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 The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]

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Reanbell Valdès


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MessageSujet: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Ven 6 Nov - 19:16:46







Reanbell Valdès

~Just a ghost forgetting by the Lifestream~








    Cet après-midi qu'elle venait de passer loin de tous les soucis de chaos du monde lui semblait aussi doux qu'avant que tout ne dégénère, avant que Deepground ne refasse surface, avant que Rufus ne sache qu'ils partageaient le même sang et qu'elle était un sujet d'expérience convoité … Quand elle vivait encore à Edge et que sa vie se résumait à glander devant de vieux films de science fiction, des jeux vidéos, à sortir faire du shopping et à exécuter quelques missions pour se remplir les poches. Voir à escroquer quelques salauds fortunés qui le méritaient bien. C'était une vie sans grandes quêtes, mais avec sa dose d'action et d'adrénaline. C'était une existence sans réel but, mais avec une dose d'ambition. C'était pas mal, au moins elle était libre et elle pouvait encore faire ce qu'elle voulait sous le nom qu'elle voulait. Ce jour ne fut qu'une infime réminiscence de ce qu'était sa vie, mais cela faisait du bien. Elle s'était acheté des vêtements dignes de ce nom, elle avait eu sa dose de vodka, elle s'était retrouvé un PHS avec une coque customisé et elle avait même fait une chouette rencontre ! Nanaki. Une personne vraiment cool que Reanbell appréciait – même si cela ne se voyait pas vraiment, sauf peut être au regard de quelqu'un qui la connaissait bien … mais peu de personne la connaissait bien. En fait, personne ne devait assez bien la connaître, sauf peut-être Rufus, avec un peu d'instinct.

Bref, elle avait passé un bon après-midi et cela faisait bien longtemps que ce n'était pas arrivé. De retour à la base, elle se trouva un casier où stocker ses affaires. En chemin, tout en dégustant une glace qu'elle s'était offerte pour bien finir sa balade – et dans laquelle Condchat donnait parfois quelques coups de langue – elle avait commencé à rentrer tous les numéros des contactes qu'elle avait perdu dans son PHS. C'est là qu'on apprécie d'avoir sa mémoire, c'est qu'elle se souvenait de chaque numéro. Quel intérêt de remplir un répertoire, dans ce cas, vous me direz ? Gain de temps, pardi ! Et puis c'était plus joli de voir le nom de la personne s'afficher, avec une petite image rigolote qu'elle assignait à chacun d'eux – avant, chacun de ses contactes avec sa photo sur laquelle elle ajoutait une moustache, mais ça, les photos, elle ne pouvait pas les inventer. En attendant, elle mit des photos d'animaux à la place. C'est ainsi que Reno se retrouva avec une tête de hérisson, Evan avec une gerbille et Rufus … et bien, on me dit à l'oreillette que je n'ai pas le droit de révéler cette information.

Elle était maintenant plus disposée à s'aventurer dans les profondeurs des labos pour aller chercher les informations dont elle avait besoin au sujet de ce Habramemnon. Elle rencontra tant bien que mal cette fameuse Lucrecia, qui était étrangement bien conservée pour son âge. Reanbell n'avait déjà pas une bonne opinion des scientifiques, encore moins de ceux ayant un rapport avec Hojo, mais cette femme venait de signer sur la liste des gens que Reanbell détestait lorsqu'elle fit l'erreur de l'appeler Sélès. C'est pas vrai, ça ! Où est-ce qu'ils voyaient qu'elles se ressemblaient, sérieux ? Alors ça y est, du blond et des yeux bleus et on se ressemble ? Ben elle pouvait être la fille de n'importe qui à se compte là ! Rufus, Evan, Scarlet ou encore de ces copains de Nanaki : Cloud et Cid … ah, quelle grande famille ! Bon, comme vous l'aurez deviné, sur ce, elle l'envoya bien bouler et elle posa ses questions. La discussion ne mena à pas grand chose, car la blondinette n'avait pas vraiment la patience de décrypter les vociférations de la vieille folle. Elle fini par fouiller dans la base de donnée des recherches du docteur Crescent, elle transféra le tout dans une puce de son PHS et repartit aussi vite qu'elle le put. Elle préférait de loin consulter ces documents ailleurs !

Mais avant de se poser pour étudier ça, elle devait encore régler un détail important. Elle se rendit au hangar d'armement pour réclamer ses armes. La personne chargé du stock et de la vérification des entrée fut incapable de lui dire si ses armes étaient là ou non. La blondinette grommela et jeta un œil sur l'heure de son PHS. Il était maintenant vingt-et-une passée. Elle pensa bien à appeler Rufus pour le harceler, mais elle n'avait pas encore envie de lui parler, ayant encore son attitude de snob en travers de la gorge. Ouais, elle boudait et il ne le saurait probablement jamais, mais ça lui faisait du bien de bouder, elle avait l'impression de lui donner une bonne leçon. Et ce n'était qu'une impression

Toujours est-il qu'en raison du peu d'amabilité dont elle fit preuve, le type de l'accueil lui refusa l'entrée. Elle ronchonna, grogna, feula-même - à  moi que ce ne soit Condchat - et lança quelques jurons en feignant de rebrousser chemin. Elle attendit qu'il soit occupé à reluquer une nana qui s'était penchée pour prendre des trucs dans un terroir pour se faufiler discrètement en se mêlant à un groupe de soldats. C'est dans ces moments là que ça lui servait d'être petite. Une fois dans le hangar, elle commença à fouiller partout. Elle passa les allées des fournitures neuves et des munitions – elle se servit au passage dans ce coin là – et arriva dans un coin bien moins ordonné. Ça devait être les objets trouvés ou l'endroit où les soldats se délestaient de leurs armes après une mission ou elle ne savait trop quoi. Certaines avaient l'air endommagée, mais pas irréparables. Elle commença alors à fouiner, mettant encore plus de désordre dans tous ce bazar. Puis elle déplaça un petit container en le poussant tant bien que mal vers les grandes étagères afin de pouvoir grimper dessus. Elle ne voyait pas pourquoi ses armes auraient atterri ici, mais on ne sait jamais. Pendant ce temps, Condchat en avait profité pour se balader. Reanbell n'y fit pas très attention jusqu'à ce qu'elle l'entende miauler à répétition. Elle leva le nez pour découvrir que ce débile avait réussi à aller se percher tout en haut du rayon et qu'il se retrouvait maintenant coincé.

— Condchat, descend ! Ordonna-t-elle fermement.
— Miiiiiiiih !
— Quoi, mih ? Tu descends maintenant ! Allez !
— Miiiiiiiiiiiiiih !
— Me dis pas que t'es coincé, t'as réussi à monter alors maintenant tu descends !
— Miiiiiiiiiiiiih.
— Mais t'es pas possible comme con de chat !
— Mih.

Il s'était tassé sur lui-même en la regardant de ses petits yeux implorants. Voilà qu'il faisait son malheureux maintenant ! Reanbell ronchonna et tenta de l'atteindre du bout des doigts. Elle en était loin … surtout que mônsieur ne faisait aucun effort non plus, il restait planté là, à la regarder. Et c'est là qu'elle détestait être petite. Elle ronchonna à nouveau et descendit de son perchoir, Condchat se mit aussitôt à miauler.

— J'arrive, débile !

Elle alla chercher quelques caisses qu'elle emplia tant bien que mal sur son premier perchoir – qui heureusement était assez gros, contrairement aux caisses. Elle fit une colonne de trois et une autre de deux pour pouvoir grimper. Il n'y avait pas d'échelle dans le coin – c'était bien étrange d'ailleurs, ils les cachaient où, leurs échelles ? C'était quand même pas si précieux ! - alors elle devait faire avec les moyens du bord … et ces moyens n'étaient pas très stables. Elle grimpa quand même. A cette heure là, heureusement, il n'y avait pas grand monde et le peu de personnes qui étaient passées pendant qu'elle charriait ses caisses devaient penser qu'elle faisait juste son job. Elle commença alors à grimper sur cette architecture peu fiable et parvint enfin à atteindre le chaton qui miaulait toujours. Elle l'attrapa juste au moment où elle entendit une voix l'interpeller. Surprise, elle sursauta, ce qui déséquilibra sa tour de Pise et elle sauta alors que le tout était en train de s'effondrer, engendrant un fracas plutôt modéré mais qui raisonna dans le hangar. Condchat s'était caché dans son manteau, blotti contre sa poitrine, se protégeant de l’atterrissage approximatif de sa maîtresse qui se ramassa finalement sur l'arrière train. Au moins les caisses n'étaient pas tombée sur elle.




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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Lun 9 Nov - 21:42:34




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Du déjà-vu, un air d’antan. On se serait cru des années auparavant, Veld au Quartier Général de la Shinra supervisant une mission d’infiltration. Les chances de succès n’avaient jamais été aussi moindres, au point qu’il avait manqué de regretter amèrement d’avoir envoyé les deux jeunes femmes vers ce qui ressemblait à une mort certaine. Elena se sortit la première de ce bourbier, emportant avec elle de l’équipement dérobé à l’ennemi. Angelina y resta empêtrée plus longtemps, maintenant en haleine ses chefs de missions. Sans le puissant explosif, elle n’aurait jamais réussi à trouver de route autre que celle de sa propre tombe. Ayant retiré son casque, on ne pouvait plus voir ce qu'elle voyait mais la communication n’était pas coupée, comme elle avait gardé son PHS sur elle. Un objet étanche qui ne lui échappa même pas suite à une chute libre d'environ 20 m dans l’océan agité. Ils avaient été très préventifs là-dessus. Le bilan de mission était positif au-delà de toute espérance. Les deux infiltrées revenaient avec une panoplie d’équipement de qualité, avaient endommagé une bonne partie de celui qui restait à Junon, ainsi que les systèmes informatiques, avaient engendré des pertes conséquentes dans leur rang et, enfin, avaient libéré un prisonnier de très haute importance. Des hommes aussi critiques et sévères que Rufus et Veld ne trouvèrent rien à redire. Intimement, le turk était très fier de ces jeunes recrues, en particulier d’Angelina et sa débrouillardise. Celle-ci avait beau refuser de se joindre officiellement au clan très fermé du service Turk, elle en était partie intégrante officieusement.

Quand il fut assuré que les deux femmes étaient en sécurité, il coupa la connexion, fit légèrement craquer sa nuque et s’enfonça dans son siège en soupirant. C’était beaucoup de pression, Veld n’avait plus sa jeunesse d'autrefois. Le métier lui saillait toujours à merveille cela dit. La salle de conférence qu’il avait réquisitionnée à lui seul avait quelque chose de sententieux avec sa longue table en bois de chêne, et le mobilier à l'ancienne qui contrastait avec le grand écran au mur, éteint, et la modernité que voulait se donner la base. Elle était taillée au goût du turk au point qu’on la soupçonnerait faite pour lui. Personne ne l’avait investie jusqu’à maintenant d’ailleurs, et pourquoi des conférences se tiendraient-elles aussi proche de la vaste armurerie ? Quand bien même, Veld n’était pas certain de vouloir reprendre pleinement ses fonctions, bien qu’il éprouvait une certaine nostalgie suite à la mission supervisée.

En quittant la pièce, des bruits de pas groupés indiquaient qu’un bataillon de soldats était dans le coin et il prit la direction opposée pour traverser et sortir du hangar. Avant d’arriver à destination, des sons plutôt étranges attirèrent son attention… une voix fluette, et surtout… un miaulement ? Inapproprié pour un tel lieu. Le turk vira de droite et finit par apercevoir une jeune fille de dos, perchée sur trois caissons, tendant les bras vers un petit chaton coincé encore plus haut. Il s’agissait du phénomène le plus étrange qu’il voyait depuis l’apparente jouvence éternelle de ses amis Vincent et Lucrecia. Veld resta tout de même neutre, comme s’il ne voyait rien d’anormal.

« Tu vas tomber », prévint-il avec neutralité.

Cette révélation prémonitoire déclencha l’action, car la maladroite fut déstabilisée. Quand bien même, le carton du milieu menaçait de bifurquer de tribord les deux secondes qui avaient précédé, le résultat aurait donc été parfaitement le même. La jeune fille se retrouva sur le derrière, sous le regard mûrement imperturbable du turk qui la jugeait pourtant avec une certaine indulgence. Après un court instant, il franchit la distance qui les séparait et défit une main de sa poche pour la lui tendre, proposant son aide, le sermon latent ne tardant pas à surgir.

« Tu ne devrais pas être ici. Que veux-tu ? », dit-il, un peu sévère malgré une absence totale de malveillance.

Le visage de la petite blonde lui évoquait un souvenir assez lointain. Elle ressemblait à Sélès Shinra, et c'était pour cela que le souvenir était resté. Seulement, il n'arrivait pas à se remémorer les circonstances de leur rencontre.

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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Mar 10 Nov - 16:35:41







Reanbell Valdès

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    Et bien vous savez quoi ? Elle avait vachement mal au derrière. Elle ne devait rien s'être cassée grâce à l'étrange acrobatie qu'elle avait exécuté en sautant – tombant de son perchoir, mais c'était tout de même super douloureux. Pour couronner le tout, la chute avait effrayé le chaton qui s'était cramponnée de toutes ses petites griffes sur la peau délicate de sa poitrine. Qui était le gros malin qui avait provoqué cette chute, hein ? Il trouvait ça drôle, peut-être ? Reanbell se sentait sur le point de lui en coller une quand elle leva les yeux pour tomber sur ce visage qui l'avait tant inspiré. Un visage familier, qu'elle avait déjà vu par le passé … et qui, en l'espace quelques minutes, avait suffi à forger tout ce qu'elle était aujourd'hui. Ce visage, elle ne s'attendait pas à le voir ici. En réalité, elle ne s'attendait plus à le voir de sa vie … Mais il était bien . Elle s'était complètement figée et si son masque de neutralité imperturbable ne fut pas ébranlé, ses jolies yeux vairons, plus expressifs que jamais comme ils n'étaient pas ternis par des lentilles de couleur fade, traduisait une clair surprise. Une agréable surprise. Un impressionnante surprise. Elle cilla une fois, puis deux, comme si elle ne comprenait pas ce qu'il se passait. Il était toujours là. Il lui parlait, elle reconnaissait sa voix. Cette voix grave et placide qu'elle avait tant tenté d'imiter. Si elle était parvenu à reproduire le ton neutre et froid, sa voix restait encore bien trop fine pour rendre cela très impressionnant. Foutue génétique.

Au fond d'elle, elle devait ressentir la même chose que ces jeunes adolescentes hystériques devant leur idole. C'était la deuxième fois qu'elle rencontrait une figure de la sorte aujourd'hui, elle ne savait pas ce que cela cachait, mais demain serait sans doute le théâtre de la chute d'au moins dix météores, car Reanbell Valdès n'avait jamais, jamais autant de chance en si peu de temps. Elle était si adsorbée par le faciès du vétéran qu'elle ne vit même pas qu'il lui tendait la main. Ce visage. Ce sérieux, ce masque parfait ! Bon sang, elle était aussi fan que le premier jour qu'elle le vit. Au fond, elle aurait aimé sauter de joie et le remercier pour tout ce qu'il avait fait pour elle, pour cette inspiration qu'il lui avait donné … mais le fait qu'elle s'en abstienne prouvait que cette inspiration avait été bien efficace et qu'elle avait atteint l'objectif de lui ressembler, d'avoir un masque aussi parfait que lui. Aujourd'hui, ce n'était plus de l'imitation, c'était parfaitement naturel et elle se figurait cela comme la plus grande des fiertés. Il y avait cependant encore ses yeux qu'elle savait encore bien trop expressifs, et c'est pour cela qu'elle avait l'habitude de mettre des lentilles, cela achevait parfaitement le masque artificiel de la petite poupée inexpressive qu'elle était. Le maître restait supérieur à l'élève, comme ses yeux sombres et intransigeants protégeaient parfaitement ce qu'il pouvait cacher à l'intérieur. Elle était fan. Mais elle ne se décourageait pas, ce type avait plus d'expérience derrière lui, aussi ! Dans quelques années, son regard ne la trahirait plus.

Ne prenant donc pas garde à la main qui lui était tendue, elle se releva seule et épousseta ses vêtements de petits revers de mains emprunts de dignité, laissant penser qu'elle le snobait royalement, comme elle l'aurait naturellement fait avec n'importe qui d'autre dans cette situation. Son visage, c'était le masque de grumpy-Reany habituel, mais ses yeux … ses yeux semblaient difficilement pouvoir se détacher de lui. Elle le fixait avec insistance, d'un regard profond et particulièrement directe qui semble vous transpercer littéralement. Le genre de regard qui vous met vite mal à l'aise en vous donnant la sensation d'être à poil.

— J'ai une carte d'accès, je travaille pour Rufus. Dit-elle alors pour justifier sa présence ici.

Techniquement, elle avait les droits nécessaires pour être ici, c'était juste cet imbécile à l'entrée qui lui avait cherché des noises. Tout ça parce qu'elle l'avait menacé de lui faire avaler ses registres par les trous de nez s'il ne lui donnait pas ce qu'elle voulait … Vraiment, quel manque de professionnalisme, n'est-ce pas ? Et comme tout était à présent redevenu calme, un petit ''miiiiiih'' ne tarda pas à se faire entendre, alors que sa gigotait dans le manteau de la petite blonde. Un petit museau ne tarda pas à émerger de son col, puis la tête de Condchat apparut enfin juste sous le menton de sa maîtresse, posant à son tour son regard sur le vétéran Turk. Reanbell ne sembla pas réagir, comme lorsque le chaton lui grimpait sur la tête, cela semblait être parfaitement normal.

— Je cherchais mes armes, je ne les ai pas vu depuis que nous avons quitté Healen. Vous savez s'il les aurait pas confié aux Turks, par hasard ? Personne n'est capable de me renseigner ici.

Ce n'était pas écrit sur la tronche du bonhomme qu'il était affilié aux Turks, et il était peu probable qu'une fille de l'âge de Reanbell – ou plutôt qu'une fille de l'âge qu'elle avait l'air d'avoir – connaisse le visage de l'ex Responsable du Département de Recherche Administratives – A.k.a papa des Turks –. Mais elle le connaissait bel et bien, et elle s'adressait à lui conséquence, là encore, comme si tout était parfaitement normal. Notez également qu'il était rare qu'elle parle autant, et surtout, qu'elle réponde de façon aussi directe et complète à une question ! Mais c'était un cas de force majeur, pas seulement parce qu'elle faisait face à son idole, mais surtout parce … Bon sang, elle voulait récupérer ses armes !!

— Vous êtes pas censé là non plus, qu'est-ce que vous faites ici ? Fit-elle en retour, les yeux légèrement plissés d'un petit air soupçonneux qui se voulait méfiant, mais qui était parfaitement adorable.

Et par là, elle entendait qu'il devrait être dans une maison de retraite et se déplacer sur des roulettes à couler des jours tranquilles en parlant de sa folle jeunesse. Ce n'est pas non plus ce qu'elle lui souhaitait, quelqu'un d'aussi classe que lui devrait rester à une place de leader pour toujours. Mais bon, les humains étaient fragiles et éphémères, elle le savait, si bien qu'elle préférait les considérer moisie plus tôt que prévu, histoire de ne pas être déçue.  




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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Mar 24 Nov - 16:44:39




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Veld ne sut déterminer si la petite paraissait impressionnée de le voir, ou si elle était juste choquée d’avoir été prise si soudainement sur le fait. Son regard était difficile d’interprétation pour le turk, qui ne poussa pas l’investigation plus loin, par égard, sans doute. Ne le lui rendant pas, elle dédaigna l’aide proposée et Veld, sans se formaliser, remit tranquillement la main dans sa poche tandis qu’elle se relevait. Toutefois, le regard de la blondinette qui accompagna ensuite la méprise était sans doute trop direct. Cette façon quasiment impolie qu’elle avait de le dévisager n’était pas sans évoquer celle de Rufus, et il n’y en avait pas beaucoup pour oser, face au patriarche des turks, qui inspirait plutôt la réserve, ou au moins la prudence. Le président était tout de même plus excusable, puisque cela faisait des années maintenant qu'il le côtoyait et qu'il avait eu le temps de s'y faire, si l’on peut dire. Malgré cela, Veld se contenta d’observer sans commenter. Elle était très jeune après tout.

Les traits bourrus du turk ne firent un peu plus sévères lorsqu’elle ouvrit la bouche pour proposer une explication assez vague et pas suffisamment plausible pour un homme aussi pointilleux que Veld. Cette carte d’accès, dont elle parlait, la jeune blonde aurait très bien pu l’avoir dérobée à une personne peu scrupuleuse. Ce n’est pas sa ressemblance avec la respectable Sélès Shinra qui la sauverait des soupçons, toutefois, il faut dire que son faciès attendrissant aurait presque pu endormir sa méfiance. Veld songea avec raison et instinct que ses intentions étaient probablement un peu frauduleuses, mais pas nécessairement nuisibles.

« Tu me sembles bien jeune. Quel est ton nom, et ta fonction au sein de la compagnie ? » s’enquit-il.

En effet,je travaille pour Rufus, n'était pas une fonction, et ce que l’on pouvait encore nommer organisation par convention, était désormais bel et bien une compagnie. La Shinra avait savamment intégré la Résistance entre ses murs, s’imposant comme leader du monde encore civilisé, comme à l'époque. Une entreprise bien menée par Rufus qui, au final, aura effectivement bien réussi à se servir de la peur pour bâtir son empire. Ce qu’en pensait Veld ? Il n’avait aucune raison d’être contre, il voulait juste apporter son aide.

En tout cas, le turk n'avait pas la réponse à la question de la jeune fille, ce qui n'était pas pour arranger sa méfiance. Il valait mieux qu'il reste surveiller la petite blonde le temps qu’elle trouve son bonheur et parte avant lui. Prévenir ensuite le gardien de meilleure vigilance était à considérer. Patient et plutôt débonnaire, Veld ajouta ensuite, ignorant qu’elle avait en réalité un but très précis :

« Je ne suis pas au courant, mais comme tu peux le constater, il y a d’autres armes ici. Je te prierai donc de te servir et de te presser. Cet accès est réservé au corps d'investigation et armé de la base. C'est pourquoi, contrairement à ce que tu penses, je suis parfaitement censé être ici »

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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Mer 25 Nov - 10:20:23







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    Elle plissa légèrement les yeux d'un air farouche lorsque le vétéran fit remarquer qu'elle semblait bien jeune pour avoir une place ici. Il n'était pas au courant ? L'armée recrutait ses soldats au berceau par les temps de crise, et personne n'avait jamais connu un âge aussi critique. Mais de toute façon, elle n'était pas si jeune qu'elle en avait l'air. Cela la dérangeait autant que ça la contentait, pour diverses raisons pratiques. Pour le négatif, et bien, cela en foutait toujours un coup à sa fierté qu'on la traite comme une gamine, elle, la teigne qui rêverait de faire peur à quiconque en un simple regard, elle était condamnée à ne jamais y parvenir avec sa tronche ! Autre point fâcheux, c'est qu'il n'était pas rare qu'on l'embête plus que de raison lorsqu'elle voulait acheter de l'alcool, même lorsqu'elle présentait une pièce d'identité, on la soupçonnait souvent d'être une faussaire … ce qui était le cas, mais pas sur son âge ! Enfin, heureusement, elle avait appris à trouver des commerçants peu scrupuleux qui ne l'embêtait pas avec ça. Pour le positif, et bien, c'était toujours pratique d'être sous estimée, cela lui donnait toujours de belles occasions de surprendre, et surtout, de râler. Et Reanbell aimait bien râler.

Après sa frimousse réprobatrice, elle bomba la poitrine pour tenter d'avoir l'air un peu plus grande, réaffirmant l'expression placide de son masque d'austérité. Elle n'aimait pas trop qu'on joue les flics avec elle, et avec n'importe qui d'autre, elle aurait sans doute passé son chemin sans prendre la peine de répondre. Mais c'était bien différent avec son idole de toujours, cet idole envers qui elle avait une bien étrange façon d'exprimer son admiration. Reanbell était sérieuse et pourtant, d'un œil extérieur, en les voyant ainsi face à face, on pourrait presque la prendre pour une enfant en train de caricaturer son aîné, car son visage de poupée rendait l'expression qu'elle avait calqué sur lui bien moins impressionnante.

— Reanbell. Répondit-elle docilement, pour la première fois depuis longtemps, et ce n'était pas seulement parce qu'elle avait affaire à son Gourou, mais aussi et surtout parce qu'à cet instant, elle était dans le cadre de son travail. Rufus et ses Turks la connaissaient déjà sous ce nom, et cette fois, ce n'était pas ''sans importance'' comme elle le répondait à chaque qu'on lui demandait son nom. Pour la fonction, continua-t-elle, j'en sais rien, vous devriez peut-être demander à Rufus. Il était trop occupé pour me le dire cette après-midi.

Ça pouvait peut-être avoir l'air d'une excuse bidon, mais c'était vrai … Rufus avait cédé à sa demande de collaboration et tout ça n'avait pas eu grand chose d'officiel, si bien qu'elle ne savait pas très bien quelle fonction elle était censée occuper officiellement. Elle était juste … comme d'habitude, une mercenaire. Pour le moment, ses travaux se rapprochaient plus de l'investigation, mais Rufus n'avait pas eu l'air très concerné par ce qu'elle avait entrepris, alors elle ne pouvait pas vraiment dire que c'était sa fonction au sein de ''l'entreprise''. Elle n'avait pas l'air inquiète, car elle ne l'était pas. S'il avait un doute, ce serait vite réglé en un coup de fil auprès de Rufus, s'il avait le courage de le déranger.

Pour une fois, Condchat était sage. Sa petite tête dépassait toujours du col de l'imperméable de Reanbell, mais il ne gigotait pas et ne miaulait pas. Peut-être bien qu'il était aussi fasciné que sa maîtresse par le visage de Veld, qui était une aventure épique à lui seul. D'ailleurs, en le fixant, Reanbell se dit qu'avec des yeux plus foncé et des cicatrices, elle aurait peut-être l'air plus menaçante. A moins que tout ne soit dans la barbiche … ? C'était sans doute ça le secret, la moustache était après tout une arme dévastatrice au poker, une arme dont elle ne pouvait plus se dispenser, alors peut-être que le secret de la classe et du charisme était dans la barbiche.

Comme son regard s'était perdu sur le menton du vétéran des Turks, elle releva les yeux vers les siens lorsqu'il reprit la parole pour la chasser. Là encore, elle aurait sans doute envoyé paître n'importe qui d'autre, mais avec lui, elle ne le prit même pas mal. Elle se contenta de croiser les bras sous sa poitrine, là encore, pour tenter de se donner un peu plus de prestance, mais comment avoir de la prestance avec une petite tête de chaton sous le menton ?

— Je savais pas que vous aviez repris du service. Avoua-t-elle alors le plus naturellement possible, toujours d'un ton sérieux. Mais les armes qu'y a ici ne m'intéressent pas, je veux les miennes. Et il devrait savoir pourquoi, enfin, elle estimait qu'il devrait. A peine eut-elle dit cela que son regard fut attiré par une arme qui avait dû tomber d'une des caisses. C'était le modèle d'une mitraillette de poing de grande qualité qui sembla susciter le plus vif des intérêts dans son regard. Bon, sauf celle-là. Fit-elle alors en la ramassant.

Elle s'était déjà remplie les poches de munitions, elle devait avouer que ce nouveau poste sans nom lui plaisait déjà. C'était noël avant l'heure pour elle ! Mais elle voulait toujours ses armes. L'air de rien, elle reporta son regard sur le vétéran.

— Vous savez si y a un endroit où sont entreposées les armes personnelles des employés ? Ou peut-être que c'est un de vos Turks qui les a … mais ce crétin de Reno est pas là et j'ai pas le numéro des autres … Sous entendu : Azy Monsieur barbiche, fait pas ton crevard, aide-moi, je suis tellement adorable !




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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Mer 16 Déc - 12:51:52




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Veld la scruta un peu mieux lorsqu’elle parla de sa rencontre avec Rufus Shinra. Ce n’était pas simple d’être en contact direct avec le président, surtout ces temps-ci. C’était même quasiment impossible, Veld lui-même ne l’avait croisé que cinq minutes pour la planification d’une mission de haute importance. Toutefois, Reanbell avait bien précisé que le président avait été trop occupé pour lui donner une fonction précise, et la cohérence de ce discours était parfaite. Etant donné que seules les personnes ayant un rôle crucial dans les avancées de la base avaient pu parler directement à Rufus —et encore!— Veld s’avouait un peu curieux sur l’identité et les compétences de cette Reanbell. L'évidence pointait qu'il se méprenait sur son âge, et qu'elle avait au-delà de seize ans, aussi surprenant que celui puisse lui paraitre. Il n’était même pas au courant de son existence alors que, manifestement, elle le connaissait, lui.

« Je ne savais pas que vous aviez repris vos fonction.
— C’est un peu plus compliqué que cela. »

Acceptant d’apporter un peu de sa contribution, faute d’en savoir plus, Veld répondit finalement :

« Cette réserve contient les armes déposées par les soldats. Si l’un d’eux a mis la main dessus, les tiennes peuvent effectivement se trouver ici. Je serais toutefois plus avancé si tu me disais précisément pourquoi elles ne sont plus en ta possession. Les as-tu perdues ? »

En sortant son PHS, Veld vérifia que la petite demoiselle ne figurait pas sur la courte liste rouge des quelques malheureux interdits de port d’arme pour très mauvais usage. On n’était jamais trop sûr. Il n’y avait bien aucune Reanbell, mais si elle avait donné un alias, alors sa recherche était vaine et erronée. Puisque cela ne lui coutait rien de vérifier, il voulut passer également un coup de fil rapide à Rufus pour s’assurer de son honnêteté, mais à en juger par la durée de sonnerie, le poste du président était redirigé vers un cellulaire. Une voix douce et fluette, que l'homme était persuadé de connaitre, répondit en quelques mots, l’invitant à rappeler plus tard. Veld en resta interdit, bien que son faciès demeurait toujours sérieux, presque sévère. Tant pis pour la réponse, il n’avait plus qu’à présumer que la petite blondinette ci-présente était de bonne foi, malgré ses activités outrageusement suspicieuses.

« Reno est ton seul contact parmi les turks ? » demanda t-il en envoyant un message groupé à la division.

C’était un message très court, demandant simplement s’ils avaient trouvé les armes de « Reanbell » et s’ils les avaient placées quelques parts. Ainsi, si l’un d’eux répondait en toute simplicité à cette question là, Veld aurait également bons nombres de réponses à celles qu’il n’avait pas posées, en plus d’être serviable et venir en aide à la jeune fille. Pour le moment, il lui semblait plus judicieux de chercher ailleurs. Il n’imaginait pas que les outils dont parlaient Reanbell avaient une valeur sentimale, et présageait plutôt qu’il s’agissait d’armes de collection comme pouvait en créer Lady Reed. Leur valeur inciterait effectivement n’importe qui à retourner la base pour les retrouver.

Ils quittèrent la réserve pour rejoindre le hall principal, le patriarche des turks constituant à lui seul un ticket de sortie pour Reanbell sans qu’elle n’ait à subir les désagréments du contrôleur.

« Le mieux serait de vérifier la première armurerie, avant toute chose. Je t'accompagne » lui précisa t-il en rangeant son PHS.
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Vincent Valentine


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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Mer 23 Déc - 15:54:03



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Le quartier général de Corel était devenu un point de rassemblement incontournable maintenant qu'il réunissait les forces militaires, policières, ingénieurs, scientifiques, et même un semblant de services juridiques. Plus de la moitié de la population active sur ce continent était probablement concentrée ici dorénavant, malgré les tentatives récentes d’un décentrement des forces. On parlait notamment de développement d’autres bases militaires, dans les villes natales de ses amis, mais ce n’était pas pour autant dans les préoccupations de Vincent. Se rendre utile étant une priorité, il avait eu la chance inouïe de voir ses services acceptés par sa bien-aimée. Tant qu’elle résiderait ici, cette base serait également la demeure de Vincent, éternellement dévoué au bien de Lucrecia. On le croisait donc de plus en plus, ce fantôme écarlate, errant dans les différents départements de la base en trainant le bruit de cliquetis d'or et de froissement de cape. Il y cumulait les petites missions de routine et d’aide à la population. Il sortait très rarement de la ville, et quand c'était le cas, n’allait jamais trop loin, préparé à tout moment à recevoir un coup de fil de sa tendre Lucrecia réclamant sa venue.

À côté de cela, les nouvelles qui lui parvenaient étaient plutôt inquiétantes. Vincent n’avait pas réussi à savoir ce qu'était devenu Cloud, il n’avait pas entendu parler du reste de ses amis, ni de la raison de la disparition du héros, et il n’avait pas non plus revu Sélès depuis leur rencontre. Plus d’une fois, malgré sa timidité, Vincent avait songé à l’appeler, mais n’avait pas osé par crainte de se montrer intrusif et de la déranger. La présence de cette Première Dame apportait un vent chaleureux ici, c’était ce dont on avait besoin. Ayant sûrement démontré ses talents de leader dont Vincent avait été témoin, la blonde était peut-être partie superviser les avancées d’une autre ville. C’était une pensée optimiste sur laquelle il comptait, même s’il aurait préféré savoir la charmante dame proche de sa dulcinée. La mort de Reeve pesait sur Vincent, et d'autant plus qu'il était toujours celui qui lui donnait les informations dans la main sans qu'il ne demande quoi que ce soit.

Un soir où il rentrait de nouveau au QG, une silhouette robuste et familière traversait le hall principal. Vincent ne l’avait pas vu depuis leur escapade derrière les monts, et de nouveau, un sentiment de nostalgie s’empara de lui. Veld était le symbole de l’époque glorieuse du turk, l’époque où tout semblait encore simple.

« Veld », l'interpella t-il calmement.

S’ils avaient été seuls, Vincent aurait certainement eu la petite audace de l’appeler vieil homme. Toutefois, le turk était accompagné d’une jeune demoiselle que Vincent ne connaissait pas. Il semblait s'agir d'une adolescente. Son visage jeune et adorablement ronchon lui était familier, et pourtant, il jurerait paradoxalement qu’il ne la connaissait pas. Les pupilles carmin de Vincent la fixèrent un très court instant avant de se détourner, non par timidité, mais pas délicatesse, tandis qu’il baissait légèrement le menton derrière son col cramoisi. D'un mouvement qui emporta un pan de cape, le démon pourpre tendit à son ami la carte d’accès qu'il lui avait confié pour rendre visite à Lucrecia. Le retour d’objet était un peu tardif, dû à la disponibilité très restreinte du turk..

« Merci… » dit-il de sa voix caverneuse à l’intention de Veld, « Tu as l’air occupé, je peux me rendre utile ? » proposa t-il à son ami, jamais à court de services à rendre.

Maladroit au possible, il ne savait pas s’il devait, ou à quel moment, il fallait saluer la jeune blondinette. Aussi, le démon se demandait ce que son ami faisait en compagnie de ce qu’il pouvait considérer, du haut de son demi-siècle bien dépassé, comme une enfant. Vincent la figura jeune civile voulant retrouver des membres de sa famille, mais le service d’assistance avait été mis hors de la base, pour empêcher les visites de ceux qui n’étaient pas employés. Sa présence était donc très insolite. Était-elle, aussi, une connaissance de Veld ?

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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Mer 23 Déc - 20:36:07







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    Compliqué ? Reanbell ne voyait pas ce que cela pouvait avoir de compliqué, mais elle supposait que ce devait être ce genre d'expression qu'elle ne comprenait pas et qui devait vouloir dire qu'il n'avait pas envie de le dire ou que ça ne la regardait pas. Peu importe. Le vétéran décida finalement de l'aider et c'était sans doute un moyen de garder un œil sur elle, surtout, même si elle ne comprit pas cette subtilité. Après tout, elle, elle savait qu'elle était honnête alors elle ne voyait pas pourquoi on voudrait la surveiller ! Toujours est-il qu'il enquêta sur la disparition de ses armes et le petite blonde se retrouva bien embêtée. C'était délicat de dire les véritables raisons qui l'avait séparé de ses armes … Elle ne sembla cependant pas douter une seconde et son masque d’indifférence reste intacte, sérieux et appliqué. Cela dit, son dernier sous-entendu la vexa quelque peu et cela se vit à sa petite moue courroucée. Elle, perdre une arme ? Mais pour qui il la prenait ? Une gamine bizarre qui n'avait rien à faire là, mais encore ?

— Vous m'insultez. Dit-elle d'un ton et avec une moue qui n'était pas sans rappeler Rufus Shinra. Étrangement. Ou pas étrangement.

Il ne la connaissait pas, mais pour Reanbell, ce n'était pas une raison. Elle avait toujours trouvé la contrainte du langage particulièrement pénible, si seulement les humains pouvait communiquer comme les fourmis, en se chatouillant les antennes et faisant du mandibules à mandibules, tout serait plus simple, elle en était convaincue … Bien que la perspective du « mandibules à mandibules » ne l'enchantait pas vraiment, elle qui n'aimait pas être touchée ou même approchée de moins de deux pas.

Oui, Reanbell n'était pas douée avec les conventions sociales, mais elle était à peu près sûre que si elle disait à Veld que Rufus lui avait confisqué à Healen, cela éveillerait sa méfiance. Elle déplorait vraiment qu'ils n'aient pas tous les deux des antennes … Sans mentir, elle allait devoir choisir scrupuleusement ses propos et trier ses déclarations, car de toute façon, Veld allait sans doute finir par avoir un bout de vérité s'il consultait les Turks, alors elle devait se contenter de meubler jusque-là, car eux-seuls pourraient lui confirmer qu'elle n'était pas une menace. ''Confisqué'' était un terme à proscrire, elle en était à peu près sûre. Elle allait donc aborder la situation sous un autre angles. Heureusement, elle avait réfléchi à tout cela à toute vitesse, si bien que derrière son masque de teigne, son hésitation ne devait pas s'être du tout ressenti.

— J'ai été blessée lors de l'attaque d'un convoi il y a un peu plus d'une semaine et j'ai été soignée à Healen. Mes affaires ont été transférées ici avant mon rétablissement et avant que je n'arrive moi-même à Corel. Expliqua-t-elle alors avec toujours autant de sérieux.

Du moins, elle espérait franchement que c'était ce qu'il s'était passé … Si Rufus avait osé oublier ses armes sur l'autre continent, elle ne lui pardonnerait pas ! Alors que Veld consultait rapidement son PHS, et elle put facilement deviner que c'était pour enquêter sur son identité – car c'est ce qu'elle aurait fait à sa place – la petite blonde se contenta de grattouiller le menton du chaton don la tête sortait toujours du col de son manteau. Elle resta patiente, espérant même que la démarche de Veld pourrait lui permettre de retrouver ses biens plus vite. S'il contactait les Turks à son sujet, elle serait vite fixée si oui ou non ils avait ses armes.

« Reno est ton seul contact parmi les turks ? »
— C'est à lui que j'ai affaire en général, mais j'ai déjà rencontré les autres à plusieurs reprises.

De toute façon, Reno était le plus intéressant : c'était le seul à être assez pigeon pour continuer de jouer au poker avec elle alors qu'elle le plumait à chaque fois. Plus que de l'aider, Veld décida de l’accompagner dans ses recherches, ce que Reanbell ne vit une fois de plus pas comme une façon détournée de la surveiller. Elle le suivit donc sagement et acquiesça d'un signe de tête formel lorsque Veld lui expliqua la première étape des recherches. En sortant du hangar, la petite teigne blonde ne manqua pas de lancer un regard mauvais au gardien, plissant légèrement les yeux d'un air farouche. Ce dernier ne pipa mot, imaginant sans doute que le Turk avait les choses en main et était en train de l'éconduire, lors-même que Reanbell avait plutôt l'impression de se pavaner avec un garant.

Une voix grave interpella Veld alors qu'ils traversaient le hall principal et avant même de voir le visage de l'homme, Reanbell eut une sorte de sueur froide. Elle sentait quelque chose s'agitait en elle … Et si son masque resta intacte, son regard se voilât d'une espèce d'appréhension alors qu'elle découvrait l'identité de l’intrus. Il était grand et portait une longue cape rouge débraillée. Vincent Valentine. Chaos. Reanbell baissa légèrement la tête sans le lâcher des yeux, comme si elle cherchait à se cacher sans avoir de quoi se camoufler. Elle se souvenait l'avoir aperçu une semaine plus tôt, à Healen … Elle l'avait alors vu de loin par la fenêtre de sa cage dorée, mais elle avait déjà ressenti ça … c'était … désagréable. Ce n'était pas vraiment de la peur, mais plutôt une sorte d'angoisse très subtile, de celle que l'on ressent lorsque l'on pense à notre inéluctable destinée. Reanbell était lié au porteur de Chaos, elle le savait. La première fois qu'elle avait mis les yeux sur le rapport traitant de ce détail, elle n'avait pu donner un visage à cet entité né de l'impureté de la rivière de la vie, être qui devint son croc-mitaine sans véritable raison. Puis elle avait appris l'existence de Vincent et un peu plus tard, de ce qu'il renfermait. Il avait défait Deepground, ce qui était plutôt pas mal pour un croc-mitaine ! Et maintenant qu'elle l'avait en face d'elle, là, tout près … elle avait envie de partir en courant. Elle ne savait pas pourquoi. C'était ce démon qu'elle voyait dans ses cauchemars, lorsque tout n'était que désolation et mort. Et comme elle repensait à ses cauchemars, la demoiselle ne pensa pas une seconde qu'elle avait devant elle la seule personne capable de l'aider sur son affaire ''Abramemnon''. Elle savait que l'hôte de Chaos avait déjà fait un petit tour dans les ténèbres de Nero et qu'il était le seul à pouvoir y subsister sans dépérir ou devenir fou … il pouvait l'aider, mais elle voulait juste fuir.

Alors qu'elle croisait son regard, son masque se fissura légèrement, laissant paraître une pointe d'intimidation. Condchat, qui n'avait pas bougé, se contenta de miauler gentiment pour attirer l'attention.




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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Mer 30 Déc - 21:02:49




VINCENT, REANBELL&VELD
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Bon nombre de personnes seraient rassurées d’être prises en charge par le turk, qui inspirait un certain sentiment de confiance. La fillette le suivait d’ailleurs docilement. Elle aussi avait le profil d’un caractère méfiant à l’égard des autres mais Veld semblait être une légère exception sans qu’on ne se l’explique. Il ralentit l’allure en entendant la voix familière de son ami l’appeler.

« Veld.
— Bonsoir Vincent », salua t-il.

Son visage portant sa jeunesse d’autrefois était encore une surprise pour le turk dont les traits avaient été marqués par le temps. Son regard neutre, naturellement perçant, se baissa sur la carte d’accès que le pourpre lui tendait. Veld la prit en main avec un demi-sourire et la rangea dans la poche intérieure de sa veste. Pour un peu, il l’aurait oublié. Ses confrères avaient bien trop fort à faire pour remarquer une quelconque perturbation mais, Vincent avait tout de même dû être très prudent et discret, comme il le connaissait si bien.

« Merci… Tu as l’air occupé, je peux me rendre utile ?
— Pourquoi pas ? Voici Reanbell. D’après ses dires, elle travaille pour Rufus. »

Il présenta la petite demoiselle en jaugeant la réaction de son ami. Peut-être Vincent l’avait-il déjà croisé dans le secteur, lui. Il l'invita ensuite à se joindre.

« Marche donc avec nous. Toi aussi, tu es doué en investigation », badina t-il.

Leur petit groupe prit ainsi la direction de l’armurerie. C'était le moment pour échanger les nouvelles.

« Comment va Lucrecia ? », s’enquit-il avec bienveillance.

La délicate scientifique avait paru très fragile aux yeux de Veld, mais la compagnie d’anciens camarades lui apportait probablement un nouvel air. Le vieil homme était loin de se douter que sa relation avec Vincent était foncièrement différente de l’amitié qu’ils partageaient. Par ailleurs, Veld ne risquait pas d’apprendre la vérité de si tôt, étant donné la réserve de son ami.

« En voulant joindre Rufus, tout à l’heure, une femme a répondu et je ne pense pas me tromper en disant qu’il s’agit de Sélès, notre ancienne première », murmura t-il sur le ton de la confidence à son ami, tout en marchant « Es-tu au courant de quelque chose ? »

Veld était tout de même curieux de savoir ce qu’il advenait de cette célèbre femme à la poigne de fer sous un gant de velours. Convoitée dans la division turk, à l’époque, Veld avait eu le regret de constater que les idéaux de la jeune femme appartenait plutôt au SOLDAT. Être turk était une vocation particulière, Veld avait toutefois gardé un œil sur elle et ses avancées. Elle ne l’avait pas déçu mais il avait également appris les mauvaises nouvelles de sa maladie, puis de sa mort, après qu’elle eut épousé le président. Le rôle de Dame lui seyait bien, elle avait sans doute repris un peu de service après être revenue la vie. Les dérèglements de la Rivière avaient peut-être leurs bons côtés, mais il en fallait craindre les retombés.

Alors qu’ils approchaient de la destination, Veld informa un peu mieux Vincent :

« Nous cherchons les armes de la demoiselle. Elles ont été transportée ici avant son arrivée », il tourna la tête vers l'intéressée : « Catégorie et calibre ? », demanda t-il à la blondinette tandis que les portes automatiques s’ouvraient devant eux.

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Vincent Valentine


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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Sam 16 Jan - 17:01:23



The old man with a pokerface

Sitôt que Veld lui présenta la jeune fille avec lui, et que Vincent n'eut pas d'autre choix que d'observer celle-ci afin de se montrer poli, le regard carmin du démon s'illumina de curiosité. L'impression de reconnaître un individu s'installa chez lui, une impression provenant du poitrail tel un instinct, et non par l'évocation d'un souvenir. L'instinct de Chaos. Enfermé dans un mutisme troublé, Vincent adressa un autre simple hochement de tête à la petite femme en guise d'enchanté.

« ... Vincent Valentine », se présenta t-il après un silence.

Elle avait l'air intimidée, bien plus que Marlène la première fois qu'elle avait rencontré cet homme à l'aspect inquiétant. Il se demandait si cette Reanbell ne savait pas déjà qui il était. Le seul moyen d'en avoir le cœur net serait d'aborder quelques sujets qui étaient pour lui —et pour elle bien qu'il l'ignorât— tabous.

Le trio improbable se mit en marche. Par automatisme, Vincent détourna le regard dès que le nom de sa tendre dulcinée fut mentionné, gêné et coupable d'un on-ne-sait-quoi. Lui-même ne savait pas et le rouge lui serait monté au joues, comme il pouvait arriver autrefois, s'il tenait un peu plus d'humanité en lui.

« Je crois qu'elle va bien », dit-il avec un certain espoir, sa voix caverneuse bien distincte malgré que sa bouche fût enfouie dans son col.

Le chevalier écarlate releva ensuite un peu le menton d'attention lorsque, tout en avançant, Veld évoqua la Première Dame que Vincent avait déjà rencontré, une femme souriante et généreuse qui défiait les préjugés.

« Elle me semble être le bras droit de Rufus. Ce n'est pas la première fois qu'elle le remplace », expliqua t-il, sans justifier ces connaissances par sa rencontre avec elle.

Par ailleurs, Veld était suffisamment malin pour le deviner. Au fond de lui, le démon était content qu'une personne comme Sélès soit si proche des hautes fonctions, et puisse avoir un pouvoir d'influence sur les décisions Rufus. Il était d'autant plus rassurant de voir que cet insolent et arrogant personnage entretenait une forme de respect à l'égard de celle qui l'avait porté. Cet homme froid et calculateur n'était pas dénué de moral et avait certaines valeurs qu'on ne lui avait pas soupçonnées. Le mépris apparent de celui-ci pour son paternel et sa mort demeurait toutefois encore un mystère.

Son ami précisa le motif de leur recherche tandis que leur étrange petit groupe atteignait les portes sas de la première armurerie. Une lueur égayée s'alluma dans le regard carmin de Vincent, conscient que sa présence avec eux était donc absolument facultative.

« Tu avais juste peur de te perdre dans les couloirs en fait. »

Il s'agissait effectivement d'humour, bien qu'on pût grandement se méprendre avec l'air impassible du démon et la tonalité presque crédule de ses propos. Vincent ne savait pas utiliser le ton badin, comme le maitrisait Veld: l'imitation qu'il en avait déjà faite était aussi plate que quand il ne faisait pas d'effort. Enfin, un petit sourire s'esquissa sur les lèvres de l'homme, qui comprenait bien que Veld voulait le garder un peu avec lui pour converser. Les deux amis d'antan ne se voyaient qu'au détour de couloirs, après tout, et ne s'adressaient pas toujours la parole malgré quelques signes de salut.

Vincent accepta d'entrer avec eux en restant en retrait, sachant parfaitement qu'il ne serait d'aucune utilité pour cette quête si les armes se situaient effectivement dans cette armurerie, ou même ailleurs. De toute façon, à moins d'une description précise sur leurs signes distinctifs, qu'il n'osa réclamer de la petite blonde, il ne saurait les reconnaitre.

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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Dim 17 Jan - 23:06:06







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    Comme la blondinette s'était plongée dans un profond mutisme depuis l'arrivée de l'hôte de Chaos, Veld se chargea de faire les présentations et elle se contenta de hocher la tête, simple prétexte pour pouvoir détourner le regard à nouveau. En temps normal, elle aurait amèrement fait remarquer que c'était évident qu'elle savait qui était Vincent Valentine – car Reanbell était du genre à vite s'agacer qu'on lui dise des choses qu'elle considérait comme évident – mais la présence du démon lui remuait toujours les tripes et lui nouait la gorge. Elle avait presque l'impression de sentir une espèce de magnétisme autour de lui, et loin de l'attirer, c'était comme deux aimants négatifs qui se repoussaient farouchement. C'est comme si quelque chose essayait de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas le droit d'être, qu'elle ne devait pas l'approcher et c'est bientôt une douleur venant de son omoplate qui la rappela à l'ordre. C'était encore léger, mais elle avait rarement sentit cela sans raison. Habituellement, la douleur de sa marque se réveillait quand son ''don'' ou plutôt sa malédiction d'immortalité se manifestait ou qu'elle tentait de la réprimer. Là, il n'y avait aucune raison pour que cela s'active … le papillon semblait juste réagir à la présence de l'entité.

Elle n'aurait alors pas vraiment su déterminer si c'était l'inquiétude envers cette réaction inhabituelle ou une conséquence directe de cette dernière, mais elle se sentit faiblarde l'espace d'un instant. Elle n'avait ressentit ça que lorsqu'elle se retrouvait au porte de la morte, sur le point de perdre connaissance, mais n'importe qui aurait pu associer ce léger malaise à un manque de sucre. Elle resta bien sûr ses jambes et suivit le mouvement comme un automate, mais elle perdit complètement le fil de la conversation un long moment, ce qui lui évita la contrariété d'entendre parler de sa génitrice. La blondinette n'aimait décidément pas ce que la présence rapprochée de cet individu  pouvait provoquer chez elle … et bien que se sentir faible sans raison aurait quelque part dû l'attirer, que cela aurait potentiellement pu la rapprocher de la mortalité, cela éveilla en elle l'instinct de survit qu'elle n'avait jamais eu, et c'était ça qui lui était le plus insupportable. Depuis quelques temps, Reanbell se rapprochait de plus en plus de l'humanité en découvrant des sentiments et des sensations qu'elle ne contrôlait absolument pas, mais la seule chose qu'elle enviait et désirait plus que tout de cette espèce était la seule chose qu'elle ne semblait toujours pas pouvoir atteindre.

Plus que neutre, elle avait soudainement l'air ronchon, car elle avait progressivement froncé les sourcils en raison de son léger malaise qui ne l'avait pas empêché de continuer à marcher. Elle ne reprit contacte avec la réalité que lorsque le vétéran barbichu lui demanda des précisions sur son petit arsenal. Elle releva le menton, reprenant l'air le plus neutre possible dans ce geste et constata alors qu'ils venaient d'arriver à destination.

Reanbell décrit alors avec précision les caractéristiques de chacune des armes, le tout d'une voix si monotone qu'elle en était presque robotique. Il y avait donc ce fameux pistolet, son premier, celui que Veld lui-même lui avait cédé. Il était vieux, mais de bonne qualité et elle en appréciait particulièrement tous les défauts qu'on pourrait lui trouver. C'était la seule arme qu'elle n'avait jamais retouché ou hybridé. Les deux autres étaient de petites mitraillettes de poing, elle aussi de très grande qualité, mais elles avaient la particularité d'avoir été hybridé avec plusieurs modèles, tous de bonnes qualités. Si Reanbell n'avait pas vraiment le matériel nécessaire pour fabriquer ses propres pièces, elle avait de très bons fournisseurs et montait toutes ses armes en les modifiant à sa sauce. Chacune de ses armes étaient également gravée de motifs décoratifs qu'elle faisait également elle-même. Le tout avait un rendu très propre et esthétique. Elle décrit donc ces hybridations, mais ne fit pas mention du fait que les canons de ses armes étaient déviés, car cela ne se voyait pas vraiment à l’œil et c'était une manie qu'elle avait. Chacune de ses armes avaient une déviation de quelques infimes degrés et aucun de la même façon, si bien qu'elle seule savait quelle arme disposait de telle ou telle déviation. Un défaut ? C'était en fait parfaitement volontaire. La petite blonde étant en plaie ambulante, elle exécrait ce que le commun des motels désignait comme ''parfait''. Mais ce n'était pas vraiment la raison. Avec cette petite particularité, elle avait l'assurance que ses armes ne seraient pas utilisées par n'importe qui, car n'importe quel bon – ou même excellent – tireur se retrouvait bien dépourvu avec un canon dévié et considérait même l'arme comme défectueuse, personne ne risquait alors de lui piquer. Cela lui avait sauvé la mise quelques fois.

Comme elle venait de terminer sa description, le petit chaton, dont la tête dépassait toujours de son manteau, poussa un énième miaulement, braquant ses grands yeux sur Vincent. Cet idiot de de Condchat ne semblait pas très empathique avers sa maîtresse parfois, et il se mit même à ronronner tout en fixant avec insistance celui qui la mettait si mal à l'aise. Il commença alors à gigoter et s'extirpa du manteau pour grimper sur son épaule. Il fixait toujours Vincent, et après un autre miaulement, il profita que sa maîtresse passe à côté en quête de ses armes pour sauter sur le brun. Il s’agrippa à sa cape avec ses petites griffes, au niveau du bras, car il avait raté de justesse son épaule. Il grimpa vite et alla se cacher dans le col bien plus large de l'homme avant que sa maîtresse n'ait le temps d'intervenir.

— Condchat, sort de là, débile ! Ronchonna-t-elle donc en se tournant vers la victime du chaton.

Un petit ''miiiih'' sembla lui répondre, mais il resta caché. La blonde croisa alors le regard vermeille de Vincent Valentine et elle détourna aussitôt les yeux. Elle n'osait même pas lui adresser la parole, alors elle préféra ronchonner envers l'animal.

— C'est ça, reste, je m'en fiche. Fit-elle alors de parfaite mauvaise fois, comme une enfant boudeuse ne voulant pas avouer que cela la touchait … Comme si Condchat pouvait le comprendre. Et il allait comprendre qu'elle lui en voulait, quand elle le priverait de croquette ! Et le pauvre Vincent dans tout ça, on ne lui demandait pas son avis !

Elle lui tourna le dos et fit semblant de s'intéresser à la première chose qui lui tomba sous les yeux, et comme les registres des stocks n'étaient jamais affiché à la vu de tous, c'est sur la feuille du personnelle de service de nettoyage qu'elle posa les yeux.




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PS : Pour les armes, comme je m'y connais absolument pas j'ai préféré faire une description évasive de ce que Reanbell peut dire, elle par contre, elle est bien sûr tout à faire précise. Aussi, désolée, elle est vraiment pas loquace sur ce coup, je crois qu'on a bien fait de faire sa première rencontre avec Vincent en compagnie d'un tiers ! J'espère que vous avez quand même de quoi répondre, si c'est pas le cas, hésitez pas à me le dire, j'essaierais de trouver un truc en plus ;"3
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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Mer 27 Jan - 16:45:50


REANBELL&VELD
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Le patriarche des turks vit ses doutes confirmés au sujet de Sélès Shinra, dont il était ravi d'entendre le retour parmi eux en très bonne forme, semblait-il, puisqu'elle épaulait Rufus. L'heure n'était toutefois plus aux nouvelles et, il écouta les indications (manifestement blasées) de la jeune blondinette, d'une oreille attentive. L'une des armes étant un Beretta assez typique que Veld lui-même avait eu du même modèle à plusieurs reprises, ce fut la seule arme qui n'avait pas été retouchée ou modifiée, et donc la seule difficilement identifiable comme lui ayant appartenu (on se demandait pourquoi Reanbell ne s'était pas servi ici au hasard, d'ailleurs). Le turk devina là une sorte de valeur d'attache particulière, mais il ne pouvait garantir de retrouver le sien au vu de tous les modèles identiques disponibles dans toutes les armureries. Le fait qu'il l'ait lui-même donné à une petite blonde autrefois lui était complètement sorti de l'esprit. Les autres armes, les deux Uzis 9mm Parabellum, quoique également très répandues dans l'industrie de l'armement, portaient des marques distinctes qu'ils allaient devoir... s'amuser à trouver.

Le chaton de la jeune fille marqua la fin de ses explications en bondissant sur Vincent sous le regard amusé de Veld. Son air vaguement narquois étant une phrase à lui seul, le turk s'abstint de tout commentaire et se détourna pour commencer sa quête. Au moins, cette petite mission altruiste lui servait d'interlude entre d'autres casse-têtes à venir. Il devait également songer, juste après, à fournir des vêtements féminins à placer dans l'hélicoptère de Rufus pour que la pauvre Lady Reed ait enfin une tenue décente pour son retour. Il y avait de grandes chances qu'elle n'ait rien trouvé à Costa del Sol. Les réfugiés avaient déjà dû épuiser la bonté des habitants, et sans un sous, elle ne pourrait pas grand chose. Il se fit un post-it mental de cette autre bonne action à faire qu'il était fort capable d'oublier.

« Reanbell. Les Berettas 92 se trouvent ici », indiqua t-il en désignant de la main une allée transversale à la sienne.

Les armes étaient alignées par colonnes sur des comptoirs assez bas, tandis que d'autres étaient perchées sur des présentoirs au mur. Veld se déplaça plutôt du côté des Uzis, qu'il pourrait reconnaître lui-même grâce à la description précise apportée par la jeune blondinette. Vérifiant avec attention chaque arme présentée, il en soupesa certaines mais fut souvent ennuyé de constater qu'une pièce ne correspondait pas, ou que les motifs en étaient absents. Finalement, il tomba sur un des objets de leur quête. Après un dernier coup d'oeil à la forme de la crosse, il annonça :

« J'ai un gauche. »

C'était juste à titre informatif, il ne considérait pas avoir terminé tant que la paire n'était pas faite. Il cala l'arme dans son deuxième holster, vide jusque là, puis vérifia les autres , jusqu'à la dernière...

« Je n'ai... que, un gauche », il tourna un regard ennuyé vers Vincent qui avait pu vérifier si des armes n'avaient pas été mal classées, puis enfin vers Reanbell.

Pensif, le visage fermé, il observa ensuite l'étagère en face de lui et révéla le fil de ses pensées à voix haute.

« La Shinra n'a jamais apprécié les modifications au sein de son arsenal quand celles-ci lui sont étrangères... l'autre a peut-être été envoyé dans la réserve aux défectueux », suggéra t-il.

Soit, l'arrière-salle de l'armurerie dans laquelle ils se trouvaient. Veld dégaina ensuite le seul uzi qu'il avait trouvé et le fit brièvement virevolter pour le rattraper par le canon, tendant la crosse à la petite blonde.

« Ils auront oublié celui-là en tout cas. »

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Reanbell Valdès


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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Dim 14 Fév - 16:12:43

The maiden who
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Veld, Vincent


 

 



 

 

The maiden&
The man with a Pokerface ... And another one

La petite blonde abandonna complètement le pauvre Vincent entre les griffes affectueuses du chaton qui ronronnait à pleine gorge pour suivre les indications du vétéran qui lui indiquait où elle pourrait trouver son précieux. Se présenta alors sous ses yeux une longue procession d'armes toutes apparemment identiques pour un œil profane inattentif. Reanbell savait qu'elle retrouverait assez vite son arme, car elle devait faire partie des plus vieilles et de celles qui en avaient sans doute le plus vécu. Si elle l'entretenait et la nettoyait toujours avec soin, elle ne faisait rien pour faire disparaître les nombreuses rayures qui s'accumulaient à mesure de ses pérégrinations, car elles étaient pour elle comme les rides légères qui donnaient toute sa beauté et toute sa prestance à un homme d'âge mur. Comme Veld. Enfin, elle n'avait pas vraiment cette notion de ''beauté'' mais les rides, les cicatrices et la barbiche, ça en rendait certains vraiment stylés, dans le sens où ils imposaient le respect et qu'elle aimerait bien jouir des mêmes traits, car avec sa peau de bébé et sa bouille de poupée, elle n'avait vraiment rien pour elle.

Comme prévu, elle le trouva très vite au milieu de la basse populace d'arme à feu sans charisme. Oui, car une arme pouvait très bien avoir du charisme. Dans sa tête en tout cas. Un léger sourire illumina son visage alors qu'elle s'approchait de son bien et elle sentit un grand réconfort l'envahir en la prenant doucement dans sa main. Oui, c'était bon de le retrouver … son précieux. Mais elle fêterait ses retrouvailles plus tard, car Veld venait de trouver son deuxième bébé, mais le troisième restait introuvable, apparemment.

— Aux défectueux … Souffla-t-elle en levant les yeux au ciel. Il était certainement là-bas.

Si elle n'aurait pas plus de mal à le reconnaître, il serait certainement plus laborieux de le retrouver, car les défectueux n'étaient certainement pas ranger avec autant de soin que le reste. En attendant, elle récupéra son usi gauche, remerciant le barbichu d'un signe de tête respectueux. Elle rangea alors son précieux au holster de sa ceinture et l'usi à celui de sa cuisse gauche, cacher sous son imperméable. Ah, , elle se sentait déjà mieux !

Elle pointa du doigts une porte qui menait à une arrière salle pour demander silencieusement à Veld si la réserve des défectueux se trouvait bien par là puis elle s'y rendit, sans un regard vers le chaton qui devait toujours être avec l'hôte de Chaos. Il allait finir par revenir de lui-même de toute façon. Comme elle s'en doutait … c'était Corel ici ! Enfin, cette expression qui visait à qualifier un endroit de chaotique devait être obsolète maintenant. Surtout … à Corel. Bref. Elle s'approcha d'une grosse caisse, il y avait dessus une liste des différents modèles défectueux présent à l'intérieur. Elle regarda la liste d'une autre caisse et fini par trouver la mention d'un usi avec des points d'interrogations. A tous les coups, c'était ça. Elle ouvrit et commença à fouiller dans le vrac pensive.

— Vous ne vous souvenez pas de moi, pas vrai ? Dit-elle soudainement, l'air absent sans relever les yeux, bien que ce soit clairement à l'intention de Veld.

Reanbell appréciait généralement qu'on l'oublie ou qu'on ne la reconnaisse pas, c'était même le but de toute son existence et la courte mémoire bien abstraite du genre humain était un réel avantage qu'elle adorait autant exploiter que critiquer. Mais sur ce coup là, il serait peut-être utile qu'il sache qui elle était … bien qu'elle ne soit personne, finalement. En fait, cela ne servirait sans doute à rien. Ce n'était sans doute qu'une envie … elle en avait de bien étrange ces derniers temps.

— C'est sans doute mieux comme ça. Se ravisa-t-elle finalement.



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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Ven 26 Fév - 20:02:55


REANBELL&VELD
We don't meet people by accident. They are meant to cross our path for a reason.

Il hocha la tête lorsque la petite blonde pointa l’entrée de l’arrière-salle et il la laissa prendre les devants avant de la suivre, jetant des derniers regards alentour pour vérifier qu’aucune allée n’avait été oubliée. La tâche se présentait beaucoup plus laborieuse ici car c’était un vrac où il fallait fouiller dans des bacs qui se prétendaient classés et étiquettés... mais qui ne l’étaient pas vraiment dans les faits. Veld privilégia une caisse de petites armes, de poing, et la posa sur la table accolée au mur pour éviter de se casser le dos en fouillant. Le vétéran avait passé l’âge de ces tâches ingrates ! Il sortit les armes une par une avec la ferme intention de n’effectuer aucun rangement une fois qu’il aurait terminé. Des personnes étaient payées pour faire ce travail et, comble de la chose, ce travail n’était pas bien fait.

« Vous ne vous souvenez pas de moi, pas vrai ? »

Son visage sérieux, aux traits bourrus, se tourna vers elle pour l’analyser à nouveau. Il avait interprété son sentiment de déjà-vu comme une erreur en raison du fait qu’elle ressemblait à Sélès Shinra mais c’était une méprise. Toutefois, ses traits ne lui évoquaient aucun souvenir... leur rencontre devait donc remonter à plusieurs années. Il ne tenait pas non plus en compte le fait que la jeune fille n'avait pas toujours eu cet air revêche. Si elle avait porté sa bouille un peu plus ingénue comme elle l'était autrefois, cela aurait été plus parlant pour le turk.

« C'est sans doute mieux comme ça.
— Ton visage me dit bien quelque chose, sans plus. Tu n’as qu’à me rafraichir la mémoire », proposa t-il.

Converser pour passer le temps, c’est tout ce qu’ils avaient de mieux à faire de toute façon. Les recherches n’avanceraient pas plus lentement et seraient sans doute moins ennuyeuses. Veld laissa la caisse vidée de côté et en saisit une autre pour poursuivre sa quête, restant attentif, soupesant chaque arme. Le désordre était tel qu'il trouva un AKA parmi les armes légères. Ce fut dans le troisième bac qu’il trouva l’identique, l'uzi de droite, et le tendit à la petite. Une bonne chose de faite !

« Voilà pour toi, jeune fille. Je dois maintenant m’occuper d’autres affaires, on se reverra certainement. » En sortant de la réserve, il s’adressa à Vincent, « C’était un plaisir de te croiser mon ami. À notre prochaine rencontre. »

Il était maintenant temps pour lui de préparer le retour d'Angelina, rapidement, avant de reprendre quelques affaires en cours de la base et suivre les avancées des Turks. Elena était rentrée saine et sauve de sa mission à Junon, ramenant par la même occasion un transport sous-marin ainsi que des armes,Veld considérait donc avoir un poids en moins. S'il avait la moindre idée de ce qui allait se tramer à Costa del Sol...

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MessageSujet: Re: The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]   Aujourd'hui à 5:09:41

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The man with a Pokerface [PV Veld & Vincent]

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