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 L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]

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Reanbell Valdès


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MessageSujet: L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]   Ven 2 Sep - 12:17:49

The maiden who
Ƹ̴Ӂ̴Ʒ
couldn't die
Reanbell
&
Rufus


 

 



 

 

Cat
L'art d'être invisible ♪

Disparaître, l'histoire de toute sa vie. Dès qu'elle posa pour la première fois le pied hors de Deepground, elle n'avait cessé de fuir son passé, de s'en cacher et alors qu'elle marchait d'un pas déterminé vers la place, elle songeait à ces jeux d'enfant où elle devait se déguiser et faire semblant d'être quelqu'un d'autre. Juris, son tuteur et sa seule famille, avait alors transformé cette nécessité vitale en un jeu ludique et c'était sans doute grâce à lui qu'elle cumulait aujourd'hui autant d'alias sans que personne ne puisse faire de lien entre eux.

Peut-être était-ce due au fait de penser à cela, car les souvenirs de son passé, même les beaux jours, surtout les beaux jours, la mettaient toujours dans un état second et son cœur s'était emballé avant même qu'elle n'accélèrent le pas. Mais au fond d'elle, elle ressentait quelque chose de différent de ses angoisses nostalgiques habituelles … il y avait autre chose et elle était incapable de mettre le doigt dessus … ou plutôt, elle refusait de s'en convaincre … Car elle pensait à Rufus et elle espérait que Sélès Shinra ramènerait bien Vincent Valentine au plus vite. Elle pensait à Rufus et à ce qu'elle ferait si il ne revenait jamais. Ce qu'elle ferait ? Quelle question, elle reprendrait simplement sa route ! Une route sur laquelle elle devrait déjà être, bon sang … Elle aurait dû partir pour Wutai il y a des jours, dès que Rufus l'avait relâché, elle aurait dû partir … mais elle lui avait promis de rester. Elle lui avait même promis qu'elle ne serait pas longue, juste avant qu'il ne se quitte, mais au final, c'est lui qui s'était perdu … et il l'avait senti avant même que ça n'arrive. Et pas elle. Pourquoi est-ce qu'elle avait l'impression de s'en vouloir pour ça ?

Atteignant une zone de la ville complètement déserte en raison de la neige qui continuait de tomber à gros flocons, elle s'était mise à courir sans s'en rendre compte. Elle courait aussi vite que si le diable était à ses trousses, comme si Weiss lui même était en train de la pourchasser. Elle courait et elle ne savait pas pourquoi, mais elle se rendit compte que si elle ne courrait pas, elle aurait sans doute hurlé … Alors elle courait à toute jambe jusqu'à ce que ses muscles la fassent souffrir, car c'était un véritable calvaire de progresser dans la neige et jusqu'à ce que ses poumons la brûlent d'inspirer autant d'air glacé. Elle courut jusqu'à arriver à une de ces petites cabines privées sur la plage et elle s'y enferma. Haletante, elle referma la porte derrière elle en lâchant son sac et s'adossant contre la paroi du fond. Là, elle tenta péniblement de reprendre son souffle, mais son cœur palpitait à tout rompre, comme si sa course ne s'était jamais arrêté. Que lui arrivait-il donc ? Cela ressemblait à ces terreurs nocturnes qui la réveillaient en sursaut, pourtant, elle ne dormait pas … Et à chaque fois qu'elle essayait de se calmer, à chaque fois qu'elle tentait de se raisonner, elle ne pensait qu'à une chose. Une chose qu'elle tentait de repousser farouchement … mais elle y pensait.

Rufus …

Elle plaqua sa main contre sa bouche pour tenter de calmer sa respiration de force et doucement, elle glissa contre la paroi en bois peint et vernis jusqu'à se recroqueviller sur elle même. Et son cœur palpitait, et son souffle l'étouffait. Elle ferma les yeux et se prit la tête dans les mains, agrippant ses cheveux d'or comme si elle voulait les arracher. Elle donna quelques coups contre son crâne avant de se redresser nerveusement pour attraper son pistolet. Elle devait se calmer à tout prix. Elle posa le canon contre son front et retira la sécurité, le doigt contre la détente. C'était le seul moyen efficace qu'elle connaissait pour se calmer … Elle voulait juste … juste un peu de paix … Elle voulait juste arrêter de penser, arrêter de ressentir cette chose immonde qui la rongeait de l'intérieur ! Tellement de choses étaient venues la secouer dernièrement, elle voulait oublier tout ça, elle voulait oublier toutes ces personnes et redevenir la parfaite petite peste indifférente et sans cœur qu'elle était avant de les rencontrer … ou du moins, qu'elle croyait être.

Les yeux clos, le canon contre son front, sa respiration s'était légèrement apaisée, mais son cœur palpitait toujours et chaque battement raisonnait dans son crâne. Non, pas ça … non ! Elle détestait ce son. Elle le détestait. Ce son l'avait rendu folle étant enfant, dans terrible boite blanche, elle ne supportait pas ça. Elle pourrait juste appuyait sur la détente, et l'espace d'un instant, elle n'entendait plus rien, l'espace d'un instant, son cœur ne battrait plus … mais elle ne le faisait pas.

Elle sentit alors quelque chose lui piquer la jambe et elle ouvrit doucement les yeux sur la petite tête de Condchat qui la fixait de ses grands yeux curieux en poussant son petit ''miiiiiiiih'' caractéristique. D'un air las et blasé, elle poussa un profond soupir et retira son gant pour passer deux doigts sur la tête du chaton.

— Je sais que je ne peux pas le faire, le coup de feu raisonnerait dans toute la ville et je ne peux pas me permettre de tâcher cet endroit et toutes mes affaires …

Le chaton se contorsionna curieusement pour le lécher la main et elle l'attrapa pour le serrer doucement contre elle, plongeant son visage contre son poil doux et parfumé. Elle était emmitouflé dans l'écharpe blanche de Rufus, qu'il lui avait donné en arrivant à Costa et qui portait également son odeur et elle resta un instant là, les yeux clos et sans même s'en rendre compte, elle s'était progressivement apaisée. Elle resta ainsi longuement, jusqu'à frôler une sorte d'état second proche du sommeil où elle crut rêver de ce papillon bleu qui décorait son omoplate. Il s'envolait de son dos, et quelques instant plus tard, elle crut le voir … Rufus. Dans un état déplorable. Cette vision insolite la fit revenir à elle subitement et elle réveilla le chaton en sursaut en redressant la tête. Il poussa un petit miaulement et elle le reposa à ses côtés. Elle avait assez traîné … et maintenant qu'elle avait de nouveau à peu près les idées clairs, suffisamment pour pouvoir jouer son rôle, elle sortit de son sac tout ce dont elle avait besoin pour disparaître. Elle avait emporté de Corel un uniforme de la WRO qu'elle s'empressant d’enfiler. Ce n'était pas la première fois qu'elle se retrouverait dans son plus simple appareil dans la neige, alors ce ne fut pas une épreuve bien difficile pour elle de se changer avec de tels températures extrêmes et insolites pour la région. Ceci fait, elle sorti un petit miroir pour s'équiper de lentilles de contact couleur brune - un marronnasse des plus banal et terne - et elle attacha ses cheveux d'or pour les faire disparaître sous une longue perruque noir à frange. Alors qu'elle peaufinait son déguisement d'une touche de maquillage, elle était déjà une autre personne. Voilà, elle avait disparu et elle se sentait déjà mieux …

Disparaître, tuer Reanbell Valdès, le sujet 23, pour devenir une autre avait toujours était une libération pour elle. Elle pouvait en quelque sorte atteindre ce que sa malédiction ne lui permettait pas … Elle tuait le rat de laboratoire qu'elle était pour devenir une personne tout à fait normal et banal … et rien ne lui plaisait plus qu'une affligeante banalité. Pourtant, ce jeu avait de pervers qu'il reproduisait pourtant exactement ce qu'elle tentait de fuir : elle mourrait et revivait sous d'autres traits … Mais au moins, dans cette autre vie, elle n'était plus Reanbell. Son ancienne elle, avec son ancien visage et son ancien caractère avait complètement disparu pour laisser place à une autre. C'est un peu comme si elle était une Time Lady de cette série de science fiction qu'elle adorait. C'était peut-être pour ça aussi, qu'elle aimait tant ce jeu.

Ainsi, Reanbell n'était plus et Catelyn Stark venait de prendre sa place. Elle n'aurait pu trouver meilleur identité pour la situation actuelle, car cette femme avait réellement existé. Catelyn Stark était en quelque sorte l'idéal de Reanbell : discrète et terriblement banal. De sa vie, Catelyn Stark n'avait attiré l'attention de personne, pas même celle de sa famille, de ses propres parents. Elle avait un grand frère, une petite sœur et quelques cousins qu'elle ne côtoyait pas vraiment si ce n'est pour les fêtes, et encore. Elle n'avait pas vraiment d'ami, juste des collègues qui la trouvaient gentille, sans plus. Gentille, elle l'était, un peu timide, respectueuse et professionnelle. C'était une fille ''bien comme il faut'', mais tellement discrète et tellement banal qu'elle était morte dans l'indifférence la plus complète. C'était il y a des années, peu de temps avant l’émergence de Deepground. A cette époque, elle travaillait déjà à la WRO, elle avait choisi de rejoindre Reeve car elle travaillait déjà à son service à l'époque de la Shinra. Personne ne s'était douté qu'elle était morte, pourtant cela faisait des mois que personne ne l'avait vu. Par ces temps de calme, Reanbell exécutait une tournée de récupération de dette et c'est ce qui l'amena à la porte de Catelyn Stark. En entrant dans l'appartement - dont la porte n'était même pas verrouillée - la première chose qu'elle remarqua fut cette odeur putride et une musique exotique entraînante qui raisonnait un peu plus loin. En la suivant, la mercenaire trouva bien vite l'endettée, affalée sur son divan, un livre à la main à côté de sa radio allumée … Elle était partie sans même s'en rendre compte et cela faisait des mois.

En fouillant dans les affaires de Cat, Reanbell put apprendre tout ce qui pouvait résumer sa vie … personne ne savait qu'elle était morte et leur corpulence et leur faciès était suffisamment proche pour qu'elle puisse l'imiter. L’avantage avec les personnes banales, c'est que personne ne faisait vraiment attention à leur visage et la seule chose que personne ait jamais du remarquer sur elle fut certainement sa paire de grosses lunettes à monture noire. Lorsque Reanbell prit sa place un peu plus tard au sein même de la WRO, personne ne le remarqua, personne ne se soucia même de son absence.

Après avoir rendu son teint légèrement plus foncé et avoir changé la forme de ses yeux par un habille effet d'optique de maquillage, elle s'affubla de ces grosses lunettes de vue à monture noir. Catelyn Stark était . Elle esquissa un léger sourire timide et penaud pour tester sa crédibilité … l'illusion était parfaite. Elle n'avait pas perdu la main.

Condchat la regardait curieusement et elle lui présenta sa main pour qu'il puisse la renifler et s'y frotter. Elle cacha l'écharpe de Rufus sans sa veste et rangea ses dernières affaires dans son sac qu'elle avait retourné, le passant de noir à kaki et de sac à dos à sac en bandoulière. Elle fit un creux dedans pour pouvoir y mettre Condchat à l'aise.

— Tu restes tranquille maintenant.

Vue l'heure, le chaton allait sûrement faire sa sieste maintenant, de toute façon. Elle referma le sac avec précaution et sorti de sa cabine avec prudence … Personne dans le coin. Elle remonta jusqu'au cœur de la ville et senti son cœur s'alourdir à mesure qu'elle approchait de la base. Elle ne s'inquiétait pas pour sa couverture, c'était encore autre chose … Elle passa facilement la sécurité et les gardes ne lui prêtèrent pas du tout attention comme elle avait l'air de savoir ce qu'elle faisait. Elle n'alla pas rejoindre Tseng tout de suite, car il fallait qu'elle fasse réimprimer sa carte d'identification, ce qu'elle put faire grâce à un collègue de la fameuse Cat qui n'avait aucune raison de douter de son identité. Ceci fait, elle accrocha son badge sur sa poitrine et rejoignit le Turk. Elle put rester avec lui pour suivre le déroulement de la situation mais il lui demanda de patienter un instant le temps qu'il aille retrouver son patron, ce qu'elle ne put contester pour le bien de sa couverture. Rufus était de retour, c'était le plus important … pourtant, elle bouillait de l'intérieur. Cela ne faisait pourtant que quelques heures pour elle, mais cela lui avait parut être des mois … quand bien même, pourquoi était-elle si impatiente de le revoir ?

Tseng avait dû faire son travail et passer le mot qu'elle lui avait donné, soit : Reanbell est partie loin de là, laissant derrière elle une remplaçante digne de confiance qui serait la seule personne à pouvoir les mettre en contact. Lorsqu'elle aperçu enfin Rufus, elle se leva aussitôt et ses lentilles ternes cachèrent la lueur de soulagement qui la secoua des cheveux aux orteils. Elle esquissa un sourire formel et prit cet air impressionné teinté de respect qu'avait généralement les petits employés à l’égard de Rufus Shinra.

— Monsieur Shinra, je suis Catelyn Stark. Se présenta-t-elle en modifiant sa voix et en lui tendant la main après avoir remonté ses lunettes sur son nez. Si vous avez un peu de temps à m'accorder, j'aurais un message important à vous transmettre … mais en privé. Elle avait prit soin d'avoir l'air un peu gênée en demandant cela. Ce n'était pas n'importe qui qui pouvait réclamer un entretient privé à Rufus Shinra sans prendre rendez-vous, surtout dans une situation aussi critique et si Reanbell Valdès ne s'en serait sûrement pas souciée, Catelyn Stark, elle, s'en sentait extrêmement embarrassée. Mais elle avait une mission à accomplir, après tout et elle était censée être là pour l'assister.

Si Tseng avait bel et bien passé le mot – et cela semblait être le cas – Rufus devrait comprendre que ce message concernait Reanbell Valdès.



Reanbell Valdès
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Rufus Shinra


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MessageSujet: Re: L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]   Ven 2 Sep - 19:14:47


L'art d'avoir mieux à faire

- Rufus Shinra — Catelyn Stark -


Le travail d'équipe est précieux, il donne à l'ennemi d'autres adversaires que vous.

Mallette de rechange sous le bras, récupérée de l’hélicoptère maudit, Rufus traversait la zone militaire de Costa del Sol en arborant un visage impassible, au regard impénétrable. Néant d’émotion, on le croyait presque anéanti. Deux iris anthracites dépourvues de tout, même de suffisance. Du président émanait une froideur telle que les Turks penseraient à deux fois avant d’oser lui adresser la parole. C'est ce qui arriva. Tseng franchit tout de même le pas car, pour le travail, il ne reculait jamais. Pour le travail uniquement... s'inquiéter de l'état de son patron représentait un acte trop périlleux encore, Rufus n'était pas prêt aux futilités, seulement aux formalités, aussi vides qu'il ne l'était actuellement. En le voyant approcher, le patron s’arrêta et, après un court moment d’hésitation, daigna faire quelques pas vers lui aussi. Devant le silence glaçant de son supérieur, le Turk n’eut d’autre choix que prendre la parole sans y avoir été invité. Quelque chose se passait dans l’esprit de Rufus, abrité derrière son silence et son visage hermétique. Au fond de lui, il était dans l’attente de quelque chose, d’une suite, et plus le temps s’écoulait sans qu’il ne se passe rien, plus le président se préparait au pire. À vrai dire, il s’était habitué au cadavre de Tseng, et même à voir son employé mourir des centaines de fois. Morbide, on vous l’accorde. La réalité était inhabituelle. Tseng avait terminé son bilan depuis quelques secondes et attendait une réponse, au moins une forme de notification. Le visage du président avait pourtant pris une tournure presque interrogatrice. C’est tout ? Il ne s’était absenté que quelques heures, en réalité, c’était donc bien l’une des seules nouveautés. Catelyn Stark, porte-parole de Reanbell… elle attendrait. N'affichant absolument aucun signe indiquant qu’il avait bien entendu, Rufus ignora l’once de sollicitude sur le visage de Tseng et le dépassa sans autre forme de procès.

Le complexe établi par Reeve à Costa del Sol, originellement destiné aux patrouilles de la Résistance, n’avait pas été pensé pour accueillir un public de choix. Moins encore Rufus Shinra. Les salles d’eau avaient beau être les plus rudimentaires, le président s’y attarda pour retrouver cette image de lui-même qui avait tant terni. Les témoins de son retour des Ténèbres n’étaient pas nombreux. Ils étaient donc peu à pouvoir dresser un constat sur l’apparence négligé du narcissique personnage. On ne l’y reprendrait plus. Il profita de ce ravalement de façade pour se vider la tête, ne plus penser au vrai, au faux, à l’iréel, à des images qui le poursuivraient, à l’impression d’être atterri dans une nouvelle dimension. Quelque chose coinçait dans sa gorge comme une envie de tousser, il avait attrapé froid dans son retour au réel. Face à Angelina qui avait atteint le 40° de fièvre et qui n’avait toujours pas décroché un mot, il s’en tirait à très bon compte. Lorsqu’il fut fin prêt, lord Shinra apprécia une dernière fois son reflet dans la glace et déserta les lieux. Son visage fatigué était très pâle et lisse, comme de cire, et des cernes violacés durcissaient son regard clair, mais sa beauté n’avait pas tari. Les cheveux impeccable, un trench blanc et distingué refermé sur son costume, pantalon pince et chaussures de cuir, l'aristocrate comptait rejoindre les différents secteurs en nécessité de développement... il fut toutefois rappelé à l’ordre. Après avoir senti une vibration, Rufus sortit son PHS où le message de son turk rappelant la présence de Catelyn Stark apparut sur l’écran verrouillé. Ce qui ne manqua pas d’évoquer la non-consultation des 156 mails, 47 messages et 52 appels en absence, ces derniers étant majoritairement de Reanbell. Rufus put le constater en jetant quelques coups d’œil. Déviant de route, il accepta d’aller à la rencontre de cette assistante, à l'endroit qu'on lui avait indiqué. Lorsqu’une inconnue se leva en l’apercevant, et alla à sa rencontre, Rufus considéra que c’était elle et la laissa venir plus qu’il n’approcha.

La réalité parut tout d'un coup plus vraisemblable à Rufus, lorsque la jeune femme s’introduisit. La nouveauté rappelait au président qu’il avait quitté les Ténèbres, lesquelles ne jouaient plus avec son esprit méthodique. Un esprit qui n’inventait pas de visage, qui n’avait pas inventé Shareïna... Rufus détourna la tête, se désintéressant un bref moment de son interlocutrice. Sans surprise bien sûr, la wutaïenne n’était pas dans les environs. Il ramena son attention sur la petite femme, dont il ignora la main tendue sans aucune subtilité et tout en supériorité. Rufus Shinra pouvait juger de la signifiance d’une personne à partir du moment où il connaissait son nom. Jusqu'à aujourd'hui, celui de Catelyn Stark lui était inconnu. Il se dispensa de politesse à son égard et se contenta de la dévisager pendant qu’elle s’adressait à lui. La jeune femme lui était pourtant familière mais, qu’à cela ne tienne, il l’aurait considéré tout aussi insignifiante s’il avait reconnu sa demi-sœur Reanbell. Rufus en était arrivé jusqu’à oublier que c’était lui-même, qui lui avait proposé de venir à Costa del Sol. Difficile de s'imaginer qu'il accordait suffisamment de valeur à son travail, avant. Dans les Ténèbres, sa demi-sœur n’avait cessé de le duper et essayer de l’enfoncer plus bas que terre. C’était donc assez ironique qu’elle se présente à lui déguisée et qu’il ne la reconnaisse pas. La réalité aussi était truffée de mirages.

Brune, yeux foncés, menton pointu, une paire de lunettes sur le nez, Catelyn n’était pas belle, tout juste mignonne, sans forme, chétive. Très quelconque tout compte fait, l’exact style de fille qu’on oublie de lorgner en la croisant dans la rue. Après que Rufus a dressé ce portrait peu flatteur, l’intéressée requit un entretien privé. Le visage du président se fit moins impassible, un subtil froncement de sourcil traduisit sa lassitude. Maintenant ? En vaux-tu seulement la peine ? Du pouce, il déverrouilla à nouveau le téléphone qu’il tenait toujours dans la main. La liste d’appels qu’il n’avait pas quittée, plus tôt, s’afficha directement. L’expression inchangée, neutre, Rufus leva le bras pour présenter l’écran à l’inconnue, qui put constater la succession agaçante du nom de Reanbell. Le président avait toujours eu une dent contre le harcèlement sur sa précieuse petite personne. «  Il va falloir qu’elle oublie jusqu’à mon prénom », revendiqua t-il. Dans le ton grave perçait l’ennui. Le président rangea le PHS dans sa poche et s'éclaircit la gorge, son mal persistait mais ne s'entendait pas encore dans sa voix. « Le message que tu dois transmettre ne figure pas dans ma boîte vocale, j'imagine » ajouta t-il en se mettant en marche, ce qui avait valeur de résignation et invitait la jeune femme à le suivre. Rufus leur dégota une salle de réunion vide où il ne s'installa même pas. S'accoudant juste à un siège, debout, tourné vers elle, il lui faisait comprendre qu'il n'avait pas l'intention d'y passer la soirée et que la brièveté serait appréciée.
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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]   Sam 3 Sep - 9:25:14

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Cat
L'art d'être invisible ♪

Au premier abord, le président semblait égale à lui-même, immaculée dans un costume impeccable, digne et droit. Pourtant, quelque chose avait clairement changé dans son regard bleu d'acier. Elle le fixa un instant droit dans les yeux, pas trop longtemps, car ce n'était pas le genre de Catelyn Stark, mais suffisamment pour reconnaître ce qui se terrait habillement derrière sa froideur exacerbée. Ce regard, elle ne le connaissait que trop bien … C'était le même que le sien, lorsqu'elle se réveillait après une terreur nocturne. Pour avoir déjà visité les ténèbres, elle savait que le temps pouvait y être bien relatif en comparaison à leur réalité et même s'il restait propre sur lui, Rufus Shinra avait Le Regard, celui de ceux qui en avaient trop vu, trop vécu.

Elle fit comme si rien n'était en laissant son regard fuir ça et là sur son visage élégant, le premier visage qu'elle avait trouvé suffisamment esthétique pour pouvoir servir d'une jolie décoration dans son salon et elle joignit doucement ses mains devant elle pour tripoter maladroitement ses doigts. Elle avait lu dans un magazine que ce genre de gestes étaient esquissés inconsciemment par les gens réservés pour instaurer une barrière psychologique à l'encontre d'un interlocuteur. Elle fit semblant de regarder timidement l'écran que lui présenta Rufus Shinra et vit tous les appelles en absence qu'il avait reçu de Reanbell Valdès et c'est un regard sincèrement surpris qu'elle posa sur lui lorsqu'il lança son commentaire critique. Reanbell aurait eu l'air farouche et sceptique, mais Cat semblait ne pas vraiment comprendre pourquoi il disait cela. Après tout, c'est lui qui l'avait fait venir ici, qu'est-ce qu'il croyait ? Peut-être qu'il lui en voulait pour ce séjour dans les ténèbres … Mais eh, ce n'était pas de sa faute ! Elle était quasiment sûre que Nero était là pour Genesis, et puis il n'avait qu'à pas aller s'aventurer seul aux abords de la ville, qu'est-ce qu'il était parti faire, d'ailleurs ? Peu importe.

Elle ne répondit donc pas à cette remarque, prenant en compte le manque de répartie d'une personne comme Catelyn Stark et elle se contenta d'avoir l'air embrassée de l'embêter ainsi. Cependant, elle hocha la tête à sa seconde remarque.

— C'est une information qu'elle ne pouvait pas communiquer par téléphone, c'était trop risqué, n'importe qui aurait pu entendre. Précisa-t-elle.

Comme monsieur le président Shinra daigna lui accorder une audience – et franchement, elle s'en estimait heureuse, parce qu'elle n'était vraiment pas certaine qu'il lui en accorde une, même si elle avait imposé des arguments qui auraient dû le convaincre, finalement, il avait l'air de se foutre totalement qu'elle soit partie sans tenir sa promesse. Elle le suivit docilement, en restant légèrement derrière lui comme si elle n'osait pas, par respect ou par une certaine forme d'appréhension, rester juste à côté de lui. Elle referma la porte de la petite salle de réunion derrière elle en prenant soin de vérifier qu'il n'y avait pas trop de circulation dans le couloir. En s'avançant dans la pièce, elle déposa son sac sur la table avec précaution et balaya du regard tout ce qui les entourait pour s'assurer que l'information qu'elle allait révéler resterait entre eux.

En reposant son regard sur Rufus, elle comprit qu'il attendait qu'elle déballe son message et elle eut l'impression que quoi qu'elle dise, elle ne pourrait le faire réagir ou susciter son intérêt. Elle le fixa à nouveau dans les yeux, avec un peu plus d'insistance que ne l'aurait fait Catelyn Stark, comme si elle attendait qu'il l'a reconnaisse. Elle était forte pour disparaître derrière un autre visage, mais si quelqu'un en ce monde aurait pu la reconnaître, cela n'aurait pu être que Rufus Shinra. Mais elle comptait bien sur le fait qu'il ne la reconnaisse pas, justement ; en réalité, c'était là son ultime test, car cette fois sa transformation s'était faite dans des conditions plutôt précaires.

— Tu ne me reconnais pas, alors ? Dit-elle alors, toujours avec la voix de Cat, mais avec un ton plus familier.

Un instant, elle fut curieuse de savoir ce que Rufus aurait pu lui révéler en tentant de la reconnaître … mais il n'en aurait clairement pas la patience, et elle non plus.

— Je sais que je suis douée, mais je suis un peu déçue quand même. Avoua-t-elle alors de sa voix de Reanbell.

Alors, elle jeta un dernier coup d’œil autour d'eux avant de retirer ses lunettes et de relever légèrement sa franche pour révéler un début de racines blondes.

— C'est moi, Reanbell. Dit-elle plus bas avant de relâcher sa frange, mais elle ne remit pas ses lunettes tout de suite. Je t'avais dis que j'allais devoir changer de tête, tu te souviens ? Je t'avais aussi dis que je ne serais pas longue, finalement, c'est toi qui l'a été. Disant cela, elle sortit l'écharpe qu'il lui avait donné de sa veste et la lui tendit sans rien dire, peut-être qu'il voudrait la récupérer.



Reanbell Valdès
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MessageSujet: Re: L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]   Sam 3 Sep - 21:07:35


L'art d'avoir mieux à faire

- Rufus Shinra — Catelyn Stark -


Le travail d'équipe est précieux, il donne à l'ennemi d'autres adversaires que vous.

Tu ne me reconnais pas, alors ? Voilà on y est, sonnait le glas du règlement de compte. Rufus se préparait au pire depuis sa sortie des Ténèbres, ce qu’il se passait actuellement n’avait rien donc d’alarmant, encore. « Pour les vengeances, il faut s'inscrire sur liste d’attente », tenta t-il au hasard, confirmant qu’il ne l’avait effectivement pas reconnue. L’avait-il seulement bien regardée, en fin de compte ? Pas vraiment et peu importait. La voix de la femme changea et il reconnut sa demi-soeur. Rufus avait beau s’être préparé au coup de marteau, il fut surpris quand celui-ci s’abattit sur sa tête. Subterfuge, tromperie, rebelote. Il fouilla ses derniers souvenirs en mémoire, Shareïna, Vincent, Nero… n’avait-ce donc été qu’une grande illusion ? Ce scénario s’était déjà joué, celui dans lequel il pensait voir la lumière et où un membre de sa famille évoquait l’étendu de son ridicule d’y avoir cru. Cette fois-ci était différente, il ne s’était pas laissé entièrement dupé, tout le laissait sceptique… S’il était toujours dans les Ténèbres, le progrès était, en réalité, significatif. Pourquoi était-elle déçue, dans ce cas ? Immédiatement, il répliqua : « Tu t’imaginais moins dérisoire ? Je compatis. » Malgré tout, il réussissait à se montrer plus acrimonieux avec elle qu’avec quiconque… et s’il refusait de jeter la cause sur leurs liens du sang, là résidait pourtant bien l’explication.

Son visage impassible ne dévoilait rien mais le doute qui pesait sur lui depuis son sauvetage se renforçait, même lorsqu’elle raconta ce passé réel. Rufus attendait toujours, calmement, le rire moqueur, la rechute, la désillusion. Le retour à la case départ. La réalité ne l’emballait pas, la crédulité l’évitait comme la peste. Il n’aimait pas savoir que c’était elle. Se retrouver seul dans la même pièce l’enchantait d’autant moins. Elle était la manifestation du faux espoir, l'allégorie du couteau dissimulé derrière le dos. Le premier masque était tombé, elle avait réussi à le duper avec aisance, il ne l’avait pas reconnue. Il attendait donc l’autre coup de théâtre, celui qu’on lui a servi pendant des mois. Rufus restait froid, impassible. Ne pouvait-elle pas oublier jusqu’à son prénom, en effet ? Le plan initial était de ne pas la laisser entre les griffes de l’ennemi mais rien de tout ceci ne prendrait sens tant qu’il n’acceptait pas pleinement de croire. Il attendait encore, que le pire arrive, comme il s’était attendu à ce que Tseng, son turk, son bras droit, tombe devant lui. Glacial et indifférent.

Ses yeux se plissèrent subrepticement, indiquant qu’il faisait mine de bien analyser le minois qu’elle lui présentait, frange relevée, lunettes retirées. « Cette couleur te va bien mais tu te trompes: hélas, tu as toujours la même tête... ». Le sarcasme réussit à atteindre son regard l’espace d’un instant, avant que l’éclat ne se dilue dans un nouveau néant. Il ne devait ni croire, ni s’attacher à cette réalité selon laquelle Reanbell avait docilement tenu parole. Rufus l’attendait encore, cet après. Quand bien même tout ceci était vrai, pourquoi avait-il vu son visage dans les Ténèbres, et celui de Sélès, comme si des marionnettes portant leurs traits avaient le pouvoir de jouer sur ses craintes ? Dans l’optique que seul Nero le manipulait vraiment, le président supportait mal qu’on se serve de sa famille en croyant pouvoir l’atteindre. Il avait au moins la satisfaction de baigner, pour le moment, dans cette indifférence tant recherchée, et de rester sur ses gardes.

La pique sur son physique permit à Rufus de ne pas répondre à sa question : non il ne se souvenait pas. Il savait juste que, d’un point de vue terrestre, il ne s’était absenté que quelques heures. Il paraîtrait donc absurde de ne pas avoir les quelques mots de Reanbell en mémoire. Il observa un moment l’écharpe qu’elle lui tendit, issue d’un autre souvenir très lointain pour lui, puisqu’il fallait déjà se rappeler qu’elle lui appartenait effectivement. L’ai-je oublié quelque part ? Des images lui revinrent, comme un songe éveillé : c’est lui qui l’avait passée autour du cou de Reanbell. Sa propre gorge prise serait d’ailleurs bien contente de la retrouver. Après ce qui sembla être une hésitation, Rufus tendit la main pour la reprendre et l’enfiler. Il songeait, dans la mesure où tout ceci était bien réel: quel rôle devait jouer sa demi-soeur ici, quelle serait son utilité ? Il connaissait celle d’Angelina, laquelle n’avait cessé de prouver que son expertise répondait à ses attentes, or sa demi-sœur était juste mercenaire. Il avait probablement voulu l'avoir à l'œil, ce qui n’était plus nécessaire maintenant qu’elle avait montré ne pas vouloir s’échapper.

« Que veux-tu, en clair ? Tu as l’air d’attendre quelque chose de ma part », dit-il sans détour. Elle aurait pu croire qu’il plaisantait, puisque c’était lui-même, qui était censé donner les directives et qui avait vu l’intérêt de sa présence ici des mois… des heures plus tôt. Un intérêt qu’il avait complètement oublié et qu’il tentait tant bien que mal de mettre en relation avec n’importe quel plan de développement qu’il avait prévu: il ne trouvait tout simplement pas de place pour elle. C’était un autre détail qui remettait en doute cette réalité: son incapacité à trouver une logique à la présence de Reanbell. Voulais-je juste la surveiller alors que je ne peux pas me surveiller moi-même ? Son regard anthracite vide ne portait aucun sarcasme, pas même son arrogance habituelle. Rien.
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MessageSujet: Re: L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]   Dim 4 Sep - 11:28:03

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Le sourire timide et maladroit de Catelyn Stark s'était envolé pour laisser place au masque impassible habituel de Reanbell Valdès. Elle n'eut donc pas la moindre réaction devant les remarques de Rufus, se gardant bien de penser à ce qu'elle ressentirait si l'objet de sa vengeance ne se souvenait pas d'elle … et il ne s'en souviendrait certainement pas, si seulement il était en vie. Mais elle chassa rapidement cette pensée, ce n'était vraiment pas le moment de repartir dans une nouvelle crise de nerf à cause d'un souvenir pareil.

Alors que son interlocuteur tentait de rester égal à lui même, condescendant et cinglant, elle le fixait calmement droit dans les yeux, sans expression aucune et avec sa panoplie de Catelyn Stark, l'éclat de ses yeux vairons étaient habillement étouffé par ses lentilles brunes pour ne laisser filtrer aucune de ces expressions subtiles qui faisaient habituellement pétiller son regard de suricate. Mais alors qu'elle l'observait attentivement, elle se dit que quelque chose clochait avec le royal blondinet. Elle avait l'étrange impression que lui aussi, il jouait un rôle et elle s'y connaissait là-dessus … Mais il jouait son propre rôle de président. Même ses vannes sonnaient fausses, car le bleu d'acier de ses yeux avaient perdu leur éclat de mesquinerie qui la faisait habituellement se sentir étrangement à l'aise.

— Évidemment que j'ai la même tête, tu ne m'as pas vraiment laissé le temps d'emporter mes prothèses à Edge. (Quand il l'avait enlevé après l'avoir tabassé alors qu'elle s'était déjà faite tabassée). Et l'important, c'est que les gens ne s'en redent pas compte.

Si Clark Kent alias Superman lui avait bien appris quelque chose, c'est qu'une paire de lunettes et un comportement introverti suffisait à tromper n'importe qui. Qui pourrait faire le rapprochement entre la douce et souriante mais si discrète Catelyn Stark et la teigneuse, la froide, la mal-aimable Reanbell Valdès ? Et même ceux connaissant un lien entre eux ne l'avaient pas reconnu, alors Rufus pouvait toujours faire le malin, il avait réussi le test en échouant à la reconnaître.

Sans le quitter des yeux - et elle ne cillait presque pas - elle le regarda reprendre son bien avec un fond de regret, laissant l'étoffe caresser une dernière fois ses doigts alors qu'il lui reprenait. En fait, elle aurait espéré qu'il lui laisse … Non pas par sentimentalisme - qu'elle se disait - mais juste parce que l'étoffe était d'une qualité rare, douce, élégante et qu'elle sentait bon. Elle ne laissa rien paraître et elle continuait de l'observer, bien qu'elle ait déjà compris ce qui clochait : il était complètement à l'ouest. Il n'arriverait à rien faire dans cet état, mais Rufus Shinra n'était pas homme à se reposer avant d'être mort et encore moins du genre à se laisser dicter sa conduite, alors inutile de lui conseiller d'aller se reposer.

Elle profita du moment  pour ouvrir son sac et en sortir Condchat avec délicatesse pour qu'il puisse se dégourdir les pattes. Le petit chaton avança de son air penaud sur la grande table de réunion, avec sa drôle de démarche due à ses pattes trop courtes et il poussa un petit miaulement en s'approchant de Rufus. Reanbell ne faisait déjà plus attention à son petit compagnon poilu, bien qu'elle le gardait dans sa vision périphérique pour s'assurer qu'il ne fasse pas de bêtise – car il ne portait pas ce nom pour rien.

— J'attends que tu me dises ce pour quoi je suis là. Répondit-t-elle de sa voix neutre qui soulignait l'évidence de la réponse, tout en remettant ses lunettes. Et il faut qu'on discute de mon contrat et de mon salaire, vu que tu n'as pas payé ma dernière mission. Non, elle n'en démordrait jamais : l’hélicoptère qu'elle avait abîmé n'était pas à retenir de ses honoraires. Cette vieille rengaine était typique, Reanbell restait Reanbell et se cacher derrière un masque d'avarice restait toujours le bon moyen d'éviter les véritables problèmes inavouables. Tout deux s'en portaient sûrement que mieux.

Puis, elle le fixa un instant à nouveau et plissa légèrement les yeux d'un air soupçonneux avant de reparaître parfaitement neutre. Elle avait l'impression qu'il attendait quelque chose, lui aussi. Outre le fait qu'il avait l'air totalement à l'ouest, elle avait l'impression qu'il ne la croyait pas vraiment ici, avec lui. Il était sur ses gardes, comme il ne l'avait jamais été avec elle – car personne n'était jamais ses gardes avec elle. Cela la flatterait presque dans un autre contexte, même si être sous estimée restait de loin sa meilleure arme en toute circonstance.

— T'es resté combien de temps dans les ténèbres, au juste ? Demanda-t-elle alors, non pas l'air inquiet, loin de là, mais son ton n'aurait pas été différent si elle lui avait demandé l'heure avec une pointe d’impatience. En fait, cela ressemblait presque à la façon que Rufus avait eu de lui demander comment elle s'était retrouvée avec une fracture ouverte du coude après son sauvetage.

Un instant, elle se surpris à se demander s'il savait que c'était elle qui avait sonné l'alerte et fait venir Vincent Valentine, mais elle se réprimanda aussitôt mentalement. A quoi bon ? Depuis quand cherchait-elle la reconnaissance ? Bon, d'accord, elle l'avait toujours plus ou moins recherché, parce que cela résultait en générale à une liste de contacts qui lui devaient un service, mais là c'était différent … Peu importe.  



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MessageSujet: Re: L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]   Lun 5 Sep - 22:07:20


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« Évidemment que j'ai la même tête, tu ne m'as pas vraiment laissé le temps d'emporter mes prothèses à Edge ». Bien, elle n’avait tout bonnement pas compris qu’il exprimait un regret qu’elle ait gardé la même sale tête, en tant que sous-entendu à peine subtil. Cela ne voulait pas forcément dire que Rufus avait perdu la main en sarcasme… Reanbell avait toujours été un bleu pour capter les subtilités quoiqu'il en soit. Elle dégaina son fameux chaton à la démarche aussi éclopée que l’esprit de sa maîtresse. Rufus l'avait dans son champ de vision tout en l'ignorant. Si tout ceci n’était qu’illusion, c’était donc très réaliste, jusqu’à ce qu’elle entame avec lui une conversation qu’ils avaient déjà eue, et plus d'une fois, vu qu'il s'en souvenait encore après des mois. Parcourir un disque rayé: un autre genre de détail qui n’était pas sans rappeler la dimension illusoire des Ténèbres. Le poids des tourments avait quitté son esprit depuis sa libération, pesait désormais le poids du doute. Le contre-coup. Rufus pouvait au moins mettre un terme à la boucle sans fin de ce sujet remis encore et encore sur le tapis. Il tenait moins à ce fric qu’à ce qu’elle lui foute la paix une bonne fois pour toute. Avait-il seulement la tête d’un homme qui veut négocier ? La mobilité du blond trahissait son ennui : pendant que la petite parla, il rajusta son écharpe, toussa un peu contre son poing fermé et passa son autre main dans ses cheveux soigneusement gominés pour replaquer quelques mèches qui ne tinrent pas deux secondes avant de retomber sur son visage. Dès que Reanbell eut enfin terminé (et il se demandait comment il avait trouvé le temps de s’ennuyer alors qu’elle avait dit une seule phrase), il répondit avec désinvolture: « Tu négocieras ton contrat avec le service comptabilité de Corel », parce qu’on n'avait pas formé ces gens uniquement pour compter. Il était d’ailleurs étonnant que Reanbell n’ait pas fait la démarche toute seule après que la Shinra se soit officiellement établie. Certainement un prétexte pour casser les pieds au blond en personne, comme elle savait si bien le faire. Le fait est qu’il avait suffisamment de subalternes pouvant négocier à sa place. « J’apposerai ma signature, et tu toucheras la paie qui t’est due. Ce sera la dernière venant de ma poche : je me passerai de tes services à l’avenir. Inutile, donc, d’attendre mes instructions. Tu peux toujours servir la compagnie si le cœur t'en dit, mais il faudra t'arranger avec la DRH ». Le compte personnel du président, celui-là même qui payait ses turks, était dissocié de celui de l’entreprise. Reanbell pouvait donc parfaitement gagner sa vie en touchant un salaire de la Shinra, sans avoir affaire à Rufus Shinra. C'était plus correcte comme ça. Les missions d'ordre personnelle revenaient à ses turks, surmenés ou non, point barre.

Reanbell ne goba pas qu’il ait pu l’emmener jusqu’ici et changer d’avis comme ça du tout au tout… mais ce n’était pas impossible venant de l'imprévisible président, lequel fut donc surpris qu’elle pose cette question précise de combien de temps. Était-elle si bien informée sur les Ténèbres ou venait-elle de deviner la possibilité d’une compression temporelle… Cette sorte de clairvoyance n’arrangeait en rien la paranoïa de Rufus. Son comportement était certes inhabituel, mais de là qu’elle fasse un lien avec le temps, qui était justement le châtiment en lui-même attribué par Nero… cela lui parut immédiatement suspect. Quitte à être indiscrète, elle aurait pu demander ce qu’il avait vu dans les Ténèbres, elle n’aurait brûlé aucune étape. Ainsi, Rufus ne répondit pas à cette question non plus. « Tu le sais mieux que moi, tu étais plus proche de ta montre », rétorqua t-il, rappelant la remarque qu'elle avait fait sur son retard. Il repassa la main dans ses cheveux, puis la rangea sagement dans la poche de son pantalon, ce qui retroussa légèrement un pan de son trench immaculé. « Si tu veux bien m’excuser... », conclue t-il ensuite avant de soigneusement la contourner. Ce n'est pas tout, mais le président avait des engagements à tenir. Angelina étant out pour le moment, il allait prioriser le service de protection civile en l'attendant.

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MessageSujet: Re: L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]   Mar 6 Sep - 11:54:52

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Le goût de la victoire ne fut pas aussi délectable qu'elle l'aurait imaginé, car lorsque Rufus lui accorda enfin ce qu'elle demandait depuis des semaines, elle en resta presque bouche-bée, bien qu'elle s'efforça de ne rien laisser paraître. Si elle avait su qu'il suffisait de ça pour lui retirer toute volonté, elle aurait peut-être essayé de l'envoyer dans les ténèbres plus tôt. En réalité, c'était plutôt inquiétant et le manque de volonté de son ancien patron intransigeant montrait à quel point il pouvait être fatigué - et c'était là un doux euphémisme. Elle aurait presque boudé lorsqu'elle se rendit compte que, ce qu'elle voulait en disant cela, ce n'était pas qu'il cède, mais qu'au contraire, ils se disputent à ce sujet … comme avant. Finalement, ce qu'elle voulait, c'était ce genre de chamailleries rassurantes et affectives que l'on retrouvait  souvent entre un frère et une sœur, mais bien sûr, elle ne s'en rendait pas vraiment compte, car elle avait toujours farouchement dénigrer la moindre chose que pouvait impliquer leur lien du sang - et elle rejetait cela bien plus encore que lui, comme lorsqu'il avait fais remarquer sa ressemblance avec leur génitrice.
Puis elle sentit son cœur se serrer et une colère sourde l'envahit. Elle était en colère contre elle-même de s'être laissée avoir à ce jeu stupide, de s'être attachée à quelque chose de si triviale. Et elle était furieuse contre Rufus.

Doucement, les sourcils colorés en brun de la petite mercenaire se froncèrent et si ses prunelles n'avaient pas été cachées par ces lentilles ternes, on aurait facilement pu les voir luire d'une émotion ambiguë. Décidément, elle ne ressentait jamais rien d'aussi fort avec quelqu'un d'autre que lui – bien que la mère Shinra suscite en elle pas mal d'alchimie également – et cela ne faisait qu’entraîner à chaque fois le même cercle vicieux qui lui donnait l'impression d'exploser. Mais cette fois, c'était un peu différent, car elle avait plus de raisons que d'habitude d'être en colère, plus de raison ''acceptable'' pour la sociopathe qu'elle était, en tout cas. Il avait osé la séquestrer pendant une semaine, à cause de quoi Nero l'avait enlevé et puis il avait envoyé cette femme la libérer. Après quoi, il avait voulu l'enfermer de nouveau, se laissant convaincre une première de fois de la laisser en paix pour qu'elle puisse se rendre utile, et il savait au combien elle pouvait l'être depuis le temps qu'elle travaillait pour lui et surtout depuis qu'il savait la vérité sur sa malédiction. Et puis il l'avait fait venir ici, en première ligne, et elle était restée, au grand risque de se faire une nouvelle fois choper par le Sable et sans doute pour de bon. Elle lui avait révélé par deux fois des secrets qu'elle n'avait jamais révélé à personne. A personne. Il était le seul à connaître sa malédiction ainsi que l'un de ses Alias. Elle était restée parce qu'elle voulait se rendre utile, elle voulait aider à vaincre Deepground et au fond, la raison principale qui l'avait poussé à ne pas fuir dès qu'elle en avait eu l'occasion, c'était qu'elle ne voulait pas le décevoir. Et aujourd'hui, il lui disait avec le plus grand naturel du monde, qu'il s'en fichait pas mal. Il semblait même totalement se moquer qu'elle se fasse attraper par Deepground et qu'il l'utilise pour devenir plus fort encore et l'espace d'un instant, elle souhaita que cela arrive, juste pas esprit de vengeance.

Elle brûlait de l'intérieur, de rage et de rancœur et c'était plus difficile que d'habitude de ne rien laisser paraître, car elle ne parvenait pas vraiment à étouffer ce sentiment destructeur. Elle avait discrètement serré les poings, plantant ses ongles dans sa paume pour tenter de se canaliser, mais elle tremblait de fureur. Elle avait fini par se dire qu'elle ne risquait pas grand chose à rester avec lui, car le seul moyen qu'il aurait de la trahir serait justement de la congédier et cela ne semblait clairement pas possible vu les derniers événements car cela n'avait tout simplement pas de logique ni d'intérêt. Il avait besoin d'elle, c'était du moins ce dont elle était convaincue, et elle pouvait l'aider. Elle savait faire tellement de chose qu'elle pouvait forcément l'aider et il devait bien en être conscient en la faisant venir ici ! Mais qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir faire … Qu'était-elle censée faire, maintenant ? Et qu'est-ce qu'elle lui avait fait pour qu'il change d'avis ainsi, est-ce que c'était un nouveau de ses petits jeux cruels ? Il était hors de question qu'elle lui montre que cela la touchait et cela la touchait pourtant bien plus qu'elle ne voulait elle-même bien le voir.

— Rufus. Ne put-elle s'empêcher de prononcer, bien qu'elle parvint à le dire avec une voix très étonnement calme mais chargée de rancœur.

En fait, elle ne savait pas quoi dire. Elle avait juste dis cela, comme un réflexe enfantin face à l'abandon, chose dont elle s'était toujours protégée. Elle voulait tout simplement lui hurler toutes les insultes qu'elle connaissait, de le frapper pour qu'il la frappe en retour, comme avant, lorsqu'il n'était pas juste indifférent à son égard ; de lui faire comprendre tous les risques qu'elle avait encouru pour rester avec lui et avec encore moins de sang froid, elle aurait pu lui dire à quel point elle se sentait trahie, car si elle lui avait révélé son plus grand secret, son immortalité, c'était pour qu'il accepte qu'elle travaille avec lui. C'était le deal. Et encore aujourd'hui, elle lui avait révélé un nouveau secret, inavouable et terriblement dangereux pour elle, parce qu'elle voulait être honnête avec lui, parce que celui lui avait semblait naturelle de lui dire ce genre de chose importante pour qu'ils puissent travailler ensemble et qu'elle était certaine qu'à eux-deux, ils formeraient une équipe de choc. Parce qu'elle voulait rester avec lui, tout simplement, même si elle refusait de s'avouer que ce puisse être aussi simple et stupide.
Et elle voulait l'accuser de ne pas être Rufus Shinra, et il ne l'était effectivement pas pour le moment, à ses yeux. Il faisait juste semblant d'être lui-même, et elle savait de quoi elle parlait. Voilà des années qu'elle faisait semblant d'être Reanbell Valdès et bien d'autres personnes encore. Rufus n'était pas lui-même et elle était persuadée que c'était à cause des ténèbres. Oh non, elle n'allait certainement pas le plaindre pour ça, ni même se montrer plus indulgente, bien au contraire ! Elle était terriblement déçue qu'il soit si fragile. Et elle pensait cela sans sous-estimer l'impacte d'un séjour dans les ténèbres.

Elle avait envie de cracher tout cela comme un venin, pourtant, elle ne faisait rien et elle s'efforçait de paraître le plus détachée possible et cela faisait naître en son cœur une douleur indescriptible.

— Je t'ai dis des choses sur moi que personne n'a jamais su. Non pas que je te fasse confiance, mais je t'estimais assez intelligent pour utiliser ces informations à bon escient et pour ne pas les ébruiter. Le calme dont elle faisait preuve aurait pu créer un orage tant il contrastait avec ce qui l'animait tout au fond. Malgré les risques, je suis restée parce que tu as dis que je pourrais me rendre utile et que tu avais besoin de mon avis. Le voilà, mon avis : tu ne devrais pas laisser Nero te rendre faible. Parce qu'il a réussi à te faire douter, pas vrai ? Tu es Rufus Shinra. Plus elle parlait, et plus le ton calme forcé de sa voix parvenait à apaiser son fort intérieur. Alors, elle agita la main devant Condchat pour qu'il approche et elle l'attrapa doucement pour le remettre dans son sac. Tu es rentré chez toi. Et comme je te le disais, ce n'est pas vraiment le moment de prendre des vacances pour aller bronzer sur la plage.

Elle passa devant lui pour le devancer en se dirigeant vers la porte.

— Quand tu te souviendras de la raison pour laquelle tu m'as fais venir, tu me sonneras. Je t'enverrai mon nouveau numéro. Il était peut-être prétentieux de penser qu'elle puisse être à ce point indispensable, mais eh ... qui a dit qu'elle était modeste ? Et puis, c'est surtout qu'elle n'aimait pas qu'on la fasse tourner en bourrique et qu'on lui fasse perdre son temps, il l'avait fais venir ici, elle voulait qu'il aille au bout de ses engagements. Cependant, elle n'allait certainement pas se rabaisser à le supplier.

Et elle ouvrit la porte, en se félicitant d'avoir franchi un nouveau pas dans la maîtrise d'elle-même. Bon, le fait est qu'elle avait ouvert la porte pour faire semblant de partir et appuyer l'effet dramatique, mais elle ne savait pas du tout où elle était censée aller. Cat était une experte en sécurité et génie civil, ce que Reanbell avait donc appris pour jouer son rôle à la perfection. Elle allait donc certainement rejoindre ce département de la base pour essayer de travailler … et surtout, de rester au chaud, parce qu'elle n'avait nulle part où crécher, avec tous les réfugiers, aucune chambres d'auberge ne serait libre. Elle ne s'était pas inquiétée de ça en arrivant, car elle s'était imaginé que Rufus avait tout prévu, ou du moins, qu'il se chargerait – ou ordonnerait à quelqu'un de s'en charger pour eux – de leur trouver un logement, à moins qu'il était prévu de rentrer à Corel après leurs petites affaires … Vu l’ampleur de l'empire familiale, il devait bien avoir une villa privée ici, quand même ? Enfin, si monsieur le président restait campé sur sa position, elle allait encore devoir se passer d'un lit cette nuit, alors autant qu'elle mette ce temps à profit en travaillant … au chaud.   



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MessageSujet: Re: L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]   Dim 11 Sep - 23:21:22


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- Rufus Shinra — Catelyn Stark -


Le travail d'équipe est précieux, il donne à l'ennemi d'autres adversaires que vous.

A la mention de son nom, Rufus s’arrêta et tourna la tête vers elle. De son regard inquisiteur lancé par-dessus son épaule, il lui accordait gracieusement un prolongement d’audience qu’elle gaspilla par un bavardage outrageusement irritant. D'abord, le fameux secret du projet Phoenix était revenu sur le tapis, une information qui lui paraissait ancienne, pour ne pas dire antique puisqu'il l'avait apprise il y a un sacré bail, dans un passé comme en noir et blanc. « Ton secret est effectivement bien gardé », approuva t-il avec une neutralité parfaite. Tout ce que cela lui évoqua, c’est que l’immortalité lui était bien montée à la tête, à sa demi-sœur. S’était-elle imaginé qu’il lui offrirait protection ? Quelle déveine pour elle... Il était Rufus Shinra en effet : il n’avait pas de compte à rendre. Ensuite, il était beau, élégant, prodigieusement calme, prêt à reprendre le travail après des mois de misère mentale, et elle se permit de le soupçonner de faiblesse. D’où cela sortait au juste, de quel raisonnement et de quel monde ? S'il y avait la moindre logique, son ego surdimensionné en aurait été affecté. Mais pourquoi chercher un sens aux paroles d’une personne qui tire la gueule quand on lui approuve une forte entrée d’argent à venir ? C'était ridicule. Si tout ceci n'était qu'un mirage, alors il était d'un burlesque... ! Depuis qu’ils avaient appris leur lien de parenté, Reanbell s’autorisait avec lui une familiarité importune, dans la réalité comme dans les Ténèbres (ce qui rendait les deux d'autant plus difficilement dissociables). Il y avait une autre femme encore plus merdeuse de sa connaissance et Rufus avait été obligé de vivre avec pendant des mois, alors, disons qu’il s’était fait à l’idée pour celle-ci. De plus, Angelina était une merdeuse sans condescendance, avec lui, et elle avait une faculté rare à vous faire avaler son caractère détestable : une corrélation entre ces deux faits était plausible.

Reanbell n'était pas qu'une casse-pied, elle était aussi un aimant à cauchemars ; une bonne chose qu’elle ait disparue pour laisser place à cette Catelyn, la meilleure qu’elle puisse faire dans cette réalité douteuse pour ainsi dire. Tout bien réfléchi, pour qu’elle lui colle aux basques (et elle pouvait dire ce qu’elle voulait pour se justifier), alors qu’elle était parfaitement en mesure de se protéger, Rufus s’imagina une autre raison. Connaissant son avarice, il interpréta que cette gobe-fric devait être bien dégoûtée qu’il ne veuille plus faire affaire avec, puisqu’il était généreux en salaire malgré sa réputation… d’économe. Dès qu’elle rajouta une couche discursive dégradant sa précieuse petite personne, le président la remit en place comme si elle n’était rien de moins qu’une enfant, ce qui eut le mérite de raviver l’éclat suffisant de son regard: « Quand je dis que je me passerai de tes services à l'avenir, cela inclue tes conseils piteux ». Alors, inutile de le prendre de haut. Cela conclue leur entrevue. Elle le dépassa et partit d’un pas déterminé ; Rufus sortit ensuite, ravalant une quinte de toux contre son poing après avoir fermé la porte. Il se rendit à peine compte qu’ils marchaient dans la même direction, quand il fut interpellé par un sergent major, lequel lui annonça qu’on avait libéré de la place pour lui et son « équipe » (les ressortissants des Ténèbres) chez les hauts grades. C’est là qu’il passerait la nuit, le fameux président. Son domaine privé avait été saboté peu après la chute de la Shinra; il n’avait jamais pris le temps de le faire reconstruire et allait d’ailleurs profiter de son séjour pour y envoyer des ouvriers. Lorsque les deux responsables du service civil l’accueillirent, Rufus nota que la demi-frangine était dans le coin. Il ne lui fit pas le plaisir de manifester son irritation de l'avoir encore dans les pattes, bien qu’un ennui profond se dégageait de son attitude globale. Cet autre entretien commença avec un soucis, de communication cette fois. Toutes les informations que Rufus avait transmis depuis son arrivée et les modifications effectuées sur le serveur de la base, qui concernait les dernières mesures pour la crise démographique et le drainage de la population vers d’autres villes, n’avaient tout bonnement pas été prise en compte. Quoi de plus fantastique pour le conforter dans ses doutes. Le partage tout juste récent des réseaux de Costa et de Corel avait dû faire planter le serveur. Fantastique. Première demi-heure perdue en technique, l’entretien avec les deux chefs se termina donc tard. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que Catelyn était toujours dans le coin. Considérant qu’elle travaillait ici, elle était censée avoir un toit sur la tête, il ne comprenait donc pas ce qu’elle fichait. « Des heures supp’ ? Tu prends ton rôle très au sérieux », remarqua t-il à voix basse en passant à côté. Le blond était plus pâle que jamais, fatigué sans être certain de pouvoir dormir. Il était tard mais c'était l’heure propice à se retirer pour faire comprendre à la face de ce monde que tout allait bien.
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MessageSujet: Re: L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]   Lun 12 Sep - 15:48:09

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Cat
L'art d'être invisible ♪

C'est avec une bonne dose de frustration et un soupçon de regret que Reanbell Valdès laissa Catelyn Stark prendre les rênes du petits corps chétif qu'elles devaient se partager. Elle eut besoin d'un certain temps de chauffe pour se mettre dans la peau de son alter ego afin de retrouver son air innocent et son sourire timide, mais c'est généralement après une telle contrariété qu'il était le plus agréable de changer de vie. La petite Reanbell au fond d'elle restait renfrognée et comme elle était contrariée, justement, elle se terrait bien au fond d'elle-même pour ruminer en silence qu'elle aurait décidément mieux fait de partir. L'indulgence n'était pas dans ses habitudes, clairement pas, pourtant, elle restait toujours , alors qu'il n'était pourtant pas trop tard pour fuir, partir loin d'ici et de ce fichu  diable blond qui la faisait tourner en bourrique … car elle se doutait bien que les ténèbres avaient tout changé. Elle ne connaissait pas Rufus comme quelqu'un de lunatique, même s'il était plein de surprise. Non, clairement, il n'y avait aucune raison pour qu'il la congédie ainsi après l'avoir invité, alors qu'elle s'était clairement montrée irréprochable depuis son retour des cellules de Deepground.

Peu importe. Tout cela ne concernait pas Catelyn Stark.

Elle avait donc rejoins les équipes du département de la sécurité civil pour prendre son poste et elle connaissait déjà quelques membres de l'équipe. Aucun ne fit de remarque sur ses absences - personne ne devait se poser de question, après tout, les diverses mutations entres les différentes bases étaient courantes - et on la briefa rapidement pour qu'elle puisse commencer à les aider au plus vite. Elle n'était pas passé par les ressources humaines, peut-être qu'elle le ferait plus tard, mais honnêtement, elle avait bien d'autre chose à faire que de brandir l’étendard de l'avarice pour le moment. De toute façon, cela n'avait rien de drôle quand elle n'avait personne d'aussi caractériel qu'elle avec qui négocier et il n'y avait aucune prime à recevoir d'un travail de bureau où le plus grand risque serait de se couper avec du papier.

Concentrée et appliquée à sa tâche, elle n'aurait sûrement pas remarqué le passage de Rufus Shinra si un de ses collègues ne lui avait pas fait remarqué et si tout le monde ne s'était pas retourné sur son passage. Elle jeta pourtant un coup d’œil sur lui très bref, imitant à la perfection l'expression de ses collègues : ce mélange d'admiration et d’appréhension. Puis il disparut dans une salle de réunion et tout le monde se remit à travailler en faisant circuler quelques rumeurs sur les mésaventures du président.

A mesures que les heures défilaient, ses collègues commençaient à déserter les lieux jusqu'à ce qu'elle se retrouve seule dans l'immense sale multimédia, avec le petit Condchat qui se baladait librement. En fait, elle l'avait sorti de son sac en prenant son poste, et il fallut presque une heure avant que quelqu'un ne se demande à qui était ce chat. Cat l'ignorait, mais elle prétendit qu'elle allait sûrement l'adopter, car il ne la lâchait plus depuis qu'elle lui avait donné la fin de son pot de yaourt. En peu de temps, le petit chaton était devenue la mascotte du secteur, mais il ne s'éloignait jamais trop de Catelyn Stark. Oh, c'était peut-être de la fidélité ou de l'affection, allez savoir, de son côté, la jeune femme pensait surtout que c'était parce qu'elle avait ses croquettes dans son sac.

Lorsqu'elle posa les yeux sur l'heure, elle fut surprise de ne pas avoir vu le temps passer. Elle prit alors le temps de s'étirer légèrement et de se masser la nuque en songeant à ce qu'elle allait faire de sa nuit. Est-ce qu'elle allait vraiment rester là à travailler ? Au moins il faisait chaud et c'était calme … Elle n'eut pas à y réfléchir très longtemps, elle allait rester là. Mais elle laissa de côté ses travaux classiques et profita d'être seule pour aller jeter un œil sur les bases de données de la WRO. Elle consulta la longue liste qui recensait tous les morts connus qui étaient revenus à la vie. Le premier nom qu'elle rechercha fut le sien. Personne n'avait jamais été informé de sa mort, mais comme elle avait été longuement absente, peut-être que si la véritable Cat était revenue entre temps, cela aurait pu poser problème. Mais non, elle parcourait toujours le lifestream à priori … Puis son cœur s'emballa à la simple idée de taper un autre nom, au simple souvenir de cette personne qu'elle avait tant traqué. Elle ne put réprimer les tremblements de ses doigts alors qu'elle tapait son nom dans la base de donnée et le temps de chargement lui sembla interminable … No data. Il n'était pas revenu … du moins, il n'avait pas été retrouvé. Elle décida de poursuivre sa recherche en pensant à un autre nom qui la mettait dans un état second, bien que très différent.

Juris Val_

Une porte s'ouvrit et elle quitta aussitôt sa fenêtre de travail pour en ouvrir une nouvelle qui concernait son domaine. Elle reprit le cours de ce qu'elle avait laissé quelques minutes plus tôt, bien que son esprit soit encore trop confus à ce moment là pour qu'elle puisse réellement réfléchir à ce qu'elle faisait, si bien qu'elle se contenta de faire semblant de lire et de réfléchir en supprimant une ligne qu'elle retapa à l'identique.

« Des heures supp’ ? Tu prends ton rôle très au sérieux »

Ce n'est qu'en entendant cette voix qu'elle releva son petit nez - qui semblait disparaître sous ses grosses lunettes à monture noire - vers le président. Elle resta impassible, ignorant la dernière partie de la phrase bien qu'elle fulminait qu'il ne soit pas capable de ne pas en faire allusion à la première occasion. Elle jeta également un coup d’œil autour d'eux, mais les personnes qui avaient participé à la réunion du président s'éloignaient déjà, ils n'avaient rien entendu, ou rien écouté.

— Je n'ai rien de plus constructif à faire, monsieur. Dit-elle avec la voix de Catelyn Stark et d'un ton très humble au cas où on les entendrait. Elle se voulait également particulièrement formelle pour l'encourager à jouer le jeu. Et puis, au moins il fait chaud ici et le café et à volonté.

Elle ne pouvait décemment pas répondre qu'elle n'avait nulle part où aller d'autre, même si on pouvait facilement le deviner et elle pouvait encore moins l'envoyer paître, malgré l'envie qui la rongeait. Le petit chaton, de son côté, s'était endormi juste à côté du clavier de Cat, il ressemblait à une petite boule de poil sans patte.   



Reanbell Valdès
© Gasmask & Dark6Nika





:Ƹ̴Ӂ̴Ʒ:
 
Les petites pattes:
 
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L'art d'être invisible [ PV. Rufus ]

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