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 Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you (Rufus...)

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Angelina Reed


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MessageSujet: Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you (Rufus...)   Ven 29 Jan - 23:16:33

Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you
Are you calling me for some help, company, or anything ? Alright, I'm coming right away to you, but not for the reason you may think or hope. Indeed, I am afraid you've been mislead. I only play for sport. Since we mention it, there are a lot of people saying that I am without doubt the worst partner they've ever heard of...But they have heard of me.
Ne lui demandez pas par quel miracle elle avait réussi à convaincre ce 1ère Class, à la bougeotte, de passer la nuit à l’hôpital de Costa del Sol. Genesis Rhapsodos avait dû avoir pitié d’elle, car elle n’avait nul part où aller et que s’il partait, alors on la virerait de la chambre. Elle avait fait plusieurs fois le tour de son lit d’alité, complètement prête à lui chiper un bout d’espace et dormir sans complexe, mais elle avait été forcée de constater que Genesis était large, et que le lit était étroit. Et qu’elle n’avait pas non plus envie de se coller à lui. Ange se ramasserait par terre au bout d’un moment de toute façon. Elle avait donc élu domicile sur le fauteuil qu’elle avait rapproché du lit. Penchée en avant, elle avait trouvé un petit bout de matelas pour y croiser les bras et reposer sa tête dessus. Rien à fichtre des heures de visite !  Elle fut réveillée le lendemain, assez tôt dans la matinée, par le bruit des pâles d’un hélico. Son signal, c’était son signal ! Elle fit ses au revoir dignes au soldat, et reprit sa route avec sa dégaine d’une classe absolue (on se doute que c'est ironique) : bottes militaires, guêtres montantes, justaucorps gris, et peignoir d’hôpital mal fermé. On aurait dit une gymnaste sans sou qui sort de compétition, et vous savez quoi ? Juste pour cette fois : Rien à faire ! Elle allait rentrer chez elle, bon sang ! À elle l’artisanat, Alberta Ferreti, Vivienne Westwood, les tartes au citron meringuée, les… la maison, quoi. Elle considérait Corel comme sa nouvelle maison. Son quartier était sympa, quasi terminé, un peu moderne, à l’opposé d'autres civils de Corel qui étaient… comment dire… moins aisés ? Bref, elle voyait cette ville comme le Néo-Midgar en devenir. Espérons juste que son sort serait moins apocalyptique...

Elle sortit de l’hôpital en trotinant. Ça caillait toujours ! Mais au moins, elle était toute sèche. Ça allait mieux. Tentant de se souvenir de ce que le bruit de l’hélico avait indiqué, elle courut dans la bonne direction et aperçut l’engin au loin, un peu hors de la ville, proche de la bordure de mer. Elle piqua un sprint dans cette direction, pour se réchauffer. Le pilote, emmitouflé dans des fringues bien chaud, se grillait tranquillement une clope dehors en vérifiant un peu l’appareil. À part lui, il n'y avait personne. Angelina s’approcha de lui, prête à se réfugier à l’intérieur.

« Bonjour. En forme, j’espère ? On décolle, hop hop hop », annonça t-elle avec soulagement, et elle y croyait vraiment, sentant d’avance l’odeur du métal forgé de son merveilleux atelier. Ange s’apprêtait à monter mais le pilote se déplaça sur le côté pour lui bloquer l’accès.

« Cet appareil est la propriété du président Shinra. » « Vous ne m’apprenez rien du tout, il l’a envoyé pour moi. Je suis Angelina Reed, avec quoi vous réfléchissez ?! » « … ? » le pilote envoya un message de son portable. La brunette, qui ne comprenait soudainement rien, prit sur elle et lui expliqua calmement la raison de sa présence, ce qu’elle avait fait, et rappela qui étaient susceptibles d’avoir envoyé l’engin pour elle. Les indications étaient suffisantes pour ne pas avoir besoin de se justifier par une pièce d’identité … elle finirait par étriper ce type, au pire, et se tirer toute seule avec son appareil s’il s’obstinait. Au bout d’un moment, elle tourna la tête en voyant qu’une autre personne se pointait. C’était Rufus en personne. Mais qu’est-ce qu’il fichait là, par le slip d’Odin ?! Di-plo-ma-tie, Angelina. La jeune femme poussa un long soupir en fermant les yeux, les mains légèrement levées comme si elle cherchait toutes les inspirations d’apaisement dans l’air. La brune comprenait peu à peu que si le président en personne s’était déplacé jusque là, et que son hélicoptère ne devait ramener personne, c’est qu’il avait des choses à faire ici, et qu’Angelina devrait patienter qu’il ait fini avant de partir. Elle flairait même une autre demande de sa part, et ça faisait beaucoup trop d’un coup. Elle avait risqué sa vie la veille, par Minerva… ! Certes elle adorait l'aventure, mais ça avait été différent. Tout cela était de mauvais augure. La jeune femme rouvrit les yeux, calmée, mais son regard d’habitude si flamboyant était habité par une lueur tremblottante et lasse « Que fais-tu là Rufus ? » demanda t-elle très posément. « Il va falloir que tu m’expliques. »

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MessageSujet: Re: Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you (Rufus...)   Sam 30 Jan - 20:07:15

Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you × ft...

Dans une suite logique d’événements, Rufus aurait dû se rendre au complexe militaire de Costa del Sol. Ensuite, il manderait Angelina d’un coup de fil aimable et convaincant, lui parlant d’un fameux hélicoptère en bordure de la ville qui contenait des vêtements pour elle, destinés spécialement à un entretien avec lui. Sans allusion perverse, aucune, même si l’artificieux blondinet ne serait pas gêné qu’elle croit en percevoir, bien au contraire. Toutefois, sur sa route, semée d’embûches prenant la forme d’une incarnée et de sa mentor -qui n’était autre qu’une bonne vieille ennemie- , le blondinet avait reçu un message de son pilote lui faisant savoir qu’une brunette furibonde, répondant au nom d’Angelina Reed, essayait de lui chiper son hélicoptère. Alerte rouge, ceci n’était pas un exercice… Le président lui demanda de la tenir en place le temps qu’il revienne sur ses pas, afin de lui parler en personne. Lady Reed était un peu comme lui : lorsque l’on passait en dessous d’un certain seuil d’efforts, on ne pouvait espérer faire affaire avec elle. Le président rebroussa donc chemin, d’un pas un peu plus rapide. Personne autre qu’un turk ne pourrait espérer l’intercepter à cette allure déterminée. Parlant d’eux, le mégalomane venait également de prendre quelques petites mesures pour que le trajet de l’incarnée soit suivie de près… Rufus Shinra aimait bien avoir ses ennemis proches. Il leur accordait une attention particulière que même un ami ne recevrait pas de lui. Oh, peut-être parce que le président n’avait pas d’amis, justement.

Il sortit de la ville, jaugeant de loin l’échange diplomatique se déroulant entre Angelina et le pilote. C’était assez surprenant, il s’était imaginé la voir à bord de l’hélicoptère, en laissant le pauvre homme à moitié mort, la tête dans la poudreuse. Il était armé, toutefois. Pas elle. La belle avait dû égarer son équipement sur le chemin tortueux qu’elle avait emprunté avec Genesis Rhapsodos. Aucun retour de ce soldat d’ailleurs, du moins, pas en personne. Quel dommage, il serait probablement un bel atout dans son armée, maintenant qu’il semblait avoir retrouvé toute sa tête. Mais tout vient à point à qui sait attendre, Rufus savait que leur route se croiserait tôt ou tard. Quand il fut assez proche, Angelina se tourna enfin vers lui, l’air un très bref instant furieuse avant de relâcher la pression d’un coup, emportée par une vague de lassitude.

La jeune femme avait semblé à bout de nerfs, mais le calme qu’elle afficha soudainement n’avait rien de bon pour ses affaires. Aussi étrange que cela puisse paraître, Rufus sentait qu’il aurait mieux valu qu’elle pète un plomb tout de suite. L’état d'accablement de la belle la pousserait à vouloir fuir la conversation, et réclamer de rentrer chez elle. Il devrait donc être clair et concis. Heureusement, le président était plutôt doué à cela.

« Angelina », la salua t-il, « Tout d’abord, félicitation pour le succès de ta mission. »

Le fait que Rufus, très avare en compliment, se donne la peine de la congratuler constituait une excellente preuve de combien cette mission avait été suicidaire, et combien le fait qu’Angelina en ait réchappé relevait du miracle. Même si elle avait été aidée, ce qui avait toujours compté aux yeux de Rufus Shinra, c’était le résultat.
First things first.

« Il y a un colis de vêtements pour toi à l’intérieur de l’appareil. Cadeau de Veld. Va donc t’habiller et marche avec moi ensuite. Sache que tu seras libre de rentrer à Corel avec mon pilote après m’avoir accorder une audience. »

Il la laissa aller s’habiller tranquillement à l’intérieur de l’engin, vérifiant discrètement auprès de son pilote que celui-ci avait bien sur lui la clé de mise en marche des moteurs, histoire qu’Angelina ne décide pas de s’enfuir d’elle-même. Quand elle fut habillée et qu’elle sortit de nouveau de l’appareil, il tendit la main pour l’aider à descendre puis la lâcha sans plus de cérémonies. La mer s’était calmée, Rufus décida donc de marcher un peu avec elle sur la plage enneigée d’un pas tranquille, s’éloignant de la ville, juste un peu – avec la chance qu’ils se payaient tous les deux, une horde de monstres ou autres pouvaient très bien débarquer à tout instant s’ils se perdaient trop. Le but était de profiter du calme ambiant et retarder un peu le contact agité de la civilisation. Posément, le président la briefa.

« Je prends le commandement de Costa del Sol. J’aimerais y faire construire un canon semblable à celui de Junon, plus résistant, plus puissant, plus précis. Et il me semble que c’est la qualité que l’on retrouve dans les armes de la maison Reed. Alors certes, tu n’as jamais fait dans de l’aussi grand calibre mais je suis persuadé que tu en es capable. Tu aurais tout l’équipement et le personnel nécessaire. Dans le cas d’un succès…»

Et venait là le plus important pour Angelina :

« L’arme sera évidemment signée Lady Reed… courtesy of Shinra. » précisa t-il.

Le sourire en coin qu’il affichait se figea et il cessa aussitôt la marche en lui saisissant fermement le bras. Le mauvais sentiment qui l’habitait depuis qu’il avait mis les pieds à Costa venait de se renforcer subitement pour devenir une alerte digne d’un sixième sens. Il fit alors volte-face, prenant la direction de la ville.

« On y retourne. »

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Nero


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MessageSujet: Re: Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you (Rufus...)   Sam 30 Jan - 21:52:21

Infamie et scandale dans les rangs de Deepground, en une seule et même journée. Ebranlement dans les escadrons, incompréhension. Comment l’armée la plus puissante de Gaïa a pu être dupée ? La vaste explosion de la base de Junon, manigancée par l’abjecte résistance, a détruit un nombre conséquent d’équipements, provoqués morts et blessés en masse. Plus encore. Un virus a été injecté à l’informatique, provoquant pertes de données et défaillance des systèmes. Nero a tout juste eu le temps de voir, sur les caméras de surveillance, qu’il avait vérifié pour réagir rapidement, le visage de l’intruse, une seule intruse, et celui de leur frère qui s’est échappé grâce à elle. Le Noir a lamentablement échoué. Ils sont loin, disparus dans l’horizon, quand ses Ténèbres le guident à l’extérieur. Que dire à Weiss, que dire de l’évasion du Projet Phoenix également ?

Couvert de honte, le ténébreux démon ne peut accepter de rendre un tel rapport à son frère. Il quitte son poste à Junon, dans un arbitraire totale et inacceptable que l’état d’urgence lui oblige.  Il y a encore espoir de sauver un peu d’honneur. Dans son évasion, Genesis Rhapsodos a été grièvement blessé. Il y a toujours des chances qu’il ne soit pas allé loin, qu’il se soit échoué en mer. Nero ratisse l’étendu d’eau au soir, jusqu’à la nuit noire, sa vue parfaitement adaptée à l’occasion. Il fouille scrupuleusement, se rapprochant dangereusement et à plusieurs reprises de la zone en attente d’être conquise, la zone qu’il n’est pas encore autorisé à explorer solitairement. Il est prudent, et même prêt à abandonner quand il réalise que le soleil s’est levé, derrière un ciel gris, depuis quelques temps. Cependant. Son regard écarlate est attiré par un hélicoptère de l’ennemi, à l’écart d’une ville enneigée, grouillant de fourmis que son armée écrasera quand ils jugeront que leur heure est venue.

Son sang ne fait qu’un tour. Le sujet Phoenix avait pris la fuite à bord d’un de ses engins. Malgré la proximité de l’hélicoptère par rapport à la ville militaire, où son frère ne permettrait pas qu’il s’aventure seul pour une expédition hasardeuse, Nero use de son pouvoir ténébreux pour rejoindre silencieusement le monstre mécanique et y chercher des indices. C’est un homme, qu’il trouve d’abord. Le pilote, c’est certain, que le Noir envoie au Lifestream, là où ce genre de vers de terre a sa place. Il contourne l’appareil, son aura effrayante tranchant avec la poudre immaculée que ses pieds foulent lentement. Puis, il s’intéresse aux deux individus qui, après s’être éloignés, prennent le sens inverse et reviennent vers lui, sûrement dans le sage but de rejoindre la ville. Le champ de vision de Nero les avait repéré dès le début, bien qu’il eût choisi de les ignorer d’abord. Ses yeux devenus rouges sanguinaires les analysent froidement et il reconnaît le visage de cette femme. Il jure que c’est elle qui a fait échapper le soldat Rhapsodos. Il le jure alors que ce n’est pas Genesis qui l’accompagne, et que celui-ci est absent. Est-il possible qu’il ait fui, dans son état ?

Nero disparaît dans un nuage noirâtre, qui reparait devant les deux humains et leur bloque la route. Le brouillard se dissipe le temps d’un battement de cils. Son aura ténébreuse jaillissant de lui semble clamer sa faim et ordonne à être nourri de deux victimes. Le Noir l’apaise mentalement et lui promet de patienter. C’est à la femme qu’il s’adresse d’abord, qu’il a reconnu sans l’ombre d’un doute.

« Nous te sommes reconnaissants d’avoir dénoncé la faille de notre sécurité, vermine humaine. Vous ne nous y reprendrez plus. Néanmoins. Je crains que tu sois partie avec un membre qui n’a rien à faire sur ce continent. Où est notre frère, Genesis Rhapsodos ? Parle »,  la somme t-il avec un calme menaçant.

Ses magentas se fixent enfin sur l’autre individu. Un blond d’environ la taille de Nero, aux traits distinguées et à l’air sentencieux. Un homme que, chez Deepground, on n’apprécie pas au premier coup d’œil. Arrogante pourriture. Nero l’observe bien. Son visage et ses habits blancs répondent à une description entendue et re-entendue.

« Je te connais, toi. »

Il marque une pause. Rufus Shinra, le successeur Shinra à la tête de cette entreprise qu’il exècre et qui l’a maintenu confiné sous terre la majeure partie de sa vie. Un président déchu, à quelques centaines de mètres d’un complexe militaire et portuaire de Costa del Sol. Proche d’un hélicoptère. En compagnie d’une semblable qui s’est infiltrée chez eux. Nero comprend vite.

« J’aurais dû savoir que tu étais derrière tout ça », murmure t-il, la tête légèrement inclinée de côté.
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Angelina Reed


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MessageSujet: Re: Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you (Rufus...)   Mer 3 Fév - 17:20:15

Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you
Are you calling me for some help, company, or anything ? Alright, I'm coming right away to you, but not for the reason you may think or hope. Indeed, I am afraid you've been mislead. I only play for sport. Since we mention it, there are a lot of people saying that I am without doubt the worst partner they've ever heard of...But they have heard of me.
Angelina l’écouta en silence, calmement, puis poussa un long soupir. Plus blasée tu meurs, la jeune femme prit une décision qu’elle regretterait par la suite et accepta d’obéir sagement au président. Il faut dire que le coup de "Tu m’écoutes et ensuite tu peux partir", c’était assez convaincant dans la mesure où elle n’était plus à dix minutes près, et qu’en plus, elle allait enfin pouvoir se fringuer. Ange se précipita donc dans l’hélico en refermant à peine la porte coulissante, récupéra ses biens signés Ferreti, et se changea en 15 secondes à tout casser, trop rapidement pour avoir le temps de se les geler. Pantalon sombre, bottines marrons, pull bien chaud, épaisse doudoune, bonnet, elle pouvait désormais affronter le froid sans rechigner ! La jolie brune descendit donc de l’appareil docilement (sans avoir cherché à fuir avec, non non) en acceptant même l’aide du président. En fait, personne plus qu’Ange pouvait comprendre l’expression de l’habit fait le moine. Son humeur pouvait effectivement varier selon ce qu’elle portait ! Autant dire que son humeur avait donc joliment grimpé (sans être sensationnelle, car il faut pas déconner non plus). Disposée à écouter le président tout en marchant avec lui, son cœur fit d’ailleurs un merveilleux bond dans sa poitrine à la fin de ses explications.

Lady Reed, Courtesy Of Shinra. Alors, pour quelqu’un qui n’est pas dans le métier comme l’est Angelina, il faut savoir que ce qu’il vient de dire équivaut à un méga-titre de royauté. Il aurait pu la clamer Princesse Angelina du Continent Ouest que ça n’aurait pas été aussi chouette. Elle s’y voyait déjà ! Autant dire que ses mésaventures étaient presque oubliées, tant elle planait, la brunette ! Elle allait enfin réaliser tous ses rêves de grandeur, une belle promesse de Rufus, croyait-elle, cette naïve… « Tu sais comment m’séduire, toi », dit-elle en essayant d'afficher un air plus imbue d’elle-même, que réellement content.

L’heure n’était plus aux envois de fleurs (de fleurs ? De bouquets plutôt !), Rufus lui saisit le bras, l’air alerte, et la jeune femme lui obéit sans réfléchir, ses fins sourcils légèrement froncés d’appréhension. Un court instant, elle ressentit cette même impression que les pauvres biches observées par un chasseur. L’impression devint frayeur quand un brouillard noir bloqua leur route. Quand on connaît un peu nos définitions, on sait que la personne qui vient d’apparaître devant soi est Nero, bras droit de Weiss, commandant en chef de l'armée de Deepground. Son cœur battit cinq secondes aussi vite qu'un marteau piqueur, avant que ça ne tourne d'un coup à l'hypotension et qu'une grande faiblesse s'empare d'elle. Le visage de la jeune femme se figea, sa peau blême, ses traits relâchés, deux creux sous des yeux impavides légèrement écarquillés. Un cadavre. Le cadavre des illusions, voilà ce qu'elle était. Ses jambes allaient se dérober d'un moment à l'autre et elle allait s'effondrer parce qu'elle savait de toute façon, qu'elle n'irait pas plus loin. On disait que ce monstre était capable de faire prendre vie à vos cauchemars… ben en fait, il était un peu un cauchemar à lui seul, du coup. Angelina battit des cils, totalement crédule du fait qu’elle était encore en vie, et encore dans la réalité, et que c’était à elle qu’il parlait.

« Genesis... par là… »
, balbutia-elle bêtement d’un air absent, un peu à bout de souffle, en indiquant d’un vague signe de la main les monts un peu plus loin. Totalement pas consciente de ce qui se passait, la belle brune avait l’impression que c’était un mauvais rêve, et qu’elle allait se réveiller à l’hôpital. La présence de Rufus la faisait tenir debout. Lui, il avait l’air d’être égal à lui-même, calme, et ça la tirait vers le haut. Ils allaient y passer hein ? Elle était « contente » de ne pas avoir à mourir seule en tout cas, et que ce soit avec une grande personne de ce monde. Elle n’avait nul part où se planquer cette fois, alors ça ne servait plus à rien de stresser ou d’avoir peur. Allons, le gars avait parcouru tout l’océan et était arrivé jusque là, ce n’était pas pour repartir gentiment, il allait prendre leur vie par vengeance. Autant l'accepter. Tant mieux peut-être, parce qu'il y avait des choses pire que la mort pour Ange. Son plus grand regret était qu’elle soit si jeune alors qu’elle avait encore tant à prouver à ses brillants aïeux. Toutes ces choses dont elle avait discuté avec Rufus, ces projets grandioses où elle aurait pu apporter la signature de Reed. Quel gâchis, vraiment, quel gâchis…. « Tu arrives un peu tard, tu sais. »

Il était tranquille, Nero, alors que non seulement on avait fait sauter une partie la base que Deepground avait investi, mais qu’en plus, le mauvais démon devait avoir été en phase de recherche non-stop depuis la veille. Mais malgré que ça empestait la fin à plein nez, Angelina ne pouvait pas s'empêcher d'avoir cette petite lueur d'espoir débile en elle. « Sinon… je pense qu’on détient des informations qui heu… méritent qu’on reste en vie ? », tenta t-elle d’une petite voix. Au moins le temps de trouver une solution ! Ses deux opales de feu se tournèrent vers le président. Il avait l’habitude des situations désespérées, Rufus, non ?

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MessageSujet: Re: Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you (Rufus...)   Ven 5 Fév - 23:11:27

Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you × ft...

Un ombre s’interposa. Rufus retint un soupir las, le regard éteint. L’expression de son visage devint tellement blasé qu’un panneau « Fais chier » clignotant au-dessus de sa tête aurait été moins parlant. À qui la faute, tout ceci ? Ce n’est pas comme si Rufus n’avait pas senti que les choses déraperaient à un moment, or ils venaient de prendre un risque inutile en ne retournant pas directement à la ville. Néanmoins, qu’Angelina et lui se trouvent ici, au mauvais endroit, au mauvais moment, avait tout l’air d’être un coup du destin, et non du hasard. Rufus n’était pas de ceux qui croyaient au hasard de toute façon. Il provoquait sa chance, habituellement. En l’occurrence, il avait provoqué sa malchance, comme lorsque Nero lui avait arraché Reanbell. Peut-être était-il écrit, quelque part, qu’il devait mourir aujourd’hui. Rufus avait déjà été exemple de cruauté autrefois, il connaissait la réaction à une humiliation telle que leur ennemi venait de subir. C’était la mort. L’interrogatoire n’était même pas un passage obligatoire, au vu de la vanité et l’assurance qu’avait l’armée de Deepground. Bien sûr, Rufus n’était pas à cours de ressources dans l’éventualité où il ne mourrait pas tout de suite. D’ailleurs, sa main dans sa poche avait déjà enclenché le signal de son PHS, qui indiquait avec précision sa position aux turks. Du renfort n’allait pas tarder et ce, même si la tour de garde de Costa n’avait pas repéré le Noir à cause de son pouvoir ténébreux.… tenir la conversation semblait donc être une bonne alternative.

« Je te connais, toi. »

Le président eut un haussement de sourcils légèrement dédaigneux quand leur ennemi l’apostropha. Tiens, c’était seulement maintenant qu’il le remarquait ? L’homme gardait un mauvais souvenir de leur dernière entrevue, mais Nero s’était tellement désintéressé du président jusque là que, lui, n’en gardait absolument aucun. Non pas que le blondin était vexé d’être objet de désintérêt des hautes sphères de Deepground. S’en faire oublier aurait même été l’idéal, mais Nero prouvait à l’instant même que c’était peine perdue.

« Le contraire m’aurait grandement heurté », répondit donc Rufus, une pointe d’ironie logée dans sa voix trainante.

Un Tsviet, ex-sujet de ses laboratoires, ne l’impressionnait pas plus que le reste de la populace de cette planète, aussi puissant et redouté fut-il. Un petit « hm ! » narquois s’échappa d’ailleurs de la gorge du président, avant qu’il ne rétorque avec un fin sourire en coin insolent :

« Derrière ? Devant, tu veux dire. »

Désinvolte en apparence, le président n’éprouvait effectivement aucune crainte, seulement de l’agacement. Oui, il était agacé par l’idée que sa fin puisse être proche, à l’aube de l’accomplissement de ses plus grands projets. Il se doutait effectivement qu’il pouvait mourir à tout instant, sans détour. S’il ne comptait pas s’aventurer plus loin, Nero emporterait au moins la vie des responsables. Surtout si l’un d’eux était l’ex-président de la Shinra et président d’une… nouvelle Shinra.

La belle eut la sagesse de tenter l’entreprise d’un pourparler. Il fallait espérer que Nero tienne compte de l’affirmation d’Angelina selon laquelle ils détenaient des informations qui méritaient un rallongement de leur espérance de vie. Rufus était une mine à lui tout seul en effet. Tout ce que le Noir pourrait récolter de plus précieux en informations de l’ennemi se tenait chez cet escroc de président, qui avait déjà en tête quelques baratins et tours de passe-passe qui auraient de quoi tenir Deepground occupé, si tant est qu’on l’écoutait. Toutefois, Nero n’avait peut-être fait tout ce chemin que pour réclamer son dû, et vengeance. Ce serait compréhensible, et de bonne guerre. Quelle importance ? Rufus était prêt à accepter son sort, qu’il s’en tire ou non. Il y avait ceux qui crevaient en fuyant, et ceux qui regardaient la mort bien en face.

« Nous détenons effectivement des informations utiles. On peut d'ailleurs t’aider à retrouver ton chemin. Seul sur ce continent comme tu l’es… tu sembles perdu », remarqua alors Rufus d'un ton presque doucereux en sortant son fusil, le gardant pointé vers le sol tant que la situation semblait calme.

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Nero


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MessageSujet: Re: Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you (Rufus...)   Lun 8 Fév - 15:49:27

Les Ténèbres émanant du Sable fouettent l’air quand l’arrogant personnage ouvre la bouche. Des paroles dégoulinantes d’insolence. Elles narguent son pouvoir, narguent la supériorité de Nero. Celui-ci en est presque intrigué, presque curieux. Jamais un humain ne lui avait tenu tête de cette façon. On se recroquevillait devant Nero. L’impertinence de Rufus Shinra précède sa réputation. Intéressant…Le regard écarlate du démon scintille de réflexion tout en l’observant et il se dit : Quel châtiment te conviendrait le mieux, président de la vermine ? Penses-tu que cette arme futile te sauvera ? Le métal, le fer, l’acier… craignent les ténèbres. Et les Ténèbres ont faim.

Il est bien vrai que Nero ne devrait pas être là et qu’il lui faut retourner au QG de Junon, où il a déserté son poste. Il ne doit pas s’attarder inutilement car les deux sujets qu’il cherche paraissent hors de sa portée. Leur frère Genesis a effectivement eu la nuit pour se régénérer à l’aide, peut-être, de matérias. Pourquoi serait-il resté dans cette ville insignifiante, burlesque, qui servait autrefois de lieu de séjour à la vermine fatiguée ? Nero ne serait pas étonné que l’humaine dise la vérité. Celle-ci est effrayée, moins qu’on en attendrait d’elle, car elle veut occuper le temps du Noir en prétextant avoir des informations utiles. Sans aucun doute en ont-ils...

Quant au président… un spécimen à part, il faut le reconnaître.  Ce n’est pas de la bêtise, venant de celui qui vient d’orchestrer deux missions avec succès. Est-ce pour autant du courage ?

« Pauvre, pauvre petit président. Je te vois avec une arme. Te doutes-tu déjà que c’est plutôt toi qui es perdu ? » il lève lentement une main qui les désigne « … Je salue votre performance... » consent-il à admettre à l’intention des deux humains.

Cette petite chose insignifiante à la longue chevelure brune a tout de même donné un sacré fil à retordre à Deepground. Elle a réussi à passer entre les mailles de leur filet, ce qui a dû être rendu possible grâce à un stratagème du président. Alors, certes, ils peuvent être considérés comme des crapules plus évoluées que les autres. Le prédateur croise les bras, un automatisme inconscient incorporé par son ancienne camisole. Il marche lentement, ses ailes mécaniques repliées derrière lui, et semble tourner autour de ses deux victimes. Il est le vautour qui appréhende les proies pour nourrir ses Ténèbres. Patience, encore un tout petit peu, leur répond le Noir. Il aime la maîtrise. Elles ne doivent pas se déployer tant qu’il n’en a pas donné l’ordre.

« Elle mérite que vous répondiez de vos actes devant notre armée, cela est vrai », poursuit-il calmement, très calmement, pour répondre à la femme qui veut bavarder d'informations sans avoir pu répondre à la seule question qu'il a posé.

Il s’arrête. Le regard vermeil du Noir s’allume d’une lueur vengeresse. Le ton reste le même.

« … Mais pourquoi vous offrir cet honneur… quand une telle offense à mon frère Weiss et son armée, ne peut être expiée par rien d’autre que votre désespoir ? »

La Résistance leur avait dérobé Genesis Rhapsodos, et le projet Phoenix, que l’immaculé avait fait mander à Midgar. Un Projet que Nero était allé intercepter en personne avant qu’il ne franchisse les limites de leur territoire. Pour rien. Entourloupe et humiliation. Ces deux-là méritent un châtiment exemplaire, le courroux du bras droit de l’Immaculé. Si Nero a perdu deux prisonniers, il dira au moins à son frère que le deuxième chef de la Résistance n’est plus. Qu’il va se perdre. Que Weiss peut tout de même l'interroger, si le coeur lui en dit, parce qu'il est gardé sous clé, quelque part dans le noir. Les prisonniers se retrouveront. Nero n'en a pas fini de cette quête. La déception de son frère est trop coûteuse pour lui. Il pourchassera sans relâche. Lentement, Nero revient bien en face d'eux.

« L’esprit d’un humain est si faible. Je trouverai mes réponses dans le vôtre. »

Nero a tel maîtrise de son pouvoir, que lorsqu’une personne y est plongée, il n’y a pas que ses pires craintes qui peuvent se dévoiler au démon. Aussi. Ce que ces humains perfides et hypocrites ont en tête sera beaucoup plus révélateur que n’importe quel aveu mensonger. Parce que tu es un menteur Rufus Shinra, n’est-ce pas ? Ce dédain ne fera pas long feu sur ton visage. Et toi, Angelina Reed, tu as beau difficilement masquer ta crainte, il émane de toi une vanité presque aussi vulgaire que celle de monsieur le président.

« Cette légende, qui court depuis des années, dit qu’on ne t’a jamais vu saigner, ni pleurer… », annonce le ténébreux d’une voix doucereuse, un très léger sourire cruel s’esquisse sur ses lèvres. « Mais tu vas trembler, Rufus Shinra, je te le garantie. »

Ainsi, il libère ses Ténèbres sur eux.
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Today is the sort of day where the sun only comes up to humiliate you (Rufus...)

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