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 The supreme art of war (ft. Genesis)

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Angelina Reed


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MessageSujet: The supreme art of war (ft. Genesis)   Jeu 8 Oct - 21:52:11

The supreme art of war is to subdue the enemy without fighting
Are you calling me for some help, company, or anything ? Alright, I'm coming right away to you, but not for the reason you may think or hope. Indeed, I am afraid you've been mislead. I only play for sport. Since we mention it, there are a lot of people saying that I am without doubt the worst partner they've ever heard of...But they have heard of me.
On avait assuré aux deux femmes que leur mission d’infiltration à Junon se ferait sans encombre si elles suivaient les instructions et alliaient discrétion et ingéniosité. Veld avait une façon trop diplomatique de parler pour savoir s’il en pensait chaque mot ou s’il essayait seulement de se montrer optimiste. En tout cas, le président lui-même avait confirmé que l’entrée des filles se ferait sans trop de danger, car un signal avait été envoyé à Junon informant l’arrivée d’un petit convoi de soldats en provenance de Midgar. Les experts hacker avaient réussi à ce que le signal parte effectivement des postes informatiques de Midgar, pour une entière fiabilité. Si l’entrée des infiltrés se faisait sans problème, alors tout se passerait peut-être bien: partir était toujours plus facile qu’arriver ! Les filles enfilèrent donc la copie de l’équipement féminin de Deepground, non sans une dernière rasade de grognements mécontents de la part d’Angelina. L’uniforme ressemblait de près à un justaucorps en métal armé, laissant le haut des gambettes complètement à l’air et le reste recouvert de jambières. Comment leur armée pouvait être si crédible avec des nanas sapées comme ça ? Des explosifs discrets mais puissant, signés Reed, furent ceinturés exactement là où Angelina l’avait songé, sous l’armure du buste, comme des kamikazes, parce qu’il n’y avait pas d’autre endroit. A côté de cela, on comptait aussi une ceinture à la taille, visible pour sa part, qui tenait leur arme à feu AK et divers couteau de chasses et grenades, dans l’esprit de celles de Deepground. Chacune avec un casque sous le bras, elles se dirigèrent enfin vers la piste extérieure et croisèrent sans surprise Rufus Shinra, qui n’avait pas failli à sa promesse de venir vérifier l’uniforme (les reluquer) même s’il fit ça avec une discrétion assez classe. Angelina put au moins noter que l’oreillette du prés’ était connectée. En fin de compte, le blond comptait peut-être vraiment suivre l’affaire de près !


Une boule de stress s’était installée dans le ventre de la pulpeuse brunette et ne la quittait plus depuis qu’ils avaient survolé l’océan. Le voyage avait été long, car le hautvent devait à tout prix déposer le véhicule des deux femmes à grande distance de la base de Junon pour que la future imposture ne soit pas repérée. Leur chance était que la WRO avait attaqué un convoi de l'ennemi ce jour-même : les projecteurs étaient braqués ailleurs. Sans encombre, le hautvent atterrit sur le continent opposé et Angelina se mit au volant du petit fourgon militaire.

Le hauvent leur ouvrit la trappe de sortie que le véhicule parcourut, et la route qui suivit fut bien longue, d’autant plus longue quand l’angoisse leur tapait dans les oreilles. La base se rapprocha… Angelina en eut les mains de plus en plus tremblantes sur le volant, lorsque l’entrée des garages s’agrandit progressivement. Un autre fourgon similaire, mais plus vaste, allait dans la même direction et Angelina se rangea derrière lui en priant intérieurement qu’on ne s’intéresse pas à elles. La bouche de l’immense garage-entrepôt se referma derrière le véhicule des deux femmes qui venaient de penétrer dans l'antre du loup, mais à leur plus grande fortune, elle furent l’objet d’un désintérêt assez inouï, car le camion juste avant elle était le convoi de secours à celui qui avait été attaqué. Peut-être y avait-il un prisonnier à l’intérieur ? Les deux filles ne pouvaient certainement rien pour lui si c’était le cas, au vu des soldats postés autour. Ainsi, Angelina se gara tranquillement tandis que quelques soldats s’affairaient autour de l’autre camion. Quelques éclats de voix indiquèrent qu’apparemment, un prisonnier important avait réussi à s’enfuir, une fille. Profitant de ce petit remue-ménage, les deux infiltrées mirent leurs casques leur permettant une certaine transparence, en raison des données qu’ils brouillaient sur ceux des autres, et elles passèrent les bornes du garage pour accéder au monte-charge. A part un coup d’œil vérificatif et brefs de ceux qui y étaient postés, elles ne furent pas arrêtées. Rufus ne leur avait pas menti : leur présence était bien reconnue et non considérée comme étrangère. Restait à savoir jusqu’où les piratages pourraient conduire la supercherie.

Les filles n’étaient que deux petites souris dans un vaste labyrinthe peuplé de gros rats, alors il fallait être discrète et Veld leur suggéra à l’oreillette de se séparer. Elena devait aller du côté du port pour leur dégoter leur sous-marin de sortie et le préparer à un « décollage », quand Angelina devait récupérer du matériel, et surtout, trouver un appareil à port usb où incruster son espèce de petite carte mémoire qui refilerait un virus aux systèmes de Junon, provoquant quelques pertes de données, déraillement de certains transports, brouillage de signaux, bref, un bazar informatique… Les turks savaient ce qu’ils faisaient car après tout, la base de Junon était celle de leur patron, à l’origine. Il fallait également à la brunette un endroit où poser sa petite bombe afin de causer un max de dégâts. Pour se faciliter la vie, Angelina emprunta un tout petit véhicule d’intérieur, au hangar, que l'on trouve aussi parfois dans les grandes surfaces commerciales. L’engin lui permit d’éviter les regards des autres et leurs espèces de radar, ainsi que les petites patrouilles aléatoires. Angelina entra dans plusieurs locaux assez déserts que Rufus lui suggéra à l’oreillette, comme il avait accès aux caméras, et elle tapa juste grâce à ses directives. Arrêtant le véhicule devant l’une des portes, elle put récupérer quelques armes délaissées, autant de l’ennemi que de leurs alliés morts au combat. Arrivée dans le troisième local, elle remarqua de belles armes arrachées à la WRO, certaines signées Reed, qui étaient disposées de manière plus espacées, comme des trophées. Le regard de la brune s’arrêta sur l’une d’elle en particulière qu’elle reconnut au premier coup d’œil. C’était une magnifique rapière. Elle s’en approcha et la prit délicatement entre ses mains, son esprit resta un instant sur « pause » avant qu’un vague air nostalgique traverse ses yeux topaze. Seul un maître du feu pouvait manier cette arme, pas étonnant que Deepground n’en faisait pas vraiment usage. Très peu en avait la maîtrise comme le propriétaire de ce bijou… Angelina sortit du local et la mit dans le mini-coffre du véhicule, déjà rempli à ras-bord. Elle devrait faire un aller-retour jusqu’au sous-marin pour le vider, la poisse ! Plus elle parcourait de terrain, plus elle prenait de risques ! Profitant du fait qu’elle était encore seule, elle retourna dans cette dernière pièce et y laissa l’explosif qui ceinturait sa taille. Cette petite bombe plate avait une très forte portée et Ange ferait mieux de l’enclencher quand elle en serait bien loin voire, au mieux, hors de Junon… « Je retourne au port, la voie est libre ? », murmura t-elle tout bas à l'attention de ses deux chefs de mission qui étaient sur écoute.

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Genesis Rhapsodos


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Mar 13 Oct - 22:32:36

AFTER THE GATES OF PROPHECIES A MILLION LIGHT YEARS AWAY FROM ME STRAIGHT FOR THE EYE OF DESTINY REACHING THE POINT OF TEARS.  Δ WOODKID

L’humidité de la cellule donnait l’impression de respirer de l’eau plutôt que l’air. La soif était pourtant bien là, aigue, impitoyable. Cela s'apparentait à mastiquer des aliments sans pouvoir les avaler. De l’encre noire semblait suinter des murs à certains endroits ; on y disposerait bien des feuilles de papiers pour qu’elles en boivent, avant de songer faire le ménage. Quelques parcelles de vêtement et de peau du prisonnier étaient imbibées de cette crasse et l’homme assassinerait bien de nouveau ses parents pour une douche. Son esprit gambergeait depuis des heures, vaguant du passé à l’avenir, à la projection d’une éventuelle évasion. Le tout était d’oublier le présent. Son estomac était creux mais il ne tuerait pas pour un repas toutefois, pas tant que l’épuisement de ses muscles demeurait encore secret pour lui-même. Il changerait d’avis quand il se lèverait mais ce n’était pas pour tout de suite. Il n’en avait pas envie, tout de suite. Deepground avait fait un travail remarquable sur lui car il ne se débattait pas, ne frappait pas contre la porte, ne fouinait pas. Il restait calme tel un serpent blotti au sol attendant de jeter son venin à la gorge de sa victime… ce n’était qu’une illusion. Le serpent était en réalité tout autour de lui, c’est juste qu’il ne sentait pas ses écailles, et la sensation d’étouffement était encore supportable.

Ripples form on the water surface,
The wandering soul knows no rest...

Un cliquetis raisonna entre les murs, et la porte de la prison lugubre s’ouvrit en répandant une trainée d’or sur le sol. La rétine du prisonnier fut bientôt agressée et il plissa les yeux pour filtrer le rayon de lumière faible mais aveuglant pour lui. Il cilla quelque peu et sa vision se réadapta, l’autorisant à contempler une imposante silhouette de stature familière qui entrait. Le contre-jour l’empêchait d’en distinguer les traits mais il devina qu’il s’agissait de Nero. Le convoi ennemi qui conduisait madame la Chose était allé au casse-pipe face aux résistants. Les aigues-marines méfiantes du prisonnier chatoyaient sous ses paupières à demi-close tandis qu’il écoutait son geôlier évoquer ces faits. La lueur d’espoir vacillante au fond de lui augmenta subtilement d’intensité. C’était la première fois depuis son enfermement que le prisonnier avait des nouvelles de la WRO et il ne s’était pas attendu à ce qu’elles annoncent la proximité de ses combattants. Ils étaient venus libérer la captive ? Cependant, la lueur d’espoir faiblit de nouveau quand il entendit les mesures draconiennes prise à son égard pour cette raison : le prochain transport de Genesis différait grandement car il voyagerait jusqu’à Midgar dans les Ténèbres de ce Belzebuth ailé. Personne ne pourrait l'en secourir, lui. Est-ce que cela voulait dire que la petite blonde avait réussi à s’échapper avec succès ? La chance ne souriait pas à tout le monde.

« Si c’est une plaisanterie, je la trouve de très mauvais goût » commenta t-il une fois qu'on eut achevé la menace.

Le timbre de sa voix était las et asséché tel une bande-son retentissant après avoir trop longtemps gouté la poussière. L’aristocrate et ex-SOLDIER Genesis Rhapsodos, si fier du nom, était assis mollement par terre, une jambe repliée et l’autre étendue. Sa main reposée sur sa cuisse, dont la paume était tournée vers le ciel, donnait l’impression qu’il tenait un livre invisible dont la poésie macabre exhalait une atmosphère sinistre et poisseuse tout autour de lui.

Nero n’avait pas l’air de plaisanter le moins du monde. Il était sérieux, plus sérieux que certaines fois où il jouait un peu avec ses proies en leur donnant l’illusion que leurs cauchemars prenaient vie. Genesis ne saurait donner un nombre à ses victimes, et à celles que le Tsviet avait réussi à rendre folles. Le poète maudit n’en ferait pas parti, c’est ce qu’il se disait, et pourtant la réalité lui semblait parfois floue. Elle l’était d’autant plus maintenant. Les lignes de l’épais mur de pierre disparurent pour ne laisser qu’une surface grise compacte. Etait-il en train de plonger dans les Ténèbres ? Y avait-il déjà plongé sans le savoir ? La jeune Chose avait été enlevée de sa cellule il y a quelques heures à peine, mais il avait l’impression d’avoir moisi plusieurs jours encore, depuis. Même les plus courts silences peuvent apparaître comme une éternité… L'esprit du soldat lutta contre cette force invisible qui le tirait progressivement dans le néant, comme une douce torture.

Une autre voix, claire comme de l’eau de roche en comparaison à Nero, retentit hors de l'atmosphère ombragée formée autour du soldat, hors de la cellule. La réalité se fit soudain plus... réelle. Genesis cilla tandis que le monde autour de lui reprenait plus de forme, à moins que cela ne fut qu’une illusion encore. Il cligna à nouveau des yeux et le démon quitta la pièce, appelé par le devoir et la menace annoncés par l’autre soldat de dehors. Le prisonnier assimila lentement les informations parvenues jusqu’à sa cellule avant le départ de Nero. Une activité suspecte avait été détectée. Quel genre d’activité ? Une attaque se préparait pour reprendre la base de Junon ? Etait-ce une autre avancée de la WRO ? L’ex-1st se redressa rapidement sur ses jambes. Celles-ci avaient gardé vigueur mais sa tête lui tourna quelques instant en raison de la rapidité de ses mouvements. Il ne pourrait jamais faire appel à toutes ses capacités si un combat se préparait, c’est ce qu’il ressentait. Il n’était pas armé non plus, la fuite était sa seule option. L’adrénaline le sauverait peut-être, c’était sans doute sa dernière chance.

Pour l’instant, l’épaisse porte de sa prison s’était refermée et il ne pouvait rien faire. Son armature de plumes noire se déploya tout de même d’anticipation en un lourd bruit de froissement qui raisonna entre les murs, dont la saleté rivalisait de noirceur avec l’habillage de l’ange déchu. Il était sur ses gardes désormais. L’oreille tendu, il tenta de percevoir ce qu’il se passait au dehors, mais seul le silence lui répondait...

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Angelina Reed


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Ven 16 Oct - 12:12:35

The supreme art of war is to subdue the enemy without fighting
Are you calling me for some help, company, or anything ? Alright, I'm coming right away to you, but not for the reason you may think or hope. Indeed, I am afraid you've been mislead. I only play for sport. Since we mention it, there are a lot of people saying that I am without doubt the worst partner they've ever heard of...But they have heard of me.
Grâce à l'oreillette du casque qui lui permettait de communiquer à Elena, Veld, et Rufus en même temps, la jolie brune demandait tout bas conseil à ses deux supérieurs de mission pour éviter à tout prix le moindre faux pas qui la condamnerait. C’est cette communication continue qui lui permit de retrouver rapidement sa coéquipière dans le vaste port de la base. La blonde s’excusa de ne pas avoir pu trouver d’emplacement plus proche pour le sous-marin, mais c’est vrai qu’il valait mieux rester à l'écart du reste. Quelques soldats allaient et venaient au loin, des unités portuaires chargées de vérifier l’état de certains cargos, et d'en réparer d'autres. Ils ne leur prêtaient pas plus attention que cela pour le moment, comme si elles faisaient partie du décor au même titre qu’eux.

Angelina déchargea dans la plus grande discrétion son petit transport avec la blondinette (parce que ça, par contre, c’était suspect !) pour tout mettre dans le sous-marin. La brune remarqua que les deux gardiens avaient repris leur poste à l’entrée du port et, suite au paroles de Rufus au sujet d'un éventuel contrôle de véhicule, Ange estima préférable de laisser celui-ci de côté et de se déplacer à pied. Toutefois, étant découverte, elle emprunta une matéria à Elena pour se créer un bouclier de protection avant de reprendre la route... Quelle horreur de passer à côté d'eux avec une vitesse aussi lente ! La brunette avait tout bonnement envie de cavaler tant elle était stressée ! Cela ne se ressentait pas dans sa posture ni dans son allure, décontractée mais dynamique, qu'elle s'était efforcée de prendre pour faire bonne figure. Ses bras se balançant légèrement se tenait prêt à tout instant à dégainer ses armes plus vite que son ombre en cas de pépin. Ange passa devant les gardiens en essayant de ne pas trop leur prêter attention. Pourvu qu'ils ne l'interpellent pas... ! Rufus et Veld ayant accès aux caméras, elle comptait sur eux pour lui signaler tout regard trop insistant ou acte dangereux. La chance fut de son côté pour ce cas-ci et elle dépassa les gardiens ! A l'oreillette, Rufus lui conseilla de se rendre d'abord par un point de contrôle informatique afin de déposer le virus en priorité. Elle prit le chemin qu'il lui indiqua et tomba sur les patrouilleurs devant les portes informatiques.

Ange savait déjà, grâce au blond, qu'ils étaient là, mais cela ne l'empêchait pas de stresser à en étouffer sous son casque ! Elle eut bien raison d'ailleurs, car la roue tourna... Les deux patrouilleurs se plantèrent juste devant elle, ne la laissant pas franchir les portes automatiques, qui étaient de toute façon verrouillées au vue de l'indice rouge clignotant au-dessus. Leur casque mangeant leur visage empêchait de les voir, mais Ange devinait sans difficulté qu'ils étaient en train de l'analyser du regard et devait être surpris de ne pas trouver de données la concernant dans leur système. « Ton casque est défaillant. Grade ? », demanda l'un d'eux. « heu… brigadière », inventa t-elle. « Tu es repérée. Sors-toi de là ! », l’informa Veld à l’oreillette. Ah oui et comment, Einstein ? Le coeur de la brune lâcha un petit moment, indiquant qu'il était possible d'effectivement "crever" de trouille, mais cela n'arriva pas et il repartit. Heureusement que le Turk l'avait prévenue car Angelina n’aurait su comment interpréter le fait qu'un des deux soldats s'éloignaient pour murmurer quelques choses tout seul - eux aussi semblaient communiquer par oreillette. La brune était sur le point de se faire arrêter !

Ange dégaina la première son AK, où son silencieux était bien vissé, et en moins d’un quart de seconde, elle tira une balle dans la gorge de chacun, juste en dessous du casque, la plus jolie faille de l'équipement de Deepground. Elle crut qu'elle pourrait être tranquille car cela n'avait pas vraiment fait de bruit, mais bizarrement, des bruits de pas précipités retentirent dans le couloir tandis que la jolie demoiselle se penchait sur un des corps pour récupérer le passe déverrouillant l’accès. Comment pouvaient-ils savoir qu'elle avait tué les gardiens ?! Ne trouvant pas le temps de se répondre mentalement, Ange s'autorisa l'accès et courut dans la pièce informatique, tuant la personne présente à l'intérieur. Elle enfila la clé usb dans le premier support qui se présenta et un chargement s’enclencha sur l’écran... Bon sang, ça allait prendre une plooombe ! Et les soldats étaient tout proches, Angelina les entendait de plus en plus distinctement alors qu'elle était dans un cul-de-sac ! La jolie infiltrée ne savait pas combien allaient arriver mais elle n'était pas Minerva ! Elle tua les premiers de balles précises mais elle ne pourrait pas continuer ainsi éternellement, et si un Tsviet se ramenait, là elle serait encore plus dans la mouise. Foutue, même. Elle serait foutue.

Il lui fallait actionner la bombe pour avoir une chance de fuir… mais en le faisant maintenant, elle risquait d’endommager les systèmes informatiques à côté d’elle, les rendant non opérationnelles pour la diffusion du virus. Entre sa vie et le succès de la mission, elle n’eut pas à réfléchir longtemps : elle n’était pas turk non plus, elle ! Ange retira la clé usb qu’elle rangea sur elle, et tira le petit détonateur de sa ceinture du même mouvement, l’actionnant dans la foulée. La portée de l'explosion étant vaste, elle atteignit même la pièce de la brune après quelques secondes, et celle-ci fut violemment projetée vers l'avant malgré son bouclier qui se désintégra par la suite. Elle serait morte sans lui. Le système informatique proche d’elle était complètement fichu, comme elle l’avait pensé, au même titre que la pièce en elle-même, dont le blast avait grignoté une bonne partie des murs. La jolie brune devait prendre la fuite au plus vite : non seulement elle venait de se frayer un chemin vers la sortie, mais en plus, le boucan avait prévenu Elena d’un départ imminent. Pas de temps à perdre ! Ange se releva rapidement et se recréa un bouclier. En se précipitant, elle prit le raccourci qui lui avait été créé et bondit au travers de la large fente laissée dans un mur avant de taper un sprint. Plus elle courait, plus elle s’éloignait de la zone d’explosion, et donc de la zone de ruines et de morts, voilà donc qu’au bout d'un moment, elle tomba sur une unité de soldats tout bien vivants lorsqu’une porte automatique en bon état s’ouvrit à son passage. La brunette s’arrêta d’un coup, piétinant trois tout petits pas tandis que ses godasses à crampon crissèrent sur le sol. Elle fit volte-face et courut dans l'autre sens sous une pluie de tir qui s’écrasa d’abord sur son bouclier, puis sur la porte de métal qui se referma derrière elle. La brunette cernée prit donc le chemin opposé au pas de course ; la faisant retourner du côté de la zone de ruine qu’elle avait laissé. Une petite souris coincée, voilà ce qu’elle était ! Que pouvait-elle faire ? Tenter une ascension pour prendre un transport du haut ? Angelina ne savait piloter que des hélicos... Tant pis ! Elle prit quand même cette direction et prévint sa coéquipière qu'elle devait partir sans elle maintenant (car sinon ce serait jamais). Après un court instant, quelques tirs se firent entendre derrière, prouvant qu’elle était rattrapée par les soldats les plus rapides de l’unité. Angelina était pourtant rapide elle aussi, mais avec tout ce poids d'équipement sur elle, c’était compliqué, elle n'avait pas l'habitude ! L'infiltrée retira son casque d’une main et l’envoya derrière elle comme si cet obstacle insignifiant allait en ralentir quelques-uns. Cela lui donna l'idée de faire de même en lançant une grenade vers l'arrière (oui parce que ça serait plus utile quand même) mais... on ne va pas se mentir. Elle était un peu fichue, la donzelle.

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Genesis Rhapsodos


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Dim 18 Oct - 15:24:35

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Depuis que Genesis se tenait debout, la cellule lui donnait l’impression d’avoir rétréci petit à petit, les murs picorant dans l’esprit du soldat quelques précieux centimètres carrés de discernement. Le cuir Rouge serra lentement les poings et resta aux aguets, les jambes amarrées au sol, et il ne bougea pas pendant plusieurs minutes. Il tendait l’oreille pour tenter de lire au travers du silence lugubre enveloppant l’atmosphère. Une explosion la perça soudainement. Le bruit l’atteignit d’abord, laissant le temps au poète maudit de bondir de l'autre côté de la prison en protégeant son visage, avec ses bras, des projections de pierres qui suivirent rapidement au raffut. La force de l'incident écrasa Genesis d’autant plus contre le mur opposé qui résista au cumul de pression, froissant le dos du soldat d’une forte douleur et le laissa étourdi quelques courtes secondes. Les bruits d’effondrement le maintinrent éveillé de sa faiblesse, devenue chronique. Avec trois façades partiellement détruites et les gardiens mis à terre tout comme lui, le soldat eut bientôt l’embarras du choix en terme d'évasion. Il dut se remettre et agir plus vite encore car il ne serait pas le seul à se relever. La fiabilité de ses jambes étant encore assez nébuleuse, son aile fendit l’air pour le sortir de là, râpant légèrement le mur tenant encore en place avec un épais bruit de froissement, et le projeta dans une direction choisie aléatoirement.

Ebranlé de se déplacer aussi vite après des jours d'immobilité, le cuir Rouge se contentait de foncer sans se préoccuper de son corps amenuisé et engourdi. Le secteur qu’il parcourut se trouvait dépouillé de couloir et de vie, une grande partie des murs ayant été rongée par l’explosion. Pour une large part, le plafond s’était également effondré, une belle promesse d’échappatoire pour l’homme. Mais sa folie héroïque bravait l’instinct de survie. Où étaient les résistants ? Qui pouvait-il aider ? Après avoir dépassé plusieurs cadavres jonchant le sol, le Red Leather vit la réponse arriver de loin, courant dans sa direction, c’était une femme qui fuyait l’ennemi en étant vêtue du même accoutrement, mais dépourvue de casque. La vision du soldat n’avait pas retrouvé son entière capacité mais il arrivait tout de même à distinguer avec assez de précision une silhouette fine aux longues jambes. Il apparaissait pourtant impossible que Deepground ait laissé entrer un convoi entier de résistants en se méprenant sur leur identité. Ce n’est effectivement pas ce qui était arrivé, toutefois, Genesis ignorait encore qu’il s’agissait d’une mission à effectif très réduit. La femme en cavale lança une grenade derrière elle et la petite explosion engendra un autre effondrement de comble qui bloqua le passage à l’ennemi pour autoriser un peu de répit à l’intruse. Il fallait toutefois agir promptement car les adversaires allaient grouiller de tous les côtés maintenant que l’alarme était sonnée.

D'un puissant battement d'aile, Genesis voulut simplement s’arrêter juste devant la fugitive pour lui parler mais œuvra mal. La femme le percuta de front et il craint d’en tomber par sa faiblesse actuelle. Cela n’arriva pas et il se maintint debout par les restes de vigueur de son métabolisme hors norme. Ses mains gantées empoignèrent aussitôt fermement les bras de la brune pour l’empêcher de tomber aussi pour sa part, la tenant bien en place. Proche d'elle et un peu penché de son côté, il fut saisi par les yeux félins qu’il reconnut presque en même temps que le visage à la beauté si particulière qui lui faisait face. Une expression de stupeur traversa les traits du soldat malgré lui, figeant jusqu’au miroitement de son regard azuré perçant.

« Angelina ? » murmura–il avec léger abasourdissement.

Quelle étrange circonstance de la retrouver ainsi, après toutes ces années. Que faisait-elle là, au cœur du danger ? Les traits de la splendide créature avaient muri avec le temps et s’étaient affirmés en charme. Genesis était loin d'imaginer qu'il la reverrait un jour, encore moins de cette façon. C'était méconnaitre la lady, avec qui il fallait s'attendre à tout... Le soldat se ressaisit, effaçant les restes d’incrédulité inscrites sur son visage. De nombreux souvenirs remontèrent à la surface et il repoussa mentalement la marée de nostalgie pour se focaliser sur l’urgence du présent.

« Qui d’autre est avec toi ? Où sont-ils ? »

Des voix inintelligibles mais proches d'eux signalèrent que l'armée se frayaient déjà un chemin. Malgré sa force et ses aptitudes, le Rouge se sentait bien seul sans sa fidèle rapière qu'on lui avait subtilisée. Sans perdre plus de temps, il ceintura la taille de la charmante femme de son bras pour la rapprocher de lui en une proximité qui aurait été inconvenante dans d'autres circonstances. D'un battement d'aile, il se projeta avec elle vers l'étage supérieur par la large fente laissée dans le plafond qui accordait libre accès. Ils débouchèrent sur une —ancienne— grande salle de réunions, où l'on pouvait également assigner à des missions les soldats des forces spéciales. L'espace vide était plus gigantesque qu'il ne le fut auparavant, en raison du mur lointain qui avait sauté et une grande partie du sol qui avait également cédé, les laissant à côté d'un grand précipice dans lequel ondoyait un tourbillon de plumes noires. Genesis incita la jeune femme à s'éloigner de quelques pas avant de la lâcher. Se tenir près d'elle n'aurait pas été incommodant si le soldat s'était trouvé dans son apparat de lumière propre, bien qu'il conservât une certaine majesté de par la noblesse de son visage exhalant encore et toujours le mystère et la fierté. Leur délai à l'écart des hordes d'ennemis serait très succinct mais lui permettrait d'en apprendre un peu plus sur ce qui était en train de se passer.

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Angelina Reed


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Mer 21 Oct - 15:26:55

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« Les caméras étant désormais inexistantes dans cette zone... tu vas devoir improviser seule » lui annonça Rufus dans sa course. La jeune femme se sentait déjà suffisamment seule, le président aurait pu lui éviter ce genre de remarque ! « Merci bien Rufus ! ». De gros effondrement suivirent à l’explosion de la grenade et, sa mitraille AK bien fixée dans le dos, Ange courut deux fois plus vite par crainte de finir écraser par des décombres (mourir comme ça chez l’ennemi, ce serait bien débile !).

Elle cavalait si vite que ses jambes découpaient l’air. Jetant un coup d’œil par-dessus son épaule pour vérifier ce qui se passait derrière, elle constata avec soulagement qu’un amas de débris bloquait le passage à ses assaillants. Et vlan ! A cause de sa brève inattention sur ce qu’il se passait devant, elle venait de se manger un mur et manqua de tomber les fesses par terre ! Ou c'était plutôt une porte qui venait de se refermer, car Ange était certaine que ça sortait de nul part !  En fait, non, c’était plutôt un homme et le cœur de la jeune femme fit un bond de terreur tandis qu’elle fut saisie par les bras. Ses orbes ambrés effrayés tombèrent d’abord sur le pull noir d'un torse imposant, sanglé de deux lanières croisées. Déglutissant, elle releva ensuite son regard  qui s’écarquilla en reconnaissant le visage de celui sur qui elle venait de foncer. « Angelina ? », s'étonna Genesis Rhapsodos, dont elle avait tenu l’arme il y a peu ! Pourquoi ne l’avait-il pas sur lui ? Elle ne s'était même pas posé la question ! Ou peut-être avait-elle évité de songer à ce qui aurait pu paraitre comme une évidence plus tôt, au fait qu'il était mort au combat... Ce n'était pas le cas, apparemment ! Et la dernière fois qu’elle avait entendu parler de Genesis, il avait pété un plomb et était tueur en série, il devait donc bosser avec Deepground non ? Quels que soient les terribles méfaits qu’il avait commis, et le fait qu’il se retrouvait devant elle, ce n’était plus de la peur qu’elle ressentait. Son instinct était peut-être devenu stupide, mais à côté de l’étonnement et de l’incompréhension de le voir ainsi, le stress n’avait plus sa place.

« Genesis ?! » souffla t-elle. Pour toute réponse, il la bombarda de questions qui laissaient bien penser qu’il était dans le camps adverse, vu que tout s’était passé beaucoup trop rapidement pour que la brune ne prenne conscience de son sale état. Et même en lui laissant cinq secondes de plus, ça n’aurait pas suffit ! Elle tombait des nues !  « Qui d’autre est avec toi ? Où sont-ils ? » Une autre voix parla presque en même temps, mais Angelina assimila bien tout :« Tu le connais ? Il a été fait prisonnier par Deepground », l’informa Veld à l’oreillette, et heureusement. La bonne nouvelle, c’est donc que Genesis n’avait pas de raison spéciale d’en avoir après Angelina. La mauvaise, c’est que ce criminel avait déjà tué plein de gens sans raison spéciale justement ! Il n’était pas le Genesis qu’elle avait connu, c'était certain. D'ailleurs, il fut un temps ou ce Genesis lui avait un peu manqué... ! « Je pourrais répondre, mais j’aimerais d’abord savoir à qui je m’adresse ! » riposta t-elle à son interlocuteur, son regard flamboyant d'impertinence. Ce n’est pas parce qu’ils s’étaient entendus par le passé, et qu'ils étaient tous les deux dans la mouise maintenant, qu’il pouvait faire comme si de rien n’était ! Après tout, il avait disparu du jour au lendemain et n’était jamais reparu ! En fait, il était comme un inconnu maintenant. Un inconnu criminel et ex-prisonnier…

D’autres ennemis se frayaient déjà un chemin jusqu'à eux et l’ex-soldat répondit en enroulant un bras autour de la taille d'Ange. Les poings serrés de la pulpeuse brunette s’écrasèrent alors sur son torse, ses bras étant complètement recroquevillés contre elle à cause de leur proximité. Il ne l’attaquait pas, au contraire, il l’éloigna du danger en les propulsant tous les deux à l’étage supérieur. Ils étaient deux en cavale, c’était peut-être une bonne chose. Mais pourquoi était-elle toujours prévenue à la dernière seconde ?! La jeune femme regarda autour d’elle. La salle dans laquelle ils avaient atterri était scindée en deux par un grand trou dans le sol, et quelque chose lui disait qu’un ou deux murs avaient dû sauter pour que ce soit aussi grand et disposé aussi bizarrement (et encore, elle n'avait pas regardé le plafond !). Cette pièce devait avoir comporté plusieurs écrans et unités centrales informatiques, mais seule celle de leur côté semblait avoir survécu. Angelina s’y précipita en poussant un peu Genesis au passage, volontairement dédaigneusement, et inséra sa clé dans l’un des nombreux ports usb à disposition. Toujours professionnelle, la lady Reed ! Le grand écran encore en état s’alluma ensuite, et si Genesis venait de laisser tout ça se produire sans rien faire pour l'en empêcher, c’est qu’il était donc effectivement bien de son côté. Une fois sa besogne faite et que le chargement d’une plombe démarra, Ange se redressa.

« Aux dernières nouvelles, tu n’étais pas un psychopathe en cavale, toi ? » l'apostropha t-elle alors en se retournant vivement vers lui, les mains sur les hanches. Ses cheveux attachés fouettèrent l’air et passèrent sur le côté, par-dessus son épaule, tandis qu’elle braquait son regard topaze inquisiteur sur l'intéressé. Elle laissa passer une demi-seconde à peine avant de reprendre la parole. « Tu sais quoi, peu importe ! » ajouta t-elle sans le laisser en placer une, levant les mains en signe de désintérêt. « Pour ton information, je suis seule. C'est une mission d'infiltration et ma coéquipière s'est fait la malle pour son bien. Contente-toi de me sortir d'ici. » Au vu des torts passés du soldat envers elle, Ange était bien plus que dans son droit de lui réclamer une telle chose avec un ton aussi impérieux, oui !  Des soldats de Deepground ayant retrouvé leur trace les rejoignirent bien vite. « Et rapidement ! » s’impatienta t-elle en dégainant son AK et en le pointant sur eux d'une main. Elle leur tira dessus en reculant, jetant un coup d'oeil au chargement qui avançait lentement mais sûrement.

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Genesis Rhapsodos


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Dim 25 Oct - 21:59:57

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Angelina l’avait reconnu mais en lui demandant qui il était, elle annonçait déjà la couleur de leurs futurs échanges. La jeune femme avait gardé son fort caractère d'antan, loin de déplaire au soldat bien qu'elle serait capable de fendiller sa fierté tôt ou tard. Dans son état de fatigue, il brillerait bien plus en élucubrations qu'en querelle ! Ainsi, Genesis ne répondit pas, accueillant sa riposte comme une invective destinée à lui couper le sifflet et il lui fit donc ce plaisir, malgré leur présente situation qui n’incitait en rien à la patience. Par ailleurs, le mépris d’Angelina à son égard était suffisamment justifié pour qu’il ne s’en formalise point. Gonflée de mésestime envers lui, elle le bouscula même du passage pour rejoindre l’une des machines derrière eux. Le soldat analysa très brièvement les lieux avant de ramener son attention sur elle. La belle créature venait de trouver un port où elle put insérer sa clé. Genesis suivit son évolution du regard, enfermé dans un mutisme bref et curieux. L’écran qui avait servi aux simulations ou illustrations de mission laissa cette fois apparaitre une jauge de chargement se remplissant petit à petit de rouge.

« Que fais-tu ? »

Plusieurs solutions étaient possibles, la jeune femme devait soit apporter une défaillance à leur système, soit y ajouter une masse de données faussées pour les brouiller. Ce serait certainement bénéfique aux résistants présents dans la base, songeait Genesis, puisque l'imagination de celui-ci à ce sujet n'avait pas été démenti. Angelina ne clarifia pas immédiatement ses doutes et l’invectiva de nouveau en se tournant vers lui avec un orgueil rémissible pour son élégance.

« Aux dernières nouvelles, tu n’étais pas un psychopathe en cavale toi ? »

« … »

La remarque fit mouche et le laissa de nouveau silencieux. Tout cela remontait à quelques temps déjà, non ? C'était donc bien une trace indélébile qu'il avait laissé derrière lui et qu'Angelina soit au courant était quelque peu embarrassant... La belle amenait le sujet sur la table comme si cela n'avait pas d'importance à ses yeux d'ailleurs. Seuls les aigues-marines contrariés du soldat eurent le temps de répondre pour lui, car la jeune femme se cramponna à la parole pour manifester de nouveau son agacement. Le soldat put ainsi en apprendre plus sur ce qu’il se passait, et il s’avoua intérieurement déçu. Pas de grande escarmouche, seulement une petite campagne d’entourloupe… qui avait pris une grande ampleur depuis que la belle Angelina avait fait sauter une grande partie de l’aile de la base. La bonne compagnie ne se fit d’ailleurs pas attendre, envoyant une vague de tirs sur eux.

« J’y travaille » répondit-il d’un ton rogue après qu’elle l’eut sommé de les sortir de là.

Grâce à l’explosion, l’espace de liberté était trop grand pour que les deux camarades soit cernés et il était temps d’en profiter. Courant vers Angelina pour tenter d'éviter les balles —sans s’exposer à ceux de la belle— le poète maudit la saisit de nouveau par la taille au passage et s’envola à tire d’ailes. Ils surplombèrent tout d'abord la crevasse par laquelle ils s'étaient introduits et se dirigèrent vers une autre fente béante dans le plafond. Genesis se souvint que Nero devait également être à leur recherche, puisqu'il avait quitté précipitamment la cellule du Rouge suite à l'appel d'un soldat. Il faudrait l'éviter à tout prix. Le Red Leather n'avait donc d'autre choix que laisser sa précieuse arme derrière lui, à la disposition de l'ennemi, puisque le temps manquait cruellement et n'autorisait aucun éparpillement au risque d'être envoyé dans le pandémonium du Belzebuth. Il ignorait ce qu'il en était advenu et se voyait obligé de rester plongé dans cette ignorance. La voie des cieux s'annonçait pour eux idéal, autant fallait-il d'abord les trouver, et les trouver avant que l'aristocrate ne se laisse assujettir par l'épuisement... ou par sa blessure. La technologie de Deepground avait mis au point des armes fort destructrices et une balle avait réussi à lui percer l'abdomen. Rien de grave en soi grâce à sa résistance surhumaine, la douleur étant encore négligeable, mais le sang qui s'en échappait présageait un gain progressif de faiblesse et chaque goutte laissée derrière était un grain de moins dans le haut de leur sablier. Une chance pour lui, son aile le portait mieux que ses jambes ne l'auraient pu. Toutefois, il fit une mauvaise pioche dans son ascension, débouchant par une petite crevasse dans un endroit fermé où le toit était encore intact. Sûrement une autre salle de contrôle, à la différence qu'elle était inutilisée. Genesis connaissait bien la base, mais il était difficile pour lui de se repérer en raison de ses sens étourdis et du fait qu'il avait suivi un chemin tortueux jamais emprunté jusqu'à maintenant. La vélocité du soldat leur avait au moins permis de semer l'ennemi, qui ne saurait pas où donner de la tête grâce à l'endommagement de l'électronique dans toute la zone.

Se posant au sol, il relâcha également Angelina qui lui avait prêté main forte par ses tirs, mais dont le poids pourtant léger commençait à peser pour lui. Il avait rarement été en si mauvaise forme... Analysant un peu la pièce, Genesis remarqua qu'ils étaient proches du but. D'ailleurs, il repéra qu'il y avait peut-être moyen de passer par les fenêtres bien que celles-ci furent hermétiquement closes. Bien conscient de l'épais vitrage, ce n'est pas lui qui, dans son état, pourrait les percer. L'autre chemin possible, plus officiel et plus périlleux, permettait d'accéder au monte-charge et à l'air pur du dehors. Un détour qui les ferait croiser d'autres troupes que le soldat n'était pas en état de combattre. Il n'avait pas le choix, manifestement, et s'y dirigea donc, son aile élégamment recourbée derrière lui apportant plus de maintien à sa démarche.

« Je pense qu'il nous faut faire comme tout le monde cette fois, et utiliser les portes » annonça t-il avec une pointe d'amusement amer, lui qui préférerait pourtant se targuer de ne rien faire comme personne.
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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Mer 28 Oct - 12:55:52

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Are you calling me for some help, company, or anything ? Alright, I'm coming right away to you, but not for the reason you may think or hope. Indeed, I am afraid you've been mislead. I only play for sport. Since we mention it, there are a lot of people saying that I am without doubt the worst partner they've ever heard of...But they have heard of me.
Son sauveur ailé se retrouva bien vite à court de mot face aux piques acerbes de la pulpeuse brunette. Il ne s’attendait tout de même pas à ce qu’elle soit contente de le voir, tout de même ! Enfin... elle ne nierait pas qu’elle ressentait une sorte de soulagement à ce qu’il soit vivant et que, par-dessus le marché, il ait l’air d’avoir toute sa tête. Malheureusement, le pauvre garçon avait tout de même connu de meilleurs jours niveau santé, en attestait son état actuel ! Et par Minerva, c’était quoi ces espèces de taches noires huileuses maculant certains endroits de son fameux manteau de cuir plus très rouge ? L'infiltrée en était restée intérieurement baba de les voir. Il devait avoir sali Angelina aussi, en la portant, mais vu ce qu’elle avait sur elle comme équipement, elle s’en fichait complètement ! Un artefact d’Alberta Ferreti ou Vivienne Westwood aurait été sur les épaules de la jeune femme qu'elle n’aurait jamais laissé Genesis Rhapsodos l’approcher à moins de deux mètres ! Il avait probablement croupi bien longtemps dans les cachots de l’ennemi... A ce stade, la jolie brune n’en avait cure car elle avait d’autres choses à se soucier, notamment de leurs adversaires qui semblaient mettre un point d’honneur à les takedown ! Angelina était protégée par son nouveau bouclier, mais Genesis lui, était exposé au tir. Il en échappa en se précipitant vers la brunette, qui fut de nouveau embarquée dans les airs. D’accord pour cette évasion, mais que cela ne devienne pas une habitude ! Comme l’ex-soldat avait enroulé son bras autour de sa taille, Ange avait une certaine liberté de mouvement avec les siens et en profita pour couvrir leur ascension en continuant de tirer sur l’ennemi. Avec un peu de chance, son nouvel acolyte serait protégé par le bouclier de celle-ci. Après une montée progressive les faisant peu à peu semer leurs assaillants, la jolie brune releva le regard pour s’intéresser quelques instants à celui qui la maintenait, notant enfin ses traits tirés de fatigue et surtout le fait que même sa peau ne brillait pas comme un sous-neuf, pour parler avec euphémisme. L’odeur dominante émanant de lui était plutôt celle du cuir, très familière à Angelina, mais ça ne devait pas sentir la rose en-dessous. Depuis quand n’avait-il pas pris de douche ? La pulpeuse brune eut la bonté d’âme de ne pas formuler de sarcasme à voix haute, en fait, elle regrettait même presque de s’être montrée aussi acerbe face à lui. Presque !

En si bon chemin, ils furent interrompus par un mauvais choix de route, chose qui aurait pu être évité s'ils avaient encore pu compter sur Rufus ou Veld. Bon, au moins, les deux intrus avaient de nouveau un peu de répit pour avoir semé l’ennemi, qui pouvait difficilement surpasser la rapidité du vol d’oiseau. Ce répit, c’était surtout l'homme qui en avait besoin, puisqu’il donnait l’impression de lutter de plus en plus difficilement contre la gravité. Manquait plus qu’il dise qu’elle était grosse ! La vaniteuse brunette était pourtant mince et consciente d’avoir les mensurations idéales ( ce qui n’arrangeait pas son égo ) ! Mais malgré son assurance, elle lui jeta un coup d’œil d’avertissement : si tu m’inventes des kilos en trop, je t’invente une odeur pestilentielle, et on verra qui sera le plus gêné des deux ! Mais Genesis avait quand même une certaine délicatesse avec les femmes, surtout les ladys comme elle ! Il ne dit rien et se contenta de jauger le lieu où ils avaient atterris. Proche de la liberté, de hautes fenêtres double-vitrages donnaient sur l’extérieur ! Le soldat ne semblait cependant pas avoir la foi pour sortir par là, faute de bonne forme, mais il oubliait que la jeune femme qui l’accompagnait était pleine de ressources ! Tendant la main vers lui pour lui intimer de s’immobiliser alors qu’il lui tournait le dos, elle arrêta son geste et se figea sur place car son regard fut attiré par son propre avant-bras ensanglanté, qu’elle avait levé. Elle saignait ? Non… ce n’était pas son sang à elle ! « Genesis, attends ! », s’exclama-t-elle enfin. Il s’était déjà éloigné ! Ange le rejoint donc en trottinant pour se poster devant lui. « Tu saignes ? » demanda t-elle, ses fins sourcils se fronçant légèrement de sollicitude. Son regard reluqua le corps de son camarade et s’arrêta sur le petit trou laissé sur l’épaisse ceinture, un peu plus haut que le nombril. Le sang était difficilement perceptible dans tout ce noir.

« Toujours trop fier pour réclamer de l’aide, hum ? » s'enquit-elle en relevant la tête vers lui, ses yeux ambrés miroitant d’une indulgence amusée. Ou trop fier pour se plaindre, ou trop fier pour s’annoncer en position de faiblesse etc… Pas le temps d’évoquer plus la bonne vieille époque, la jeune femme récupéra la matéria soin qu’elle avait prise d’Elena et exécuta le sort en déposant doucement la main sur l'abdomen de Genesis. Langue de vipère, puis douce comme un agneau l’instant d’après, c’était tout Angelina ça ! En tout cas, s'il y avait bien une chose notable, c'est qu'elle n'était plus du tout stressée grâce à la présence de l'ex-soldat, comme si elle était intimement persuadée qu'ils allaient s'en sortir. C'était sans doute le sentiment qu'inspirait tout 1er Classe, bien que celui-ci fut désarmé. « Bon. Par contre, si tu veux qu’on s’entende, tu vas éviter de me dire de faire comme tout le monde…. Le temps nous manque, il faut que tu nous fasses foncer par là…  », elle désigna du menton les fenêtres, « Et je me charge de dégager le passage. » Elle n’eut pas le temps de terminer son sort de soin que du remue-ménage à l’extérieur indiqua qu’on allait bientôt revenir les enquiquiner. Mais comment ils faisaient pour être partout comme ça, aussi rapidement ?! Bande de vers qui grouillent de partout ! La jeune femme lança une grenade vers les fenêtres, provoquant les premières fissures, avant de dégainer à nouveau le AK et tirer généreusement.

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Genesis Rhapsodos


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Lun 2 Nov - 1:13:19

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L’adrénaline courrait dans les veines du soldat. Sa faiblesse actuelle n’enlevait rien au fait qu’il ne s’était jamais senti aussi éveillé. C’était le cas de le dire, après des semaines de torpeur et d’indolence. La lueur d’espoir, aux allures d’une femme, avait fini par percer les ténèbres et le sortir d’une très proche consomption. Il pouvait désormais vivre, à la condition de réussir à s’extirper des serres de Deepground qui se refermaient sur eux. Genesis s’apprêtait à opter pour le risque mais fut arrêté par sa nouvelle camarade d’arme. Il s’attendit à ce qu’elle poursuive sa précédente lancée sur d’autres tirades sarcastiques, que sa simple gratitude envers elle amnistiait à l’avance, toutefois il se méprenait. La belle Angelina le dépassa et lui barra la route.

« Tu saignes ? »

Pour la première fois, elle apparaissait se soucier de lui. On ne pouvait rien lui cacher… et elle trouva en un rien de temps la petite blessure. Son habit sombre empêchait cependant d’en reconnaître la gravité, que Genesis n’était pas non plus prêt d'évoquer. Il lui semblait d’ailleurs que ce n’était pas plus terrible en réalité que ça ne l’était en apparence. En somme, c’était une broutille.

« Je ne sais pas », dit-il avec dignité, feignant de ne pas ressentir cette douleur le tiraillant quelque peu.

« Toujours trop fier pour réclamer de l’aide, hum ? »

Les ambres iridescents de la jeune femme se relevèrent vers les prunelles azurs du soldat. Les lèvres de celui-ci s’entrouvrirent de surprise sans réussir à formuler une négation, puis un léger rictus en étira le coin. Il y avait des vérités qui méritaient d’être laissées intactes et celle-ci était d’ailleurs plutôt amusante. La mémoire de la jeune femme ne lui faisait point défaut et ses souvenirs de lui semblaient assez positifs, à en juger par sa remarque bienveillante déguisée en reproche. Les doigts délicats de l’artisane se déposèrent sur son abdomen, dégageant la chaleur agréable et diffuse d’une guérison progressive. Un bruit métallique. La balle tomba au sol, retirée par le sort. Angelina, une héroïne… jamais il ne l’aurait cru s’il ne le voyait pas de ses propres yeux, et la personne qu’elle avait aidé n’était pas des moindres. Les paupières du soldat s’abaissèrent très légèrement tout en la toisant, trahissant sa reconnaissance.

Arraché à sa contemplation par ses paroles, il exhala un discret soupir fataliste en suivant du regard l’endroit par lequel la jeune femme voulait passer. Les doubles vitres. Puisqu’elle insistait… et puisqu’il voulait s’entendre avec elle…  

« Si tel est ton désir... », répondit-il avec une nonchalance presque pompeuse.

Les deux aigues-marines un brin amusés retrouvèrent les ambres félins, puis s’égarèrent vers la sortie qu’il avait voulut prendre au départ. D’avance, Genesis se déchargea de la responsabilité d’un éventuel échec. Il fut extrait de ses songes par le retrait de la goupille, précédant le lancer d’une grenade. Il avait par réflexe détourné la tête pour protéger ses iris, lui, le maître du feu. Ne sois pas stupide ! se fustigea t-il. Il fut à temps pour observer de plein front l’éclat brûlant de l’explosion, suivi de près par des balles tirées par la charmante brune, que Genesis porta de nouveau. Leurs ennemis avaient de nouveau retrouvé leur trace en un temps record et ils pouvaient s’estimer chanceux que Nero ne les ait pas encore délogé ! Le poète maudit s’élança à toute puissance vers les fenêtres, plaçant son avant-bras libre devant lui tandis qu’il heurtait le double-vitrage fragilisé par Ange. Le moment de vérité, celui de savoir s’ils s’écraseraient comme des pigeons sur une vitre ou non, ne dura pas plus d’une seconde, qui raisonna dans leurs oreilles. Un choc. Des bris. Une température froide et mordante. Un ciel rouge. Le retour des sens. Ils étaient dehors ! Un sentiment lénifiant de délivrance succéda à la frénésie de leur évasion, mais ne dura pas.

Une vague féroce de tirs s’abattit sur eux, partant de l'extérieur. L’ennemi avait envisagé et préparé leur sortie. Genesis ramena Angelina un peu plus contre lui pour l’en protéger, ignorant qu’elle avait déjà sa protection personnelle. En quelques battements d’aile frénétiques, le soldat avait déjà parcouru plusieurs kilomètres. Toutefois, la rapidité de son envol ne l’avait pas protégé et il avait reçu plusieurs balles un court instant à peine après avoir insuffler les premières bouffées d’air frais. Celle s’étant logée à l’omoplate, à la naissance de son armature de plumes, le lançait considérablement à chaque avancée. Il poursuivit malgré tout, les éloignant du danger. Le regard résolu, une fine sueur maculant son front, il tenta de calmer sa respiration, le mouvement saccadé de son cœur contre son pull ajusté. Une détermination un tantinet moindre lui aurait été fatal et l’aurait fait succomber au bout de quelques mètres à peine, sous les tirs de l’ennemi.

Ils étaient fort loin de la base de Junon désormais, et pas un seul instant Genesis n’avait desserré les dents pour parler, concentré sur un objectif qui ne lui apparaissait pas encore… l’autre rive… Leur altitude décroissait progressivement mais il tint bon. Un dernier effort. Une dernière ligne droite. Que la déesse lui vienne en aide et le porte un peu plus. Il invoqua mentalement son nom sous cette agonie qu’il maintenait silencieuse pour ne pas inquiéter sa belle amie. Il ployait de plus en plus sous la faiblesse et malgré sa vue diminuée, des larmes sourdant au bord de ses paupières, il aperçut enfin son but, plus loin. Un dernier battement d’aile, une envolée de puissance mais ses sens l’abandonnèrent. Un vertige. Un silence. Un trou noir. Ils churent pour de bon vers l’avant. Un éclair blanc. Un bruit. Une secousse. L'eau glaciale fouettant son corps le réveilla sèchement, le faisant écarquiller les yeux de choc. Ils étaient assez proches du bord, mais l’océan agité pouvait les mener vers le large. Impossible de reprendre l’envol, empêtré dans le chaos maritime. Le soldat pouvait toutefois s’aider de son aile pour nager plus vite. Angelina était près de lui comme il ne l’avait lâchée qu’au dernier moment, à son égarement, mais elle était celle qui avait certainement le plus souffert de leur chute.

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Angelina Reed


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Mer 4 Nov - 23:27:57

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Elle n’eut pas à argumenter bien longtemps face à Genesis, celui-ci étant plutôt disposé à lui faire plaisir. De toute façon, sa requête n’avait pas pour but de lui casser les pieds, elle qui était pourtant experte en la matière. En fait, la jolie brune pensait à lui, qui comptait se jeter dans la bataille sans arme ! Sa rapière, Elena était partie avec, il la récupérerait en temps voulu. C’est un grand grabuge qui les attendait s’ils empruntaient des détours au sein de la base ! Là au moins, ils seraient directement dehors. Sauf qu’Angelina sous-estimait combien Deepground les avait devancé... et elle n’allait pas tarder à le découvrir. La jeune femme fut de nouveau saisie à la taille par l’ex-soldat mais ne cessa pas pour autant de tirer abondamment sur les vitres. Ange non plus n’avait pas une puissance de tirs de pacotille et pourtant ils durent rentrer dans le tas pour tout casser ! Elle ne vit rien arriver… ni leur succès suite au grand choc, ni le guet-apens de leurs adversaires au dehors, qui semblaient les avoir attendus et leur envoyait désormais une rafale de balles ! Leur but avait tout l’air des plus primitifs : les arrêter à tout prix, quitte à les abattre. Sûrement était-il au courant de la résistance du Première Classe. Ange, elle, sans son bouclier, elle y serait passée !

Quelques tirs eurent le temps de se répercuter dessus avant que Genesis ne la protège en la ramenant un peu plus devant lui, laissant son dos exposé. Ce n’était pas forcément inutile puisque la protection de la belle brune était assez fragilisée et pouvait céder à tout instant mais… et lui ?! Le moment où elle ouvrit la bouche pour protester, il était trop tard, et ils étaient déjà loin. Lâchant son arme dans l’océan pour les libérer d’un poids, elle enroula son deuxième bras autour de lui pour se soutenir, parce que c’était loin d’être confortable ! Heureusement, vu la vitesse qu’ils avaient atteint, le voyage ne serait pas long. Encore pantelante du grand coup de stress qu’ils venaient de subir, la pulpeuse brune scruta le visage de son ami dont elle percevait les respirations lourdes, à son torse se soulevant contre elle. Son visage fermé et sérieux n’invitait en aucun cas à la moindre de discussion et Angelina en fut bien inquiète… et s’il lâchait prise, au milieu de l’océan ? Elle avait toujours l’oreillette pour prévenir ses supérieurs, mais ne seraient-ils pas morts noyés avant qu’on ne les retrouve ? Les orbes flamboyant de la belle artisane se détachèrent du visage de l’homme et vérifièrent au loin. Un soupir de soulagement franchit ses lèvres quand elle aperçut enfin l’autre rive ! …. Et l’océan se rapprochait dangereusement aussi par contre ! Craintive, Angelina jaugea de nouveau le visage blafard de Genesis. Elle pouvait lutter hargneusement contre le courant pour parcourir cette distance, mais lui, dans son état ?! « Genesis… ! »

Soudainement, il la lâcha ! Elle resta accrochée à lui deux secondes, le temps de se rendre compte que ça ne servait à rien et que lui aussi dégringolait. Sa grande aile fit office de demi-parapente mais elle, elle tomba comme une masse, la tête et les épaules d’abord, et ce fut à deux doigts de l’assommer complètement ! Le cri aigu qu’elle lâcha se perdit dans l’eau et la maintint connectée avec la réalité. De violents coups de bras, elle remonta à la surface, toujours à moitié sonnée. La tête sortie, elle aspira l’air fortement en un petit son sifflant et aigu, toussa en recrachant un peu d’eau salée qui lui avait décapé la gorge, puis reprit une autre grande inspiration. Genesis, lui, avait été plus rapide qu’elle à retrouver la surface, il la cherchait déjà du regard. Tandis qu’elle se maintenait, quelques vagues inopinées aspiraient parfois le visage de la brune puis la laissaient reparaitre l’instant d’après. « Vite, on se tire de là ! », geignit-elle avec un agacement destiné à la flaque d’eau venant de gicler sur sa face. Elle cligna plusieurs fois des yeux pour s’en retirer les picotements, les plissant ensuite afin de repérer dans quelle direction était le bord... Ha ! Là bas !

« Tu peux y arriver ? » s’inquiéta t-elle à voix très haute, pour qu’il l’entende malgré le bruit du vent et de l’océan. Dans le pire des cas, elle pouvait nager elle-même jusqu’à la rive et chercher du renfort pour son ami blessé. Mais celui-ci semblait prêt pour un autre petit exploit, alors tant mieux… Pas de temps à perdre de toute façon ! La brune battit violement des pieds et des bras dans l’eau. Nager ainsi dans une piscine, au calme, l’aurait fait gagner un marathon de crawl tant l’adrénaline impulsait de l’énergie et de la conviction dans ses mouvements. Elle devait le faire… elle le pouvait de toute façon ! Ce n’était que quelques mètres, un demi-kilomètre pas plus ! Une modique distance ! Les respirations qu’elle prenait étaient de plus en plus aigüe et écorchées, mais elle ne lâcha pas ! La lionne ne releva même pas un seul instant le regard pour évaluer la distance  qu’il lui restait à parcourir car, tant qu’elle nageait encore, c’est qu’il lui en restait, tout simplement ! A certains moments, l’avancée était facilitée, à d’autre, entravée, et, après ce qui sembla une bonne éternité, ces genoux s’écrasèrent contre le sol, sur lequel elle appuya également les mains, buvant pour la centième fois la tasse au passage. Fébrile, elle se releva et se précipita vers l’avant. Elle rama puis, déséquilibrée par le courant, tituba vers l’avant sur plusieurs mètre en ayant l’air d’une patineuse qui tente une accélération. Elle trébucha complètement à l’orée, que seules les plus grosses vagues pouvaient encore espérer frôler, s’étalant sur une plage de sable glacée. De la neige ? Il y avait de la neige ? Elle ne releva même pas la tête pour vérifier, se contentant de garder le front contre le sol, ses yeux écarquillés fixant le blanc immaculé. Son sang était encore bouillonnant, mais quand ça se calmerait… elle allait se les geler ! Tiens, c’était déjà le cas de ses pieds et ses mains… Bonjour la rhino-pharyngite à venir ! Enfin… il y avait un cas plus urgent à traiter présentement. « Genesis ? » appela-t-elle. Elle soupira plusieurs fois avant de relever la tête et regarder tout autour.

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Genesis Rhapsodos


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Dim 8 Nov - 21:00:30

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La belle Angelina récupéra tant bien que mal de sa violente chute avant de s’adresser à lui, s’enquérant sur sa capacité à surmonter la distance. L'eau froide ankylosait ses membres. Il répondit par l’affirmatif mais La question n’était plus de pouvoir. Genesis n’avait pas le choix. C’était la dernière course pour la survie. Après avoir parcouru tout ce chemin, il n’allait pas reculer maintenant… Le vent sifflait dans ses oreilles. Ses vêtements trempés lui collaient à la peau et le tiraient comme une masse vers les fonds marins qu’il dominait par la force de ses bras et jambes engourdis de douleur. Pour combien de temps encore… A l’instigation de l’énergie d’Ange, le soldat blessé, exténué et affamé, suivit comme il le put. Son aile battant l’eau à quelques reprises lui permettait de rattraper son retard auprès de la coriace brunette. La détermination de celle-ci encourageait aussi son consort, qui ne pouvait se laisser aller. Porter Angelina avait été moins laborieux que de se porter lui-même, comme il le faisait maintenant, contre le dantesque courant marin, qui l’accompagnait parfois vers son but et l’en éloignait la seconde d’après. Une poigne de fer le tirait vers le bas et chaque vague voulant l’engloutir manquait son but de peu. Après une longue lutte acharnée, l’une d’elles le poussa vers l’avant, embourbant ses mains et ses bottes dans le sable. Délivrance ! Il pataugea, quitta cet espace d’eau qui pouvait à tout moment le tirer vers l’arrière. La progression de la titubante Angelina ne fut pas tant différente de la sienne, juste plus légère.

La faible précipitation le fit s’écrouler à sa suite, le retournant même sur le dos, pas très loin d’elle. Son sang battit dans ses oreilles le son lugubre de cloches. Un bruit qui s’estompa, puis s'acheva. Le vent soufflait doucement, moins fort que leur respiration convulsive, saccadée. Le ciel était d’un gris parfait, presque étincelant. Doucement, le froid se réinstalla après l’effort, le rongeant à petit feu. L’écume de la mer se frayait par moment un chemin jusqu’à ses jambes puis redescendait en un bruit apaisant, la tendre caresse de l’océan fallacieux, dont l’agitation au loin ne se percevait plus pour lui. La voix d’Angelina s’éleva faiblement au dessus de la douce et sournoise mélodie marine. Du coin de ses yeux levé vers le ciel, il pouvait percevoir que sa belle libératrice n’avait pas non plus bougé.

« Genesis ? »

« Hn. »

Pour l'instant, seule cette onomatopée put s’échapper de sa gorge pour signaler sa proche présence. Jusqu’ici, Angelina l’avait accompagné. C’était grâce à elle qu’il était sorti de sa geôle. Une expression reconnaissante vient d’autant plus apaiser les traits du soldats, relâchés au possible. Elle se souciait de lui. Encore. Cela lui était suffisant pour savoir qu’elle se portait assez bien. Des remerciements étaient de mise. Des excuses aussi. Plus tard. Quand ils auraient retrouvé leurs esprits, qu’ils se trouveraient un refuge au chaud. Où étaient-ils ? Genesis n’en avait pas la moindre idée. Peut-être loin de la ville, auquel cas il fallait espérer qu’une âme charitable accepte de les accueillir. Le poète maudit n’y songeait pas encore. Il était vidé, hagard. Il avait l’impression d’être dans une bulle irréelle où il n’arrivait à ressentir que la seule présence d’Angelina. Lucidité apprêtée, compromise. Sa poitrine se soulevait de plus en plus lentement au rythme d’une respiration pondérée. Un silence. Une transe. Il exhala un soupir avant de parler enfin.

« Je vais rester là… un petit peu. »

Une voix calme, grave, épurée de toute réminiscence du précédent effort. Genesis ferma les yeux mais il ne mourrait pas. Juste quelques instants de répit, c’était tout ce dont il avait besoin. Ne pas bouger, récupérer des forces, telle était l’illusion. Le gel le figerait dans le sable, son corps. S’épanchera le sang de ses blessures jusqu’à la dernière goutte glacée, le tuant lentement dans son sommeil. Des envolées lointaines, des batailles sanglantes, des éboulements d’espoir, de honte, des quêtes infinies à la rédemption, au salut, pour en arriver là ? Non. Il se reposait, les yeux clos. La belle Angelina était là, juste là. Les yeux de la déesse braqués sur lui. Il n’allait pas mourir, pas avec ses deux bienfaitrices si près de lui. Le froid emportait la douleur. Moins faible, il frissonnerait. Pourtant l'ex soldat était calme, baignant dans la sérénité intérieure que lui conférait la liberté.

« Même si les lendemains sont vides de promesse… »

Des vers abondant de sens pour lui, de vérités, que ses lèvres avaient articulés maintes fois sans que la poésie ne se vide. Un demi sourire aise et suffisant s’y dessina le temps de marquer une pause. Sa voix profonde reprit.

« Rien ne pourra conjurer mon retour. »

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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Mer 11 Nov - 16:55:45

The supreme art of war is to subdue the enemy without fighting
Are you calling me for some help, company, or anything ? Alright, I'm coming right away to you, but not for the reason you may think or hope. Indeed, I am afraid you've been mislead. I only play for sport. Since we mention it, there are a lot of people saying that I am without doubt the worst partner they've ever heard of...But they have heard of me.
La jeune femme eut un petit sursaut aux paroles de l’homme, comme s’il venait de lui crier dans les oreilles alors qu’il avait parlé très calmement. Comment ça il voulait rester un peu ?! Il divaguait, Ange le devina rapidement. Elle releva le buste, ses coudes sur lesquels elle était appuyée s’enfoncèrent un peu dans le sable enneigé.  Ses membres étaient tellement engourdis qu’avec sa pose actuelle, elle se sentait comme une otarie échouée sur la plage. L’équipement de Deepground était plutôt lourd lui aussi et lui avait compliqué la tâche pour nager, cette saloperie ! « Tu restes là et tu vas mourir de froid ! » prévint-elle sans exagération aucune, la voix tremblotante tant elle était frigorifiée. Des deux, c’était elle qui n’était pas blessée ! Alors c’était à elle de se bouger. Courage Angelina ! Elle se redressa sur les genoux et se traina de quelques petits mouvements de jambes vers lui tandis qu’il énonçait les vers de Loveless, qu’elle reconnut sans problème. Sa voix grave était faite pour les réciter mais la pulpeuse brunette avait toujours prétendu en être insensible. « Si tu me s-sors du Loveless, c-c’est que tu ne vas pas si mal, hm-m ? » grelotta-t-elle, sa voix légèrement enrouée portant une intonation douce et rassurante. Agenouillée près de la tête du soldat, elle fouilla sa propre ceinture et réalisa que la matéria soin n’y était plus rangée… le courant l’avait emporté ! Ne... surtout pas... paniquer. Inquiète, elle regarda tout autour comme pour chercher la moindre aide, et aperçut la ville de Costa del sol (reconvertie Costa de la nieve), loin sur la gauche. Très loin. « Je-e suis arrivée près de Costa del Sol. Genesis est b-blessé » dit-elle à l'adresse de ses supérieurs. Son PHS étanche, lui, encore solidement scotché à sa ceinture, était toujours en appel continue avec Veld et Rufus.

Ange rabaissa ensuite ses opales de feu sur son camarade, détestant le voir les yeux clos malgré son air serein. Elle passa une main dans ses cheveux cuivré, le froid les avait un peu durci tandis qu’ils séchaient. Une toute petite marre de sang s’était étalé sous lui, menaçant de s’agrandir. La jolie brune lui laissa deux secondes de plus. Une. Deux. « G-gen' ne m’oblige p-pas à te cogner dessus. Deb-bout soldat, d'accord ? Je vais t’aider… la ville n’est pas loin. Viens s’i-il te plait… il gè-èle ! » Il devait être soigné au plus vite ! Les jambes tremblantes, elle se redressa en le tirant par le bras. La brunette à la force insoupçonnée aurait eu beaucoup plus de facilité à le relever si elle n’avait pas aussi froid, mais ça allait tout de même. Une fois tous les deux debouts, elle passa le bras de Genesis autour de ses épaules pour lui permettre de s’appuyer sur elle. Trop de générosité, lady Reed ! « Allez… » Elle le soutint tout en marchant précipitamment sur plusieurs mètres. Il était lourd quand même ! Ils avancèrent, avancèrent, avancèrent. Cette course de la survie ne s'arrêtait jamais... C'était officiel, elle avait les doigts congelés ! « Encore un petit effort », l’encouragea-t-elle tandis qu’ils étaient à quelques pas de l’ouverture de la ville. Une personne les aperçut et accourut tout de suite pour venir en aide à Genesis et laisser Angelina respirer, même si, bon, elle allait plutôt bien, la demoiselle ! Vu la façon dont l’homme s’était précipité vers eux sans se poser de question, il devait être monnaie courante de recevoir ce genre de cas désespéré au sein de la ville. Des réfugiés en masse, à n'en pas douter. L’inconnu ne broncha même pas en voyant l’équipement d’Angelina, ne connaissant apparemment pas celui de Deepground... il ne l'aurait pas approché sinon. Celle-ci marcha à côté des deux garçons, l'aidé et l'aidant, croisant fortement les bras sur sa poitrine pour essayer de se réchauffer. L'homme les accompagna à l’hôpital de la ville, et là, panique à bord dès qu’Ange y mit les pieds ! L’infirmière de l’entrée poussa un cri strident qui la fit sauter au plafond ! Un médecin à l'accueil laissa tomber son calepin et ne le ramassa même pas. Déstabilisé, il semblait chercher ce qui était censé l’inquiéter : l’Ange mal sapée ou la tarée d’infirmière ? Dans son petit bond de peur, la jolie brune se cogna le dos contre la porte vitrée qui s’était refermée derrière. « Du calme ! Je suis une gentille ! », brailla super intelligemment la demoiselle en levant les mains comme si on allait lui tirer dessus (Des médecins avec des fusils à pompe, ça pouvait franchement arriver par ces temps de crise). « Quant à mes fringues, c’est une longue histoire ! D’ailleurs, je vais les changer ! », expliqua t-elle sans respirer. Ange venait carrément d’en oublier sa future rhinopharyngite avec tout ça…

Elle défit la sangle de son armure au buste et la laissa tomber par terre. Bam, le bruit métallique sur le sol ! Angelina se sentait très légère maintenant ! Ainsi, elle finit en sorte de justaucorps de gymnaste, gris à tracés de néons bleus, manches longues, et guêtres, devant tout le monde ! C’était vraiment des clowns, à Deepground ! Sans son assurance et sa panache naturelle, Ange se serait sentie ridicule ! Mais au moins, elle finit de rassurer les derniers sceptiques, en plus du fait qu’elle n’avait plus d’arme, le peu qui étaient restés sur elle en quittant Junon avait fini dans la mer. « Et puis, contentez-vous d’aider mon ami ! Vous voyez pas qu’il est blessé ?! » Mon ami ? Tu parles ! Bref. La situation se régularisa, et les sueurs froides d’Angelina lui avait paru chaudes tant son corps était déjà froid. Ce qu’elle voulait, là, maintenant ? Une bonne douche brûlante pour se retirer cette odeur salée ! Et de nouvelles fringues ! Mais elle était trop sympa, que voulez-vous, il fallait qu’elle reste avec Genesis, lui qui était suffisamment en forme pour roupiller des semaines d’affilées. Le pauvre garçon. Le drame sur la plage lui semblait loin maintenant, au point qu’elle venait d’oublier combien elle avait eu peur pour le soldat. Faut dire que le hurlement de l’infirmière l’avait complètement sonnée ! Pire qu’une gifle. Le présent était là, écrasant le passé. Des heures qu’elle avait passé dans la base de Junon à stresser, elle n’en retenait pas plus de dix minutes.

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Genesis Rhapsodos


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Mer 18 Nov - 13:45:57

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La brise glaciale égratigna son visage, se mêlant aux ondes de l’océan et la voix d’Angelina. Aucun son ne se distinguait dans cette mélodie lointaine, ce songe. Il écoutait mais n’entendait pas. Des doigts fins et bienveillants se glissèrent dans ses cheveux, les parcourant d’une douce caresse qui le fit ouvrir lentement les paupières. Un voile de tourment couvrit son regard aigue-marine en découvrant l’état alertant de la jeune femme. Elle avait froid, elle était blême, ses pupilles fauves vacillaient de crainte. Il souhaitait se lever et la rassurer, lui ôter ce masque d’inquiétude, son dos se souleva faiblement, sans plus de succès. Une force tira son bras et d’un coup, il fut assis. Elle le relevait et la courte secousse remit son esprit en marche, il cilla avec insistance, une étendue bleue sur fond de gris devant lui. Ou une étendue grise sur fond bleu. L’océan et le ciel. Ses jambes cotonneuses se forcèrent à rester stables alors qu’il se relevait, pour faciliter la tâche à la jeune femme l’y aidant, il l’entendit, elle le suppliait de se ressaisir. Il gèle. Refuser son aide les aurait ralentis et forcés à rester plus longtemps ici, dans le froid, face à la marée qui pouvait monter plus haut encore et les engloutir. Genesis n'avait plus la force d'écouter sa fierté, il aurait tout le temps plus tard... Il accepta donc de passer son bras autour de ses épaules pour se soutenir en marchant. Partir d’ici au plus vite était une priorité. Angelina devait se mette à l’abri et au chaud. Il pensait à son bien alors qu’il était lui-même plongé dans une agonie lente.

Ses vêtements trempés l’alourdissaient, suppléés par le vent virulent qui le glaçait jusqu’aux os. Ils longèrent tous les deux la plage pour se diriger vers la ville de Costa del Sol que Genesis perçut d’un vague coup d’œil. Il laissa bien vite retomber sa tête, devenue lourde, pour se concentrer sur leurs pas s’enfonçant dans le sable blanc. Son aile s’était rétractée et soustraite. Il ne put relever la tête mais sentit qu’il était balloté de bras en bras et, cette fois, un homme le soutenait et l'aidait à marcher. Angelina avançait à côté d’eux, Genesis sentait sa présence. La personne qui l’aidait lui était absolument inconnue mais le soldat lui faisait confiance, par manque de choix. La déesse veillait sur lui de toute façon. Ils pénétrèrent dans un lieu ou la lumière blanche était plus agressive qu’à l’extérieur. Un hôpital, l’odeur en flottait dans l’air, picotant désagréablement ses narines. L’homme l’aida encore à marcher dans le hall quand un cri strident les arrêta soudainement. L’oreille gauche de Genesis sifflait mais il ne réagit pas, restant faible, apathique. Angelina, qui avait bondit de terreur, réagit avec cette théâtralité si seyante, que Genesis lui connaissait bien... elle portait l’accoutrement de l’ennemi, son esprit embrouillé se souvint de ce détail.

« Du calme, je suis une gentille ! »

Une ombre de sourire s’esquissa sur les lèvres du soldat. Seule Angelina était capable d’envoyer des paroles quasiment enfantines en transmettant autant de drame…Tout en se justifiant, la jeune femme dessangla l’armure de surplus et la fit tomber au sol pour appuyer sa défense. Le visage toujours bas, le regard de Genesis s’échappa sur le côté pour constater de lui-même son apparat simple. Même aux portes de la mort, il ne raterait pas un tel spectacle. La silhouette de la jeune femme, proche de la porte vitrée, se dessinait joliment maintenant que la panoplie métallique avait été retirée. Trêve de divagation. Le soldat expliqua un peu mieux et brièvement la situation au médecin qui le prit en charge, et qui avait d'ailleurs ramassé son calepin. Ecouté, il fut emmené dans une chambre pour qu’on s’occupe de lui. Trois personnes au total étaient à son chevet, ce qui lui paraissait beaucoup mais avait le privilège de distraire son esprit de toute pensée intrusive sur son passé de cobaye. A l’époque, pour lui, cela n'avait jamais été plus d'un seul scientifique à la fois s’occupant de son cas. Genesis fut surpris qu’Ange ne profite pas de son hospitalisation dûment surveillée pour partir et le laisser. Elle avait de bonnes raisons de le mépriser malgré qu’ils se soient mutuellement sauvés, et c’était à lui de se sentir redevable. Un comportement de négligence aurait été à attendre d'elle, mais c'était oublier à nouveau combien cette femme était pleine de surprises, de bonnes surprises. Elle resta pour lui, défiant tous les regards dans son plus simple habit.

Les premiers soins accordés au soldat se firent par la magie de matéria, associé à une courte chirurgie qui retira les balles les plus récalcitrantes à partir d’elle-même. Ce fut un long travail de patience mais ses plaies finirent par toutes se refermer. Cependant, ce n'est pas pour autant que Genesis était prêt à reprendre une forme olympique. Il avait perdu beaucoup de sang dans sa fuite et ne le récupérerait pas de si tôt, et encore, s'il n'y avait que ça ... ! En pleine déshydratation et affamé, on le perfusa à la fois pour lui faire ingurgiter de l’eau, des médicaments, et des liquides nourrissants qui aideraient son corps à récupérer. Il abhorrait ce sentiment d’être alité, et encore plus cet écho à son passé de dégénérescence. Sa seule envie était d’arracher tous ces fils, ces aiguilles. Il n’en avait pas besoin pour récupérer. Une sieste aurait largement fait l’affaire… de plus, il préférerait partir sans se retourner pour aller retrouver la résistance, mais cela serait stupide... la résistance était à son chevet, non ? Il ne faisait aucun doute pour lui que cette femme solitaire leur avait apporté sa contribution. Bien sûr, il ne surestima pas l'altruisme de la jeune femme et soupçonna quelques autres raisons qui l'auraient poussée à accepter de s'embarquer dans cette mission suicide. Et quelle imprudence !

« Angelina ... Vas-tu enfin m’expliquer quel genre de truand a pu te convaincre d’exécuter une telle mission ? Il s’en est fallu de peu pour toi. », remarqua t-il, la voix plate et sans grande forme.

Il s'en était fallu de peu pour lui aussi, mais à l’origine, il ne fut jamais question de s’en prendre au projet G. Or sans le soldat, Angelina y serait passée.

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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Dim 29 Nov - 23:14:59

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Elle fut soulagée que sa petite crise d’exaspération soit prise très au sérieux (ou bien les médecins étaient trop heureux de pouvoir mater, c’était discutable). Genesis fut rapidement pris en charge et Angelina suivit le mouvement. Pour les premiers soins, on l’invita à rester dehors et attendre. Elle resta donc devant la porte, toute grelottante de froid, comme un chaton abandonné, les cheveux encore goutant. Quelle aventure ! Elle ne comptait même pas le nombre de fois où elle avait échappé de justesse à la mort. Sans Genesis, jamais elle n’aurait pu quitter Junon vivante ! Certes, la brune s’était attendue à de la difficulté, mais elle était toujours si douée pour s’extirper des pires situations… là, elle avait manqué d'y passer. Mais bon, le malheur était derrière. Elle y pensait un tout peu, en arrière-plan du vide ambiant qu’il y avait dans sa tête. Patiente, elle se balançait doucement d’un pied sur l’autre, les bras ballants, serrant et déliant les doigts pour les réchauffer. Ses yeux félins s’écarquillèrent un peu de surprise quand un peignoir blanc se présenta à sa vue. La jeune femme releva le menton, l’expression curieuse, pour voir qui le lui tendait. C’était l’infirmière qui lui avait fait frôler la crise cardiaque en poussant sa gueulante stridente, un peu plus tôt. Angelina, pas rancunière du tout, lui adressa un petit sourire de gratitude et lui prit le peignoir des mains en la remerciant. Elle enfila le vêtement, dont la matière lui parut fort rugueuse pour elle qui n’était habituée qu’à du haut-de-gamme. C’était à tous les coups du coton, mais tant pis, elle n’allait pas faire la fine bouche avec le justaucorps qu’on l’avait obligé à se coltiner. Comme l’infirmière s’était éloignée aussi discrètement qu’elle était apparue, Angelina l’interpella :

« Excusez-moi. Est-ce que cela va prendre beaucoup de temps encore ? » demanda t-elle poliment en désignant la porte du doigts. Lady Reed était une femme courtoise, oui. Son côté râleur avec les gens qu’elle connaissait bien avait tendance à le faire oublier. La dame entra dans la chambre quelques instants, pour annoncer finalement un verdict d’une bonne trentaine de minutes. C’est long, trente minutes, quand on n’a rien à faire ! La jeune femme se frictionna un peu les bras en attendant et, quand elle fut suffisamment réchauffée, elle sortit de nouveau le PHS de sa ceinture. La ligne avec ses deux supérieurs a été coupée dès qu'ils l'ont su en sécurité. Elle tapa quand même un texto pour encore emmerder l'un d'eux. « Rufus, envoie-moi un hélico dans les plus brefs délais je te prie. JE VEUX RENTRER CHEZ MOI ». Pour cette femme active, il était hors de question de s’asseoir malgré sa forte fatigue. Elle s’écroulerait quand elle se serait prise une chambre à l’hôtel… avec quel argent, elle se demandait ! En plus, Ange n’avait rien d’intéressant sur elle à revendre, elle avait tout paumé dans la mer ! L’archi-poisse… Genesis ne devait pas avoir un rond sur lui non plus, mais peut-être qu’il aurait une idée.

Elle faisait quelques pas dans le couloir, prenant des nouvelles d’Elena en textotant encore, pour savoir si elle était bien arrivée, et des trucs sympas. Angelina, certes égocentrique, était bienveillante avec ceux qu'elle aime, même si ça se voit pas. Enfin, le médecin lui annonça qu’elle pouvait voir le patient. Ange se disait qu’elle n'avait que ça à faire, en attendant une escorte jusqu’à chez elle, mais en réalité, elle était tout de même un peu inquiète pour le soldat. Elle rentra dans la chambre furtivement, comme sil dormait et qu’elle ne voulait pas le réveiller, tout en sachant qu’il ne dormait pas. Elle ne se l’expliquait pas, peut-être avait-elle l’impression de le déranger ? Si ça trouve, il préférerait être seul, mais d’après ce qu’elle lisait sur son visage, il lui avait l’air plutôt reconnaissant de ne pas le laisser tomber. Il était très pâle, son teint blafard faisant ressortir la couleur éclatante de ses cheveux, mais sur la bonne voie de la récupération. Il était beau, quand même, Genesis. Un beau crétin de soldat.

« Angelina ... Vas-tu enfin m’expliquer quel genre de truand a pu te convaincre d’exécuter une telle mission ? Il s’en est fallu de peu pour toi. » La jolie brune poussa un petit soupir aigue de révolte devant la justesse du mot truand. On n’aurait pu trouver meilleur expression pour caractériser le président. « Rufus Shinra ! T’en connais beaucoup, des truands assez malins pour me faire faire un truc pareil ? Qu’à cela ne tienne ! J’ai pas fait ça pour lui. Ni pour toi. Je ne savais même pas que tu étais prisonnier chez Deepground. Je devais m’assurer que le savoir-faire Reed soit intouchable. Ces grands malades avaient des armes de ma conception en otage, je devais agir », bougonna t-elle. Qu’il n’aille pas croire qu’elle éprouvait des restes de sympathie pour lui, ce n’était pas le cas  (c’est ce qu’elle se disait fièrement). Ange était tout de même bien contente d’avoir pu l’aider, malgré sa rancœur, car il restait un être humain. Elle ne se laissa toutefois pas berner par son pseudo-intérêt sur sa petite personne : une fois, par le passé, mais pas deux ! C’est bon, la petite ado avait grandi. Par contre, elle avait gardé son indiscrétion et son élégance d'autrefois. « Et toi, tu vas me dire pourquoi t’as pété un plomb, y a quelques années ? Dès que je suis pas là…t’as vu dans quoi tu t’embarques… », ajouta t-elle avec un petit plissement d’yeux arrogant. « Et qu’est-ce que tu vas faire maintenant, rejoindre la résistance ? »

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Genesis Rhapsodos


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Ven 11 Déc - 11:59:13

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Genesis comptait bon nombre de truands parmi ses connaissances mais fort étrangement, Rufus Shinra n’en faisait pas partie. Le poète maudit l’avait croisé il y avait fort longtemps de cela, alors que le garnement blond était encore jeune, cela s'arrêtait là. Désormais, il ne savait de lui que ce que l’on racontait, des rumeurs de petits chemins. Les apologues à son sujet allaient si bon train qu’il était difficile de démêler le vrai du faux. Genesis aurait volontiers demandé précision mais la jeune femme, absolument déterminée à illustrer combien elle ne l’avait pas sauvé par bonté d’âme, aborda un sujet plutôt délicat pour lui. Le ton léger pour ces propos dévalorisants ne le dérangea point. La petite beauté était maîtresse dans l’art de mettre les deux pieds dans le plat sans préambule. Ce qui aurait été détestable de la part de quelqu’un d’autre était absolument acceptable venant d’elle sans qu'il ne se l'explique. En tant que personne capable de se faire exception à beaucoup de choses, il ne connaissait d'ailleurs que cette femme.

« Je ne tiens pas à justifier mes actes. Aussi, c’est compliqué, Angelina. »

Sa santé actuelle, bien que sur la voie de la hausse, ne lui permettait pas de s’égarer en sempiternels récits. La jolie Lady Reed avait déjà dû en voir passer, des hommes dotés d’une aile, et cela ne l’impressionnait pas. Depuis la chute du météore, il ne devait pas rester beaucoup de choses pour la surprendre, somme toute. Le monstrueux soldat la connaissait même suffisamment pour savoir qu’elle ne le comprendrait pas. Elle aurait raison, les actes du soldat ayant probablement été véhiculés par la folie. Folie de ressentiment mais folie tout de même.

Genesis accordait beaucoup d’importance à son apparence et à la façon de présenter ce qu’il avait à dire. Or ainsi torse nu, les deux bras alourdis de perfusions diverses, il était dans son vêtement le plus simple alors il se réservait les élucubrations théâtrales lorsqu’il aurait retrouvé de sa superbe. Et meilleure forme. Il se contenta d’aller droit au but pour l’heure.

« Je suis à la recherche de deux camarades, Angeal Hewley et Zack Fair. Je suis sans nouvelle d’eux mais je pense effectivement qu’il serait judicieux de m’adresser à la Résistance. »

Il exhala un léger soupir las, baissant le regard sur les épais bandages de ses bras. On lui avait demandé de rester allongé pour deux jours mais le soldat envisageait déjà le départ en songeant à ses amis d’autrefois.  Il délaissa vite les pensées sentimentales pour se concentrer en tactiques. Comment les retrouver ? Il y avait de  grandes chances qu’Angelina ait des pistes. Même si ce n’était pas le cas, elle avait toujours eu beaucoup de contacts, et autres divers moyens pour obtenir ce qu’elle voulait. Si tant est qu’elle voulait… or la belle brune avait été plutôt claire sur son absence de volonté d'investissement. Cependant, elle était là, malgré tout, à vérifier secrètement le rétablissement du soldat. C’était ce qui lui avait toujours plu chez elle, son comportement effronté et parfois brutal formant un mur autour d’un cœur sensible facilement discernable. Que faisait-elle à son chevet, alors qu’elle lui avait fait comprendre qu’elle préférerait être ailleurs ? Ce n’était pas son accoutrement, simple aussi, qui la retenait ici, ni le froid. Angelina avait beaucoup de culot. Si elle avait vraiment voulu partir de l’hôpital pour trouver un autre lieu à Costa del Sol, c’était parfaitement à sa portée et rien ne l’aurait arrêté. D’ailleurs, avoir effectué cette mission presque suicidaire à Junon prouvait que quasiment tout était à sa portée.

« J’ignore absolument ce qu’il s’est passé durant mon enfermement… Les rumeurs courraient sur la fondation d’un autre Quartier Général. A t-il abouti ? Est-ce Rufus qui le dirige ? »

Avec ce qu’il savait, Angelina pouvait se faire une idée assez précise de la terrible durée de sa réclusion, si son état au moment où ils s’étaient trouvés n’avait pas suffit. Genesis ne devait sa survie au long périple aérien qu’à sa résistance de soldat.

« Tu dis avoir voulu récupérer des armes de signature Reed… as-tu pu mettre la main sur ma rapière ? Tu n'es pas sans savoir que ton père en est le concepteur.... » demanda t-il enfin, ses aigues marines se plissant subrepticement d’espoir.

Il venait tout juste de se souvenir de ce détail fortuit. Angelina s'était targuée d'être venue récupérer son matériel à elle et, à en juger par la fierté qui se dégageait de son attitude, elle avait réussi. La jeune femme avait dû le faire embarquer avec sa coéquipière qui avait pris la fuite de son côté. Le soldat espérait intérieurement que la visée réelle de la brune n'eut pas été de pulvériser ses outils par l’explosion, dans le seul but qu’ils ne profitent pas à l’ennemi. La rapière avait beau pouvoir résister à bon nombre de mauvais traitements, Genesis imaginait bien que cette explosion signée Angelina renfermait la puissance adéquate pour en venir à bout. Devrait-il, dans ce cas, demander à la brune la conception d’une arme identique ?

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Angelina Reed


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MessageSujet: Re: The supreme art of war (ft. Genesis)   Sam 9 Jan - 22:17:27

The supreme art of war is to subdue the enemy without fighting
Are you calling me for some help, company, or anything ? Alright, I'm coming right away to you, but not for the reason you may think or hope. Indeed, I am afraid you've been mislead. I only play for sport. Since we mention it, there are a lot of people saying that I am without doubt the worst partner they've ever heard of...But they have heard of me.
C’est une mauvaise idée d’envoyer bouler Angelina Reed, même quand on fait ça gentiment et qu’on a de bonnes raisons. Ça finit toujours par se retourner contre vous… surtout que Genesis a pas mal de points négatifs à son actif, auprès de la lady. Le regard topaze de celle-ci se plisse un peu en entendant le nom de Zack Fair. Des années qu’elle ne l’avait pas entendu, la brunette avait présumé que le soldat était mort au combat. Elle avait le souvenir d'un gentil garçon, très modeste financièrement parlant... Angelina avait regretté de ne jamais avoir eu de geste à son égard. Avec toutes les armes qu’elle avait vendu, elle aurait pu au moins en offrir une, cette radine. N’empêche, le garçon avait trouvé son bonheur ailleurs, et si ses souvenirs étaient exacts, ce n’était pas du tout de la mauvaise came. Zack faisait peut-être partie des heureux élus revenus à la vie, tant mieux pour lui dans ce cas là. « Je vois bien Zack Fair s’être enrôlé dans la résistance, en effet. Mais je ne connais aucun Angeal Hewley ». Elle pourrait se bouger le popotin et avoir les informations que Genesis souhaite en un rien de temps. Un coup de fil à Veld ou Rufus, par exemple, mais monsieur le Première Classe ne méritait pas l’effort tout de suite. Les recherches devaient attendre, il était dans un lit d’hopital bon sang ! Oui, Angelina comprenait mieux que quiconque qu’on ne puisse pas tenir en place, elle-même aurait pété un câble d’être alitée, mais… ce n’était pas une raison !

« Oui, le quartier Général de la Résistance se situe à Corel. La ville a été reconstruite, j’ai moi-même mon logement là-bas. C’est devenu un endroit sympa qui l’aurait cru ? Aussi, tu as raison, c’est Rufus qui le dirige. Il a tout repris en main, Minerva le garde. J’ai quand même une sacré dent contre lui ». Elle poussa un long soupir. Se dire que Rufus était l’origine de nombreux bienfaits la ferait presque oublier qu’elle n’a pas intérêt à re-bosser pour lui de si tôt. Ne jamais dire jamais, toutefois.

« Tu dis avoir voulu récupérer des armes de signature Reed… as-tu pu mettre la main sur ma rapière ? Tu n'es pas sans savoir que ton père en est le concepteur.... ». À ses mots, le regard d'Angelina se fit plein de sollicitude et de compassion, presque couveur. C’était tout un acte, car au fond d’elle, la peste ricanait. L’heure de la revanche avait sonné ! La brunette suçota en silence son petit bonbon de fiel, au figuré, puis le cracha. « Je ne suis pas sans le savoir, en effet », dit-elle alors en battant des cils, doucereuse. « Mais je crains ne pas l’avoir trouvé ». La petite menteuse était très convaincante, la déception dans sa voix était parfaitement dosée. Ce n’était ni trop peu, ni pas assez. « Et je ne peux pas te refaire une rapière Genesis, je n’ai pas la certitude que la précédente ait été détruite dans l’explosion… or tu sais parfaitement que chaque arme Reed se doit d’être unique. Il ne peut y en avoir deux. S’il t’es impossible de retrouver l’ancienne, il va te falloir sélectionner une autre arme ».

Elle prit alors un air tristounet : « Quel dommage, c’était la plus belle pièce de collection de mon père… et tu en as fait si mauvais usage...». La petite pique n’était pas gratuite, non, il ne l’avait pas volé. Et s’il voulait retrouver sa rapière, il allait devoir la mériter. Une chose était certaine, ce n’était pas gagné ! Angelina se leva. C’est bon, elle avait vu qu’il allait bien, elle pouvait retourner à son petit business ! Quel business, là était la question, elle qui était si mal fringuée ! En peignoir… en peignoir, et en bottes encore mouillée ! Comment pouvoir s’habiller sans avoir à piquer des fringues ? Elle pouvait toquer à quelques portes des maisons de Costa que ça ne servirait à rien… des réfugiés devaient déjà faire la manche en masse de ce côté, au point que tout le monde devait être devenu radin… Elle n’avait pas d’autres choix que d’attendre une réponse de Rufus. Elle, avec sa patience à deux gils.

Elle stagna dans la chambre en faisant quelques petits pas. « Tu permets, j’appelle Rufus. » Même s’il ne permettait pas, autant dire que ça lui faisait une belle jambe. Le président ne répondit pas toutefois…  La chambre de Genesis devrait sans doute être son domicile jusqu’à nouvel ordre. Elle ne pouvait pas lui demander de voler jusqu’à Corel en la portant. Il n'était pas en état et Ange avait encore sa fierté ! Elle réussit finalement à joindre Veld qui lui promit un transport dans les plus brefs délais. Hallelujah ! La malheureuse ne savait pas encore que le turk était de mèche avec le président tandis que celui-ci prévoyait un voyage dans cette ville… Et c’est qu’il allait être bien accueilli, monsieur Shinra !

crackle bones




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The supreme art of war (ft. Genesis)

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