pas créer de simulation fidèle à certains soldats, dont la force dépasse toute programmation. »

On compensait autrefois cette lacune par une surcharge du nombre d’ennemis dans les entrainements des soldats de la Shinra. Sa mère n’avait pas eu la chance de vivre assez longtemps pour être témoin de ces exploits technologiques. S’étant rapproché de la sortie, Rufus s’arrêta de marcher et se tourna finalement de nouveau vers elle :

« Les ordinateurs ne sont encore tout à fait mis au point, donc tu as bien raison. Pour l’heure, il n’y a rien ici. »

code by lizzou × gifs by tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Sélès Shinra


Messages : 172
Date d'inscription : 11/10/2014
Localisation : Base de Corel

::PASSEPORT::
• Age du personnage:
• More:

MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Jeu 15 Jan - 14:54:06

Mother Ҩ Son
« L’enfer est à lui »


Sélès eut un haut-le-cœur quand son fils saisit l’arme pour poser le canon sur son propre front ! Il était fou ou quoi ! La demoiselle n’osait pas bouger et en était presque paniquée alors qu’elle n’avait même pas le doigt sur la gâchette, comme si la balle allait partir toute seule, poussée par un destin qui avait épargné Rufus jusque là. N’était-ce peut-être pas à cause de ça d’ailleurs, qu’il ne mourrait jamais, malgré les épreuves ? Parce que le destin ne voulait pas céder à la provocation ? « Sache que s’il faut viser quelque part, c’est là. ». La jolie blondinette eut un soupir de soulagement tout bas quand Rufus laissa le canon et elle relâcha totalement son bras, une petite moue agacée affichée sur son visage de bichette courroucée. « J’y tâcherai », répéta t-elle comme Rufus, en essayant d’imiter son petit air insolent. C’était difficile de se faire teigneuse face à son fils adoré qu’elle avait juste envie de câliner, geste qui était difficilement envisageable à en juger par la distance qu’il imposait entre eux. La pauvre mère en était bien chagrinée !

Son fils lui annonça qu’elle travaillerait pour lui et si c’était en tant que soldat alors elle était partante. Rufus n’avait pas précisé le poste mais ça ne pouvait que être soldat, Sélès n’accepterait pas autre chose de toute façon. Pour les stratégies communication, plan de développement en arme ou autre trucs, elle n’était pas trop douée. En plus, Sélès n’était pas du tout débrouillarde et aimait bien être encadrée, avoir des ordres précis. Son statut de Première Dame qui avait suivi sa formation de soldat ne l’avait pas aidé à se compliquer plus la vie que ça. Déjà maline et cultivée, cette nouvelle et prestigieuse fonction lui avait juste appris les bases du management, et surtout à améliorer son sourire de publicité lors des évènements importants. Pas très enrichissant… Un peu perdue dans ses pensées, Sélès observa curieusement la main tendue de son fils en oubliant qu'elle tenait l'arme. Et pouf, ça lui revint ! Un temps de retard après, elle lui donna le fusil d'un geste ferme, comme si de rien n'était. Ce moment où elle avait eu la tête en l'air pouvait passer pour de l'hésitation, donc il n'y avait pas de quoi avoir honte !

« Tu peux compter sur moi, ma retraite attendra », répondit-elle avec un petit sourire amusé. Outre le fait qu’elle était ravie de reprendre du service, elle l’était d’autant plus dans la mesure où il s’agissait de soutenir son fils. Celui-ci lui expliqua alors le fonctionnement de la salle dans laquelle il se trouvait à Sélès qui en resta la bouche entrouverte d’émerveillement et les yeux pétillant d’excitation. Le système d’entrainement était révolutionnaire s’ils pouvaient vraiment recréer n’importe quoi ! Le sourire béat qui commençait à s’étirer sur les lèvres de la blondinette s’arrêta en bon chemin quand son fils conclue que le programme n’était pas encore achevé. Zut de zut ! « Oh… », laissa t-elle échapper d’une petite voix déçue.

Comprenant qu’ils n’avaient plus rien à faire dans cet endroit désolé, la blondinette suivit son enfant avec un silence embêté. Après un moment, elle leva ses yeux bleus incertains vers lui et osa enfin reprendre la parole. « Rufus… où est Reanbell ? ». Dans sa joie de retrouver son fils, il y avait bien quelque chose qui la tarabustait et elle mettait enfin le doigt dessus. Si son enfant avait confondu sa mère avec sa sœur, cela signifiait-il que la petite Reanbell était perdue dans la nature ? Est-ce que cela avait un rapport avec l’atterrissage forcé de l’appareil avant que Rufus n’en sorte ? Le cœur de Sélès en était serré d’angoisse. Son fils aussi était probablement inquiet, et si la situation ne lui paraissait pas aussi grave, la sensible demoiselle aurait été attendrie de cette attention que l’ainé accordait à sa petite sœur.

La maman se doutait que la rencontre avec sa fille ne serait pas plus chaleureuse que celle avec son fils, d’autant plus que celle-ci n’avait peut-être jamais entendu parler de sa mère. Depuis le temps, elle n’en voulait sans doute pas, surtout que contrairement à Sélès, Reanbell était débrouillarde et se revendiquait indépendante. Le mieux, ce serait peut-être de ne jamais lui dire ? Peu importait pour le moment, l’essentiel étant que sa fille soit en sécurité. Le reste était secondaire !

Heureusement, Sélès apprit bien vite que Reanbell n’était pas perdu dans la nature, mais tout de même. « Il faut que tu la ramènes ici, elle sera plus en sécurité… Tu demandes à un turk de la ramener, tu n’y vas pas aussi d’accord ? », s'assura t-elle presque naïvement. Sélès serait terrifiée si son fils devait encore tenter un voyage en hélicoptère et risquer de se heurter aux forces ennemies sur l’autre continent duquel il fallait impérativement tiré Reanbell. La mère avait un très mauvais pressentiment. Nerveuse, elle passa une main gracieuse sur sa courte mèche de cheveux tombant un peu sur ses yeux pour l’arranger, bien que ce fut inutile.

En tout cas, elle n’avait pas besoin de demander à Rufus s’il voulait qu’elle garde le secret sur son identité. Vu le comportement de chacun des deux, il y avait comme un accord tacite entre la mère et le fils, sans qu’aucun n’ait besoin de l’énoncer à voix haute. Cet accord relevait d’une certaine évidence, d’une logique qu’ils partageaient. Aux yeux de tous, elle serait Sélès, juste Sélès, soldat pour le compte de Rufus Shinra, et si la vérité sur la maternité de la demoiselle devrait un jour être révélée, cela ne serait en tout cas pas de leur fait.
fiche par century sex.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Ven 16 Jan - 21:44:43

DU CIEL TOMBE L'ANGE × ft. RUFUS & SELES
La coopération se fit sans négociation, comme s’il avait été pour Sélès une évidence de travailler pour son fils. Comme quoi, Rufus avait eu raison de se dire qu’elle serait utile. En tant qu’ex-première classe, elle devait être bien compétente dans son domaine qui plus est. Ils sortirent côte à côte de la salle d’entrainement et Rufus eut un bref silence à sa question, intérieurement surpris que sa mère mentionne Reanbell.

« A Healen », l’informa t-il simplement.

Certes, ce n’était pas rassurant à dire vu ce qu’il se tramait sur l’autre continent.

« Il faut que tu la ramènes ici, elle sera plus en sécurité… Tu demandes à un turk de la ramener, tu n’y vas pas toi-même d’accord ? »

Rufus eut un vague demi-sourire indulgent devant la préoccupation de sa mère pour sa sœur et lui. Il pensait que cette chose qu’on appelait instinct maternel, cet attachement aveugle et inné de la mère pour ses enfants, n’existait que dans les films ou chez les animaux.  Ou peut-être une part de lui se doutait de la réalité mais l’autre l’avait nié pour ne pas avoir à se dire qu’il ratait quelque chose. De toute façon, Rufus n’avait jamais eu besoin de rien, ni d’une mère, ni même d’un père, pourquoi aurait-il longtemps cherché à tuer ce dernier sinon ?  Par contre, Sélès Shinra était bien mieux en vie. Elle avait d'ailleurs raison, il valait mieux ramener le sujet phoenix au plus vite.

« Bien, ce sera fait rapidement, mais pourquoi t’intéresses-tu à son sort ? Tu ne l’as même pas portée, elle », lui fit alors remarquer Rufus, arpentant les couloirs jusqu’à l’ascenseur qu’il appela.

C’était là une franche curiosité de la part du blondinet, qui n’y connaissait pas grand chose en attachement familial - entre sa mère qu’il fusillait presque, et sa sœur qu’il séquestrait, on s’en doutait. Cette sorte de bienveillance que Sélès éprouvait à son égard, et à celui de Reanbell, qu’elle n’avait jamais vu en vraie, relevait pour lui du surnaturel. Rufus avait déjà du mal à apprécier quelqu’un qu’il connaissait très bien, alors franchement, comment pouvait-on aimer quelqu’un que l’on ne connaissait pas ? C’est bien de ça dont il s’agissait ici, n’est-ce pas ?

Les portes s’ouvrirent. La baie vitrée du fond faisait paraitre l’ascenseur davantage spacieux. Elle laissait voir les plaines de Corel et, bien plus loin, le désert ainsi que le Gold Saucer. Le tableau électrique à côté des portes automatiques n’affichait bien que sept étages et deux niveaux de sous-sol. En effet, l’expérience avait montré que les tours étaient des proies faciles aux missiles et toute autre projection. Pour accéder au dernier palier, dédié aux présidents et ses turks, l’accès était biométrique pour les concernés, ou pouvait être autorisé par l’étage en question sous demande express qui ne serait acceptée qu’en des cas exceptionnels. Avant même de placer le moindre bureau, la moindre chaise, la moindre lampe, c’était bien les systèmes de sécurité qui avaient été installés en premier. Tout employé disposait d’un badge lui permettant l’accès aux lieux qui le concernaient, même les soldats. Cela fonctionnait à peu près comme à l’ancienne tour de Midgar, même si l’accès aux visiteurs étaient davantage restreint ici : ils n’avaient même pas accès à tout le rez-de-chaussée, et le personnel de la boutique d’armes, de matérias et d’artéfacts avait autorisation de refuser de vendre ses produits à quelque client sans avoir à en justifier le motif. Autrement dit, si on n’aimait pas votre tête, il faudrait faire vos achats ailleurs.

Après autorisation d’accès, l’ascenseur entama la montée.

« Je dois me rendre sur place, mère. La population n’a pas encore été entièrement acheminée jusqu’ici et il me faut voir l’état des lieux. Je serai absent deux jours, tout au plus. »

Il ne précisait pas, dans le lot, qu’il avait tellement laissé de côté sa sœur qu’il n’était même pas sûr qu’elle soit là où elle était censée se trouver, mais bon. Le fils et frère indigne faisait quand même un effort là, non ? En retournant sur l’autre continent, Rufus pourrait aussi voir l’évolution des risques et estimer s’il pouvait envoyer un avion Highwind pour transporter le reste de la population ou... la laisser à son triste sort afin de ne pas risquer de perdre du matériel. Depuis la prise de Junon, il ne leur restait plus beaucoup de ce genre de transports aériens malheureusement, mais Rufus ayant pris ses dispositions, le problème serait résolu dans le mois. Ce n'était tout de même pas une raison pour faire du gaspillage, évidemment.

« Je passe juste à mon bureau pour quelques affaires, et je retourne à Healen. Toi, tu restes ici » prévint-il ensuite en lui jetant un coup d’œil. C’était un ordre, pas une requête.

Sa mère était pressée que Reanbell rentre dans leur nouveau bercail et il voulait bien lui accorder cela –Sélès devrait donc se payer une visite de la base toute seule, au final- mais il ne pouvait pas accéder à la totalité de sa requête.

Quand les portes se rouvrirent au septième, Rufus traversa la vaste pièce aux bureaux épars pour se diriger vers le sien, une pièce fermée et bien plus à l’écart. Le président n’ayant rien à cacher à ses turks qui étaient les seuls à avoir accès à l’étage, les portes du bureau s’ouvrirent après simple actionnement du bouton d’accès. La clarté de la pièce s’engouffrant dans le couloir faisait presque mal aux yeux. L’endroit n’était pas sans rappeler son ancien lieu de travail à Midgar, à la différence qu’en dehors d’un bureau et un siège en cuir noir, ce n’était pas meublé. Derrière, la grande baie vitrée donnait sur la ville de Corel située un peu plus loin. La hauteur n’étant pas du tout la même que l’ancienne tour, la population avait moins des airs de fourmis qu’on risquait d’écraser de la semelle sans le faire exprès.

Rufus abandonna Sélès et alla s’installer à son bureau. Il ouvrit ensuite un tiroir pour prendre tranquillement les quelques dossiers dont il avait parlé, après quoi, il se releva et sortit avec sa mère de l’endroit pour redescendre aux rez-de-chaussée, où des soldats trainaient encore. Voulant attirer l’attention sur lui, Rufus marcha jusqu’à se poster au centre du hall puis se tourna de nouveau vers la blondinette. C’est là qu’il lui tendit tous les dossiers qu’il avait pris de son office, qui n’avait pas été pour lui, mais pour elle. Suprise !

« Voilà un badge d’accès, quelques contacts plus ou moins importants, ainsi que les rapports et inventaires récents. Je te confie la base en mon absence », dit-il avec un vague sourire amusé, bien qu’il fut très sérieux.

Même si Sélès avait un accès pour à peu près partout sauf l’étage du fils, C’était un faux privilège : il n’avait pas le temps de se passer grand chose en deux jours ! Mais au moins, une poignée de soldats savaient désormais que quelqu’un les avait à l’œil, alors les lieux ne seraient pas trop sujets à désorganisation –au pire, tant pis ! Le président ne donna pas d’indication quant à la préservation de l’identité de Sélès Shinra, il savait que ni lui ni elle ne dirait rien. Rufus partit en lui laissant sa veste, et son portefeuille était dans sa poche intérieur. Confiance aveugle ? Mais non voyons, celui-ci ne contenait que des espèces! Comme ça, la belle aurait de quoi faire sa petite vie en son absence, sans pouvoir le ruiner.

code by lizzou × gifs by tumblr
Revenir en haut Aller en bas
Sélès Shinra


Messages : 172
Date d'inscription : 11/10/2014
Localisation : Base de Corel

::PASSEPORT::
• Age du personnage:
• More:

MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Sam 17 Jan - 16:51:14

Mother Ҩ Son
« L’enfer est à lui »


Sélès suivit Rufus jusqu’à l’ascenseur dans un silence attentif. La jolie blondinette nota qu’il y avait un certain respect dans la façon d’agir de Rufus, puisqu’il répondit à sa requête : Reanbell serait ramenée dans les plus brefs délais ! « Bien, ce sera fait rapidement, mais pourquoi t’intéresses-tu à son sort ? Tu ne l’as même pas portée, elle ». Quelle étrange question pour Sélès, elle pour qui la réponse était si évidente ! Elle tourna doucement la tête pour regarder son fils avec une mine intriguée, elle ne pouvait s’empêcher de constater à chaque fois combien elle était petite à côté de lui. « C’est tout de même ma fille …» répondit-elle en sifflant presque sur le dernier mot pour insister dessus. Elle se balança d’un pied sur l’autre puis, comme si la réponse n’avait pas été valable pour Rufus, elle rajouta : « C’est mon sang, une part de moi-même… » Elle aurait pu continuer l’énumération longtemps mais ce n’était pas certain que son fils ait vraiment envie de l’écouter. S’il ne comprenait déjà pas cet attachement, il risquait de s’arracher les cheveux avec sa mère qui nouait très facilement, contrairement à lui.

Le système de sécurité de l’ascenseur répondait à l’empreinte de son fils pour le dernier étage, et la baie vitrée derrière eux était comme un rappel de l’ascenseur extérieur de l’ancienne tour Shinra, Sélès se retourna d’ailleurs pour observer le paysage verdoyant qui, plus loin, bordait le désert. Ses yeux mako perçants pouvaient presque voir la délimitation avec précision. Le froid irait difficilement frapper dans leur positionnement entre les falaises, proche des milieux arides, et il disposait d’un soleil généreux même en hiver. Il fallait juste espérer que celui-ci ne soit pas trop généreux en été.

Comme son fils ne semblait pas vouloir reprendre sa veste, Sélès enfila enfin les manches, fixant un point devant elle tandis qu’ils commençaient leur ascension. Le vêtement confortable était comme une caresse sur ses bras. Rompant le silence, Rufus décréta qu’il se rendrait sur l’autre continent malgré l’avertissement de sa mère ! La bichette tourna rapidement la tête vers lui, les yeux écarquillés de crainte. Elle ouvrit d’ailleurs la bouche pour protester mais son fils ne la laissa pas faire : « Je passe juste à mon bureau pour quelques affaires, et je retourne à Healen. Toi, tu restes ici ». Sélès referma la bouche avec une petite moue agacée. Elle avait beau dire, Rufus n’en ferait qu’à sa tête et elle ne pouvait même pas faire appel à quelconque autorité sur lui sous prétexte qu’elle était sa mère. Non seulement il avait passé l’âge, mais en plus elle ne l’avait jamais élevé. Devant lui, elle était en tort ! Enfin, elle s’était engagée comme soldat, ce qui laissait par-dessus cela une certaine prépondérance à Rufus, mais attention à ne pas encore trop enquiquiner sa mère qui pouvait être très tempétueuse devant l’injustice!

Quand les portes de l’ascenseur s’ouvrirent, le petit nez de Sélès pointa dans toutes les directions au gré de son visage et son regard, appréhendant et retenant les lieux. Des bureaux avaient été mis en place et elle se demandait à qui ils seraient destinés. Les plus haut cadres ? La jolie blondinette compta les sièges. Les turks peut-être ? Quelques ordinateurs à écran très fin et à unité centrale inexistante avaient déjà été installés. C’était encore une évolution technologique ça ! La porte du bureau de Rufus n’avait pas un accès sécurisé, contrairement à l’étage, et la demoiselle conclue que celui-ci était donc bel et bien destiné aux turk. Elle plaça une main devant ses yeux quand le soleil perçant l’immense baie vitrée heurta directement sa rétine. Elle battit un peu des paupières et rentra à lui suite de son fils. On voyait effectivement bien encore l’empreinte de Midgar, mais Sélès aimait beaucoup cette différence de hauteur. On était plus proche de la population, on la voyait se promener, déambuler dans les nouvelles rues, leur présence était proche au point qu’on participait presque un peu à la vie de chacun. L’ancienne tour Shinra, de sa hauteur, elle, entrainait presque une déréalisation de la vie humaine. C’était peut-être pour ça que son ex-mari avait ordonné la destruction du secteur 7 sans ciller… Quel homme exécrable et cruel était-il devenu, même si cela commençait à dater, Sélès en restait encore baba !

Rufus récupéra quelques papiers de son bureau et la jolie blonde le suivit encore sagement, en silence, se demandant curieusement ce qu’il avait pris pour le voyage. Ses dossiers ne seraient-ils pas mieux s’ils restaient à Corel d’ailleurs ? C’est une fois arrivés dans le hall qu’elle comprit ! Le joli cœur lui refourgua ce qu’il avait récupéré à la vue de tout, lui donnant comme instruction de garder la base. Il avait un petit sourire malin en faisant cela. Est-ce qu’ il aimait bien jouer son petit sournois à la « tiens et débrouille toi! » ? Ou… est-ce qu’il s’imaginait que Sélès allait reculer, ou être prise au dépourvue devant ce qui semblait être une lourde tâche ? Il se mettait le doigt dans l’œil ! L’épine dorsale redressée d’orgueil, la petite blondinette prit fermement les dossiers en ponctuant son geste d’un énergique : « Bien, monsieur ». Le regard de la blondinette suivit le départ de son fils avant de se poser sur chacun des hommes présents, les avertissant silencieusement qu’ils avaient plutôt intérêt à se tenir à carreau. Si devant son fils, elle n’était pas trop crédible pour jouer les autoritaires, devant ses inconnus, elle avait bien air cet inflexible de soldat gradé, bien qu’elle ne l’ait jamais été. Gare à celui qui oserait dire quelque chose d’inapproprié devant elle! A part quelques regards intrigués, personne n’eut la bassesse de se manifester, alors elle put aller faire ce qu’elle devait. Entre se trouver une chambre, des vêtements, un portable, des armes… par où commencer ? Il fallait à tout prix s’occuper pour ne pas trop angoisser sur le départ de son fils. Tout allait bien se passer… mais alors pourquoi avait-elle un si mauvais pressentiment?

fiche par century sex.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Du ciel tombe l'ange [Sélès]   Aujourd'hui à 3:26:19

Revenir en haut Aller en bas
 

Du ciel tombe l'ange [Sélès]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» une plume tombe du ciel....
» Quand le ciel tombe sur tes p'tites étoiles[Lena Io]
» une plume qui tombe du ciel
» Un ange tombé du ciel ? Soft Fury présentation
» Quand le ciel nous tombe sur la tête { Clélia }

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Final Fantasy VII - Judgement Day :: Continent Ouest :: Corel Nord-