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 The price of Freedom is steep. {Libre}

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Chibie


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MessageSujet: The price of Freedom is steep. {Libre}   Mar 29 Avr - 15:38:30



The Price of Freedom is steep...


Chibie


- Suite de "Edge Cette ville si moche." -   

 
Ça y est, nous étions enfin parties. Mon cœur me bourrinait la poitrine, d’une angoisse que je connaissais trop bien. Nous descendions les escaliers sombres de son petit immeuble, lentement mais surement. Déjà ici, je semblais aux aguets, marchant derrière elle, d’un pas incertain. La lumière pointait devant moi, blanche et aveuglante. Je craignais de faire une mauvaise rencontre, une fois de l’autre côté. Mais Or marchait la première, ouvrant la voie. Elle entra dans la lumière, tandis que je la regardais, depuis les ténèbres. Elle m’attendait, et je n’osais encore la rejoindre. Même si les barbares n’étaient pas de l’autre côté, ils y avaient plein d’autres hommes, pleins d’humains, qui purulent partout. Je n’étais pas très à l’aise à l’idée de me glisser parmi eux, et passer pour l’une des leurs. Mais je n’avais pas le choix après tout. Après de longues secondes plongées dans la réflexion, je mis finalement le morceau de tissu sombre sur le haut de ma tête, avant de remonter l’espèce d’écharpe sur le bas de ma figure, afin de ne laisser apparaitre que mes yeux écarlates. Instinctivement, mes mains se rangèrent dans deux petites poches, situées sur les flancs de l’habit. Une cachette bien pratique, et fortement agréable je dois dire. Je pris enfin mon courage à deux mains, et m’avançai vers la lumière. Celle-ci m’aveugla, au point que j’en ferme les yeux. Mais à ma grande surprise, le ciel n’était pas si clair que ça. En fait, il faisait bel et bien nuit. C’était simplement d’énormes projecteurs, installés un peu partout dans la ville, qui émanait ainsi cette lumière agressive. C’était surement dans le cadre d’une meilleure observation, et ainsi une meilleure sureté à l’intérieur de la ville. En effet, ma première constatation fut de remarquer la présence de nombreuses patrouilles, qui montaient la garde dans la ville. Mon sang ne fit qu’un tour en les voyants, et je me mis à stresser rapidement. Mais à l’évidence, ils ne me reconnaissaient pas. Je pressais toutefois Or du regard, histoire que l’on s’active au plus vite. Je ne voulais pas rester dans cette ville plus longtemps.

Une fois encore, elle ouvrit la voie. Il valait mieux cela dit, car elle seule connaissait la route jusqu’à cet entrepôt. Je la suivais en silence, de mon air constamment de mauvaise humeur. C’était inné chez moi, pas besoin de capter la totalité de mon visage pour sentir cette aura méprisable que je dégageais continuellement. Mes yeux suffisaient. C’était pire de minutes en minutes. Il y avait encore du monde dans les rues, des gens qui profitaient surement de la soirée pour préparer leurs mauvais coups. D’ailleurs, on entendait beaucoup de cris au loin, dans les ruelles sombres. Des bruits d’objets brisés également. Puis, il y avait ses groupes de gens, qui fuyaient les mains pleines. Qu’était-ce donc ce monde ? Mais ce n’était pas tout. Il y avait encore une autre catégorie de gens. Ceux-ci complètement désespérés. De vrais déchets de la société. Il faut dire que je les comprends, l’humanité était tellement déprimante. Ces derniers étaient toutefois plus agaçants que les autres. Ils étaient le plus souvent étalés par terre au milieu des rues, avec une bouteille à la main. Les quelques irréductibles qui tenaient encore debout, marchaient vers nous, d’une façon très inquiétante.

« Hey M’dame, t’aurais pas une pièce ? »
« DEGAGE DE MON CHEMIN VERMINE ! »

Disais-je avec de gros yeux, les repoussants toujours plus violemment au fur et à mesure qu’ils venaient m’accoster. J’exprimais cet air de dégout, lorsqu’ils tendaient la main vers moi, comme si je risquais d’être contaminée d’une bactérie mortelle en les touchant. Ils étaient répugnants. Certains insistaient, beaucoup trop à mon gout. Si je n’étais pas en mission top sécrète, en mission d'infiltration, je leur serais volontiers rentré dans le lard. Mais les patrouilles n’étaient jamais très loin. Je devais à tout prix éviter de me retrouver à nouveau prisonnière de ces barbares. Tout cela serait bien bête tout de même. Alors je me contentais de reprendre cette attitude morbide, qui m’allait si bien, glissant mes petites mains dans les poches de mon vêtement. Je suivais Or, sans commentaire. Pouvait-elle m’entendre grogner ? Sans m’en rendre compte, je le faisais dès qu’un de ces parasites m’effleurait. Heureusement, mon calvaire finit par cesser. Plus nous nous éloignions du centre, et plus les hommes se faisaient rares. Peut-être que beaucoup d’entre eux, étaient trop lâches pour s’aventurer dans des zones un peu plus isolés que le centre-ville. Toujours est-il que je pouvais de nouveau respirer, sans sentir leurs odeurs de putréfaction. Oui, pour moi, il sentait vraiment ça. Ils avaient vraiment cette odeur-là à mes yeux, ou plutôt, à mon nez.

Ici il faisait déjà bien plus sombre. Les lumières se faisaient plus rares. L’endroit ressemblait à un vieux tas de ruines, que les hommes avaient surement tentés de reconstruire, avec sans grand succès. Pour ma part, j’étais vraiment dans mon élément. La pénombre, le noir, c’était tout simplement parfait pour moi ! De mon allure de dragonne, c’était des conditions idéales pour m’embusquer et chasser. La couleur sombre de mes écailles m’offrait un magnifique camouflage. Ici, mes vêtements feraient donc bien l’affaire également. Et comme toujours, seuls mes pupilles resteraient perceptibles. Toutefois, je n’étais pas trop sûre que ces atouts servent à grand-chose au travers de notre quête. Je m’arrêtais justement aux côtés de Or, qui venait de stopper sa marche, le regard rivé devant elle. Il faisait nuit, mais je reconnaissais très bien les lieux. J’en eus même un désagréable frisson.

« C’est ici… Je reconnais le bâtiment. C’est celui-là… Là-bas. »

Je pointais le bout de mon doigt en direction de la bâtisse. L’angoisse montait encore plus en moi. Ce n’était pas tant le stress de la mission, mais plutôt de l’inquiétude. L’inquiétude de retrouver Leï'Daen en vie. Pff, n’importe quoi ! Voilà que je me faisais du souci pour lui à présent ! Le monde tournait vraiment à l’envers. Toutefois, je doute qu’il lui soit fait du mal. Ils ne semblaient pas vouloir notre mort tout de suite après tout. C’est bien ce qu’ils avaient hurlés alors que je m’échappais. « Il nous la faut vivante. ». Alors je ne vois pas bien pourquoi ils en auraient après Lei'. Hm, est-ce que j’étais en train de chercher des excuses, afin de me rassurer ? Je ne me reconnaissais décidément plus. Je pris sur moi et inspirai un grand coup. Les poings serrés, et le regard déterminé, j’étais prête à me lancer.

« Allons-y. Amène moi jusqu’à l’endroit où je devrais t’attendre. »

Je récapitulais l’ensemble de l’opération dans ma tête. L’attendre, attendre qu’elle fasse un premier repérage. Récupérer son plan. Entrer dans les canalisations, pour rejoindre la pièce où se trouvait Leï'Daen. Le libérer, et l’emmener avec moi tandis qu’elle occupait les gardes. Il faudrait probablement fuir très vite. Car j’ose imaginer que ces abrutit remarquerait rapidement l’absence de Leï'. C’était à Or de tout faire pour que ce soit le plus tard possible. Mais c’était aussi à moi de tout faire, pour le libérer le plus discrètement également.

« N’oublie pas de t’emparer des clefs, avant de revenir me voir. Il est enchainé, et je ne pourrais jamais briser ces chaînes toute seule. Si tu as l’occasion de l’approcher, essaye de le prévenir que je vais venir le chercher… Il ne te fera rien. Il est bien plus gentil que moi… »

Voilà les quelques dernières indications, qui me paraissaient essentielles. C’était peut-être du revu, mais le stress m’imposait cela. Je ne voulais pas que ça foire. J’étais maintenant prête à y aller. Je n’attendais plus que son signal. Les battements de mon cœur raisonnaient froidement dans ma tête, il fallait pourtant que je me concentre. Je devais dépasser mes craintes et les surmonter. Pour le bien de Leï’...



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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Mar 29 Avr - 17:38:28




Reanbell Valdès

Les démons du passé



    Tout semble différent, lorsque la nuit tombe et Edge était une toute autre ville lorsque les ténèbres l’engloutissait. C'était une ambiance glauque et oppressante que Reanbell appréciait, étrangement. Et puis le jour, c'était bien jolie parce que les magasins étaient ouvert, mais il y avait toujours trop de monde dans les rues, des gens, qui cours et marches partout. La nuit, il n'y avait que quelques voyous qui jouaient les caïds, d'autres qui jouaient les justiciers et puis les sens abris qui squattaient ici et là, tranquillement, sans se pressé. A l'instar de la plupart des gens de la ville, Reanbell marchait vite, le regard fixe, la tête haute et le dos droits. Elle déambulait comme si rien d'autre n'existait autour d'elle, son indifférence d'autrui était parfaitement. Rester indifférente et le visage fermé dissuadait la plus part des gens de vous aborder, pour quelque façon que ce soit. La plus part du temps, lorsqu'on tentait de l'interpeller envers et contre tous, elle filait toujours droit, les ignorant en beauté. Parfois il fallait casser quelques nez, mais ça restait occasionnelle.

    La mercenaire ne faisait pas vraiment attention à l'animation nocturne de la ville. Depuis que tous les civils désertaient massivement, le vandalisme était devenu chose courante, pour le plus grand plaisir de ses affaires puisqu'elle était souvent appelé au gardiennage des rues du coup, mais ce soir, elle n'était pas de service et elle avait une autre mission à accomplir … Elle les auraient au retour au pire ! Parce que tout de même, il y avait certains magasins qu'elle avait tout intérêt à protéger quoi qu'il lui en coûte. Ses armureries et autres magasins de vêtements favoris, c'était précieux.

    Elle contourna la zone qu'avait établis les sans logis pour la nuit, alors qu'une autre, pas encore tout à faire ivre-mort, s'approchait d'elles en clopinant difficilement. Reanbell n'en fut pas le moins du monde inquiétée, mais la petite dragonne sembla mal supporter le fait d'être abordée par un humain. Finalement, elle venait d'avoir la réaction de la plus part des gens devant un clochard, alors ça ne choqua personne. Reanbell donna quelques gils au malheureux sans même regarder combien elle lui cédait – une chose est sûr c'est qu'il fut heureux de voir la sommes – et repartie aussi vite avec la dragonne, accédant enfin à des chemins moins fréquentés.

    Il était plutôt amusant de voir cette petite demoiselle pleine d'assurance, droite et impassible, à la démarche ferme et assuré, à côté d'une jeune femme courbée, le visage bas, camouflée derrière sa capuche en grommelant. Ce qui faisait encore plus tâche, c'était la blouse de scientifique que portait Reanbell, d'un blanc éclatant, qui contrastait avec le vieux survêtement sombre de la dragonne.

    Elle arrivèrent enfin à l’entrepôt que Chibie confirma aussitôt. Elles approchèrent par derrière, discrètement, se faufilant méthodiquement entre les patrouilles qui étaient de moins en moins efficaces de jours en jours. Il ne se passait rien ces derniers temps, c'était trop calme, alors les gardiens se reposait sous leurs lauriers … C'était une chance pour elle, pour le coup. Chibie ne semblait décidément pas à l'aise, alors qu'il y avait bien longtemps que Reanbell n'avait pas ressenti une quelconque inquiétude au sujet d'une mission, aussi risquée soit-être. La force de l'habitude, comme qui dirait ! Elle la guida donc jusque dans un recoin à l'intérieur de l'enceinte, et elle atteignirent le bâtiment, se postant juste devant une des fameuses bouches d'aération.

    – Ici, tu vas pouvoir m'attendre tranquillement. Je m'arrangerais pour le clef, je ferais au plus vite, tâche de te détendre.

    Trêve de bavardages inutiles, la demoiselle reparti aussi sec, en mode commando. Elle retourna d'abord sur ses pas pour prendre assez de distances et revint par l'allée principale avant de se présenté au premier poste de contrôle. La petite demoiselle semblait très sûr d'elle, rien ne trahissait son petit jeu. Avec sa blouse blanche, sa plaque d'identité sur la poitrine, ses jolis cheveux roux et ses yeux noisettes, elle était parfaitement méconnaissable. Elle adorait ça, se déguiser ! C'était une des facettes de son métier qu'elle préféré en fait.

    – Loreleil Huracan, du département de développement de la WRO. Inspection générale. Je devais arriver plus tôt, mais le convoie par lequel je suis arrivée a prit du retard et j'ai dû inspecté la base ouest avant de venir ici.
    – On a pas été informé d'une inspection.
    – Bien sûr que non, sinon vous vous seriez empressé de faire le ménage et d'envoyer tous vos hommes à leur poste, ce qui n'aurait pas été très représentatif de votre activité habituelle. Arrêtez de me faire perdre mon temps maintenant, monsieur Tuesti attend mon rapport.

    Elle présenta son badge sans frémir et l'homme fit semblant de le vérifier. En une recrut qui s'était engagé sans réel formation, à tous les coups. C'était bien brave de leur part, mais finalement ça posait plus de problèmes que ça n'en résolvaient et à le regarder, il était évident qu'il ne savait même pas ce qu'il était supposé vérifier sur ce badge. Il lui rendit pour la laisser entrer et l'accompagna pour une visite des locaux. Reanbell prit son temps de bien tout observer, surtout les caméras de sécurité – dont la plus part ne servait qu'à décorer – et bien sûr, les conduits aération pour commencer à se préparer un schéma mentale. En visitant la salle de contrôle, elle prit note de tous les caméras en pannent et de l'angle mort de celles qui fonctionnaient, et repéra en quelques secondes le trajet que Chibie aurait à faire. Elle mémorisa le schéma dans sa tête en prenant soin de critiquer les locaux, comme une inspectrice l'aurait fait.

    – Les dragons qui ont été transféré ici, sont-ils bien traités ?
    – Quoi ? Heu ben … en fait …
    – Quoi, ''en fait'' ? Dit-elle d'une voix sévère, en fronçant les sourcils. Ses grosses lunettes carré accentuait son petit air impérieux.
    – L'un d'eux s'est échappé.
    – Je vous demande pardon ?! Comment la sécurité de cet endroit peut-elle être tombée aussi bas ? Et vous attendez quoi pour le retrouver ?
    – Nous avons lancé les recherches, m'dame !
    – Mais bien sûr, vous n'avez pas trouvé judicieux d'en avertir le Quartier Général ?
    – On pensait faire un rapport demain matin, si nous l'avons pas retrouvé d'ici là … m'dame.
    –  Vous devez nous tenir au courant de tout ce qu'il se passe à la minute où ça se passe ! Bon, et l'autre alors ?
    – Il est bien dans sa cellule, m'dame.
    – Laissez-moi l'examiner.

    L'homme ne semblait pas jouasse mais il n'osa pas la contredire une seconde, la conduisant directement à la cellule. Le résistant la prévint toute même que cela pouvait être risqué, celui-là ne semblait pas très actif, mais l'autre étaient très dangereuse, alors on ne pouvait pas prévoir ses réaction. Reanbell commença par jeter un œil dans la cellule par l'oeillet de la porte et reposa son regard sévère sur son guide.

    – Vous n'avez pas cru bon de lui donner de quoi se tenir chaud ? A quoi nous servira un Dragon s'il meurt stupidement de froid ou d'une pneumonie ? Allez me chercher des vêtements pour lui, tout de suite.

    L'homme balbutia quelque chose et parti au pas de course, laissant Reanbell seule avec les deux gardes postés à la porte. Elle consulta un document sur le mur qui répertorié les visites qu'avec reçu le dragons, que ce soit pour des examens quelconques ou pour le nourrir. Elle se fichait bien de ses détails, mais ça faisait pro … mais surtout, la fiche était juste à côté d'un trousseaux de clefs. Après un rapide coup d'oeil, et en comparant la forme des clefs aux chaines qu'elle avait vu dans la cellule, elle trouva très simplement la bonne. Elle pu alors s'en emparer furtivement, prit quelques notes et commença à disposer alors que l'homme revenait avec les vêtements.

    – Allez donc lui donner ça. Je dois faire une inspection du matériel extérieur, je reviens vous faire mon rapport après.

    Elle fit ses dernières vérifications dans les locaux. Le matériel était si vétuste que la sécurité semblait leur tendre les bras pour leur petite affaire. Elle retourna au plus vite rejoindre Chibie à l'extérieur, prenant alors le temps de dessiner  le schéma détaillé qu'elle avait retenu. Quel chance d'avoir un esprit comme le sien, il faut dire que contrairement au commun des mortelles, ses cellules grises ne mourraient pas, et se régénérait, elle jouissait donc de grandes capacités cérébrales. Au dos du schéma, elle indiqua les instructions simplement par des "gauches, droite' etc, prenant en compte la position qu'aurait Chibie dans chaque couloir. Sous chaque indication, elle illustrait d'un flèche allant dans le sens indiqué ... après tout, peut-être que cette dragonne ne savait pas lire leur alphabet. Elle lui tendit le papier avec la clef des chaines.

    – Voilà les indications, dis-moi tout de suite si quelque chose ne te semble pas clair. J'ai vu ton copain, il va bien ... Enfin, il avait l'air endormi, mais vivant, c'est déjà ça. Si tu n'as pas de question, je retourne à l'intérieur pour occuper un peu le personnelle pendant que tu te faufilera. Essaie d'être discrète, on se retrouve ici dés que possible.

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Chibie


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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Dim 4 Mai - 13:50:59



The Price of Freedom is steep...


Chibie


Que je me détende, une bien bonne idée, plus facile à dire qu’à faire. Surtout qu’elle me laissait désormais toute seule dehors, avec des humains non loin d’ici. L’endroit offrait toutefois de nombreuses cachettes, que je pourrais utiliser si jamais quelques patrouilles s’aventuraient par ici. Mon camouflage foncé me serait bien utile dans la nuit, dans cette situation. Mais il était préférable qu’aucun homme n’ait à croiser ma route. Cela vaudrait mieux, pour tout le monde. Le stress pouvait parfois m’obliger à faire des choses que je serais amenée à regretter. J’espère qu’Or ne serait pas trop longue, qu’elle reviendrait vite.

Je vis bientôt sa silhouette disparaitre au loin. J’étais désormais bel et bien seule. Toute seule. Je détestais ce sentiment. Par instinct, je refermai mes bras le long de mon corps, serrant comme pour m’auto-réconforter. Mais cela ne valait pas les écailles puissantes et réconfortantes de Leï’Daen. Elles avaient beau être froides, comme tous les animaux à sang froid, elles étaient d’une sureté indiscutable. Mais courage Chibie, attends juste encore un peu, me disais-je à haute voix, tout bas en chuchotant, mon calvaire serait bientôt terminé. J’espérai tellement qu’Or puisse l’apercevoir, et me rapporter des nouvelles rassurantes le concernant. En attendant, je devais moi-même veiller à rester en vie. Il fallait me montrer très prudente. Après le départ de mon équipière, je me ruais donc à présent dans un petit tas de ruines non loin de l’entrepôt, dans lesquelles je me dissimulais avec facilité. Mon petit corps humain était au moins pratique pour cela. Ensuite, et bien, il ne me restait plus qu’à attendre. Plusieurs fois, j’entendis les voix lointaines des hommes, se rapprocher en ma direction. Mais heureusement pour moi, ils n’étaient jamais arrivés jusqu’à ma position. Je distinguais leurs silhouettes au loin, ils portaient tous des armes. Ils ricanaient tous de bons cœurs, complètement insouciants du danger. Ils n’étaient vraiment pas discrets. Si d’autres ennemis rôdaient dans le coin, il devait être aisé pour eux de repérer la position des humains. Vraiment, ils ne réfléchissaient à rien.

Je continuais de m’exaspérer en silence, lorsqu’au bout d’un moment, j’aperçus la petite silhouette d’Or revenir en ma direction. C’était assez drôlement imagé. On aurait dit une petite biche, qui venait retrouver son faon, fragile et apeuré, après une quête de nourriture. Elle avait d’ailleurs été trop longue à mon gout. Mais je me garderais de lui faire la moindre réflexion, seulement si les nouvelles étaient bonnes.

Je me levai alors avec plus de sureté pour sortir de ma cachette, un peu plus confiante. J’avançai d’un pas calme vers la petite humaine, qui me fixait de son air toujours aussi sérieux. Je ne voulais pas l’avouer, je ne le ferais jamais d’ailleurs, mais j’étais assez contente de la revoir. La solitude était bien trop insupportable pour moi. J’avais peur, toute seule. Là, j’avais un peu moins peur.

Que de bonnes surprises en tout cas. Elle commença par me tendre une clef, ainsi qu’un schéma où elle avait tracé tout mon parcours. La joie et le soulagement me gagnaient. Mais je ne souriais pas pour autant, soyons claires. Avant le schéma, c’était d’abord et surtout les clefs que je pris le temps de contempler. Comme si ce petit objet avait un pouvoir des plus grands et des plus sacrés. C’était un peu vrai en fin de compte. Cette chose-là, c’était le symbole de notre liberté. Après une longue observation, je pris finalement le temps de m’attarder sur le croquis. Je le tournais dans un sens, puis de l’autre, avant d’en capter le véritable sens du dessin. Ma petite frimousse se crispa de concentration. J’étudiais le plan avec grand sérieux. Un long moment de réflexion nous plongea toutes les deux dans le silence. Elle attendait ma réponse, et moi, je m’assurais de bien tout comprendre l’ensemble de son plan. Je finis par hocher de la tête, en signe d’affirmation, avant de relever les yeux vers elle, d’un air déterminé.

« C’est bon. Tout est bien clair. »

La suite de son discours me rassura encore plus, lorsqu’elle dit avoir aperçu Leï’. Mais plus encore, qu’il semblait être en bonne santé. Il était vivant… Quel soulagement. Un poids énorme venait de quitter ma poitrine, j’avais l’impression de respirer de nouveau à pleins poumons. Je reprenais vie. Fût un temps, j’aurais été capable de communiquer avec lui, même à des milliers de kilomètres de lui. Nous dragons, sommes pourvut de télépathie. C’est comme ça que nous communiquions. Tout comme les Cetras. Mais, le virus de Jenova changea bien des choses en nous. Certaines de nos aptitudes s’effacèrent, dont cette capacité. Je ne pouvais donc plus l’entendre. Tout comme lui ne pouvait plus m’entendre. Mais je ne perdais pas espoir… Peut-être qu’avec le temps, un jour, et avec l’aide des éveillés, nous pourrions un jour retrouver tous nos sens.

Mais l’heure n’était pas à la nostalgie. Pour l’instant, tout ce qui comptait pour moi, c’était de sortir Leï’Daen d’ici, encore plus maintenant que je le savais en vie. Je serrai encore plus fort cette petite clef au creux de ma main, mon regard plus sûr que jamais. C’était maintenant, que les choses sérieuses commençaient. Mon stress disparut un peu, pour laisser place à un courage que je ne soupçonnais pas. Je n’avais plus peur. J’étais prête.

« Très bien, c’est partit. Allons-y. »

Sans plus tarder, je lui tournais les talons, avant de me mettre face au mur, face à l’entrée du conduit, qui était un peu surélevée. Je pris de l’élan, et courus jusqu’au mur pour finir ma course en un bond puissant. Mes doigts s’accrochèrent sur le rebord de l’entrée du conduit. Je m’aidais alors de mes pieds contre le mur, pour grimper et me hisser à l’intérieur. Je regardais ensuite le tunnel infini, qui se dressait devant moi. Tout était tellement noir… Je n’avais jamais vu un trou noir aussi, impressionnant. Mais aller ! Il fallait se donner du courage ! Avant de me lancer, je tournai une dernière fois le regard vers Or, avant de lui lancer quelques derniers mots, après un bref silence.

« Attends bien que je sois repartie avec lui, pour quitter ton poste. »

Cela va de soi, c’était plutôt logique, mais on sait jamais, je préférais le lui rappeler. Après une longue inspiration, je me jetais enfin dans ce trou. Il était assez grand en fait, plutôt haut que large, mais je pense que Leï'Daen rentrerait facilement là-dedans. Même si je ne savais pas encore comment lui et moi allions-nous hisser à nouveau à l’intérieur du conduit. Si le plafond était assez haut, y descendre serait déjà assez acrobatique, mais y remonter serait encore plus difficile.

Je continuais d’avancer encore plus loin lorsque je me rappelais soudainement d’une petit lampe-torche dont je m’étais équipée. Cela me serait d’une grande utilité pour lire le plan. Je mis toutefois environ une bonne dizaine de minutes avant de comprendre comment cela fonctionnait. Aller, je perdais beaucoup de temps. Il fallait que j’active un peu. Je suivais le plan à la lettre. Toutefois, je rencontrai bientôt un imprévu des plus embarrassants. Sur ma route, se dressait une grille, qui m’empêchait d’avancer plus loin. Comment allais-je bien pouvoir faire… Je ne pouvais pas la briser, je n’en avais pas la force, pas en humaine. De plus, le bruit allait surement attirer l’attention des hommes. Je commençais déjà à stresser, à paniquer, voyant toute la mission tomber à l’eau. Je suffoquai même, perdant mes moyens. Lorsque soudain, comme par magie, la grille se souleva, lentement. Je restai la regarder avec grande stupéfaction. On aurait dit une intervention divine. J’en restais scotchée. Je mis cet exploit sur le compte d’Or. C’était probablement elle… Elle avait dû magouiller les machines des hommes. Car cette grille ne fut pas la seule que je rencontrai. Toutes les autres se soulevèrent de la même manière à mon passage. Ça avait un côté un peu flippant, mais je préférais avancer sans trop me poser de questions.

Enfin, le point d’arrivée se dressa devant moi, ou plutôt, sous moi. La flèche finale sur le plan, était ponctuée d’une grosse croix rouge, que je considérai comme l’arrivée, étant donné qu’il n’y avait pas d’autres flèches après ça. Il n’y avait qu’un mur en face de moi de toute façon, un mur grillagé, ou tournait une hélice. Je ne pouvais pas aller plus loin. Alors je plongeai mon regard en dessous moi, où se trouvait une grille également. Mais je pouvais voir une pièce en dessous. Je pouvais voir… Je pouvais LE voir. L’émotion me gagna instantanément. Mon corps tremblait, mon souffle était difficile. Il était là, juste en dessous. Je le voyais, et je le fixais. Je ne pensais plus à rien. Je mis d’ailleurs un bon moment avant de me reprendre. J’avais déjà assez perdu de temps jusque-là. Mais avant de descendre, je devais m’assurer qu’Or était bien en position. Seulement voilà, depuis ma position, il m’était extrêmement difficile d’observer les alentours de la pièce ou se trouvait Leï'Daen. Toujours est-il que la pièce était assez petite, et pas très haute. Un bon point. Peut-être les hommes avaient-ils songé à le mettre là pour l’empêcher de se transformer en dragon. Au moins cela nous servirait, en fin de compte…

Je restai à présent silencieuse et immobile depuis mon perchoir. Si je ne pouvais pas voir, je pouvais au moins entendre. À part Leï'Daen, il ne semblait y avoir personne dans ce cachot. Les gardes étaient surement à l’entrée de la pièce. Je pouvais alors peut-être interpeller Leï' . Lui pourrait surement donner le signal, pour que je le rejoigne à l’intérieur du cachot. Je me disais que ce n’était peut-être pas une mauvaise idée. Néanmoins, il fallait la jouer finement. Il ne fallait pas attirer l’attention des gardes. Je me mis alors à chuchoter, lui jetant même un petit caillou à travers la grille.

« Leï’Daen… C’est moi. Je suis en haut. Ne lève pas les yeux. Dis-moi juste si la voie est libre, pour que je te rejoigne. Une petite humaine est sensée faire diversion devant les gardes. »



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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Lun 12 Mai - 21:17:15

La nuit était tombée depuis un moment déjà, si bien que j'avais appelé 'Lena afin de passer quelques moments rien que tous les deux. Cela faisait un moment que notre relation avait évolué, mais nos habitudes étaient encore restées les mêmes... On ne peut pas dire qu'un rencard dans un bar d'Edge soit des plus romantiques, il est vrai. Cependant cela n'avait rien d'anormal à voir des Turks par ici, si bien que je portais encore mon costume noir d'ailleurs, mais il était davantage question de rapports et d'actes plus que du cadre pour cette fois. J'espérais qu'elle ne m'en tiendrait pas rigueur, surtout que j'étais venu les mains vides... C'est pas souvent que je côtoie la même femme plus d'un soir, alors les fleurs ou autres trucs... Cela n'empêcha en rien le fait de passer une soirée agréable, à base de verres d'alcool, de clins d’œil amusés, de mains jointes ou de caresses discrètes. Ne vous attendez pas à voir un baiser ou autre, on se trouve à Edge! Autrement dit, je n'avais pas envie de tendre le bâton pour me faire battre, dans ce nid de vipères... Quoique, ce n'était pas plutôt nous, les loups dans la bergerie?

-Tu en penserais quoi, du prendre du bon temps à Costa del Sol le prochain coup, yo'? Ce doit être plutôt marrant de te voir en bikini, 'Lena! Encore faut-il que la charge de travail diminue mais ça... tout en souriant en coin, il est vrai qu'il y avait peut-être quelques sous-entendus, mais vous n'en saurez rien du tout, bande de fouineurs! J'ai le droit de l'être, pas vous!

Reprenant une gorgée de mon verre, tout en glissant mes doigts entre les siens, la situation ne me dérangeait pas vraiment au contraire. Et puis j'étais préparé à toutes les éventualités, entre mon fidèle bâton électrique et mon 9mm tout droit sorti de l'ancienne industrie ShinRa... C'est alors que je vis passer une silhouette familière, ou plutôt que j'avais déjà vu quelque part, dehors dans la rue sombre. Si elle n'avait pas été aussi atypique de base, je n'aurais jamais pu la remarquer, mais avoir des cheveux bleus ce n'est pas si commun... Me creusant les méninges pour savoir où je l'avais déjà aperçu, je tâchais de suivre notre conversation mais il était clair que je n'y étais plus aussi concentré... Navré 'Lena, ce n'est pas contre toi, mais réfléchir c'est chiant quand on est pas habitué! Allons, je déconne, je vous fais marcher! Un peu...

-D'ailleurs, tu crois qu'avec le retour de Ciss' et du vieux, la dernière fois, les autres vont se montrer également, yo'? On aurait bien moins de boulot d'ailleurs, yo'! Ce serait tellement classe de reformer la famille et... jusqu'à ce que je percute enfin sur ma réflexion interne! Ciss' et le vieux... Junon... Les dragons! C'était elle qui venait de passer, comme si de rien n'était?!

-Je crois que je viens de voir la gamine-lézard dehors, yo'! T'auras le droit de faire la tronche pour avoir casser le moment... mais après, yo'! Je vais vérifier, tu viens? Si je me suis planté, je t'invite au Gold Saucer, yo'! alors que tout ceci tomba dans la conversation comme un cheveu sur la soupe... Quiconque n'aurait probablement pas compris ou percuté du premier coup, mais pour le Boss ou les Turks... J'étais toujours aussi... Toujours comme ça quoi! Z'avez qu'à lire mes rapports et vous comprendrez! Quoique non, c'est top secret en fait... Barrez-vous de là!

Après m'être redressé et déposé quelques gils sur la table pour nos consommations, j'attendis que 'Lena me suive pour sortir dans la rue et me mettre à faire ce que je savais faire de mieux... Oui, exactement, je parle de fouiner et de prendre en filature la suspecte afin de confirmer mes soupçons. Apparemment, elle n'était pas seule mais sur le coup je n'avais pas remarqué la petite chose qui l'accompagnait... Cette dernière ne me parlait pas, enfin elle me parlait sans me parler! Ce que je veux dire, c'est alors qu'un sentiment de déjà-vu se mêle à l'intuition alors que la personne sur laquelle tout ceci se greffe ne vous dit rien physiquement... Surtout du dos! Pour une fois, je n'étais pas rendu à faire le pitre sur la route, ce qui aurait mis en péril tout la filature... Une filature qui ne servait peut-être à rien, qui n'était là qu'à cause d'hallucinations dues à je ne saurais trop quoi. Silencieux, nous communiquions par les gestes, avec 'Lena. Le petit jeu, qui n'en était pas un, dura plusieurs minutes jusqu'à nous trouver à la périphérie de la ville, non loin d'une sorte de gros hangar aux allures de complexe militaire de la WRO... Ce n'était pas vraiment le plus clinquant que j'avais vu en leur possession, ça ne donnait pas spécialement envie d'y travailler ou même d'y aller, mais c'était peut-être une stratégie en fin de compte!

-Tu crois que c'est elle, 'Lena? Je pensais que la naine l'emmenait pour toucher une récompense mais on dirait pas, yo'... Moi je dis, ça sent le coup fourré! Qu'est ce que tu en dis, on va s'amuser un peu nous aussi, 'Lena? Histoire de ne pas avoir fait tout ce chemin pour rien... quand bien même j'ignorais encore l'exactitude de la situation et des identités des deux silhouettes au loin, il s'agissait de la WRO! Ce n'était pas pour le boulot, c'était de la distraction! Même si au final, ça pourrait nous permettre d'avancer professionnellement... Qui dit réussite, dit peut-être primes ou jours de congé! A nous les vacances, 'Lena?! Il faut bien rêver des fois...

Lorsque la femme aux cheveux bleus se planqua dans un coin, alors que l'autre pénétra dans le complexe, je ne sus quoi faire en premier lieu... Si 'Lena n'avait pas été là et n'avait pas pris les devants, je crois que je serais resté là comme un piqué! Ce n'était plus mal en fait, j'avais une meilleure vue... Je veux dire, elle donnait un air plus sérieux que moi, plus professionnel, ce qui était un atout considérable vu que nous passions par la grande porte. Ah, les joies des privilèges de bosser pour le Patron de leur Patron, enfin en quelque sorte... Là encore, j'eus la confirmation que je possédais un sens de l'orientation exécrable! Cela ne serait jamais arrivé à Midgar, que je connaissais comme ma poche! Quoi, c'est une excuse?! Tu veux voir si c'est une excuse?!

-Mais non 'Lena, il fallait prendre à gauche, puis à droite, puis à droite, et enfin aller à gauche, yo'! On aurait jamais du prendre tout droit... On devrait demander à un mec de nous guider non, yo'? alors qu'en y réfléchissant bien, ça donnait exactement la même chose! Z'avez qu'à faire un dessin si vous ne me croyez pas! Puis, c'est pas ma faute si je voulais visiter ces longs couloirs moches et délavés qui se ressemblaient tous... Beurk! Le décorateur était vraiment nul!

A dire vrai, je ne sais même pas ce que nous cherchions jusqu'à tomber sur la salle de contrôle. Tiens tiens, c'est marrant de voir à quel point les idées se bousculaient maintenant! L'accès était bien évidemment refusé... Nous aurions pu forcer quelqu'un a nous ouvrir, mais cela n'était pas été très discret alors il ne restait qu'une seule solution: le piratage. Cette tache était loin d'être complexe, la sécurité était aussi parfaite que les locaux semblaient neufs... Autrement dit il ne me fallu pas plus de deux minutes pour ouvrir la porte en silence. Alors que nous nous glissions dans la salle, les deux hommes installés devant les moniteurs ne tardèrent pas à se faire assommer sans vergogne. De toute façon, ils ne se réveilleront sûrement jamais puisque...

-Bon, finalement tu avais raison 'Lena, yo'... Qu'est ce que la WRO cache donc par ici? Forcément quelque chose, non, yo'? Je crois que j'ai trouvé le jackpot, 'Lena! Tu te souviens de notre ami nudiste yo'?! en riant, ne craignant pas de me faire entendre étant donné que la salle était vide de toute présence, exceptés les deux assommés, tout en désignant un moniteur donnant sur une geôle qui contenait ledit homme-lézard, visiblement dans un sale état.

Continuant à tapoter frénétiquement le clavier qui servait de panneau de contrôle, dans une cadence vive mais mesurée, les images changeaient sur les moniteurs tandis que les fichiers s'ouvraient ça et là, à notre vue. Quels sont les vilains petits secrets qui seraient fâcheux de voir apparaître au grand jour? Un discours? Un rapport? Un projet? Personne n'est jamais totalement innocent, il suffit juste de trouver le détail gênant, et dans ce cas, le fichier. Pour notre part, il suffisait simplement d'effacer les traces de notre passage... Codes d'accès, vidéos... Un véritable jeu d'enfant! Pour le côté "humain" ou "social" de la chose, je m'y pencherais juste après. Chaque chose en son temps, même si le temps est compté.

-Et si on s'amusait un peu, ma chère, yo'? J'ai l'impression que son amie veut récupérer son reptile! On va donc le lui offrir, mais pas sans contrepartie, yo... Sauf qu'elle n'en saura rien, malheureusement... Heureux les simples d'esprits et les ignorants, yo'! affichant un fin sourire en coin, dans une pique ouverte pleine de cynisme. La sécurité et la communication du complexe était désormais presque totalement suspendu à mon bon vouloir, c'était plutôt amusant. Cela me rappelle le pouvoir que peut contenir un simple interrupteur, comme pour la plaque...

C'est alors que quelques images de l'armurerie s'affichèrent, continuant mes recherches dans les bases de données. Cependant, lesdites images restèrent suspendues quelques instants. Je crois que je venais de trouver ici notre porte de sortie "discrète" pour ne laisser aucunes traces. Qui plus est, la médiatisation de l'incident pouvait être tout aussi intéressant! Les gens aiment se croire en sécurité, ils pensent que la WRO est capable et bienfaisante... Il n'y a qu'à semer le doute dans leurs esprits pour ouvrir la voie au Patron après tout! Apprécierait-il tout cela?

-Le grand brasier sera pour plus tard, yo'... D'ici là, y a t-il quelque chose que je puisse faire pour toi, chérie? Tu veux que j'affiche tout cela sur grand écran pour profiter du spectacle, yo'? en lui offrant un clin d’œil amusé, prenant mes aises comme si j'étais en ma demeure. J’espérais qu'elle ne me prenne pas pour un aliéné tout de même... M'allumant une menthol, après avoir coupé l'alarme incendie de la pièce bien évidemment, la femme aux cheveux bleus fit son apparition à l'écran. Qu'est ce qu'on dit déjà? Ah oui... Sésame, ouvre-toi!
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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Mar 27 Mai - 22:40:40

Vers la fin de soirée j'ai reçu un appel de Reno, il voulait que l'on passe quelques moments ensemble rien que nous deux. Il est vrai que cela faisait un moment que nous ne nous étions pas retrouvé en tête à tête et je dois avouer que cela me manquait un peu… même beaucoup ! Je sais qu'il avait l’intention de faire des efforts pour que notre relation en soit une vraie, mais il avait encore beaucoup à apprendre je pense ! J’ai trouvé qu'aller dans un bar d'Edge ça pouvait aller, mais bon comme rencard romantique on pouvait trouver mieux. Apres ce sont les débuts… Bon j'avais gardé mon costume, me faire belle ? Boh si je me faisais trop belle pour aller avec Reno dans un bar ça allait éveiller les soupçons et comme nous ne voulions pas nous montrer trop aux autres au début et bien je ne m’étais pas trop endimanchée... Reno avait eu la même idée que moi, je crois, vu qu'il l'avait gardé aussi ! Même si je doute que c’était pour les mêmes raisons, je pense surtout qu'il n'y avait pas pensé.

-La Costa del Sol ? Mhmm pourquoi pas, mais je pense que le plus marrant ça doit être toi en maillot! Mais c'est sûr que la charge de boulot est telle que faire ça... Enfin au moins nous avons pu nous retrouver un peu ce soir. Apres si me voire en bikini je ne vois pas vraiment pourquoi... il m'a déjà vu dans le plus simple appareil donc je pense qu'un bikini pour lui serait superflus. Enfin...

Je le laissais glisser ses doigts entre les miens tout en lui souriant amoureusement… Oui ok amoureusement nous sommes d'accord c'est peut être rapide, mais je ne sais pas ce qu'il provoquait chez moi. Cette sensation de le sentir proche de moi et tout… enfin cette partie de l'histoire ne vous regarde pas bande de fou ! La situation était plus qu'agréable, moi le regardant, main dans la main avec un verre de vodka dans ma main libre. Je portais celui-ci à mes lèvres tranquillement tout en continuant de lui sourire. Le bar était bondé, mais cela ne me gênait pas j'avais l'impression d’être dans ma bulle. Je vis que son regard était attiré vers l’extérieur, mais je n’eus pas le temps de voir ce qui l'avait sorti de ses pensées un instant... une personne qu'il connaissait ou autre sans doute... pas une ex j'espère. Oh putain 'Lena stop jalouser là... sinon tu vas finir par te mordre les sens.

-Le retour de Ciss est une bonne surprise, après en ce qui concerne les autres je ne sais pas... ça pourrait être vraiment bien de reformer tout ça, une famille soudée oui, après ça sera encore mieux car le boulot sera un peu divisé... On pourra être un peu plus ensemble.

J'avais l’impression qu'il avait totalement décroché de notre tête à tête et cela m’emmerdais au plus haut point, je ne sais pas ce qu'il lui arrive, mais je ne tardai pas à le savoir...

-La gamine aux cheveux bleus qui se transforme en dragon et qui aime pulvériser les maisons et tuer des gens ? Humm possible... de toute façon le moment était déjà cassé depuis un moment, allons voir ce qu'il se trame, il vaut mieux que nous gardions l'œil sur elle, le chef voudrait savoir.
Bon ok ça me faisait râler, mais bon au final mon statut de Turk prenait le dessus, puis je n'avais pas vraiment le choix en fait !


Je me levais à la suite de Reno et me rapprochais de lui pour sortir du bar et prendre l'autre en filature, bon pour moi pas de soucis niveau discrétion car après autant d'année je dois dire que je ne suis plus la potiche des débuts. Je voyais une autre personne qui l’accompagnait, mais je n'arrivais pas à voire qui c’était ou à reconnaître cette personne. Il semblait que Reno avait déjà vu cette dégaine, sans vraiment savoir qui c'était, mais bon nous ne saurons pas quoi sans les suivre. Le silence était de mise et les gestes remplaçaient la parole et c'était plutôt amusant de voire Reno agiter les mains en mode je parle avec des codes ! Tout ceci dura plusieurs longues minutes, enfin je suppose car j'étais tellement concentrée sur le fait de ne pas faire de bruit et de rester attentive sur ce que Reno faisait que la notion du temps était un peu ailleurs... Nous étions arrivés en périphérie de la ville, un peu plus loin se trouvait un gros hangar, cela ne faisait aucun doute à mes yeux c'était typique de la WRO... ça changeait un peu de leur standing habituel, mais cela ne changeait rien au faite que ça ne pouvait être qu'eux.

-Moi je dis qu'on va s’amuser à foutre notre nez la dedans et voir ce qu'il se trame à l'intérieur ! Et comme tu dis je ne voudrais pas avoir fait ce chemin pour rien. En plus si on pouvait ramasser de bonnes infos ou autres, cela pourrait être bénéfique pour nous aux yeux du patron...

Bon je prenais les devant, Reno me suivant ! Nous sommes passés par la grande porte sans trop de difficultés c'était plutôt plaisant, après j'avais l'impression que Reno se perdait un peu derrière moi... Mais qu'est-ce qu’il fou ! Il était en train de me dire qu'on aurait dû aller là, puis là, puis là, et encore là... ce qui au final revenait pareil... parfois je me demandais si il essayait de communiquer avec moi, mais bon...

-Arrête un peu, suis moi et tais-toi nous allons finir par tomber sur le bon endroit fais-moi un peu confiance.

Même si je ne savais pas vraiment où aller précisément car au final nous ne savions pas ce qu'elles venaient faire ici. Nous étions enfin arrivés devant la salle de contrôle et là je vis que Reno avait l'air d'avoir des idées qui germaient dans son esprit. Il entreprit de pirater l’accès de la porte et comme c’était un peu sa spécialité la porte s'ouvrit après quelques minutes. A l’intérieur il y avait deux hommes derrière leurs moniteurs, mais ils n'eurent pas le temps de se retourner qu’ils étaient déjà en mode gros dodo avec une belle bosse sur la tête, après pour le reste. Tant qu'ils nous fichèrent la paix.

-Ne me parle pas de cet homme, enfin homme c'est un grand mot... si je pouvais effacer cela de ma mémoire ça serait super... merci M'approchant du moniteur je vis que Reno me montrait l'image d'une caméra qui était pointée sur la geôle qui enfermait notre « nudiste ».

-Fouille là-dedans et tente de trouver des trucs compromettant sur eux. Ça serait encore mieux.

Si on pouvait trouver quoi que ce soit sur la WRO qui pouvait jouer en notre faveur, il fallait le prendre. Surtout que là nous avions accès à plein de fichier et Reno était déjà en train de les ouvrir tous pour voir ce qu'ils contenaient. Leurs projets futurs ça serait plus que bien en tout cas. Le patron serait content et on aurait un tour d'avance... Je voyais les fichiers défiler sur le moniteur que je fixais avec intensité en même temps que Reno. Je savais qu'il n'oublierait pas d'effacer toutes traces de notre passage ici, que ça soit les codes où les vidéos, je n'avais pas besoin de lui demander.

-Ben si elle vient ici et que lui y est enfermé cela semble des plus logique, après faut en tirer parti pour que ça soit bénéfique pour nous... Je te suis sur ce coup la

Je lui rendis son sourire voyant qu'il avait presque suspendu la sécurité et les communications du complexe et ça pour laisser l'autre entrer facilement sans encombre. Les images qui suivirent sur le moniteur étaient celle de l'armurerie, puis je vis le regard de Reno le fixer et à son sourire je compris l'idée qu'il avait en tête et au final j'avais pensé à la même chose. J'en revenais pas comment les relations avec lui et aussi Rude avait changé mon esprit quand même...

- Il y a beaucoup de choses que tu peux faire pour moi tu sais « chéri » mais certaines il vaut mieux que l'on soit chez moi ou chez toi pour ça. Par contre ouais c'est une bonne idée ça tu sais

Je lui répondis avec un sourire tout en l’accompagnant d'un clin d’œil. Une minute après je vis la fille aux cheveux bleus apparaître sur l’écran. Un sourire satisfait parcouru mon visage ainsi que celui de Reno.
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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Sam 14 Juin - 12:40:36



~The price of Freedom is steep ~




   Je ne saurais dire depuis combien de temps je croupissais dans cette étroite cellule. Les quatre murs n’étaient percés que par la porte épaisse, empêchant la lumière du jour de pénétrer dans la pièce. Pour un Dragon, le temps passe de manière bien différente que pour les humains. Mais il ne s’agissait pas que de ma race qui influait sur ma vision de la trame temporelle, et brouillait mon esprit. Le traitement qu’ils me réservaient m’affaiblissait, ainsi je dormais autant que possible afin de conserver quelques forces. Il ne m’avait guère brutalisé, bien que quelques hématomes restassent visibles suite à notre arrestation, je guérissais vite. Cependant, ils me privaient de l’essence même de ma survie. L’eau et la nourriture semblaient rationnées plus que nécessaires à mon égard. Je les soupçonnais, et sûrement à raison, de me priver de mes forces afin d’éviter tout désagrément de ma part. Ou plus explicitement, m’empêcher de retrouver ma forme originelle, et les pouvoirs destructeurs assortis. Ce n’était pas sans raison non plus qu’ils m’avaient enchaîné dans cette pièce exiguë. Ce qu’ils ne savaient pas cependant, était que mon seul bon vouloir évitait toute catastrophe. Je ne pouvais risquer des vies humaines pour ma seule liberté.

   J’aurais pu pourtant, combattre ces hommes. Le jour même de notre capture, j’aurais pu combattre pour ma liberté et celle de Chibie. Comme il était simple de se laisser aller à la facilité, utiliser notre force, et réduire à néant ces ennemis. Pourtant, je ne pouvais me résoudre à de telles extrémités. Notre race avait été conçue pour protéger les Cétras, et leurs descendants. Et bien que les humains soient la simple mutation de ce qui fut jadis les Anciens, le serment que j’avais proféré m’empêchait tout acte de barbarie envers ces pauvres êtres. J’avais souhaité ainsi m’entretenir avec le dirigeant de ce groupe d’hommes nous retenant captif, afin d’expliquer la situation pour commencer. C’était mon but, dès lors que j’avais pris forme humaine. Mais il semblait que ces derniers ne furent pas de cet avis. Pour le moment du moins. Un homme était venu une fois, afin de m’interroger douloureusement, souhaitant me soutirer des informations, que je ne pouvais, et ne voulais lui confier. Ce que je savais ne pouvait être répété qu’aux personnes que je jugerai dignes, et aptes. Et ce vermisseau n’en faisait pas partie. De ma bouche tuméfiée, je me forçais à demander une entrevue avec le chef de cette tribu. L’homme me rit au nez, et par pure stupidité animale, lança son poing contre ma pommette gauche. La douleur me fit grincer des dents, et une multitude de points lumineux voltigèrent devant mes yeux. Mon crâne me lançait.

"Où est ma semblable ? Comment se porte-t-elle ? Je souhaiterais la voir."

   L’homme grimaça, poussant de son pied la chaise sur laquelle j’étais assis et attaché, me faisant basculer en arrière. Ma tête heurta le sol avec force, laissant échapper un souffle douloureux de ma poitrine.

"La ferme. T’as rien à exiger, monstre !"

   Et il sortit sans un mot de plus, laissant au jeune homme qui l’accompagnait le soin de me redresser. Celui-ci semblait partagé entre la peur et la pitié.

"Je suis désolé. Souffla-t-il d’un air contrit. On n’est pas tous comme ça… "

   Je le regardai en coin, ma curiosité attisée par la première forme de compassion chez un humain que je rencontrais.  

"Tu n’étais pas présent lors de ma capture."Assénais-je calmement malgré la douleur enserrant mon crâne dans un étau.

   Il secoua seulement la tête négativement, se demandant certainement la raison de cette phrase.

"Alors tu ne peux blâmer son attitude envers moi."

   Il me semble qu’il s’était écoulé assez d’heures pour former une journée humaine depuis cet incident. Je reposais enchaîné sur cette chaise, et la couverture qui me recouvrait les jambes avant mon sommeil avait glissé au sol. Je fus tiré de mes pensées vaporeuses lorsque la porte grinça sur ses gonds en laissant place à l’homme posté devant ma prison en permanence. Je ne l’avais jamais vu, mais je reconnaissais son odeur, mélange de sueur, de musc et de métal. Une autre odeur, sucrée accompagnait le courant d’air pénétrant la pièce. Cela ne venait sûrement pas de lui. Il s’approcha de moi lentement, la peur lui tenant les entrailles, comme s’il redoutait que je lui saute soudainement dessus.

"Je… Je dois vous… vous habiller…. Heu… monsieur. Sa voix s’étrangla sur le dernier mot."

   Je relevai lentement la tête sur lui, laissant seulement échapper un soupir d’assentiment, avant de la laisser retomber sur ma poitrine. Je ne savais pas ce que cela signifiait, mais je n’avais pas moyen de l’empêcher, de quelque manière que cela soit. Il entreprit donc d’engoncer mon corps à l’intérieur de bout de tissu, par gestes lents et apeurés. Mes jambes, mon torse et mes pieds furent recouverts par une seconde peau, gardant de façon utile la chaleur à mon contact. Je ressemblais maintenant à l’homme qui me faisait face, portant les même bouts de tissus ternes aux couleurs sombres. Il se précipita ensuite vers la sortie sans demander son reste. Je soupirai alors de lassitude, et laissa les minutes qui suivirent m’emporter dans une léthargie maussade. C’est alors que je rêvai entendre la voix de Chibie. Ma petite dragonne. J’espérais qu’elle allait bien. Je pensais tellement à elle que des hallucinations me gagnaient. Mais les mots qui suivirent n’avaient aucun sens s’il ne s’agissait que d’un rêve.

"… Je suis en haut…"

   J’allais lever la tête lorsqu’elle m’ordonna de ne pas le faire. Voilà qui était étrange, de s’entendre ordonner par sa protégée. Qu’elle savoure donc le contrôle qu’elle avait en cet instant sur moi, je n’avais pas la force de tergiverser. Bien que je voulais plus que tout voir son visage, je suivis donc sa demande, lui envoyant une onde de chaleur afin de lui faire comprendre qu’elle avait le champ libre. Pendant qu’elle s’occupait, je réfléchis plus consciencieusement à ses paroles. Une petite humaine faire diversion pour nous ? De quoi cela s’agissait-il ? Qui était-elle ? Et pourquoi faisait-elle cela ? Était-ce donc elle, l’odeur acidulée que j’avais reniflé peu de temps avant ? Sûrement. Je n’y avais guère prêté attention à ce moment-là. La suite des opérations répondrait sûrement à toutes mes questions. Soudain, la réalité de la situtation me frappa. Chibie était ici, saine et sauve, et libre. Du moins pour le moment. Que lui était-il arrivé durant notre séparation ?

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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Sam 14 Juin - 14:19:00




Reanbell Valdès

Les démons du passé



    Puisque le plan semblait clair, la petite blonde devenu rousse put repartir à son poste après quelques dernières formalité. Elle allait devoir surveillé la progression de la dragonne avec attention, afin de pouvoir couvrir la moindre petite erreur et c'était vite arrivé quand on doit se faufiler dans un conduit d'aération pas forcément très insonorisé. Heureusement, même aussi tard, une base militaire était toujours très bruyante, alors elle n'aurait pas à jouer des claquettes pour faire diversion. Elle retourna donc dans les locaux, s'équipant d'une tablette tactile depuis laquelle elle pu pirater le système centrale de la base. Elle avait donc accès à toute les archives mais surtout au panneau de contrôle de la sécurité. Elle connecta sa tablette au signal GPS du traceur qu'elle avait posé sur la dragonne avant de la laisser partir de son côté, elle put alors voir quelle chemin elle emprunté dans le dédale des conduits grâce à une carte numérique. Tout en marchant discrètement dans les couloirs avec un petit air concentré, elle remarqua que les conduits étaient régulièrement entre-coupés de grille. Elle commença à pianoter quelque ligne de code. Le système informatique binaire était un jeu d'enfance pour un esprit aussi vif que le sien, ce genre de piratage, elle avait apprit à les faire toute seule, pour tuer le temps. Cependant, quelqu'un la bouscula, la perturbant dans son travail. Le temps de relever la tête pour pester, les grilles qu'elle était sur le point d'ouvrir l'était déjà. Elle se montra plutôt perplexe sur la manœuvre et craint un instant que le service de nettoyage n'ait entrepris de récurer les produits. Ça pourrait être problématique. Il ne lui fallut pas longtemps pour vérifier cette théorie, qui s'avéra erronée.

    Chibie semblait alors suivre le bon chemin sans encombre, et Reanbell se dirigea également vers la cellule du jeune dragon qui attendait d'être libéré. On devait l'avoir habillé depuis le temps et c'est la première chose qu'elle vérifia en arriva. Après un petit coup d'oeil sur sa tablette, Reanbell constata que Chibie était bien arrivée à destination. Elle fit un petit tour des lieux, ni vu ni connu et trouva une boite à fusible qui semblait avoir mal supporté son temps. Elle n'eut pas grand chose à faire de plus pour la mettre en surtension et elle menaçait maintenant de faire sauter les plombs à tout moment. Elle n'avait plus qu'à lancer un programme un peu trop lourd sur le réseau de la résistance et ça serait le black out total. Elle prépara d'ailleurs sa petite affaire avant d'interpeller les gardes de la cellule du dragon.

    – Et, vous deux, venez par là.

    Le ton sévère de la jeune rousse en blouse blanche ne leur laissa pas le bénéfice du doute, si bien qu'il s'exécutèrent sans réfléchir. Ils s'approchèrent et ils avaient beau faire deux têtes de plus qu'elle, ils semblaient presque la craindre. Reanbell aimait bien voir cette expression sur le visage des gens qu'elle abordait, ce mélange de crainte et d'agacement. C'était une chieuse née. Toujours de son petit air autoritaire, accentuée par ses grosses lunettes d'intellectuelle, elle désigna la boite à fusible du menton.

    – Ça ne me paraît pas très réglementaire, n'y a-t-il donc pas une seule personne compétente ici ? Non mais regardez-moi ce travail ! Je me demande bien comme votre base a fait pour tenir le coup tout ce temps ! Réparez ça sur le champ avant de nous faire griller !

    Les deux hommes se hâtèrent d'examiner la chose et elle attendit qu'il touche à un câble pour lancer se programme. Il eut un drôle de bruit de turbine puis un grand clac et enfin, le noir complet. Les plaintes commencèrent à résonner avant que le générateur de secours ne se mette en marche automatiquement, ne permettant que de mettre en route les lumières de secours, qui était un peu plus faibles mais suffiraient largement à éclairer Chibie pendant sa fuite avec son ami. La manœuvre servait surtout à désorienté le personnelle de garde, qui paniquait pour remettre tout en ordre et ne faisait donc plus du tout attention à la cellule du dragon.

    Tout en gardant un œil sur l'avancé de la dragonne sur le chemin du retour, Reanbell s'arrangeait pour mettre un peu plus la pagaille sur son passage et rouspétait tous ceux qui lui passaient sous la main pour les faire paniqué un peu plus. C'était plutôt amusant comme mission, finalement.


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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Dim 15 Juin - 16:21:30



The Price of Freedom is steep...


Chibie


J’étais loin d’être agile de mes nouvelles mains d’humaine, je n’avais pas encore pris l’habitude de les manipuler. Alors, dévisser les écrous de la grille qui me séparait de Leï’, était un exercice plus compliqué que je ne l’aurais imaginé. Mes gestes étaient maladroits, je n’avais pas la bonne technique, et je prenais sur moi pour ne pas aussitôt m’énerver. Ce n’était pas le moment de perdre ses moyens. J’entrepris même de les dévisser à l’aide de mes crocs plats, sans plus grand succès. Leï’Daen pendant ce temps-là faisait surveillait l’entrée de la geôle. Il m’envoyait des ondes pour garantir l’accès de sa cellule. Avec de la patience, et dieu sait que ce n’était pas mon fort, je réussis tout de même à parvenir à mes fins. Sans faire trop de bruit, je décollais à présent la grille, lentement. Je la déposai dans le conduit, avant de glisser ma tête par l’ouverture maintenant accessible. Rien à signaler. Or faisait plutôt bien son boulot. A moi de faire le mien désormais. Je me laissai ainsi glisser de tout mon corps, pour me retrouver suspendu dans le vide, accroché au conduit. Après une légère hésitation, je lâchais tout, atterrissant avec agilité sur le sol, sur mes quatre pates.

Leï’Daen était devant moi, et je pouvais à présent juger par moi-même de son état. Il était faible, il faisait presque pitié. J’espérais sincèrement qu’il puisse suivre le rythme. Enfin, il était en vie, c’est tout ce qui m’apportait pour le moment. Rassurée, une étrange joie m’envahit ainsi donc en le voyant. Je me précipitai alors contre lui, pour venir frotter mon museau contre le sien, dans un petit grognement qui pouvait s’apparenter à un ronronnement.

« Imbécile… Regardes-toi. Ça valait vraiment le coup de jouer les soumit devant les hommes ! Ta pitié te perdra. »

Gondais-je ensuite avec un ton légèrement sévère. Nous étions passés très près de la mort. Peut-être même que nous l’aurions trouvé, si je n’avais pas pris l’initiative de m’enfuir, et de revenir le délivrer. Qui sait combien de temps encore aurait-il pu survivre dans de telles conditions. Ce n’était pas de la sorte qu’on allait assurer la survie de l’espèce. L’enjeu était trop important pour que nous nous abandonnions à de telles sottises. Le dialogue avec les hommes n’était pas possible. Notre bonté n’avait aucune utilité à leur égard. Il fallait se montrer égoïste, pour survivre. Du moins, c’était ma façon de penser. Leï’Daen était assurément plus sage que moi, mais voilà ou ça l’avait mené. Bien que toute cette histoire est tout de même débutée à cause de moi… C’était ma faute, s’il était aujourd’hui dans cet état. J’allais rattraper mes erreurs, et le délivrer. S’en était de ma responsabilité.

Très vite, je me mis à fouiller dans les petites poches de mon vêtement, afin de retrouver les clefs que Or m’avait soigneusement trouvées. Pourvu que ce soit les bonnes ! Je mis quelques secondes à comprendre le mécanisme. Heureusement que j’avais vu les hommes à l’œuvre une première fois, lorsqu’ils m’avaient détaché pour m’emmener voir leur maitre. Je fis néanmoins plusieurs fois tomber les clefs, maladroite comme j’étais. A chaque fois plus de bruit, plus de temps perdu, et plus de stress. Je commençais à perdre un peu mes moyens, et à trembler, ce qui n’arrangeait guère les choses. Heureusement, à côté de moi, Leï’Daen restait parfaitement calme et me communiquait ses émotions positives. Il m’encourageait, il me faisait confiance, je pouvais réussir.

Après quelques minutes, je réussis enfin à défaire les chaines de fer qui emprisonnait mon camarade. J’étais assez fière de moi. Un profond soupir de soulagement laissa s’en aller tout mon stress, alors que je me félicitais par un franc hochement de la tête.

« J’ai réussi ! »

Mais à peine eus-je le temps de me réjouir de mon exploit, qu’une ombre inquiétante passa devant la porte qui nous faisait face. Leï'Daen la vit en premier, et il ne lui fallut pas quelques secondes pour m’attraper et me glisser dans son dos. Il était bien plus imposant que moi, et pour une fois, je bénissais ma petite taille. J’étais ainsi cachée derrière lui. Mais il semblerait que cette frayeur soit une fausse alerte. L’ombre devant nous semblait bien trop occupée à autre chose, pour faire attention à nous. Nous avions quand même eu notre lot de stress pour le coup. Une fois qu’il fut parti, je repris progressivement mon souffle. Il ne fallait vraiment pas s’éterniser ici une minute de plus ici. Néanmoins, le plus dur restait encore à faire. Faire sortir Lei’Daen de sa prison, sans que personne ne remarque son absence. J’observais avec une certaine appréhension l’entrée du conduit. L’opération était risquée, surtout que mon compagnon fût épuisé. Heureusement, le conduit n’était pas bien haut. Il n’allait pas avoir à sauter très haut.

Alors que lui et moi semblions attendre le bon moment pour opérer, quelque chose d’incroyable se passa. Un don du ciel, sans doute. Ou bien l’efficacité décidément irréprochable de ma coéquipière. En effet, subitement, toutes les lumières de la base s’éteignirent d’un seul coup. Une coupure générale de courant. Quelle aubaine. Je ne regrettais décidément pas d’avoir emmené cette petite ici avec moi.

Vite, c’était le moment. Peut-être que cet instant ne durerait pas éternellement. Par chance, Lei’Daen et moi avions pu conserver nos yeux de reptile durant notre transformation en humains. De la sorte, notre vision dans le noir n’était pas alternée. Nous pouvions ainsi voir de manière parfaitement claire. Je pris l’initiative de passer la première. De toute façon, c’était mieux ainsi, car c’est bien moi qui avais les plans, et qui connaissais la marche à suivre. Je sautais donc la première, attrapant sans difficultés les bords du conduit, pour ensuite m’y hisser avec agilité. C’était à présent au tour de Leï'Daen. Étant plus fatigué que moi, son escalade fut un peu plus périlleuse. Heureusement, les humains l’avaient lui aussi doté de vêtements, que je pus attraper pour le tirer, afin de l’aider à se hisser à son tour. Rapidement, je refermais ensuite la grille, avant de commencer notre évasion.

« Aller ! Vite, fais un effort ! »

Tentais-je alors de le motiver. J’ouvris donc la marche, et nous rampions à présent tous deux dans l’étroit conduit, qui nous mènerait à notre liberté, à tous les deux, pour de bon. Du moins, je l’espérais. J’avais vue juste en tout cas concernant la corpulence de Leï’Daen. Certes, il était un peu plus à l’étroit que moi, mais il passait. Il arrivait à avancer, c’était l’essentiel.

Au fur et à mesure de notre avancée, l’angoisse montait. Sous nos pieds, l’agitation à l’intérieur de la base se faisait de plus en plus vive. Ça courait de partout, nous entendions gueuler et râler. Les humains n’allaient pas tarder à découvrir que Leï’Daen avait disparu de sa geôle. J’activais alors le rythme, tout en essayant de rester un maximum silencieux. Ce n’était pas facile, car la tôle sur laquelle nous avancions était très instable et bruyante. Mais heureusement, la panique en bas dissimulait notre avancée quelque peu difficile. Bientôt, je pouvais apercevoir le bout du tunnel. L’éclat de la lune rayonnait suffisamment pour faire porter un effet de lumière à la sortie. J’étais heureuse, et tellement soulagée. Mais je ne devais pas m’emballer trop vite. Rien n’était encore joué. Des humains nous attendaient peut-être là-bas… Je ralentis le rythme. Il fallait être sûr que la sortie soit sécurisée. Je donnerais alors n’importe quoi, pour entendre ici et maintenant, la petite voix de Or, m’assurant que je pouvais sortir en toute tranquillité.



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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Sam 21 Juin - 21:08:09

Tout se passait comme prévu jusqu'ici, nous étions bien installés dans le poste de contrôle après avoir assommer les quelques gardes, incognito. Être derrière un monitor, à guider et détourner telle ou telle personne, cela me faisait un peu l'impression d'être un vieux penché sur une fourmilière avec une loupe... Ce n'était pas désagréable, une sensation de pouvoir assez immense, mais cela me rappelait bien trop ce taré d'Hojo pour que je prenne vraiment mon pied. Enfin, t'en fais pas mon gros, on te mettra bientôt la main dessus, crois-moi! Continuant de pianoter sur le clavier en fourrant mon nez dans les petits dossiers et gros secrets de la WRO, je dois avouer qu'ils cachaient plutôt bien leurs documents compromettants car je n'en avais pas vraiment trouvé jusqu'à maintenant. Cependant, tout le monde à des choses à cacher, il fallait juste que je persévère, seul un naïf les penserait immaculés. Prenant une bouffée de mes fidèles menthols tout en jetant un clin d’œil amusé à 'Lena de part ses propos, l'idée était intéressante mais nous étions en mission volontaire et spontanée, l'occasion était trop belle pour faire ça!

-Très tentante comme proposition, yo'! Là, ça me semble compliqué mais... tu peux me la garder bien au chaud pour après, chérie, yo'? Je ne devrais plus en avoir pour trop longtemps... Mais ils sont plus doués que je ne le pensais, yo'... dans un rire, bien qu'un peu frustré de la situation et du temps que cela prenait, tout en expirant un peu de fumée.

-Hep mon gars, tu vas aller par là, yo'! Cette porte-ci je l'ouvre, celle-là je la ferme... Tiens, toi je vais te faire tourner en rond un moment, yo'! Ils sont quand même assez cons à ne pas comprendre pour l'instant! affichant un fin sourire en coin, regardant les caméras de surveillance du coin de l’œil tout en cherchant les cadavres cachés dans les placards informatiques.

C'est alors qu'une coupure de courant inattendue fît son entrée... Putain de bordel de merde, je suis sûr que j'étais tout près du but! Frappant du poing un grand coup sur le panneau de contrôle, je fulminais dans le noir de la salle, éclairé par ma menthol fumante. Si je trouve la personne qui vient de me faire perdre mon temps, je ne sais pas ce que je lui ferais mais ça serait assez violent je pense! Le poing toujours serré, il fallait que je me reprenne et que je pense à la suite de ce que je comptais faire, tant pis pour le piratage... Tâtonnant à proximité pour tomber sur l'un des gardes inconscients, je vins le fouiller pour trouver une lampe torche ainsi qu'une arme de poing et lui remettre un coup sur le crâne, au cas où.

-Bon... ça fait chier tout ça, yo'! On passe à la suite 'Lena, fouille l'autre blaireau, il doit avoir quelque chose pour éclairer. Direction l'armurerie maintenant, yo'... Autant rentabiliser le temps perdu ici, j'ai pas envie de sortir sans rien! si bien qu'elle aurait très bien pu entendre la frustration dans la tonalité de mes propos, éclairant ledit garde inconscient avec la lampe pour l'aider à le fouiller. Le jeu était terminé... Ce coup-ci, c'était pour de vrai!

Une fois fait, fermant la porte de la salle de contrôle derrière nous, je couvris ses arrières tandis que nous avancions dans le dédale de couloirs afin de tomber sur l'armurerie. Sûrement que les prisonniers et resquilleurs étaient sortis ou ne tarderaient pas à être dehors justement... Continuant d'avancer, faisant confiance au sens de l'orientation de 'Lena, j'avais l'arme au poing au cas où nous ferions de mauvaises rencontres. Ce n'était pas mon arme alors je n'avais que faire des balles perdues et des blessés, il faut dire que je n'étais pas trop d'humeur pour le moment. S'il y avait des pertes, cela ferait plus de bruits et donc ferait nos affaires au pire! Nous faufilant en nous collant aux murs, il nous arriva de croiser quelques groupes d'hommes pressés,  au coin d'une intersection, si bien qu'il me fut impossible de résister à l'envie de faire quelques croches-pieds de temps à autre, discrètement. Il faut bien que je m'amuse un peu, que j'extériorise avant que j'explose! Enfin... ce n'est pas moi qui allait exploser dans tous les cas! Après plusieurs longues minutes, nous nous trouvions enfin dans l'armurerie. Bon nombre d'armes avaient déjà été prise suite à ce début d'état de panique dans l'infrastructure, mais il en restait suffisamment pour faire ce qu'il fallait. Les moyens du bord, toujours... C'est notre domaine!

-On a peu de temps devant nous, 'Lena, yo'... Tout ce qui peut être explosif ou inflammable, on prend et on fout le camp en direction du hangar à véhicules. Fini de rigoler, maintenant ça va vraiment être le bordel par ici, yo'! alors qu'une certaine flamme luisait dans mes yeux aigue-marine, de la même intensité que le rouge flamboyant de mes cheveux d'ailleurs.

Attrapant quelques grenades, je pris la sortie en y lançant quelques unes, suivi de près par 'Lena, l'explosion résonna plusieurs secondes plus tard alors que nous étions déjà loin. A chaque intersection, c'était sans vergogne que j'en dégoupillais une autre et la lançait à l'aveuglette, si bien qu'à un moment je vins sprinter car cette dernière avait rebondis un peu trop près... Le brouhaha, la panique et les explosions ne tardèrent pas à instaurer leur loi dans l'aile de l'infrastructure. La sortie était toute proche, je voyais les véhicules militaires de part et d'autres du hangar, profitant du chaos que nous venions de planter dans le bâtiment, je vins vider quelques bidons au hasard avant d'y mettre le feu en jetant mon mégot, suivi de près par ma dernière grenade. Si quelqu'un voulait trouver une preuve avec ma menthol, il allait pouvait se la carrer là où je le pense! Prenant un chemin détourné à toute hâte, pour sortir ailleurs que dans la zone touchée par l'anarchie, l'air frais de la nuit pénétra nos poumons à tous les deux.

-Je pense que c'est suffisant pour attirer l'attention sur cet incident, yo'... Beau boulot sinon 'Lena! Maintenant on dégage des environs, yo'! La sortie la plus proche de la ville c'est par là non? indiquant une ladite direction, restant à couvert le temps de reprendre mon souffle, jaugeant l'état de 'Lena au cas où elle aurait été blessé ou quoique ce soit d'autre.

Détalant comme des lapins, penchés afin de profiter de l'obscurité de la nuit pour fuir de la zone, ce fût hors de danger quelques minutes plus tard, alors que nous pouvions encore voir la fumée montant dans les cieux sombres. En voila un beau barbecue! Finalement je n'avais pas tiré un seul coup de feu, mais je pense que c'était mieux ainsi. C'était précisément ce genre de mission que j'appréciais grandement, malheureusement le Patron n'en donnait jamais des comme ça... Une petite piqûre de rappel ne fait jamais de mal et puis ça allait sûrement lui servir, même si j'aurais vraiment voulu en faire davantage ce soir... Une prochaine fois, sûrement...

-Bon... en tout cas ça m'a fait du bien, après cette panne de courant, yo'! On retourne boire notre verre et finir notre soirée qu'on avait commencé, chérie? Quoique... Peut-être pas tout de suite, yo'... reprenant un rythme de marche normal, détendu et innocent, mes projets tombèrent à l'eau lorsque je vins remarquer trois silhouettes, dont la fille aux cheveux bleus, non loin.

-Belle soirée pour prendre l'air, yo'! Pas un soir à rester cloîtrer entre quatre murs ou à attendre devant des grilles défectueuses pas vrai? Enfin, la famille est de nouveau réunie on dirait! en leur offrant un clin d’œil, à croire que ma mauvaise humeur avait disparu en un éclair, m'attardant du regard sur l'étrangère à ce charmant couple de lézards humains nudistes.
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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Ven 27 Juin - 18:40:08



~The price of Freedom is steep ~




   Chibie. Ma petite dragonne. Elle était bien vivante et libre, devant moi. Son odeur délicieuse emplissait mes narines, faisant tourbillonner mon esprit harassé par la fatigue. Son petit corps chaud collé contre moi, elle dégageait des vagues de réconfort en ronronnant doucement. Ce qui ne l’empêcha pas de me rabrouer avec exaspération, que démentait toutefois la joie qui pouvait se lire sur son visage. Je voulus répondre en la prenant dans mes bras, mais les chaines qui m’emprisonnaient toujours me retinrent dans un cliquetis démoralisant. La jeune bleutée fouilla alors fébrilement dans les replis du tissu qui la recouvrait, et en ressortit rapidement un objet de métal à la forme étrange. Il semblait s’agir de « clefs » comme les nommaient les humains, permettant de verrouiller portes et autres objets. Son air inquiet et le stress qu’elle dégageait me mettaient mal à l’aise, et je me sentais sur le qui-vive, prêt à sauter sur quiconque s’interposerait une fois libre. Enfin, après plusieurs tentatives infructueuses, le tintement libérateur des chaines tombant au sol sonna le glas de ma liberté, en même temps que le cri de victoire de la dragonne. Je ne pus remercier ma sauveuse qu’une silhouette s’approcha dangereusement de la porte. J’accrochai le bras de Chibie, la plaquant contre mon dos afin de la soustraire au regard du potentiel ennemi. Je ne laisserai plus jamais quiconque lui faire de mal. Fort heureusement, aucune confrontation ne survint, et nous pûmes reprendre notre souffle.

"Allons-y." Dis-je faiblement, mais avec fermeté.

   Je ne voulais rester une minute de plus à cet endroit. Je souhaitais retrouver l’extérieur, la nature, et ma forme originelle draconique. Je voulais voler, manger à ma faim, et me reposer. Mais ce que je souhaitais par-dessus tout, c’était éloigner Chibie de cet endroit. Je ne pouvais que louer son courage, et la remercier d’avoir bravé le danger pour me secourir. Mais il était inconsidéré qu’elle se mit dans un tel état de dangerosité pour moi. Me sortant de mes pensées, le noir se fit soudainement, couvrant d’une chape inquiétante les locaux des humains. Paradoxalement à l’obscurité qui tomba, des voix s’élevèrent rapidement dans le couloir donnant sur la geôle. Ma protégée sauta par la trappe du plafond, et je la suivis lourdement, m’aidant de la chaise sur laquelle j’avais passé tant de temps. Un sursaut d’énergie dû à l’adrénaline monta en moi, que j’usai seulement pour m’évader et non penser au chaos qui nous entourait. Chibie referma la grille, avant d’onduler de son coté du conduit. Je la suivis alors durant plusieurs minutes humaines, serrant les dents sous la réverbération des ondes sonores intenses du conduit métallique lors de curieuses détonations. J’avais quelques ennuis à manœuvrer correctement, mes longs cheveux se coinçant sous mes membres à chaque mouvement, ce qui ne semblait pas déranger ma guide. Rester silencieux n’était plus d’actualité, aussi nous rampions le plus vite possible pour nous échapper de cet enfer que nous souhaitions laisser derrière nous.


   Je ne voulais rester une minute de plus à cet endroit. Je souhaitais retrouver l’extérieur, la nature, et ma forme originelle draconique. Je voulais voler, manger à ma faim, et me reposer. Mais ce que je souhaitais par-dessus tout, c’était éloigner Chibie de cet endroit. Je ne pouvais que louer son courage, et la remercier d’avoir bravé le danger pour me secourir. Mais il était inconsidéré qu’elle se mit dans un tel état de dangerosité pour moi. Me sortant de mes pensées, le noir se fit soudainement, couvrant d’une chape inquiétante les locaux des humains. Paradoxalement à l’obscurité qui tomba, des voix s’élevèrent rapidement dans le couloir donnant sur la geôle. Ma protégée sauta par la trappe du plafond, et je la suivis lourdement, m’aidant de la chaise sur laquelle j’avais passé tant de temps. Un sursaut d’énergie dû à l’adrénaline monta en moi, que j’usai seulement pour m’évader et non penser au chaos qui nous entourait. Chibie referma la grille, avant d’onduler de son coté du conduit. Je la suivis alors durant plusieurs minutes humaines, serrant les dents sous la réverbération des ondes sonores intenses du conduit métallique lors de curieuses détonations. J’avais quelques ennuis à manœuvrer correctement, mes longs cheveux se coinçant sous mes membres à chaque mouvement, ce qui ne semblait pas déranger ma guide. Rester silencieux n’était plus d’actualité, aussi nous rampions le plus vite possible pour nous échapper de cet enfer que nous souhaitions laisser derrière nous.

   La dragonne ralentie alors l’allure, et je pus apercevoir en relevant la tête, l’éclat de la lune sur les parois de métal. Nous arrivions enfin au bout du tunnel, et j’accueillis avec délice le vent glacial qui s’engouffrait dans l’ouverture. Après un instant d’immobilité, une voix féminine se fit entendre à l’extérieur, et je suivis le mouvement soudain en sautant à la suite de Chibie, me stabilisant d’une main au sol afin de ne pas perdre l’équilibre, la vision cachée par la cascade sombre de mes poils crâniens. Je pris quelques secondes pour me remettre de ce parcours avant de me relever lentement, surplombant de toute ma stature les deux petites femelles en face de moi. Il se mit alors à pleuvoir, sentant un point froid et humide sur ma joue. Mais il ne s’agissait pas de pluie, mais de neige, tombant doucement autour de nous en doux flocons blancs, virevoltant sous la brise, et tourbillonnant à nos pieds. Posant mes yeux perçants sur l’humaine, je gardai un air impassible tout en la détaillant rapidement. Mais je ne pus m’attarder sur elle qu'elle se retournait rapidement pour s'éloigner des hangars. Chibie et moi même la suivîmes, ragaillardis par l'odeur de notre liberté prochaine. Nous arrivions enfin aux limites de la cité, et nous pouvions apercevoir l'étendue sableuse devant nous, luisant légèrement sous les rayons de la lune qui dansaient entre les flocons de neige. Il était temps, l'adrénaline qui m'avait poussé jusque là à suivre le rythme rapide des deux femelles s'était dissipé, et je ralentissait petit à petit, traînant de plus en plus les pattes, une main entourant mon abdomen. Perdu dans la contemplation du paysage, une voix masculine me fit tressaillir légèrement, et je tournai le regard vers cet élément perturbateur en retroussant mes lèvres sur mes crocs plats, m'arrêtant brusquement dans ma marche. J’avais attrapé Chibie, la plaçant une nouvelle fois en retrait afin de la protéger contre tout ennemi. Cependant, l’homme ne semblait pas menaçant, et je me détendis tout en restant sur mes gardes. Un grondement de tonnerre se fit alors entendre, et je levai les yeux sur le ciel. Mon air inquiet et mes sourcils froncés ne pouvaient qu’annoncer quelque chose de mauvais, et Chibie senti parfaitement l’aura de tension que je dégageais à présent. Le ciel noircissait à vue d’œil, de façon inquiétante, laissant présager une tempête de neige, dans le meilleur des cas. Un grondement assourdissant se fit alors entendre, assénant un silence apeuré sur la cité entière.



Dernière édition par Leï'daen le Mar 8 Juil - 12:01:04, édité 2 fois
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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Sam 28 Juin - 13:41:17




Reanbell Valdès

Les démons du passé



    Quand le petit troll eut fini de mettre le bazar sur son chemin, elle s'empressant de rejoindre le point de rendez-vous. Elle se faufila dans la pénombre des lieux pour retrouver son chemin, se prenant les pieds dans une marche sauvage au passage. Quel idée de mettre une marche comme ça en plus milieu aussi ? Heureusement, personne ne vit sa maladresse, s'il faisait trop sombre pour qu'elle voit ce fichu petit rebord de pierre, ça l'était également trop pour qu'on la remarque tomber. Elle se releva aussitôt et s'épousseta avec un petit air digne don personne ne put profiter, puis elle reprit plus prudemment sa doute. Elle devait se contenter de faible lueur de secours et des lampadaires de la rue un peu plus loin, utiliser une lampe torche la grillerait en deux temps trois mouvement. Heureusement, qu'avec son œil de lynx, elle avait la capacité de vite d'adapter à la pénombre pour distinguer ce qu'il fallait. Elle n'avait pas encore la super vision nocturne des chats ou des dragons, mais c'était généralement suffisant.

    Elle arriva donc bientôt devant la bouche d'aération où elle avait laissé Chibie. Elle vit sur sa carte électronique qu'elle arrivait justement tout près de la sorti, alors la blonde devenu rousse rangeant sa tablette dans sa sacoche et attendit un instant avant de se pencher vers la grille don l'intérieur était complètement noir. Elle devinant cependant une paire de grand yeux rouges, très légèrement luisant, au fond du conduit. C'était le genre devisions qui vous font frissonner au fond de votre lit, mais la petite mercenaire n'était pas le moins du monde effrayée par cela. Ce n'était que des yeux rouges légèrement brillants à la pupille fendu, ça va hein …

    – Pst, Chibie ? Interpella-t-elle alors. Tu peux sortir, la voie est libre.

    La petite demoiselle se recula alors légèrement pour laisser la place aux deux ''grosses bêtes'' de sortir. Elle observa d'abord la dragonne qui venait de sortir, avant de poser les yeux sur la deuxième tête chevelu qui était en train de s'extraire de la grand bouche sombre. Entre temps, elle n'avait pas vraiment remarqué que l'atmosphère s'était rafraîchis pour laisser tomber quelques flocon qui se dissolvaient aussitôt en touchant le sol déjà mouillé. Le fameux compagnon de la dragonne se redressa enfin et la toute petite mercenaire eut de quoi se sentir encore plus petite. Elle dû lever la tête pour observer la grande bestiole humanoïde. Elle n'en était cependant pas plus impressionnée pour autant. Mademoiselle la teigne avait même l'art de se montrer encore plus digne et hautaine avec les gens grands. C'était pour compenser vous voyez ? Elle le fixa alors un instant droit dans les yeux, avec son petit air de ''je suis pas du tout impressionnée'' avant de finalement lâcher un commentaire de son cru en posant ses mains sur ses hanches.

    – Moais. Il est pas mal gros ton copain quand même.

    Enfin, le principal, c'est qu'il était passé dans le conduit. La petite rouquine leur tourna alors négligemment le dos.

    – Allez, on y va, qu'on vous sorte enfin de cette ville. Soupira-t-elle avec nonchalance.

    Elle prit alors la marche avec ses deux acolytes de fortunes, sans plus d'attention que cela. C'était ''marche ou crève'' comme qui dirait, une des rares expression que Reanbell parvenait à comprendre comme il faut, et qu'elle appréciait d'ailleurs à son juste titre. Ils atteignirent rapidement la rue pour s'éloigner de la zone quand ils entendirent quelques explosions. Reanbell se retourna pour observait une épaisse fumait se dégager de la réserve, se demandant bien ce qui pouvait s'être passé. Ce n'était pourtant pas elle, promis. Enfin, ce n'était pas son problème, ça leur apprendra à avoir un système de sécurité aussi défaillant. Ça allait aider à couvrir les circonstances de la fuite du dragon, ils ne se poseront pas trop de questions comme ça.

    La petite teigne reprit aussitôt sa marche en silence, retirant sa perruque rousse pour dévoiler ses cheveux d'or mi-long, elle se débarrassa également de ses épaisses lunettes et de sa blouse blanche, fourrant le tout dans sa sacoche. De son déguisement, il ne restait que ses lentilles de couleur noisette. La scientifique rousse avait ainsi totalement disparut, couvrant ses traces à la perfection. Ils n'étaient plus très loin de la sorti de Edge, atteignant déjà une zone pas mal déserte de la ville, quand une voix familière se fit entendre derrière eux.

    -Belle soirée pour prendre l'air, yo'! Pas un soir à rester cloîtrer entre quatre murs ou à attendre devant des grilles défectueuses pas vrai? Enfin, la famille est de nouveau réunie on dirait! 

    La blonde se stoppa net, ne se retournant pas tout de suite. C'est pas vrai, quels pots de colle ces Turks ! Elle se retourna finalement vers le rouquin dont elle avait reconnu la voix. Les sourcils froncé, elle le jugeait d'un air réprobateur, visiblement pas très enchantée de le voir ici. Il était accompagné de sa collègue cette fois, qu'elle n'avait pas eut l'occasion de voir très souvent. Elle remarqua cependant que la tension était monté d'un coup chez les dragons qui se mirent aussitôt sur la défensive, ils semblaient près à sauter sur les Turks pour les déchiqueter. Bon sang, il se croyait malin de venir se la jouer comme ça ?

    – Tiens, encore les Turks. Soupira-t-elle d'un air particulièrement las.

    Ce n'était pas si étonnant de trouver Reno dans le coin, vu qu'il l'avait contacté au sujet de la dragonne échappée un peu plus tôt. Mais en dehors de ça, Reanbell n'arrêtait pas de voir ce fichu costume partout où elle allait … Depuis qu'elle sa petite expédition à Nibelheim avec Rufus Shinra, ses saloperies de petits fouineurs n'arrêtaient pas d'envahir son espace vital. Il la faisait surveiller, elle le savait, mais ça commençait fortement à l'agacer. Faisant alors comme si les dragons n'était en rien en cause dans la présence du rouquin, elle prit un petit air excédée qui lui allait si bien.

    – Vous direz à votre patron que je ne retravaillerais plus pour lui jusqu'à ce qu'il me paie pour la dernière mission.

    Oui, avec le l'hélico qu'elle avait fichu en l'air, monsieur Shinra avait gentiment envoyer boulé sa facture. En observant Reno et la blonde qui l'accompagnait … il lui semblait que son nom était Anna … Quelque chose en 'na' en tout cas, bref, elle se demanda ce que Rufus avait bien put leur dire sur leur précédente mission. Est-ce qu'ils étaient au courant pour elle ? Pour son lien de parenté ou même son lien avec Deepground ? Si elle n'avait pas confiance en Rufus Shinra, elle l'estimait un peu plus discret que cela.

    Elle jeta un œil sur les dragons qui semblaient particulièrement à cran. Elle braqua alors son regard sur Chibie, sévère. Elle tenait à lui rappeler ce qu'elle lui avait promis en échange de cette libération … Ne faire aucune victime et ne pas s'en prendre à la ville. C'était la seule chose que Reanbell avait demandé en guise de paiement, c'était finalement la seule chose que les dragons pouvaient lui offrir de toute façon.

    – J'espère que tu te souviens de ta promesse. Dit-elle froidement à la dragonne.

    Elle n'estima pas très judicieux de proférer des menaces, mais elle avait intérêt à calmer son copain ou c'est elle qui allait le calmer. C'était peut-être un dragon, mais Reanbell avait deux ou trois bonne secrète pour calmer les mâles, quelques soit leur corpulence.

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HS : Je me suis permise de corriger Lei, sachant qu'on avait convenu ensemble que la rencontre se ferait à la sorti de la ville et que Reno a bien indiqué dans son RP qu'il quittait la zone avec Elena avant de voir les dragons.



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Les petites pattes:
 
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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Sam 28 Juin - 15:43:10



The Price of Freedom is steep...


Chibie


Derrière nous, l’écho colérique et paniqué des hommes raisonnaient toujours avec puissance le long du conduit. La pénombre n’était visiblement pas faite pour eux. Quel dommage… Moi, j’étais particulièrement bien, dans mon élément. Je m’étais faite silencieuse à présent, le temps d’attendre la petite humaine, Or. Je scrutais l’entrée du conduit avec un certain stress, de peur qu’un visage inconnu ci présente, à la place du sien. Fort heureusement, je n’attendis pas plus de quelques secondes, avant de voir une petite tête familière m’interpeller à l’entrée du conduit. C’était elle. Je pris le temps d’évacuer mon stress en un bref soupire, puis m’avança vers l’entrée du passage, y sortant avec précipitation. L’air frais vint s’engouffrer dans ma crinière et mes poumons, me donnant un pur sentiment de liberté, et de soulagement. La sensation fut tout aussi saisissante, sinon plus, pour mon camarade, resté enfermé depuis bien plus longtemps que moi. Les dragons n’étaient pas faits pour rester enfermés en cage. Nous avions besoin d’air, de vent, de la nature et de ses biens-faits. Mais heureusement, bientôt, nous allions pouvoir rejoindre notre environnement naturel.

J’étais presque contente de revoir la petite humaine. Elle ne semblait pas avoir rencontré de difficulté durant sa part de la mission. Elle était plutôt douée. Cette dernière s’attarda un instant à détailler mon camarade, qu’elle trouva plutôt gros. Ah, j’avais bien envie de lui dire qu’il était encore plus gros une fois dragon, mais l’heure n’était pas à la discussion. Or nous proposa de passer directement à la suite des opérations, ce que j’approuvai d’un bref hochement de la tête. Suivant les pas énergiques de la petite humaine, je tournai tout de même un regard bienveillant sur Leï’, pour le surveiller, et pour m’assurer qu’il suivait bien la cadence.


Encore un petit effort Leï’, nous y sommes presque.

Lui, surveillait la jeune humaine d’un œil méfiant. Il y avait de quoi. Il ne la connaissait pas, et il devait surement bien se demander par quel hasard fou, j’en étais arrivé à faire confiance à une humaine. La perplexité se lisait aisément sur son regard, mais tant que cela pouvait le conduire à la liberté, il suivait sans broncher. Je trouvais néanmoins le chemin plus pénible qu’à l’arrivée. Il faisait soudainement plus froid, et désormais, de petits flocons blancs venaient m’assaillir avec toujours plus de régularité. Je vis d’ailleurs Leï’Daen contempler le ciel, et je compris aussitôt. Son air n’annonçait rien qui vaille. Pourrions-nous seulement nous envoler ? Si une tempête approchait, cela compliquerait forcément notre prochaine partie du voyage. Il fallait faire vite.

Nous arrivions finalement aux portes de la ville. Pressés par quelques explosions qui nous précédaient. Le paysage commençait enfin à se dégager. Devant nous, s’étirait le vaste désert de Midgar. La visibilité était bonne, et je pouvais à présent apercevoir l’ampleur de ce qui nous attendait. Au loin, tout là-bas, à des kilomètres, le ciel était très sombre, voir presque noir. D’épais nuages opaques tournoyaient dans le ciel, d’une façon plutôt inquiétante, sinon menaçante. C’était étrange, je n’avais jamais rien vue de tel… L’orage grondait, et ses éclairs illuminaient l’horizon. Ça se rapprochait doucement de la ville, lentement, mais surement. Mon sixième sens paniquait un peu, et m’ordonnait de fuir. Je tournai alors le regard vers Leï’, pour m’assurer qu’il voyait bien la même chose que moi. Je levai ensuite le museau vers le ciel, afin d’humer l’air et y déceler une quelconque information. Mais l’odeur putride de la ville humaine était encore bien trop présente pour me permettre de détecter quoi que ce soit.

Je n’eus de toute façon pas le temps de me concentrer, qu’une voix inconnue raisonnait à présent sur nos arrières. Or s’arrêta net, pendant que je me faisais subitement bousculer par mon camarade, afin d’être mise à l’abri, dans son dos. Je l’entendais gronder avec insistance. Lorsque je vis l’auteur de toute cette agitation, mon cœur se mit soudainement à battre à pleine vitesse. Je reconnaissais ces deux humains. Je les avais aperçues à Junon. Que faisaient-ils ici ? Dans le lot, il y avait l’homme dont m’avait parlé Or, alors que nous étions encore chez elle. Mon regard se froissa aussitôt, alors que je levais des yeux noirs jusqu’à elle. M’avait-elle dupée ?

Je l’écoutais discutailler avec ses semblables, de manière semblerait-il, tout à fait tranquille. Qu’est-ce que tout cela voulait donc dire ? Je me sentais subitement menacée, trahit. Tout cela avait l’air d’un gros complot. Et alors qu’elle finissait de converser avec les deux humains, Or se tourna finalement vers moi, en me rappelant les conditions de notre arrangement. Cela me mit en colère.

« Et toi alors ! Je croyais t’avoir dit que je ne voulais pas d’eux ! Qu’est ce qu’ils font là ? Qu’est-ce que ça veut dire ?! Tu t’es fichue de moi ! »

La coïncidence était en effet un peu trop grosse pour que j’en vienne naturellement à penser que les deux inconnus avaient atterri là comme par magie, et par pur hasard. Pour moi, c’était forcément un petit coup monté tout ça. Pourtant, les Truk, euh, les Turks, quel nom de race étrange, bref, ceux-là, ils n’avaient pas l’air particulièrement agressif. Ils étaient plutôt tranquilles et passifs. J’en restais néanmoins méfiante. Ils avaient beau n’être que deux, rien ne disait que d’autres n’étaient pas embusqués ailleurs. Trop de méfiance, n’était jamais de trop.

« Disparaissez ! Vermines ! Vous arrivez trop tard ! Si vous avez dans l’idée de nous capturer de nouveau, venez donc essayer ! Mais ça sera au péril de votre vie ! »

Leur criais-je avec mauvaise humeur. Il n’était plus jamais question de se laisser tranquillement manipuler devant des humains. Plus jamais je ne les laisserais me mettre aux fers, et me violenter comme ils l’ont fait. J’avais peut-être détruit leurs villes… Mais eux, c’est toute la planète qu’ils avaient détruite. Tout mon environnement et bien d’autres choses encore. Ce monde n’était plus le même, à cause d’eux. Je n’avais fait que rendre justice après tout. Du moins, c’est ce que j’essayais de me faire croire, afin de diminuer ma culpabilité.

« Allez-vous-en ! Laissez-nous tranquilles ! »

Avec tout ça, je ne savais plus vraiment quel regard porter sur Or. M’avait-elle trahi ? Devais-je la considérer comme mon ennemi à présent ? Elle qui c’était si bien occupée de moi. Où étaient ses véritables intérêts dans toute cette histoire. Voilà que j’étais totalement perdu. Par mesure de sécurité, je préférai rester méfiante à son égard, et m’éloigner de quelques pas. J’avais peur à nouveau. Ma peur était indomptable, tout comme la bête que j’étais, et je la sentais progressivement s’éveiller en moi. Je me sentais menacer, et je voulais, simplement me défendre…




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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Lun 14 Juil - 21:50:56

Ayant mené la danse jusqu'aux environs du complexe militaire, je vins relâcher le poignet de 'Lena que j'avais pris en hâte afin de battre victorieusement en retraite le plus vite possible. Apparemment notre arrivée n'avait pas réjouit les foules, d'un côté c'était très souvent le cas alors il n'y avait pas de quoi faire semblant de tomber des nues... A dire vrai, je préfère sentir la tension et l'impression de déranger que le calme plat et le silence profond. Pendant ce temps, un beau petit monde semblait s'agiter à quelques lieux derrière nous. Il faut appeler un chat un chat, on avait mis un sacré bordel et j'avais plutôt pris mon pied en faisait ça! Quoiqu'il en soit, ici ou là-bas, nous n'étions pas vraiment les bienvenus. Plusieurs mètres nous séparait et ça suffisait largement, je n'ai jamais été doué avec les monstres et autres trucs bizarres, autant prendre ses précautions et garder une issue de secours dans le coin si tout venait à dégénérer. D'ailleurs, je sentais une légère tension dans mon dos, 'Lena était surement prête à dégainer son revolver au besoin. Lui offrant un clin d'oeil accompagné d'un fin sourire en coin, je tâchais de la rassurer un peu pour éviter de tout de suite mettre le feu aux poudres.

-Hey, je suis sûr que tu ne me payeras pas pour transmettre ce message, yo'... Alors t'as qu'à le lui dire toi-même, je ne fais pas dans le bénévolat! D'ailleurs qu'est ce que tu fiches par ici, yo'? Tu comptes quand même pas ouvrir un chenil, si? en haussant un sourcil, un peu décontenancé par sa présence ici, mais surtout aussi proche des deux lézards nudistes. La connaissant, elle était comme moi, toujours à fourrer son nez où il ne fallait pas... Mais je ne savais pas encore vraiment quoi penser de tout cela. Que cache donc cette petite fouine?

Pendant notre petit échange, l'ancien fugitif nous lança un regard méfiant mais peu agressif, contrairement à son autre comparse aux cheveux bleus. Celle-là alors... Elle ne comprenait vraiment rien à rien, mais à être un sang froid on doit avoir la cervelle gelée non? Quoiqu'il en soit, ça m'amusait assez de la voir se faire des films et de s'agiter voir à hausser le ton. Après tout, ce n'est pas comme si elle était recherchée et qu'il y avait un sacré beau barbecue pas si loin que ça de notre position! Jouant le jeu, j'affichais une moue déçue comme si j'étais bel et bien venu pour l'emprisonner elle et son copain, et les remettre à je-ne-sais-qui au sein d'une belle petite cage dorée. Lâchant un léger rire par la suite, je repris le fil de la conversation en répondant à tout ce beau petit monde. 'Lena quant à elle, préférait rester mutique devant la situation, mais c'est vrai que j'ai toujours été le plus bavard du bureau...

-Vous capturer de nouveau, yo'? Franchement même si la récompense est grosse, j'aurais vraiment la flemme de vous livrer... Ce serait contre-productif déjà, yo'! Puis ça voudrait dire qu'on s'est fait chier à vous aider pour rien... tout en continuant à afficher un air amusé sur mon visage, jouant un peu en faisait tourner mon bâton électrique dans ma main sans pour autant paraître menaçant... je le le paraissais bien peu souvent d'ailleurs.

C'est alors qu'en y tendant l'oreille et en réfléchissant un peu aux propos de l'autre lézarde bleue, quelque chose s'éclaira. Lui avoir dis qu'elle ne voulait pas de nous? Que Rean' s'est fichue d'elle? Ça voudrait dire que la peste a voulu agir dans mon dos? La peste... depuis quand elle était en contact avec l'autre hystérique de reptile? Suspect tout ça, enfin ce n'est pas comme si je lui faisais confiance d'ordinaire, mais je dois dire que c'était pas très sport de sa part! En plus, elle n'a pas parlé du Patron? Merde, ça veut dire que ça va me faire de la paperasse en plus? Je peux toujours oublier malencontreusement de parler de ce détail, mais ce serait un peu gros d'ailleurs... Je n'allais pas servir de secrétaire non plus, le Boss réglerait ce genre de problème par lui-même, je ne suis pas payé pour ça! Enfin bref, quelques lignes et c'est tout!

-De plus, si vous voulez mon avis, vous auriez été plus en sécurité dans la cage que dehors, yo'... Tout se détraque et il y a de possibles détraqués dans le coin d'ailleurs si ça se trouve! Enfin, faites comme bon vous semble, on a fait notre part, yo'! Maintenant c'est à votre tour, yo'! alors que nous commencions tout deux à tourner les talons pour retourner à notre soirée d'avant la traque et l'incident, comme si de rien n'était avec nos airs innocents.

M'arrêtant un instant tout en me grattant le crâne, je me retins de faire volte-face autant que je me retins de rire. C'était assez cruel en fait, mais je n'avais que faire de la suite des événements les concernant personnellement. Si tout se passe comme prévu, la médiatisation de l'incident et la libération de gros spécimens de la sorte pourraient bien faire sortir quelqu'un de son trou de taré. Il suffisait désormais d'ouvrir l’œil, mais nous passions la main pour ce soir. Alors que 'Lena s'apprêtait à passer un coup de téléphone au Patron, je lui pris son PHS des mains pour l'en empêcher. Je m'en chargerais plus tard, la nuit était encore longue alors autant en profiter autant que possible! Disparaissant du champ de vision des trois gusses, les laissant volontairement dans le flou, c'était là une sortie théâtrale des plus amusantes à mon gout.
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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Lun 21 Juil - 9:32:15




Reanbell Valdès

Les démons du passé



    Pour une fois qu'elle était de bonne fois et agissait honnêtement, c'était un comble qu'on l'accuse d'avoir comploter contre ses alliés ! Franchement, quel intérêt elle aurait eut de les ramener comme ça surtout maintenant que ça ne servait plus à rien ? Pour les vendre à la limite, mais ce n'est à avec leurs quatre petits bras chétifs qu'ils allaient réussir à emmener la marchandise. Reanbell fut sincèrement surprise par la réaction de Chibie, car elle avait l'art de tenir pour acquis et d'évident tout ce qu'elle savait. En outre, elle savait que ses intentions étaient parfaitement honorable et qu'elle n'avait pas la moindre envie de voir la tronche des toutous de son demi-frère (ne lui dite surtout pas que j'ai qualifié Rufus Shinra ainsi). Après la surprise, elle poussa un soupir las. Non mais quelle idée ? Enfin, ce n'est pas comme si la confiance était quelque chose de sacrée pour elle, elle n'avait confiance en personne et elle ne demander à personne d'avoir confiance en elle. La confiance, ce n'est pas quelque chose que l'on pouvait prouver comme ça et selon elle, ça n'existait pas vraiment. Reanbell était un peu comme ces bébés qui pense que leur mère disparaît lorsqu'ils ne les voient plus, ou comme saint Thomas ''elle ne croit que ce qu'elle voit''. Or, la confiance, ça ne se voit pas, pas vrai ? Tout comme tout autre sentiment ou émotion. Du moins, elle ne voulait pas croire en tout cela, elle ne voulait plus y croire …

    Reanbell laissa Chibie s'énerver toute seule, elle avait vite apprit qu'il était inutile d'essayer de l'arrêter quand elle était comme ça de toute façon. Ses menaces ne paraissaient pas très sérieuse pour le moment de toute façon, elle ressemblait plus à un petit caniche qui aboie contre le voisin qu'autre chose. Ce n'était pas très convainquant et Reno, avec sa nonchalance légendaire, ne semblait pas du tout impressionné lui aussi, prenant toute cette histoire à la dérision. La blondinette ne comprit pas vraiment les sous entendus du roux qui prétendait les avoir aider. Elle ne voyait pas en quoi, alors elle considéra qu'il était simplement encore en train de raconter des bobards. Qu'est-ce qu'il espérait, des remerciements ? Ben voyons ! Il devrait savoir que pour ça, il pouvait bien se gratter, les bêtes sauvages ne remercie personne comme ça, et Chibie tout comme Reanbell étaient des bêtes sauvages. Elle fixa le jeune Turks avec méfiance, jusqu'à ce qu'il tourne finalement les talons avec son acolytes dont elle avait déjà oublié le nom. Elle poussa un petit soupire teigneux, ressemblant presque à un petit feulement, avant de se tourner de nouveau vers Chibie pour lui lancer un regard lourd de sens. Un regard qui sous entendant fortement ''Tu vois, c'est pas moi qui les ai appelé. J'espère que tu te sens bête d'avoir pensé ça''. De tout cela, elle eut la correctement de ne pas en dire un mot cependant. Si, si, je vous assure, c'est possible que Reanbell fasse preuve de ''correction'' parfois.

    – J'ignore ce qu'il voulait en venant se pavaner comme ça, mais restez sur vos gardes. Il n'a pas tore, c'est de plus en plus dangereux dehors, mais je suppose que vous le savez déjà.

    D'un geste, elle leur désigna la plaine aride qui se profilait juste derrière eux.

    – Voilà, vous êtes libres. Essayez de pas trop vous faire remarquer, les humains sont plutôt susceptibles quand on crame leurs maisons, comme vous avez put le constater.

    Reanbell ne lâchait plus Chibie des yeux. Elle n'avait jamais eut l'impression de trouver ses 'semblables' parmi les humains et elle se sentait plus dragonne qu'autre chose, lorsqu'elle les voyaient ainsi. Bien sûr, elle ne pouvait pas cracher du feu avec sa bouche, mais elle pouvait compenser avec un lance-flamme ! Et elle ne pouvait pas se transformer en grosse bête non plus, mais ça … Jusque là, elle ne les avait pas vu faire non plus ! Eh oui, elle ne croit que ce qu'elle voit. Si elle ne pouvait pas vraiment estimer Chibie comme une amie ou comme quelqu'un de chère ou même digne de confiance, Chibie était l'être qu'elle pouvait le mieux considérer en tant que ''semblable'', et cela imposait un certain respect. Elle ignorait ce qui allait advenir de la dragonne après ça, peut-être qu'elles se reverraient un jour … ? Allez savoir.



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MessageSujet: Re: The price of Freedom is steep. {Libre}   Lun 21 Juil - 17:54:36



The Price of Freedom is steep...


Chibie


Ces étranges personnages, vêtus de noir, avec de drôles de crinières. Ils avaient fait leur part ? De quoi parlaient-ils exactement ? Je n’aimais pas du tout ça. Avaient-ils contribué eux aussi, de près ou de loin, à l’évasion de Leï’Daen ? C’est ce qu’ils semblaient sous-entendre. L’idée que j’ai une dette envers eux leur semblait particulièrement attirante. J’espère que ce n’était pas le cas. Après tout, je ne leur avais rien demandé. Si ces deux-là avaient été convoqués sous la demande de Or, alors, c’est bien avec elle, et elle seule, qu’ils devraient régler leurs comptes. Mais la petite humaine semblait vouloir me faire croire qu’elle n’avait rien à voir avec eux. Je préférais rester méfiante, et surtout en dehors de tout ça, et plus que tout, loin d’eux. Loin des hommes et de leur villes polluée et puante. Bien sûr, la planète était désormais loin d’être sûr à présent, mais toujours plus sûr loin de la compagnie des hommes. Notre première rencontre c’était tout de suite très mal déroulé. Cela remontait même jusqu’à notre époque, du temps ou la guerre opposait les Cétra et les infectés de Jenova. Le mal coulait dans leur veine, c’était un fait. Or n’était peut-être pas comme ça, mais je la connaissais encore bien trop mal pour pouvoir juger de quoi que ce soit. Elle m’avait tout de même aidé, malgré ma froideur et ma méfiance constante. Mais c’est comme cela que l’on survie dans un monde hostile. Elle l’avait très certainement comprit. Elle avait fait beaucoup pour moi, et bien que je lui ai cédé des informations, ainsi que fait la promesse de ne tuer personne dans cette ville, j’avais l’impression que ce n’était toujours pas suffisant, pour rembourser ma dette. Ce n’était pas à la hauteur de ce qu’elle avait fait pour moi. J’en étais dérangé, mais je ne voulais pas faire naitre la moindre empathie non plus. Cela pourrait me nuire.

Les étranges personnages en noirs s’éloignèrent finalement, et Leï’Daen se calma à son tour. Il se tourna vers moi, insistant du regard qu’il fallait partir maintenant. Mais mon camarade ne manquait jamais de bonnes manières. Il se tourna alors vers la petite Or, pour la remercier longuement et gracieusement. En premier lieu, de s’être occupée de moi pendant son absence, et deuxièmement, de m’avoir aidé afin de le faire échapper de cette forteresse de fer, maintenant en ruine. Leï’Daen lui serait éternellement reconnaissant, c’était ses propres mots. Mais il lui expliqua également que nous ne pouvions pas faire confiance aux hommes, et que nous ne devions pas nous habituer à leur présence. Toutefois, il assura à la petite humaine ses sincères services. Elle pourrait toujours compter sur nous en cas de besoin. C’était sa dette. C’était ce qu’il avait à promettre. Les dragons sont des animaux nobles. Ils paient toujours leurs dettes. Or venait de se faire des allers de taille. A ne contacter qu’en extrême urgence cela dit. Nous n’étions pas des jouets.

Sur ces quelques notes, Leï’ s’inclina avec élégance devant notre sauveuse, dans un dernier au revoir. Puis, il se tourna de nouveau vers moi, hochant la tête, signalant l’heure du départ. Je le laissai partir devant, je ne tarderais pas à le rattraper. Il fallait moi aussi que je dise au revoir à Or, et peut-être même, qu’il était temps que je la remercie. Je fis quelques pas en sa direction, plongeant mon regard pourpre dans le sien. Nous restâmes longuement à nous contempler ainsi, en silence. Je ne savais que dire. Je n’étais pas douée pour ces choses-là. Je n’aimais pas du tout cela d’ailleurs. Mais par respect pour ma mère, et ce qu’elle s’évertua à m’enseigner avant sa mort, je me devais de lui faire honneur.

« Les humains sont parfois étranges. Ils peuvent quelque fois se montrer bon allier. Tu m’as bien aidée, petite humaine aux cheveux d’or. »

Pas de merci le long de cette phrase, mais de mon point de vue, mes mots étaient déjà suffisamment parlants pour ça. Cela suffirait. Toutefois, un sentiment m’habitait toujours. Un sentiment qui ne pouvait s’effacer avec de simples remerciements. Celui de n’avoir pas fait assez pour elle, en retour de sa bonne foie. Je réfléchis un instant, avant de peut-être trouver remède à mon problème. Si je faisais couler mon sang pour elle, alors nous serions quittes.

« Du monde dans lequel je viens, chaque Cetra se voyait attribuer un dragon de mon espèce, pour lui assurer défense et protection. Afin de prouver sa sincérité, et son sens de l’honneur, le dragon offrait au Cétra, une écaille de son corps puissant. Car on dit que les écailles d’un dragon, apportent force, et chance, à ceux qui en possède. »

Adorable petite histoire, pas vrai ? Or n’était en aucun point mon maitre, celui auprès de qui je ferais allégeance. Il n’y avait que devant les Cétra que j’étais prête à m’incliner. Mais hélas, dans ce monde, il n’y en avait plus aucun. Toutefois, je pouvais toujours lui offrir une écaille, lui faire ce cadeau, qui à mes yeux, s’avérait très précieux. Mais, pour avoir une écaille, il fallait un dragon. Alors, je commençai par me reculer de plusieurs mètres de cette petite chose fragile qui me faisait face. Il fallait ensuite que je me concentre. Que je me concentre énormément. Cet exercice était si dur. Parfois long. Mais mon honneur était ici en jeu. Alors, pas question d’abandonner devant l’ampleur de la tâche. Je fermai les yeux un long moment, régulant progressivement ma respiration. Je fis ensuite totalement abstraction du monde qui m’entourait actuellement. J’entrais comme dans une bulle. Une bulle pourtant incroyablement grande. J’avais une légère impression de vide autour de moi, comme si je flottais. Désormais, je ne sentais plus mon corps, seul mon esprit travaillait. Le processus pouvait enfin commencer. Bientôt, la petite fille aux cheveux bleus, se transforma progressivement, en une bête impressionnante, incroyablement grande et magnifique. Je sentais la puissance me gagner, naitre du plus profond de moi. Un courant électrique courait le long de mes veines, réveillant tous mes sens. Je me sentais grandir, et bon dieu que c’était agréable ! J’ouvrais progressivement les yeux, dirigé vers le ciel, qui me semblait maintenant à porté d’aile. J’étais en train de renaitre. Comme pour réveiller la bête en moi, j’ouvris en grand mes ailes noires, les étirant de toute leur largeur, masquant même la lumière de la lune. A présent je vivais. Oui, maintenant j’étais en vie, pleinement en vie.

Après avoir longuement savouré cet instant, et toutes ces sensations exaltantes, je pris de nouveau connaissance. Je baissai à présent le regard sur la toute petite humaine, qui n’avait plus l’air que d’une souris à mes yeux désormais. Je posai ensuite lourdement mes pattes antérieures sur le sol, ramassant mes ailes contre mes flancs. J’approchai alors lentement de la petite humaine, amenant mon museau jusqu’à sa hauteur. Mais il fallait tourner ma tête de profil pour que je puisse la voir désormais, et l’englober dans la profondeur de mon œil immense, et rouge. J’émis ensuite un léger grognement, grave, et assez discret, dans la mesure du possible bien sûr. Dans notre langage, c’était un grondement qui visait à rassurer notre entourage. Mais peut-être qu’elle ne parlait pas le dragon… Toujours est-il, que je me redressai maintenant doucement, continuant de la regarder, avant de finalement glisser mon museau près de mon flanc gauche. Je saisis de mes crocs, une de mes écailles, ni trop petite, ni trop grande. Je due ensuite tirer dessus d’un coup sec, et bref. La douleur me pinça, et un nuage de fumé soupira de mes naseaux pour en témoigner. Quelques gouttes argentées glissèrent contre mon corps, avant de s’égoutter sur le sol. Mon sang était nettement plus épais que celui des hommes, mais d’une couleur bien plus belle également. Le sang de dragon, était aussi noble qu’en était les bestiaux.

Je tendis alors ce fameux cadeau à la petite Or, qui le prit de ses mains soigneuses. Je voulais qu’elle en prenne soin. Cela avait beaucoup de valeur, et de signification à mes yeux. Elle devrait se montrer à la hauteur de ce présent. Cette écaille était perdue pour moi, elle ne repousserait jamais sur mon corps. Ainsi, nous étions quittes. Je pensais lui avoir fait suffisamment honneur grâce à cela. Elle ne méritait surement pas un tel privilège, mais je me devais de me montrer à la hauteur de son aide.

Je restai ensuite la contempler un dernier petit instant, calme et tranquille. Elle était étrange cette petite humaine. Elle était différente des autres. Parfois même, sous un certain angle, elle me ressemblait. Qui sait, elle était peut-être descendante d’un des miens, d’un de mon espèce. A la base, les hommes l’étaient tous, mais ils avaient oublié qui ils étaient, et d’où ils venaient. Aujourd’hui, il ne restait plus le Jenova en eux. Peut-être pas autant pour Or, après tout. Pourquoi pas. Cette pensée m’amusa.

Aller, il était temps de partir à présent. J’émis un souffle puissant pour clôturer notre échange, avant de me relever avec élégance, tout en déployant mes magnifiques ailes que je chérissais temps. Oui bon, je crânais un peu c’est vrai. Mais ne le feriez-vous pas, vous ? Je fis quelques pas avant d’apercevoir Leï’ plus loin, qui m’attendait aux portes de la ville, lui aussi déjà transformé. Il ne mit pas longtemps à m’apercevoir, et déploya aussitôt ses ailes pour gagner le ciel. Je l’observai s’éloigner dans les étoiles, avant d’entreprendre de le suivre également. Je jetais finalement un dernier regard à Or, que je voyais de plus en plus petite, pour finir par disparaitre, devant la hauteur de mon vol.

Au revoir, étrange petite chose. Murmurais-je silencieusement.




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